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Les urgences abdominales non traumatiques représentent une cause fréquente de consultation aux urgences et sont lobjet de discussions entre les chirurgiens et les radiologues. Ces discussions sont diagnostiques et souvent thérapeutiques (surveillance, intervention, technique opératoire
) Au cours de cet enseignement nous voudrions passer en revue les situations cliniques les plus fréquentes et confronter les résultats de limagerie à la clinique et aux constatations opératoires.
Dans la plupart des pathologies pédiatriques les étiologies diffèrent en fonction de lâge de lenfant. Il est classique de séparer les urgences abdominales de la période néonatale, du nourrisson et de lenfant. Nous naborderons pas dans cet exposé les urgences néonatales précoces.
Les principaux signes cliniques sont représentés par des vomissements, des douleurs abdominales et parfois de la fièvre. La localisation de la douleur est souvent imprécise. Lorsquil y a des vomissements linterrogatoire recherchera leur caractère bilieux ou non. Lexamen recherchera une hématurie, un mélaena ou une rectorragie. La palpation de labdomen pourra être normale ou mettre en évidence une défense voire une contracture. Une masse pourra être parfois palpée. Linterrogatoire et lexamen clinique prennent une place importante dans la démarche diagnostique. Limagerie nintervenant quen deuxième intention lorsque lexamen clinique aura éliminé une cause chirurgicale évidente comme une péritonite. Les examens dimagerie sont nombreux (radiographie simple, échographie, tomodensitométrique, imagerie par résonance magnétique). En pédiatrie, lapplication de la directive européenne EURATOM 97-43 qui a pour but de diminuer lirradiation médicale de la population conduit à privilégier les méthodes non irradiantes (échographie, IRM) par rapport aux méthodes utilisant les rayons-X (radiographie simple, tomodensitométrie). La faible disponibilité de lIRM ainsi que la nécessité de sédater les jeunes patients font que cette méthode est actuellement peu utilisée dans les urgences abdominales. Cest donc léchographie qui sera la pierre angulaire de lexploration des urgences abdominales de lenfant. Les radiographies simples de labdomen seront cependant utiles, voire indispensables dans trois situations : la recherche dun pneumopéritoine, de niveau hydro-aérique et de calcification. Le recours à la tomodensitométrie nest en pédiatrie bien souvent quun examen de deuxième intention, utile pour résoudre des problèmes complexes comme peuvent lêtre les complications post-opératoires, la pancréatite ou les tumeurs abdominales.
LES PATHOLOGIES
- Les douleurs digestives :
Les douleurs aiguës dorigine mécanique :
- linvagination intestinale aiguë : linvagination est évoquée dans toute douleur abdominale paroxystique intervenant chez un enfant âgé de 2 mois à 2 ans. Si la cause est inconnue, elle est généralement en relation avec linflammation des plaques de Peyer. Une cause favorisante est retrouvée chez 5% des enfants (diverticule de Meckel, duplication digestive, lymphome digestif
). Le diagnostic peut parfois être envisagé sur le cliché simple par la visibilité de lopacité du boudin dinvagination moulé par lair colique. Labsence de granité caecal dans la fosse iliaque droite, la visibilité danses grêles dans lhypocondre droit sont des arguments en faveur du diagnostic. La présence de niveaux hydro-aériques peut être due à une invagination diagnostiquée tardivement ou à une invagination iléo-iléale. Si labdomen sans préparation peut permettre dévoquer le diagnostic il est certainement un examen insuffisant pour léliminer. Cest donc léchographie qui permet détablir le diagnostic. Léchographie montre le boudin dinvagination sous la forme dune image en cocarde. Sur une coupe transversale, elle se traduit par une couronne hypoéchogène et un centre hyperéchogène. Sur les coupes longitudinales, lalternance des couches hypo et hyperéchogènes donne laspect classique de pseudo-rein (1). La présence de ganglions est fréquemment visualisée au sein de linvagination. Léchographie peut mettre en évidence la cause de linvagination (duplication digestive, diverticule de Meckel
). Linvagination intéressant le côlon est généralement dune taille supérieure à 3 cm. La présence de liquide piégé dans linvagination et labsence de signal doppler couleur au sein du boudin dinvagination traduisent des signes dischémie et sont réputés être des facteurs de mauvais pronostic pour la réduction. Le lavement opaque est maintenant supplanté par léchographie pour le diagnostic. Il reste cependant une technique diagnostique utile à connaître car réalisable et interprétable par tous. Le lavement opaque ou à lair est maintenant la méthode de référence de traitement de linvagination (2). Les critères de réduction de linvagination sont un caecum rempli et en place, et linondation des dernières anses grêles (au moins 20 cm). En cas dinvagination iléo-iléale ou dune invagination évoluant depuis plusieurs jours, le bénéfice dun lavement opaque doit être soigneusement discuté avec le chirurgien, en fonction de létat clinique de lenfant. Les informations fournies par le lavement opaque peuvent faciliter le choix de la voie dabord chirurgicale (voie de Mac Burney, laparotomie transverse ou médiane, coelioscopie). Même en cas déchec du lavement opaque, le chirurgien peut bénéficier de la réduction partielle de linvagination, ce qui permet de diminuer les difficultés per-opératoires et la longueur de la voie dabord. Toutefois, en cas daltération de létat générale, le traitement chirurgical doit être privilégié.
