PNEUMOPATHIE ENDOGENE A CHOLESTEROL : CORRELATION TDM HR ET HISTOLOGIE : DEUX CAS
S Flunker - Paris; S Predent - Paris; H Ben Romdhane - Paris; L Boccon-Gibod - Paris
Pédiatrie; Scanographie; Maladie du parenchyme; Poumons
Objectifs : Corréler la sémiologie TDM-HR avec l'anatomopathologie d'une entité rare en pédiatrie : la pneumopathie endogène à cholestérol.
Matériels et méthodes : Deux patients âgés respectivement de 6 et 14 ans, originaires d'Afrique et de la Réunion étaient explorés par TDM-HR pour dyspnée chronique associée à un syndrome restrictif aux EFR. Un syndrome interstitiel était diagnostiqué sur les radiographies simples.
Résultats : La TDM HR montre une pneumopathie infiltrative diffuse avec un épaississement irrégulier, nodulaire : des septas, de la plèvre, des scissures, des parois bronchiques et vasculaires faisant évoquer une maladie à tropisme lymphatique. S'y associent : des lésions microkystiques à prédominance sous-pleurale à type de fibrose en rayon de miel, un aspect en verre dépoli et des micro-nodules centro-lobulaires. En anatomopathologie, les lésions interstitielles diffuses correspondent à la présence de granulomes inflammatoires à cholestérol, et à une fibrose avec distension microkystique des espaces aériens distaux. S'y associent des lésions d'alvéolite macrophagique avec cristaux de cholestérol.
Conclusion : Les éléments sémiologiques en TDM-HR permettent une approche de type anatomopathologique des lésions. Par analogie avec d'autres pathologies comme la sarcoïdose, l'aspect TDM-HR suggère une atteinte à tropisme lymphatique.
ANGIOGRAPHIE PAR RESONANCE MAGNETIQUE 3D AVEC GADOLINIUM DANS L'EXPLORATION DES CARDIOPATHIES CONGENITALES
C Malthete-Cellier - Paris; M Elmaleh - Paris; G Sebag - Paris; J-M Lupoglazoff - Paris; S Magnier - Paris; M Hassan - Paris
Pédiatrie; Angio-IRM; Malformation; Cardiovasculaire
Objectifs : Présenter l'intérêt de l'Angiographie par Résonance Magnétique (ARM) 3D avec injection de Gadolinium dans le diagnostic et le bilan anatomique des cardiopathies congénitales (CC) complexes de l'enfant. Comparer l'apport de cette technique avec les autres méthodes d'imagerie.
Matériels et méthodes : 6 enfants ayant une cardiopathie congénitale : une interruption de l'arche aortique, deux retours veineux pulmonaires anormaux totaux supra-cardiaques, une agénésie de l'artère pulmonaire droite, un tronc artériel commun, une coarctation de l'aorte sous-isthmique. Les examens ont été réalisés après prémédication chez des enfants âgés de un jour à 10 mois. ARM réalisée en écho de gradient 3D (TR = 5,3 ms, TE = 1,4 ms) (partition : 1-2 mm), après bolus de Gadolinium (0,4 ml/kg).
Résultats : Très bonne corrélation avec l'échographie cardiaque (n = 6), l'angiographie (n = 1), l'angioscanner (n = 1), les données per-opératoires (n = 1), l'autopsie (n = 1). L'ARM 3D permet une meilleure visualisation et une meilleure analyse des anomalies des gros vaisseaux thoraciques.
Conclusion : L'ARM 3D avec Gadolinium est un examen rapide, non invasif non ionisant. Elle occupe donc une place de choix dans le diagnostic et le bilan anatomique des CC, en complément de l'échographie.
