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...« En conclusion, il est difficile de déterminer avec précision la cause du reflux et son retentissement général,. Il est difficile de prédire lévolution du reflux vésico-urétéral et de cerner exactement le risque rénal. Toutes ces incertitudes vont considérablement gêner les indications thérapeutiques ». Pierre Mollard concluait ainsi son chapitre sur la physiopathologie du reflux vésico-urétéral en octobre 1984. Plus de 15 ans après cette conclusion, près de 25 ans après les premières tentatives modernes de compréhension de la néphropathie du reflux par Ransley, cette constatation reste dactualité.
Sil est difficile de résumer les indications thérapeutiques dans le reflux, il est intéressant dans un premier temps den étudier les différents aspects. Le traitement du reflux vésico-urétéral est en effet étroitement lié à la cause du reflux, à lâge du patient et son sexe, au grade du reflux, au retentissement clinique de ce dernier aux malformations associées et à certains facteurs denvironnement comme la famille et le statut social.
Nous verrons dans une 2e partie comment tenter une synthèse et nous ne discuterons de lindication des techniques utilisées elles-mêmes que très brièvement, celle-ci étant traitées en détail dans ce recueil.
I) Les données du problème
Le premier dilemme dans le traitement du reflux vésico-urétéral est celui de lindication elle-même du traitement du reflux. Ce sujet reste lune des controverses principales entre les chirurgiens urologues et les néphrologues pédiatres.
Le traitement du reflux est certainement justifié si lon considère que les conséquences dommageables pour les reins sont à la fois le fait du reflux vésico-urétéral lui-même et de linfection souvent associée, et si lon sait que 10 à 15% des malades en insuffisance rénale définitive sont des patients porteurs ou ayant eu un reflux vésico-urétéral (rapport 98 ).
La réponse est encore oui lorsquon connaît lefficacité clinique du traitement prophylactique antibiotique mais aussi lamélioration très souvent constatée après la cure chirurgicale (sutan dans Morican ).
La réponse pourrait être négative en constatant quaussi bien après traitement médical que chirurgical 18% des enfants referont une infection urinaire sévère et 10% resteront hypertendus (Vayss dans Sintelabo, Wallas dans Morican). De même si lon considère que, dans la série de Govan (Kelalis), 66% des patients avec une baisse de la fonction rénale continueront à évoluer de façon péjorative quel que soit le traitement proposé. Le traitement du reflux peut paraître aussi inutile lorsque le reflux est parfaitement toléré, asymptomatique et sans atteinte rénale : il ne représente alors quune anomalie urodynamique.
Par contre dans cette même situation si lon considère que la théorie du « Bing Bang » de RANSLEY est réelle cest dans ces formes quil faut absolument traiter le reflux vésico-urétéral, car là encore quel que soit le traitement, WILLSCHER note que seul un rein normal avant le traitement du reflux va pouvoir poursuivre sa croissance ensuite (235 page 839). De même NODA note une augmentation de la capacité de captation à la scintigraphie améliorée dans 78,5% lorsque le rein nétait pas porteur de cicatrice et ceci après traitement chirurgical (185 page 839).
Cest à cause de toutes ces incertitudes et de labsence dun consensus physiopathologique (cf chp 3) que les attitudes varient en fonction des auteurs et des centres. Nous nous attacherons donc à tenter danalyser séparément les différents facteurs qui peuvent influer sur la thérapeutique du reflux vésico-urétéral.
A) Le reflux vésico-urétéral primitif
1/ Linfluence de lâge et du sexe du patient
La maturation vésicale et par voie de conséquence du système anti-reflux vésico-urétéral est classiquement possible jusquà lâge 2 ans (Kelalis+ William), HUTCH (dans Mollard) constate cette maturation de la jonction urétéro-vésicale en mettant en évidence une augmentation de la longueur moyenne de luretère intra vésical qui passe de 5 mm environ chez le nouveau né à 13 mm en moyenne chez ladulte.
cette maturation se retrouve dans le chiffre globalement cité de disparition de 10% des reflux chaque année.