- les occlusions mécaniques : labdomen sans préparation reste un examen performant lorsque lon suspecte une occlusion mécanique. En revanche, le diagnostic de hernie inguinale ne devrait pas être fait par la découverte sur labdomen sans préparation dune image aérique en projection de la région inguinale. Dans les occlusions mécaniques la présence de niveau hydro-aérique associée à des signes cliniques docclusion (arrêt des matières et des gaz) permettent à eux seuls détablir le diagnostic docclusion sur bride chez un enfant ayant des antécédents chirurgicaux. Les volvulus primitifs du grêle et du côlon sont très rares chez lenfant. Le volvulus sur malrotation ou sur défaut daccolement du mésentère est un problème classique de la période néonatale mais se rencontre parfois chez des enfants plus grands. Léchographie peut faire le diagnostic sur le signe du tourbillon et sur linversion de la position de lartère et de la veine mésentériques (3). Le cadre duodénal reste cependant une méthode plus fiable pour établir le diagnostic devant des vomissements verts (4). Le cadre duodénal permet de montrer la position anormale de langle duodéno-jéjunal, qui normalement se situe à gauche du rachis à hauteur du genu superius. Cet examen permet également de mettre en évidence le tour de spire.
Les pathologies inflammatoires ou infectieuses :
- lappendicite est lurgence abdominale la plus fréquente nécessitant une chirurgie. Lappendicite est liée à une obstruction de lappendice entraînant une distension, une ischémie. Les complications de lappendicite sont la perforation, labcès et la péritonite. Le diagnostic est difficile avant lâge de 3 ans ce qui conduit dans cette tranche dâge à souvent la découvrir à un stade dabcès ou de péritonite. Lappendicite est un diagnostic essentiellement clinique. Le but de limagerie est daider au diagnostic dans les situations équivoques et de permettre de diminuer les explorations blanches de lappendice. Labdomen sans préparation peut montrer un stercolithe dans 10 à 15 % des cas, des niveaux hydro-aériques dans la fosse iliaque droite et le signe du côlon coupé traduisant une inflammation de la fosse iliaque droite. Cependant on considère que labdomen sans préparation apporte beaucoup moins dinformations que léchographie. Les performances de léchographie sont rapportées de façon très variable dans la littérature avec une sensibilité comprise entre 44 et 94% et une spécificité elle-même comprise entre 47 et 95% (1). Pour notre part, nous considérons que léchographie ne doit pas être un examen daccueil devant toute douleur abdominale de lenfant. Il sagit dun examen performant sil est demandé et réalisé après une surveillance clinique lorsque le doute persiste encore ou si une origine gynécologique des douleurs est suspectée. Les faux négatifs en échographie sont principalement dus à des appendices non vus, en rapport avec lincapacité de déprimer la fosse iliaque droite, de la localisation inhabituelle de lappendice ou dune perforation appendiculaire. Le diagnostic dappendicite en échographie repose sur la visualisation de lappendice comme une structure tubulaire, raccordée au caecum, mesurant plus de 6 mm en coupe transversale. La non compressibilité de lappendice est un élément essentiel au diagnostic. Léchographie permet de visualiser également les fécalithes appendiculaires . Elle permet également de suspecter une appendicite compliquée devant la présence dune collection de la fosse iliaque droite. Connaître la localisation du caecum et de lappendice peut être utile au chirurgien en pré-opératoire pour choisir sa voie dabord ou sa technique chirurgicale. La voie de Mac Burney reste classique, mais une voie dabord transversale droite ou horizontalisée sus pubienne droite est plus esthétique. Dans ce dernier cas lintervention est beaucoup plus difficile si le caecum est en position haute, et a fortiori si lappendice est sous hépatique. Il peut être intéressant de savoir si il existe un abcès péri appendiculaire avant dintervenir car dans ce cas, la coelioscopie est réputée plus difficile.
