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Le débat actuel est celui des bonnes pratiques : éviter les imageries inutiles et/ou trop précipitées, éviter les stratégies de sédimentation (scanner puis IRM), bien conduire la technique de lIRM en fonction dune situation clinique donnée.
LIRM est clairement limagerie de choix pour explorer lencéphale et la moelle de lenfant. Lexamen de base comporte au moins une séquence T1 en écho de gradient, une séquence T2 et une séquence FLAIR, combinées dans les 3 plans de lespace (par exemple, sagittale et coronale T1, axiale T2 et FLAIR). Nous avons adjoint systématiquement une séquence axiale pondérée en diffusion. Ces séquences sont complétées ou modifiées à la demande, en fonction des signes cliniques (écho de gradient T2* à la recherche dhémorragie, angio IRM, voire spectroscopie disponible sur la plupart des machines
.).
Les variantes de la normale et les problèmes liés à la myélinisation seront illustrés dans lenseignement dirigé.
Le scanner est surtout utile dans les situations durgence ; il est lexamen de première intention en cas de traumatisme crânien (cf. infra) ; hormis laccessibilité plus facile que celle de lIRM, il reste une imagerie complémentaire utile pour la recherche de calcifications et pour lanalyse des structures osseuses de la voûte ou de la base.
Nous avons isolé quelques situations cliniques fréquentes rencontrées « en neuropédiatrie quotidienne».
Le retard mental (RM) est défini comme une perturbation du fonctionnement intellectuel et des facultés d'adaptation, survenue avant l'âge de 18ans (DSM 4, American Psychiatric Association, 1994).
En pratique, le RM est défini par un quotient intellectuel inférieur à 70. Le fonctionnement adaptatif qui concerne "l'intelligence pratique" peut être quantifié par différentes échelles telles que celle de Vineland. Deux groupes sont distingués : le RM léger (RML) (QI entre 50 et 70) et le RM sévère (RMS) (QI < 50). Un RM peut être isolé ou associé à d'autres symptômes, progressifs ou non.
- Un RM avec régression psychomotrice enrichi d'autres symptômes peut être l'expression de maladies métaboliques ou hérédo dégénératives, d'encéphalite subaiguë ou de maladie transmissible.
- Un RM "fixé" (sans régression), mais associé à d'autres symptômes peut se voir dans le cadre de malformations cérébrales, dagression vasculaire ou infectieuse, dun syndrome épileptique grave ou dun syndrome génétique.
- Un RM fixé peut être relativement isolé, sans signe extra neurologique ni malformation cérébrale évidente. On parle alors souvent de RM '"idiopathique".
La cause des RM reste souvent inconnue ; Dans le groupe des RML, les principales étiologies sont les souffrances ftales, les syndromes malformatifs et les aberrations chromosomiques en sachant que 60 à 80% de ces retards sont actuellement de cause inconnue.
Dans le groupe des RMS, aucune cause précise n'est retrouvée dans 30 à 60% des cas. Les anomalies génétiques, les souffrances ftales et les embryofoetopathies infectieuses sont les causes les plus fréquemment retrouvées. Plus récemment, les progrès de la cytogénétique moléculaire ont contribué au démantèlement de nombreux syndromes délétionnels (Willi Prader, Angelman
).
Le RM est un motif fréquent de consultation en pédiatrie (3 à 4/1000 RM sévères et 10 à 15% d'enfants en échec scolaire). L'identification dune étiologie est un enjeu essentiel pour les cliniciens et les parents, en vue de préciser le pronostic et donner un conseil génétique fiable.
L'imagerie est souvent de réalisation difficile du fait de labsence de coopération de ces enfants. L'IRM est l'examen de choix, à pratiquer de préférence après l'âge de 2ans. La tomodensitométrie peut rester utile pour la recherche de calcifications.
Sans aborder les problèmes liés à la sédation, on peut utiliser, chez ces patients, des séquences ultrarapides en single shot T2, qui ne permettent pas une étude fine de lencéphale, mais qui permettent déliminer des malformations importantes sus ou soustentorielles, ou une pathologie globale de la substance blanche, ainsi que les séquelles des pathologies anoxo ischémiques.
L'IRM a pour but de rechercher une étiologie dont la liste est vaste : anomalie de la substance blanche, post ischémique, post infectieuse ou en rapport avec une leucodystrophie, malformation, portant en particulier sur le cortex, le corps calleux ou le vermis ; l IRM peut aussi permettre d'informer sur la date d'une anomalie (anté, per ou postnatale) et renseigner sur le risque de récurrence. Le rendement diagnostique est faible (18% sur une série rétrospective de 100 cas).