En cas de dépistage anténatal en particulier pour les reflux de grades élevés (III à V) les chiffres sont encore plus explicites : dans la série de lIRSC 61% des reflux sévères auront disparu à 3 ans et seuls 23% persisteront à 5 ans. Dans la série de YEUNG (94 page 701), 70% des reflux de grade I à III auront disparu à 15 mois et 43% des reflux de grade IV et V auront suivi le même chemin. La série de STEELE (81 page 701) rapporte 65% de disparitions des stades IV néonataux à 2 ans.
Concernant le sexe, il existe une entité à part chez le garçon nouveau né présentant un reflux de grade élevé. Celui-ci présente certainement des chances de guérison spontanée plus importantes que ne le laissaient prévoir, les études multicentriques conduites maintenant il y a près de 20 ans. En cas de dépistage anténatal, les chiffres de guérison spontanée semblent en particulier pour les reflux de grade élevé chez le garçon différents de ceux constatés chez la fille. Dans la série de YEUNG (93 page 701), 54% des reflux de grade III, IV, et V sont retrouvés chez le garçon contre 22% chez la fille. La plupart des reflux néonataux sont des garçons. Paradoxalement ils seront à lorigine de moins dinfections en comparaison de la symptomatologie observée chez la fille, et auront un pourcentage de guérison spontané relativement important. En dehors de ce fait particulier pouvant faire conclure que chez le garçon le risque infectieux semble moins élevé que chez la fille, le garçon sinfecte plus souvent au cours des 2 premières années de vie, alors que la fille présente plus volontiers des infections cliniques après lâge de 2 ans(4 page 678). En outre La fille semble présenter des reflux de grades moins élevés avec un sexe ratio qui passe de 2 garçons pour 1 fille dans la 1e année de vie à 5 filles pour 1 garçon à lâge de 5 ans (15 page 683).
Au total si dans la population générale il semble quen fonction de lâge, 10% à 20% des reflux disparaîtront chaque année de façon spontanée, ce délai de disparition nest quune moyenne. Il ne reflète pas la dynamique observée. En effet dans létude de Birmingham si 42% des reflux ont disparu à 2 ans seulement 49% des reflux chez les mêmes patients auront disparu à 5 ans. Il existe donc une faible différence dans lévolution entre 2 et 5 ans. De la même façon dans létude de DOWOSKIN (15 page 789) et de Mc LORY (26 page 789), 65% environ des reflux ayant disparu lont fait en moins de 2 ans. Le traitement du reflux lui-même sera donc volontiers effectué, si lon ne tient compte que de lâge et du sexe après lâge de 2 ans et notamment dans le sexe féminin.
2/Linfluence du grade du reflux
Bien que les chiffres soient variables selon les auteurs, il est admis en moyenne que sur une période de 5 ans la disparition du reflux vésico-urétéral est observée dans 82% des grades de stade I et II, 46% des grades de stade III et 15 % des grades de stades IV (IRSC). Le rapport français de lAssociation française dUrologie en 98 donnait des chiffres comparables avec 85% dans les grades I et II, 45% dans les grades III et 25% dans les grades IV et V. Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux rapportés par WILLIAMS qui rapportait 66% de disparition de stades I et II, 33 et 14% respectivement dans les stades III et IV. Les proportions restent cependant les mêmes.: il existe 2 fois plus de chance de disparition du reflux dans les faibles grades que dans les grades élevés.
Considérant le côté uni ou bilatéral du reflux les disparitions constatées dans les grandes séries sont là encore variables :de 40% environ en cas de reflux unilatéral contre 10% en cas de reflux bilatéral tous stades confondus dans létude multicentrique américaine, contre 66% et 54% pour WILLIAMS qui lui retrouve pas une différence aussi nette.
Considérant lévolution dans le grade du reflux une amélioration au premier contrôle fait pronostiquer dans 40% des cas, la disparition du reflux versus 16% sil ny a pas damélioration (vayss USA). «TAMMINIEN»dans la branche européenne de létude multicentrique(37 page 789) donne comme critère de mauvais pronostic quant à lévolution du reflux, la persistance dun reflux de stade 3 au delà de 1 an. En fonction du grade du reflux létude davant (1992) met en évidence une corrélation relativement nette entre le grade et la disparition du reflux qui est constatée dans 80% des cas des stades 1 et 2 et seulement 46% des stades 3 mais aussi entre lexistence de cicatrices pyélonéphritiques retrouvées dans seulement 10% des reins avec un reflux mineur de stade 1, 2 contre 28% dans les stades 3 et 4. Si lon considère en outre le taux de disparition des reflux en fonction de la présence de cicatrices pyélonéphritiques ou non, il est de lordre de 50% en cas de reins cicatriciels contre 80% en cas de reins indemnes(SMELLIE).