La tomodensitométrie reste en Europe une technique peu employée dans le diagnostic dappendicite. Elle est réservée principalement au doute diagnostic des enfants obèses (5). En revanche, elle est largement utilisée en Amérique du Nord pour des raisons techniques et économiques.
Certains auteurs proposent une technique dexamen limité à la région appendiculaire, dautres préférant une technique explorant lensemble de la cavité abdominale (6).
Les raisons pour lesquelles cette technique est plus développée aux Etats-Unis quen Europe provient du fait que les échographies sont réalisées fréquemment par des techniciens et non par des radiologues et que lhospitalisation dun enfant pour surveillance est rarement possible. Léquipe chirurgicale nayant généralement aux Etats-Unis que quelques heures pour se décider si lenfant doit être opéré ou si il peut retourner chez lui. Les signes tomodensitométriques de lappendicite sont la visualisation dun stercolithe, la dilatation de lappendice, ldème de la graisse mésentérique, la visualisation dun abcès ou dun liquide intra-abdominal. Certains auteurs commencent à proposer lIRM comme méthode diagnostique de lappendicite (7). Echographie et tomodensitométrie sont également dune grande aide pour le diagnostic des complications post-opératoires des appendicites et des péritonites.
- ladénolymphite mésentérique et linflammation des ganglions mésentériques sont fréquentes dans la population pédiatrique et probablement la cause la plus fréquente de douleurs abdominales. Le diagnostic différentiel principal est lappendicite. Les causes les plus fréquentes sont les infections virales. Normalement les ganglions mésentériques mesurent moins de 10 mm de grand axe. Dans ladénolymphite mésentérique, les ganglions sont plus gros et plus nombreux. Le péristaltisme des anses digestives est normal. A noter que lappendice peut être augmenté de volume en cas dadénolymphite mésentérique. Le diagnostic dadénolymphite mésentérique reste un diagnostic délimination.
- la gastro-entérite : les douleurs abdominales liées à une gastro-entérite sont généralement importantes chez lenfant. Les douleurs abdominales peuvent précéder les vomissements et la diarrhée. Par ailleurs certaines appendicites pelviennes ou méso coeliaques peuvent saccompagner dune diarrhées. Cest dans ces situations quune imagerie peut être demandée. Devant une gastro-entérite évidente, limagerie na aucune raison dêtre réalisée. Les radiographies simples dans la gastro-entérite montrent généralement la présence danses digestives distendues et la présence de niveaux hydro-aériques. Cependant la présence dair dans le rectum peut être visualisée notamment si un cliché en procubitus est réalisé. Léchographie dépend du stade de la pathologie. Parfois les signes peuvent aller dun simple péristaltisme excessif à un aspect diléus. Laspect le plus classique consiste cependant en la présence danses digestives pleines, distendues, hyperpéristaltiques. La paroi digestive est normale et la présence dun peu de liquide entre les anses digestives est un signe habituel. Le rôle de limagerie est principalement dexclure les autres étiologies de distension abdominale.
- le syndrome hémolytique et urémique est dominé par une insuffisance rénale aiguë mais les enfants peuvent consulter pour des douleurs abdominales. La pathologie est fréquemment précédée dune gastro-entérite à E. Coli O 157 : 117. Les signes cliniques sont la fièvre, les vomissements, les douleurs abdominales et une diarrhée sanglante. La pathologie rénale se manifeste par une oligurie. Biologiquement une anémie hémolytique et une thrombocytopénie sont présentes. Le diagnostic peut être évoqué en échographie devant la présence danses digestives aux parois épaissies alors que la plupart des gastro-entérites ont une paroi normale. Il peut exister un liquide péritonéal dépendant de limportance de la sévérité de latteinte rénale. Lexamen doit alors se porter sur les reins et apprécier la différenciation cortico-médullaire (8).