LIRM révèle souvent dans ce contexte des anomalies mineures, non spécifiques, qui peuvent être considérées comme des « marqueurs » de RM : anomalies localisées de la substance blanche périventriculaire postérieure, retard de myélinisation, anomalies mineures de la ligne médiane, dilatation des espaces de Virchow et/ou des ventricules latéraux, atrophie cérébelleuse. L'indication de l'IRM cérébrale reste controversée dans ce contexte de RM, surtout si celui ci est fixé .
On peut actuellement retenir comme « règles de bonne pratique » que l'IRM est un examen de seconde intention, à réserver aux enfants de plus de 2ans, après
- avoir affirmé le retard mental par une évaluation psychométrique chiffrée
après un examen neurologique effectué par une neuropédiatre à la recherche de situation clinique prédictive d'anomalie en IRM : souffrance néonatale, retard moteur associé (forte corrélation aux anomalies cérébelleuses ), signes neurologiques, macro ou microcranie
- un EEG,
- un caryotype et une recherche de l'X fragile en biologie moléculaire.
En dehors d'un protocole de recherche, il n'y a donc pas d'indication d'imagerie chez les patients dont le diagnostic étiologique est déjà porté : X fragile, trisomie 21, Williams et Beuren...
La convulsion est un symptôme correspondant à la contraction brusque et involontaire de la musculature striée. La crise épileptique est l'expression clinique d'une décharge électrique hypersynchrone qu'elle soit convulsive ou non. L'épilepsie est une maladie chronique, caractérisée par la récurrence de crises épileptiques.
2.1. L'épilepsie : scanner ou IRM ?
L'IRM est l'examen de choix dans le diagnostic étiologique d'une épilepsie, cest à dire en dehors de lurgence. Sa sensibilité, nettement supérieure à celle du scanner, est une donnée acquise puisque la dernière étude comparative retrouvée dans la littérature date de 1994. Dans notre expérience, comme dans la littérature, lIRM est fortement recommandée dans des indications bien codifiées. La décision dune IRM nécessite au préalable une consultation en milieu neurologique spécialisé, avec examen électroencéphalographique permettant de déterminer le type d'épilepsie en référence à la classification internationale, la topographie d'un foyer et une éventuelle étiologie.
- L'IRM n'est pas indiquée pour les épilepsies idiopathiques bénignes : absence, grand mal, épilepsie myoclonique bénigne et épilepsie rolandique bénigne
.
- L'IRM est indiquée dans tous les autres cas d'épilepsie chez l'enfant, particulièrement si lépilepsie est partielle et/ou avec déficits neurologiques focaux ou pharmaco-résistante.
Il est essentiel de connaître les données cliniques et électriques pour orienter correctement lIRM : coupes frontales T1, T2 et FLAIR à la recherche dune anomalie temporale telle que la sclérose hippocampique ; coupes orientées sur un foyer électrique à la recherche dune malformation corticalesubtile...
Linjection de Gadolinium est reservée aux pathologies tumorales douteuses ou certaines.
Le scanner peut, là encore, être utilisé en complément pour la recherche de calcifications, en cas de doute diagnostique sur une sclérose tubéreuse de Bourneville, ou sil existe une suspicion de cysticercose.
2.2. Convulsions occasionnelles, crises épileptiques et situation d'urgence
Aucune imagerie n'est indiquée en cas de :
- Convulsions fébriles simples, c'est à dire généralisées, brèves, survenues après 1an et avant 5ans, avec un pic dans la deuxième année de vie.
- Première crise d'épilepsie si l'examen neurologique est normal et s'il n'existe pas de contexte aigu particulier (en dehors d'une simple fièvre).
En revanche, dans notre pratique quotidienne, certaines situations aiguës nécessitent une imagerie cérébrale en urgence : la littérature napporte pas de réponse claire quant au choix entre scanner et IRM dans ces situations durgence. Néanmoins, il s'agit souvent d'un scanner du fait de l'accessibilité plus facile.
- Crises occasionnelles du nouveau né et du nourrisson, à la recherche de lésions anoxo ischémiques (perpartum ou near miss ou accident vasculaire), de lésions d'origine infectieuse (méningite souvent non fébrile chez le nouveau né).
- Crises occasionnelles avec signes neurologiques focaux ou hypertension intracrânienne.
- Contexte traumatique.
- Suspicion clinique d'encéphalite herpétique. L'examen de choix est ici une IRM.
- Apparition de signes neurologiques aigus dans un contexte dépilepsie chronique : accident vasculaire cérébral dans le cadre d'une sclérose tubéreuse de Bourneville, par exemple.