Concernant létude du groupe de Birmingham on note (pour) les stades 3, 4 ou 5 une disparition de 42% des reflux à 2 ans et de près de 50% à 5 ans.
Au total concernant le grade du reflux et en excluant le sous groupe particulier des nouveaux nés garçons, plus le grade du reflux vésico-urétéral sera élevé moins la disparition spontané sera constatée. Lexistence de cicatrices rénales étant elle aussi plus fréquente dans les grades élevés que dans les bas grades. Le grade 3 reste donc une limite à prendre en compte dans lindication thérapeutique
3/Le traitement médical: retentissement clinique et facteurs familiaux
« La pyélonéphrite est très probablement la conséquence du reflux infecté et le reflux non infecté nest pas dommageable pour le rein ». Même si cette affirmation ne peut plus être considéré comme un axiome à la lumière des travaux récents, de nombreux auteurs se sont basés sur elle et sy réfèrent encore pour proposer comme unique thérapeutique du reflux vésico-urétéral le traitement antibio prophylactique. Lantibio prophylaxie névite pas linfection urinaire de type pyélonéphrite dans plus de 20% des cas (21 et 22% selon la branche européenne et/ou américaine de lIRSC). Dans létude de BIRMINGHAM cette antibio-prophylaxie névite pas linfection urinaire qui est constatée chez 29% des sujets au cours de leur suivi pendant 5 ans. Il existe donc des cas où malgré lantibio-prophylaxie de véritables récidives de type pyélonéphrite surviennent. Ceci joint au fait que 30% des enfants ayant des infections urinaires et un reflux ont des cicatrices rénales (SMILY dans Morican) doit inciter à la prudence et peut faire porter lindication thérapeutique sur le reflux vésico-urétéral lui-même de façon (à) protéger au mieux lenfant porteur du reflux.
De la même façon la compliance familiale au traitement antibiotique au long cours doit être pris en compte dans lindication thérapeutique . Dans la série de WEISS, 10 enfants sur 72 ont arrêté le traitement malgré des consignes «renouvelées» et 13 sur 72 ont eu durant le temps de surveillance une pyélonéphrite malgré le traitement indiqué. Dans la série de SMYTH (15 page 803) 31% denfants navaient pas eu dantibiothérapie (contrôlé par des dosages urinaires ) alors que les parents disaient lavoir donné. De la même façon chez WAN dans une série de plus de 1000 patients,34% ont été perdu de vue après un an de traitement médical (17 page 803) et ce malgré des relances systématiques et les entretiens spécialement dirigés sur la nécessité du traitement au long cours.
Au total entre les patients présentant une pyélonéphrite malgré le traitement et ceux ayant abandonné le traitement, cest peut-être 40 à 50% denfants qui à long terme sont mal protégés. Si le traitement prophylactique peut être poursuivi raisonnablement pendant une durée de 1 à 2 ans, au delà le traitement du reflux vésico-urétéral lui-même doit être envisagé.
4/Le traitement chirurgical du reflux : son efficacité clinique
Le traitement chirurgical permet de faire disparaître le reflux vésico-urétéral globalement dans 95% des cas (88 page 839). Ce pourcentage atteint pour les reflux de bas grades 1 à 3 près de 100%, il est moins favorable pour les grades plus élevés (85%). Si la chirurgie en elle-même nest pas capable daméliorer la croissance rénale en cas de lésions préexistantes elle permet en cas de rein normal de laisser (la croissance se) poursuivre (235 page 839). Si dans létude de Birmingham aucune différence (significative) nest apparue entre le traitement médical et le traitement chirurgical. Létude de lIRSC aussi bien dans sa branche européenne quaméricaine a mis en évidence 2 à 3 fois plus de pyélonéphrite avec retentissement clinique dans le groupe traité uniquement par antibiotiques que dans le groupe traité par chirurgie. Dans ce cadre précis les infections résiduelles post-chirurgicales peuvent être considérées comme une infection du bas appareil et donc une gravité potentielle bien moins importante. Cest ainsi que BEETZ (28 page 835) rapporte 42% infections urinaires mais du type cystite après chirurgie rejoignant ainsi les 38% constatés dans la branche européenne de létude multicentrique (21 page 835).