- le purpura rhumatoide est un purpura vasculaire à dépôt dIgA. Il survient entre 4 et 10 ans et peut débuter par des douleurs abdominales avant lapparition des pétéchies typiques. Lexistence darthralgies, dune orchite ou lexistence dune protéinurie peuvent orienter le diagnostic. Léchographie est utile pour le diagnostic des complications digestives : invagination, hématome duodénal ou du grêle, hématome des muscles grands droits. La survenue dune perforation digestive, à rechercher par une radiographie dabdomen sans préparation, est plus exceptionnelle.
- les maladies inflammatoires du tube digestif (rectocolique hémorragique et maladie de Crohn) sont rarement diagnostiquées en urgence, mais peuvent consulter en urgence pour des complications de la pathologie (abcès, fistule, occlusion sur bride). Ces pathologies nont généralement pas de spécificité pédiatrique par rapport à ladulte.
- La constipation :
Cest un problème clinique fréquent et lhistoire clinique du patient est généralement évocatrice du diagnostic. La répétition des examens dimagerie et des abdomens sans préparation lors de chaque consultation aux urgences de lenfant nest sûrement daucune aide diagnostique et thérapeutique. Les complications à type de fécalome sont rares et se rencontrent généralement après chirurgie anorectale ou associées à des lésions médullaires. La maladie de Hirschsprung peut être diagnostiquée chez le grand enfant mais généralement il ne sagit pas dun diagnostic durgence.
- La pathologie hépato-biliaire :
Elle est moins fréquente chez lenfant par rapport à ladulte. Le tableau clinique est souvent similaire à celui de ladulte de même que leur aspect en imagerie. Laspect échographique dune cholécystite se résume à un épaississement de la paroi de la vésicule biliaire, à la présence de lithiases échogènes avec cône dombre postérieur et à une douleur provoquée par le passage de la sonde déchographie. Une dilatation de la voie biliaire principale ou intra-hépatique sera recherchée. Les lithiases sont souvent secondaires à une nutrition parentérale, ou associées à une mucoviscidose ou à une hémoglobinopathie congénitale. Les malformations des voies biliaires peuvent également se révéler à loccasion de douleurs abdominales, associées à un ictère.
Lhépatite virale est généralement un diagnostic clinique et biologique qui ne nécessite que rarement le recours à une échographie.
- La pathologie pancréatique :
La cause la plus fréquente de pancréatite chez lenfant est traumatique. Les autres étiologies sont virales, malformatives, familiales ou secondaires à une thérapeutique. La douleur abdominale est le signe clinique le plus constant associé à des vomissements, de la fièvre et à un ictère. Léchographie permet de faire le diagnostic devant une glande pancréatique augmentée de volume. Lintérêt de la tomodensitométrie sera de réaliser lextension des lésions pancréatiques et des coulées de nécrose (9) .
- Les douleurs dorigine urinaire :
Les principales pathologies rencontrées sont les malformations urinaires obstructives, la pyélonéphrite et les lithiases (10). Parmi les pathologies obstructives le syndrome de la jonction pyélo-urétérale est le plus fréquemment observé. Il peut être révélé par un syndrome de la jonction aigu avec de violentes douleurs lombaires ou par une complication infectieuse (pyonéphrose) (Fig. 4).
Si le diagnostic de pyélonéphrite repose sur lassociation dune fièvre élevée et dun examen cytobactériologique des urines mettant en évidence une infection urinaire, un examen dimagerie en urgence peut être demandé pour rechercher une étiologie ou une complication (pyonéphrose, abcès rénal). La constatation dune échographie normale permet le plus souvent denvisager un traitement ambulatoire. Par contre une pyélonéphrite sur obstacle, en particulier sur uropathie obstructive, peut nécessiter un geste de drainage percutané, endoscopique ou chirurgical du haut appareil urinaire. La colique néphrétique est moins fréquente chez lenfant que chez ladulte. Labdomen sans préparation permet de visualiser une calcification. Léchographie permet également de mettre en évidence la calcification. Cependant il faut se souvenir quune obstruction brutale de la voie urinaire par une lithiase entraîne non pas une distension immédiate des voies urinaires mais une dilatation retardée.
