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L'épilepsie chez l'enfant est fréquente. La plupart des épilepsies de l'enfant nécessite une exploration du cerveau à la recherche d'une étiologie et pour guider la thérapeutique antiépileptique. Les explorations disponibles en clinique sont peu nombreuses, limitées à l'électroencéphalographie, la neuro-imagerie (Scanner ou IRM) et l'étude du LCR.
Certaines épilepsies idiopathiques ont un tableau clinique et électroencéphalographique suffisamment caractéristique pour pouvoir affirmer qu'elles ne sont pas liées à une lésion cérébrale visible et la neuro-imagerie y est inutile. Il s'agit des absences petit mal et des épilepsies à paroxysmes centro-temporaux.
Dans toutes les autres formes d'épilepsie, l'IRM cérébrale sera nécessaire soit initialement, soit au cours de l'évolution.
L'IRM recherche une image lésionnelle corticale, cicatricielle d'une agression cérébrale ancienne (ischémique, infectieuse), une dysplasie corticale focale (souvent difficile à visualiser précocement), une malformation corticale diffuse ou une anomalie d'architecture cérébrale globale. Dans les neuroectodermoses, l'IRM avec injection de contraste permet de visualiser des zones corticales épileptogènes en regard d'une anomalie vasculaire piale (syndrome de Sturgge Weber) ou les anomalies sous corticales (tubers) d'un Bourneville.
Ce n'est que dans des formes rebelles d'épilepsies pour lesquelles un traitement neurochirurgical est envisagé qu'une exploration cérébrale par imagerie fonctionnelle à sa place en clinique. Le SPECT ictal ou inter-ictal permet de localiser la région corticale concernée par des crises itératives dont l'IRM ne fait pas la preuve, soit parce que cette dernière ne permet pas de visualiser la lésion épileptogène directement (certaines dysplasies corticales focales de petites tailles), soit dans le cadre de lésions multifocales dont on ne peut souvent déterminer le foyer actif principal qu'en associant la stéréoEEG et l'imagerie fonctionnelle.
L'IRM fonctionnelle avec injection de métabolite marqué est de l'ordre de la recherche actuellement. Les données publiées tendent à montrer que ces techniques sont les plus fines et les plus fiables pour la mise en évidence de foyers épileptogènes focaux dans des épilepsies rebelles.