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Analyse de la littérature
Lanalyse de la littérature ne permet pas de préciser les risques infectieux de la cystographie rétrograde. La cystographie sus-pubienne, réputée pour diminuer le risque infectieux, nest jamais analysée.
La seule étude sintéressant au risque infectieux après urétrocystographie est ancienne, puisquelle date de 1970 et sert de références à tous les articles plus récents.
Il sagit dun étude sur 128 examens, dont le taux dinfection urinaire de novo ou « aggravé » est de 6%. Ces 10 cas concernaient 4 filles explorées pour infection urinaire à répétition et 6 garçons ( 4 cas de dilatation pyelo-calicielle et urétérale et 2 cas dobstruction basse). Les facteurs favorisants linfection sont, daprès cette étude, lexistence dune obstruction basse, labsence dantibioprophylaxie, la mise en place dune sonde laissée ensuite in situ, les problèmes daseptie, dans une structure ne réalisant que rarement ces examens.
Depuis 1970, les pratiques dexploration ont changé et il est donc impossible dapprécier actuellement le risque infectieux. Les deux études, de 1992 et 1999, étudiant les risques de la cystographie ne mentionnent aucun cas dinfection urinaire (228 et 178 examens).
Cependant les quelques articles plus récents insistent tous sur la mise en place dune antibioprophylaxie.
En pratique quotidienne
Nous avons donc tenté une « enquête minute » au sein de la Société Francophone de Radiologie Pédiatrique. Sur les 5 équipes qui nous ont répondu, lattitude nest pas consensuelle. Cependant 3 équipes préconisent une antibioprophylaxie dans certaines conditions : nourrisson, dilatation >15mm, antécédent de pyélonéphrite aigüe. 2 équipes mettent en route une antibiothérapie immédiate en cas de reflux. 2 équipes préconisent avant le sondage un contrôle des urines par bandelette. Une équipe met un antibiotique (colimycine) dans le flacon.
Désinfection
Bien entendu la meilleure prévention contre linfection reste le nettoyage des salles, la désinfection avant le sondage. Cette pratique sest améliorée avec la mise en place de protocoles précis, avec laide du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (cf protocole joint).
Antibiothérapie
En ce qui concerne lantibioprophylaxie, il nexiste aucun consensus. Cependant celle-ci apparaît plus souvent préconisée avant lâge de 2 ans et plus tard lorsquil y a eu un épisode de pyélonéphrite. Lantibiotique utilisé est lAmoxicilline avant 3 mois, le Bactrim après 3 mois. En ce qui concerne la durée, celle ci est variable, de 2 à 5 jours avant et le jour de lexamen.
Conclusion
Compte tenu du nombre de cystographies réalisées chez lenfant, il serait intéressant de pouvoir connaître précisément le risque infectieux de cet examen et la prévention préconisée. Une enquête de ce type pourrait être proposée au sein de la Société Francophone de Radiologie Pédiatrique.
1- Glynn B, Gordon I The risk of infection of the urinary tract as a result of micturating cystourethrography in children Ann Radiol 1970 ;13 :283-7
2- Zerin M, Shulkin B Postprocedural symptoms in children who undergo imaging stidies of the urinary tract: is it the contrast material or the catheter? Radiology 1992; 182:727
3- Vates T, Shull M, Underberg-Davis S, Fleisher M Complications of voiding cystourthrography in the evaluation of infants with prenatally detected hydronephrosis J Urol 1999;162:1221-3