SYNDROME DE LA PINCE MESENTERIQUE : CINQ CAS
MH Ben Romdhane - Paris; T Benharrats - Paris; H Ducou Le Pointe - Paris; J-P Montagne - Paris
Technique d'exploration; Artères digestives; Compression; Duodénum; Pédiatrie
Objectifs : Rappeler le contexte étiologique, l'intérêt de l'opacification duodénale et de l'échographie dans le syndrome de la pince mésentérique.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective entre 1991 à 2000 sur 5 patients (3 filles et 2 garçons), âgés de 5 à 12 ans, ayant un amaigrissement important et des vomissements bilieux itératifs. Tous ont eu une opacification gastro-duodénale et une échographie.
Résultats : Le contexte clinique était varié : post-opératoire de scoliose, brûlure au 3e degré, myélite cervicale et deux cas de morphotype longiligne très mince sans antécédent. L'opacification duodénale montrait un arrêt rectiligne paramédian droit sur le 3e duodénum. L'échographie retrouvait une dilatation du 2e duodénum avec respect du péristaltisme et quantifiait la réduction de l'espace entre l'artère mésentérique supérieure et l'aorte (entre 2 et 4 mm). Le traitement médical (par aspiration digestive et renutrition) était suffisant dans 4 cas et était complété par un décroisement du duodénum dans un cas.
Conclusion : L'association de vomissements bilieux et d'un amaigrissement important doit faire évoquer ce diagnostic, conduire à la réalisation d'un transit gastro-duodénal et d'une échographie. L'aspect de l'opacification duodénale est " pathognomonique ". L'échographie permet de quantifier la réduction de l'espace entre aorte et artère mésentérique supérieure.
TUMEURS MALIGNES RARES SURVENUES APRES TRANSPLANTATION RENALE CHEZ DEUX ENFANTS
S Dorgeret - Paris; A Kheniche - Paris; V Baudouin - Paris; M Peuchmaur - Paris; G Sebag - Paris; M Hassan - Paris
Tumeur maligne; Greffe; Iatrogénie; Rein; Transplantation; Pédiatrie
Objectifs : Nous rapportons deux observations de tumeurs malignes après transplantation rénale : une tumeur pseudopapillaire et solide du pancréas et un sarcome épithéloïde.
Matériels et méthodes : Deux mois après une transplantation rénale, une fillette de onze ans développait une masse du hile splénique, diagnostiquée à l'échographie et confirmée par le scanner et l'IRM. Trois ans après une transplantation rénale, un garçon de cinq ans développait une infiltration hépatique et un épaississement pleural, diagnostiqués à l'échographie et au scanner. Une étude anatomopathologique était réalisée dans les deux cas.
Résultats : Il s'agit de tumeurs rares : une tumeur pseudopapillaire et solide du pancréas chez la fillette, et un sarcome épithéloïde chez le garçon.
Conclusion : L'augmentation de la fréquence des cancers après transplantation est souvent rapportée dans la littérature en rapport avec les drogues immunosuppressives, les séroconversions (EBU, HSUB), la transmission par le donneur. Les tumeurs les plus souvent rapportées sont le lymphome et le sarcome de Kaposi. Les deux types histologiques rapportés ne sont pas décrits dans la littérature, après transplantation rénale.
KYSTES RENAUX ACQUIS CHEZ DES ENFANTS TRANSPLANTES HEPATIQUES
S Franchi - Le Kremlin Bicêtre; M Ait-Benarama - Le Kremlin Bicêtre; M Fabre - Le Kremlin Bicêtre; O Bernard - Le Kremlin Bicêtre; D Pariente - Le Kremlin-Bicêtre
Kyste; Greffe; Foie; Iatrogénie; Rein; Pédiatrie
Objectifs : Nous rapportons les six premiers cas de kystes rénaux acquis au décours de transplantations hépatiques chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Sur 550 enfants transplantés hépatiques suivis, découverte fortuite chez 6 enfants de lésions rénales étudiées par échographie et scanner hélicoïdal (6) et IRM (5).