B) En cas de reflux secondaire, le problème du traitement du reflux lui-même ne devrait se poser que peu, encore que ces reflux demandent tout dabord à être reconnus. Deux principales réflexions vont devoir guider les indications thérapeutiques : si traiter demblée la cause primitive semble lévidence, le reflux peut évoluer par lui-même, même après traitement de la lésion primaire. Il en est ainsi des valves de lurètre postérieur dont le reflux peut persister même après section endoscopique des valves et de certains obstacles cervico-urétraux comme les sténoses de lurètre. A lopposé certaines causes congénitales atteignant limplantation urétéro-vésicale elle-même sont plus facilement corrigées : urétérocèle, diverticule para urétéral, duplication urétérale. Dautres reflux secondaires vont évoluer de manière plus imprévisible. Cest le cas des vessies neurologiques où la paralysie plus ou moins complète du trigone, le résidu vésical compliqué dinfections voire la destruction du détrusor par sclérose, peuvent expliquer les taux déchec de la cure du reflux significativement plus élevés dans ce type de pathologies que dans le reflux primitif.
En règle générale il apparaît essentiel de traiter la cause du reflux en premier lieu pour nintervenir que secondairement sur le reflux, dans léventualité où il persisterait.
Dans le cadre particulier du reflux secondaire mais unilatéral, lindication thérapeutique si elle vient à se porter sur la correction du reflux lui-même nécessite le plus souvent une correction bilatérale. Le reflux unilatéral peut agir en effet comme une éventuelle soupape de sécurité (mécanisme du POP-OFF) protégeant ainsi indirectement le rein controlatéral voire la vessie en abaissant les pressions à lintérieur de lappareil urinaire. La correction du seul reflux visible saccompagne alors dun taux dapparition de reflux controlatéral trop important pour courir ce risque.(cf chp 4)
C- Les situations particulières
Lexistence de malformations associées peut modifier les indications thérapeutiques dans le reflux vésico-urétéral.
1) Reflux et dysplasie multikystique ou agénésie rénale controlatérale
Le reflux peut être associé dans 15 à 43% des cas à une dysplasie multikystique unilatérale(14 page 887). Dans le cadre dune agénésie rénale la fréquence de découverte dun reflux sur le rein unique est de 15 à 20% des cas(rapport de 98). Tous les types de reflux peuvent être associé et si lindication thérapeutique dans les cas de reflux de bas grade ne diffère pas fondamentalement et tient compte des mêmes éléments que dans le cas du reflux primitif, pour les grades de reflux de stade 3 à 5, le traitement du reflux lui-même associé à la prévention de linfection est plus systématiquement proposé du fait du rein unique.
2) Syndrome de jonction pyélourétéral associé
Si lobstacle est indiscutable au niveau de la jonction pyélourétérale, le traitement de lobstruction prime alors sur celui du reflux notamment sur le plan chirurgical. Les indications du traitement du reflux vésico-urétéral seront alors calquées sur celle du reflux primitif. Seule lantibiothérapie post opératoire dans le cadre de la cure chirurgicale du syndrome de jonction sera particulièrement indiquée tout comme peut lêtre la mise en place dune sonde vésicale si le reflux est de grade élevé afin déviter durant les quelques heures post opératoire immédiates, un reflux trop important au niveau de lanastomose
« En conclusion, il est difficile de déterminer avec précision la cause du reflux et son retentissement général,. Il est difficile de prédire lévolution du reflux vésico-urétéral et de cerner exactement le risque rénal. Toutes ces incertitudes vont considérablement gêner les indications thérapeutiques ». Pierre Mollard concluait ainsi son chapitre sur la physiopathologie du reflux vésico-urétéral en octobre 1984. Plus de 15 ans après cette conclusion, près de 25 ans après les premières tentatives modernes de compréhension de la néphropathie du reflux par Ransley, cette constatation reste dactualité.