Tous les TC n'ont pas la même gravité et, chez l'adulte, on utilise la classification de Masters [19] qui distingue trois groupes sur des critères cliniques :
- le groupe 1 à risque faible (75%) est constitué de patients asymptomatiques ou avec des signes mineurs pour lesquels aucune imagerie n'est nécessaire. Une surveillance simple à domicile est recommandée ;
- le groupe 2 à risque modéré (22% des patients) : il s'agit d'un groupe intermédiaire pour lequel le scanner est recommandé s'il est à proximité ; une surveillance à l'hôpital est indiquée pendant quelques heures au cours desquelles les patients passeront en fait rapidement dans les groupes 1 ou 3 ;
- le groupe 3 à haut risque (3%) est constitué de malades graves, qui nécessitent un scanner en milieu neurochirurgical.
En 1990, la conférence de consensus national organisée à Tours par la Société de Réanimation de Langue Française a clairement établi et diffusé ces recommandations, en particulier celle de ne pas effectuer de radiographies du crâne dans le groupe 1, à risque faible, qui nous concerne en pratique quotidienne.
En pédiatrie, la classification de Masters est mal adaptée, car les vomissements sont très fréquents chez l'enfant, même après un traumatisme minime, ce qui hypertrophie le groupe 2. Ainsi, l'arbre de décision utilisé dans la plupart des centres pédiatriques a été simplifié : aucune radiographie du crâne n'est indiquée, sauf dans le cas particulier de la maltraitance où elle garde un caractère de preuve dans le cadre du bilan squelettique (en particulier si l'étude de l'os crânien en fenêtre osseuse manque dans le dossier).
La tomodensitométrie est indiquée au moindre signe de gravité qui sont (tableau II) :
- vomissements répétés ou après intervalle libre,
- signes neurologiques focaux,
- troubles de la conscience initiaux ou secondaires,
- embarrure, lésion pénétrante ou plaie sévère de la face,
- polytraumatisme,
- maltraitance, à la recherche de lésions isolées de l'encéphale.
LIRM est exceptionnellement indiquée en cas de traumatisme crânien de la vie quotidienne en pédiatrie : en effet, par rapport au scanner, elle méconnaît les fractures mais également la présence dair intracrânien qui peut être liée à des brèches ostéo méningées (fracture du rocher ou dun sinus). Lindication de lIRM réside surtout dans les discordances entre létat clinique et/ou les circonstances de laccident (dans loptique de lésions denfant secoué) ou du scanner normal, à la recherche de lésions de cisaillement du corps calleux.
Les circonstances de découverte sont, en fait, rarement un traumatisme. Il sagit souvent dun enfant âgé de moins de un an et souvent moins de 6mois, vu pour un refus dalimentation, des vomissements, une pâleur, une hypotonie, des accès de cyanose ou des convulsions. Parfois, le tableau est demblée plus grave avec état de choc et détresse respiratoire. Lorsquun traumatisme est invoqué, les circonstances sont floues. Dans notre expérience, les signes cutanés indicateurs de mauvais traitement sont actuellement rarement observés.
Les lésions retrouvées au scanner sont très particulières et sont liées à des mécanismes de décélération, parfois associées à un impact final (shaken baby syndrome ou shaken-impact baby syndrome). Ces mouvements, très brutaux de « va et vient » entraînent une mise en tension puis une rupture des veines corticales dans des zones habituellement épargnées par les hématomes dorigine traumatique. Ceci entraîne des hémorragies sous arachnoïdiennes et des hématomes sous duraux.
Ces hématomes sous duraux sont particuliers :
- par leur caractère bilatéral, exceptionnel en cas de traumatisme accidentel,
- par leur localisation : vertex, tente du cervelet, scissure interhémisphérique, zones rarement concernées lors de traumatismes accidentels,
- ils peuvent être dâge différent.
Ils peuvent saccompagner dun dème cérébral, avec une dédifférenciation blanc/gris, voire de lésions ischémiques et/ou hémorragiques.
La recherche dhémorragies rétiniennes est systématique par létude précoce du fond dil et constitue un excellent argument diagnostique.
La recherche de fracture suspecte est également systématique, mais, dans notre expérience, les associations entre lésions de secousses et lésions squelettiques ne sont pas si fréquentes.
LIRM nest pas systématique ; elle peut être indiquée en cas de doute diagnostique, à la recherche de pétéchies hémorragiques intracérébrales (intérêt des séquences en T2*), ou pour apprécier létat du parenchyme cérébral, à visée pronostique. LIRM ne permet pas, en général, une datation plus précise que le scanner.