- Les douleurs dorigines génitales :
Elles représentent une part importante des échographies réalisées en urgence. Le diagnostic le plus souvent évoqué est celui de torsion de lovaire sur ovaire sain ou pathologique. La torsion sur ovaire sain est facilement reconnue en échographie. Il sagit dun syndrome de masse tissulaire avec la présence en périphérie de la lésion dimages kystiques. Cet aspect échographique est tout à fait évocateur du diagnostic. Parmi les masses ovariennes pouvant provoquer une torsion dannexe, le tératome occupe une place privilégiée et peut être reconnu en imagerie sur laspect pluri-tissulaire de la lésion. Parmi les autres étiologies ovariennes la rupture dun kyste folliculaire peut être la cause de douleurs abdominales, de même lhémorragie intra-kystique qui peut être reconnue par la visualisation dun caillot au sein du kyste. En pratique, léchographie permet de visualiser lorigine ovarienne de la lésion et de discuter avec léquipe chirurgicale du mode de traitement Le traitement coelioscopique dun volumineux kyste fonctionnel de lovaire, hémorragique ou avec torsion de lannexe est possible, mais une voie dabord conventionnelle est recommandée pour les lésions tumorales, même bénignes. Lhydrométrocolpos est un diagnostic souvent méconnu. Limperforation hymenéale en étant la forme la plus fréquente. Classiquement il sagit dune jeune fille ayant une aménorrhée primaire présentant des douleurs abdominales cycliques. Léchographie permet deffectuer facilement le diagnostic devant une dilatation échogène vaginale, voire utérine. Le diagnostic de gynatrésie avec duplication de la voie génitale est souvent moins bien connu. Labsence du rein homolatéral (généralement le gauche) permet de confirmer facilement le diagnostic.
- Les tumeurs abdominales :
Elles sont rarement découvertes par des douleurs, mais le plus souvent par un syndrome de masse. Parmi les urgences tumorales nous citerons le lymphome digestif, dont le diagnostic échographique peut être assez facilement évoqué devant une volumineuse masse abdominale centrée par une anse digestive. Le lymphome de Burkitt est une urgence tant diagnostique que thérapeutique.
- Les douleurs abdominales révélant une pathologie à distance :
Parmi les douleurs abdominales révélatrices dune pathologie à distance la pneumopathie de la base est létiologie la plus fréquente. Lauscultation pulmonaire, voire la réalisation dune radiographie de thorax peuvent donc être utiles au diagnostic. De même, une spondylodiscite peut être révélée par des douleurs abdominales associées à un syndrome inflammatoire biologique. Des radiographies simples peuvent montrer un pincement discal, lIRM est un excellent examen diagnostique. Enfin certaines tumeurs cérébrales peuvent saccompagner de douleurs abdominales, de vomissements et de céphalées.
En conclusion les douleurs abdominales de lenfant sont un motif fréquent de consultation. La clinique est le point essentiel du diagnostic. Limagerie des douleurs abdominales de lenfant repose principalement sur léchographie et la radiographie simple. La tomodensitométrie na que peu dindications et lIRM sera sûrement un examen de plus en plus utilisé dans les douleurs abdominales de lenfant, y compris peut être dans les tableaux appendiculaires. La confrontation de limagerie aux constatations opératoires permettent une meilleure compréhension de la pathologie et une meilleure prise en charge des patients.
Références :
1) Vasavada P.Ultrasound evaluation of acute abdominal emergencies in infants and children. Radiol Clin N Am 2004 ; 42 : 445-456
2) Sirinelli D., Guilley C., Lardy H.et al. Invagination intestinale aiguë : la désinvagination, quand, comment ? J Radio 2003 ; 84 : 269-274
3) Strousse PJ. Disorders of intestinal rotation and fixation («malrotation »). Pediatr Radiol 2004 ; 34 : 837-851
4) Ashley LM, Allen S, Teele RL. A normal sonogram does not exclude malrotation. Pediatr Radiol 2001 ; 31 : 354-356
5) Hormann M, Scharitzer M, Stadler A et al.Ultrasound of the appendix in children : is the child too obese ? Eur Radiol 2003 ; 13 ; 1428-1431
6) Taylor GA. Suspected appendicitis in children : in search of the single best diagnostic test. Radiology 2004 ; 231 : 293-295
7) Hormann M, Paya K, Eibenberger K et al. MR imaging in children with nonperforated acute appendicitis : value of unenhanced MR imaging in sonographically selected cases. Am J Roentgenol 1998 ; 17 : 467-470
8) Carty HML. Paediatric emergencies : non-traumatic abdominal emergencies. Eur Radiol 2002 ; 12 :2835-2848
9) Siegel MJ, Sivit CJ. Pancreatic emergencies. Radiol Clin N Am 1997 ; 35 : 815-830
10) Zerin JM. Uroradiologic emergencies in infants and children. Radiol Clin N Am 1997 ; 35 : 897-919