Sil est difficile de résumer les indications thérapeutiques dans le reflux, il est intéressant dans un premier temps den étudier les différents aspects. Le traitement du reflux vésico-urétéral est en effet étroitement lié à la cause du reflux, à lâge du patient et son sexe, au grade du reflux, au retentisreflux considéré comme intermittent est le préalable à toute thérapeutique, en particulier chirurgicale. Cest dans ce cadre précis que lendoscopie vésicale garde encore une place de choix. Létude des mensurations du trajet sous muqueux de lurètre intra vésical et de laspect du méat peuvent influencer le traitement ainsi que lindication thérapeutique endoscopique.
6)Le reflux dans un moignon urétéral ou dans un rein détruit
Sil existe un reflux, une néphrectomie sera justifiée. Il faut sen aucun doute enlever la totalité de luretère. Le niveau de valeur fonctionnelle à laquelle un rein peut être enlevé chez un enfant est sur le plan de la littérature régulièrement estimé à moins de 10 % de la valeur globale rénale (rapport 98).
Le reflux dans un moignon urétéral restant ou congénital peut être à lorigine dune infection urinaire chronique. Si lensemble des explorations peut certifier cette origine lexérèse du moignon urétéral sera alors indiquée et cela de façon évidente sil ny a pas de reflux vésico-urétéral controlatéral.
II) Synthèse thérapeutique :
En cas de reflux diagnostiqué avant lâge de 2 ans lantibioprophylaxie est la règle. Il nest pas proposé de réimplantation sauf si le reflux est de haut grade (stade IV et V), si une atteinte parenchymateuse est prouvée à la scintigraphie et quil sagit dune fille, voire dun garçon après lâge de 1 an.
Après lâge de 2 ans, les reflux de bas grade I, II et III pourront bénéficier encore dune antibioprophylaxie à la condition quil ny ait pas de lésion associée quelle soit anatomique locale (diverticule ou système double) et quil ny ait pas de retentissement clinique.
Larrêt du traitement prophylactique peut être envisagé après une durée raisonnable de 3 ans chez la fille,
(Si lenfant va bien jai tendance à prescrire un traitement plus court) un an de moins éventuellement chez le garçon. Les reflux de grade IV et V diagnostiqués ou persistants à partir de lâge de 2 ans pourront bénéficier dune correction chirurgicale du reflux tout comme les reflux secondaires après le traitement de la cause ou les reflux sur duplicité ou anomalie dimplantation.
En cas dinfection parenchymateuse récidivante malgré lantibioprophylaxie, en cas de présence de cicatrices pyélonéphritiques même minimes ou leur apparition sous traitement prophylactique, en cas de mauvaise compliance ou de mauvaise tolérance à lantibioprophylaxie tout comme (labsence)sil ny a pas de garantie dune bonne surveillance de lenfant ou sil existe des malformations associées faisant un courir un risque infectieux réel (cardiopathie) le traitement chirurgical du reflux vésico-urétéral est proposé.
Chez lenfant plus grand, tout reflux symptomatique clinique doit entraîner une correction du reflux. Par contre, le reflux de bas grade asymptomatique chez le garçon pourra être justifiable dune simple surveillance alors que chez la fille, en particulier sil existe des cicatrices parenchymateuses, la correction du reflux sera plus volontiers proposée dans le but supplémentaire de prévention des pyélonéphrites gravidiques.
Une fois la décision prise du traitement du reflux lui même, le choix entre réimplantation et traitement endoscopique se fera en fonction de la maîtrise des différentes techniques par le chirurgien et surtout du résultat à obtenir sachant que le traitement endoscopique, sil est moins performant vis à vis du reflux lui même est aussi moins sujet à complication et moins agressif que le traitement chirurgical. Sans rejoindre les extrêmes, on peut proposer un traitement endoscopique aux reflux de bas grades sur système simple notamment sil ny a pas de cicatrice parenchymateuse. A linverse en cas de reflux de haut grade et à fortiori lorsquune atteinte rénale est déjà installée, la préférence se fera pour une technique qui a régulièrement et durablement les meilleurs résultats cest-à-dire la réimplantation chirurgicale.
En Conclusion :
La décision finale de correction du reflux vésico-urétéral du fait de nos incertitudes reste donc à lheure actuelle forcément arbitraire. Le choix doit se faire en tenant compte des risques respectifs du reflux lui même, de la surveillance simple, du traitement antibiotique prophylactique, de la chirurgie et comme toujours
des compétences du thérapeute.