Enfin, rappelons que, dans ce contexte, la recherche dune fracture du crâne et de tuméfaction des parties molles est indispensable de façon à apprécier lexistence associée dun impact.
Les problèmes diagnostiques, outre la reconnaissance de ce syndrome, devant des contextes parfois très trompeurs, concernent certains diagnostics différentiels : acidurie glutarique de type 1, responsable dhématome sous duraux spontanés, ainsi que les pathologies survenant dans le cadre de troubles de lhémostase ou de méningites.
Les syndromes neuro cutanés les plus fréquemment observés sont la neurofibromatose de type 1 (maladie de Recklinghausen avec une prévalence de 1/3500 naissances). La NF2 est 10 fois moins fréquente et la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) a une prévalence intermédiaire à 1/10 000 naissances. La maladie de Von Hipple Lindau, pour mémoire, est la plus rare avec 1/40 000 naissances.
Toutes ces phacomatoses sont autosomiques dominantes, liées à une anomalie sur un gène suppresseur de tumeur. Si les progrès de la génétique ont permis de mieux classer les phacomatoses et de mieux comprendre leur physiopathologie, le diagnostic reste aujourdhui essentiellement clinique, très aidé de limagerie. En effet, 50% des cas de NF et 2/3 des cas de STB sont sporadiques. Ces critères diagnostiques cliniques ont été ainsi établis pour chacune de ces phacomatoses.
Une des grandes difficultés est limpossibilité détablir un pronostic au moment du diagnostic et les cliniciens, comme les radiologues, sont partagés entre un devoir dinformation et une incertitude pronostique.
5.1. La neurofibromatose de type 1 [23, 25, 28, 29]
Les complications rencontrées dans la NF1 sont nombreuses et très variées ; elles peuvent toucher la plupart des organes (cerveau, moelle, squelette, nerfs périphériques, il, vaisseaux, surrénales, tube digestif). En labsence de signe prédictif, un suivi prospectif quasi exclusivement clinique est conseillé.
Il faut cependant savoir que le diagnostic de NF est souvent établi au terme dun examen dermatologique auquel il faut parfois adjoindre un examen ophtalmologique.
Le diagnostic est parfois difficile à effectuer chez lenfant car la fréquence des signes augmente avec lâge. Devant ces difficultés diagnostiques pendant lenfant, plusieurs auteurs ont proposé dutiliser comme critères la présence dObjets Brillants Non Identifiés (OBNI) sur lIRM cérébrale du fait de leur fréquence et leur spécificité [23].
La fréquence des complications survenant tout au long de la vie dun sujet atteint de NF1 justifie une surveillance au long cours et il nexiste actuellement aucun critère prédictif de la gravité de la maladie (ni le type de mutation, ni la forme clinique dautres membres de la famille, ni la survenue dune première complication).
Le but du suivi est de dépister précocement une complication qui peut nécessiter un geste thérapeutique.
Il existe actuellement un consensus pour abandonner des examens complémentaires systématiques longtemps prescrits et inutiles dans la mesure ou seules les complications symptomatiques méritent dêtre dépistées et traitées [23, 29].
La seule restriction à cette règle est lIRM cérébrale qui peut être proposée avant que les enfants puissent avoir un examen ophtalmologique complet, cest à dire avant 3 à 4ans au moment du diagnostic.
La surveillance proposée est surtout clinique et elle comporte, en labsence de toute complication, un suivi annuel avec un examen clinique complet et, en particulier une surveillance de la croissance, de la puberté, de la statique rachidienne, de la tension artérielle, un examen cutané et neurologique et un examen ophtalmologique. Au moindre doute, on y ajoute une évaluation des troubles de lapprentissage.
Lorsque lIRM est pratiquée, elle vise à rechercher essentiellement des tumeurs : gliomes des voies optiques, astrocytomes hypothalamiques ou du tronc cérébral. Elle découvre très fréquemment sinon constamment des OBNI dont la localisation est bien connue : fosse postérieure et/ou noyaux lenticulaires. Ils ne nécessitent une surveillance quen cas datypie ou deffet de masse.
5.2. Sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) [24]
La STB peut toucher de nombreux organes, ces modes de révélation les plus fréquents étant neurologiques et cutanés. Son diagnostic repose véritablement sur lIRM qui montre un aspect typique associant tubers corticaux et nodules sous épendymaires.
Les tubers, qui sont des dysplasies corticales focales ou multifocales sont difficiles à détecter avant deux ans du fait de limmaturité de la myéline et le contraste est inverse avant 6mois avec un hypersignal en T1. Ces anomalies sont présentes à la naissance et ne grossissent pas ensuite, alors que les nodules sous épendymaires peuvent grossir et donner des astrocytomes à cellules géantes. Bien que ces nodules soient bénins, ils peuvent être source dhydrocéphalie lorsquils sont situés près des trous de Monro.
Il est donc justifié de surveiller systématiquement, si possible en IRM tout nodule épendymaire situé près des trous de Monro, sil grossit. Dans ce cadre, linjection de Gadolinium est justifiée car la prise de contraste et labsence de calcification sont des facteurs probablement prédictifs de croissance [24].
Pour mémoire, la STB, à transmission génétique dominante est liée à des mutations sur 2 gènes (TSC1 et TSC2) qui sont des antioncogènes codant respectivement pour la tubérine et lhamartine. Cependant, ces deux gènes sont de grande taille, donc difficiles à étudier, avec présence possible de mosaïque chez des sujets asymptomatiques. LIRM reste donc le meilleur examen diagnostique, y compris dans la période anténatale (couplée alors à léchographie).
Les céphalées constituent une des causes les plus fréquentes de consultation en pédiatrie [5]. Dans la grande majorité des cas, il sagit de migraines et de céphalées psychogènes chez les enfants dâge scolaire et les adolescents.
Limagerie est rarement utile en labsence délément clinique dappel faisant suspecter des céphalées lésionnelles [14].
- douleurs permanentes ou augmentant en fréquence ou en intensité
- douleurs nocturnes ou aux changements de position, à la défécation, à leffort
- changement de comportement et/ou du caractère, épilepsie ou anomalies à lexamen neurologique.
LIRM est plus performante que le scanner pour rechercher des malformations vasculaires non rompues, une malformation de Chiari 1, voire une dissection carotidienne ou vertébrale.
En pratique quotidienne, le scanner sans injection de produit de contraste, est le plus souvent suffisant pour éliminer une pathologie tumorale ou une hémorragie méningée.
Il sagit de la seule urgence véritable en IRM, à la recherche dune compression médullaire.
En labsence de tumeur intracanalaire, il faut penser à une maladie inflammatoire cérébro médullaire et, dans ce cadre, pratiquer (non nécessairement en urgence) une étude complète de la moelle avec des séquences STIR, à la recherche de plaques ou danomalies de signal intramédullaires (myélite transverse, plaques de SEP). Dans ce cadre, il est indispensable de pratiquer au moins une séquence FLAIR sur lencéphale à la recherche de plaques sus ou soustentorielles infracliniques.
Lorsque les radiographies du rachis cervical de face et de profil sont normales (absence de malformation vertébrale, de vertébra plana
), il est indispensable de pratiquer une IRM cérébrale afin de vérifier, non pas tant labsence dune tumeur de la fosse postérieure qui peut être éliminée sur un simple scanner, mais surtout labsence de malformation de Chiari. Dans cette hypothèse, la présence dune symptomatologie deffort est très évocatrice du diagnostic : il peut sagir de céphalées deffort, voire de radiculalgie deffort.
Groupe 1 (risques faibles)
patients asymptomatiques
céphalées
sensation de vertiges
hématome, blessure, contusion ou abrasion du scalp
absence de signe des groupes 2 et 3
Groupe 2 (risques modérés)
vomissements
modification de la conscience
céphalées croissantes
crise comitiale
histoire peu fiable
prise de substance
lésions faciales sévères
signes de fracture basilaire
fractures avec dépression ou pénétrante
Groupe 3 (risques élevés)
altération du niveau de conscience
diminution progressive de l'état de conscience
signes neurologiques focaux
plaie pénétrante
embarrure
polytraumatisme (au moins deux lésions)
| Pas de radio de crâne (sauf maltraitance) |
Scanographie en cas de |
| vomissements répétés ou après intervalle libre |
|
| signes neurologique focaux |
|
| convulsions | |
| troubles de la conscience initiaux ou secondaires |
|
| suspicion de maltraitance | |
| embarrure, lésion pénétrante et plaie sévère de la face |
|
| polytraumatisme |
Le diagnostic de NF est établi sur la présence dau moins 2 des critères suivants :
- au moins 6 taches café au lait de plus de 5mm de diamètre chez les individus prépubères et de plus de 15mm chez des individus pubères,
- au moins 2 neurofibromes ou un neurofibrome plexiforme,
- des lentigines axillaires ou inguinales,
- un gliome des voies optiques,
- au moins 2 nodules de Lisch,
- une lésion osseuse caractéristique comme une dysplasie sphénoïde, un amincissement de la corticale des os longs avec ou sans pseudarthrose,
- un parent du premier degré atteint de NF suivant les critères précédents.
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