Résultats : Ces lésions ont été découvertes en moyenne 6,5 ans après la greffe chez des enfants de 10,5 ans d'âge moyen. Il s'agit de kystes atypiques, nombreux (18 en moyenne par enfant), souvent infracentimétriques, spontanément hyperdenses en scanner dans 79 % des cas, de signal variable en IRM et isoéchogènes au parenchyme rénal dans 70 % des cas. Leur aspect est probablement secondaire à des phénomènes hémorragiques ou des dépôts de lait calcique. Les enfants ont une fonction rénale modérément altérée et une pression artérielle normale. A partir des données de la littérature concernant les mécanismes de la néphrotoxicité de la Ciclosporine A et du Tacrolimus, nous émettons l'hypothèse d'un rôle des traitements immunosuppresseurs dans la kystogénèse.
Conclusion : Des kystes rénaux multiples atypiques peuvent apparaître dans les suites de la transplantation hépatique en pédiatrie. Se pose le problème du risque de dégénérescence et de l'avenir de la fonction rénale chez ces patients.
CONDUITE A TENIR RADIOLOGIQUE DANS LES TRAUMATISMES ABDOMINAUX DE L'ENFANT : A PROPOS D'UNE ETUDE RETROSPECTIVE EN CHU DE 1990 A 1998
M-A Camezind-Vidal - Limoges; E Pascaud - Limoges; A Trompette - Limoges; B Longis - Limoges; L Alain - Limoges; A Maubon - Limoges
Pédiatrie; Bonnes pratiques; Traumatisme; Abdomen
Objectifs : Enregistrement des pratiques radiologiques quotidiennes concernant les traumatismes abdominaux graves de l'enfant. Proposition d'un nouveau protocole de prise en charge.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective sur 62 enfants entre 1990 et 1998, victimes de traumatismes sévères avec lésions d'organes pleins intra-abdominaux (rate n = 23, foie n = 28, rein n = 29, pancréas n = 6). Prise en compte des explorations radiologiques utilisées : radiographie standard, échotomographie, tomodensitométrie et artériographie ; délais de réalisation de ces examens.
Résultats : Prise en charge radiologique très variable selon la situation clinique de l'enfant, les centres, les modalités d'examen et les délais d'examen.
Conclusion : Au vu de ces éléments, nous proposons une conduite à tenir pour le suivi radiologique : A court terme le suivi est échographique sauf dans les atteintes pancréatiques où la TDM prime. A moyen et à long terme, la surveillance échographique suffit dans les atteintes mineures ; la TDM étant réservée aux lésions majeures et aux complications post-traumatiques. Ce protocole est actuellement mis en place dans notre CHU, la confrontation avec d'autres types de prise en charge serait utile.
LES TRAUMATISMES DE CHEVILLE EN VARUS CHEZ L'ENFANT : ANALYSE DE CRITERES CLINIQUES FAISANT SUSPECTER LE DIAGNOSTIC DE LESION OSSEUSE TRAUMATIQUE
J Charlot - Tours; D Sirinelli - Tours; F Bergereau - Tours; M Boscq - Tours; A Ngo - Tours
Pédiatrie; Bonnes pratiques; Traumatisme; Cheville
Objectifs : Préciser des arguments cliniques prédictifs de lésion osseuse traumatique de l'enfant après un traumatisme en varus de la cheville afin de rationaliser les prescriptions radiologiques.
Matériels et méthodes : Etude prospective sur une période de quatre mois incluant les enfants de six à seize ans, consultant aux urgences pour un traumatisme en varus de cheville. Chacun des signes cliniques dont ceux d'Ottawa (craquement, impotence et douleur osseuse palpée) et le diagnostic clinique initial de gravité (traumatisme grave versus bénin) ont été confrontés aux résultats radiologiques. L'épanchement articulaire a été évalué.
Résultats : Sur 276 enfants retenus, 38 ont eu une lésion osseuse traumatique : 16 malléolaires, cinq tibiales, cinq tarsiennes et 13 métatarsiennes. Les critères d'Ottawa sont applicables à l'enfant mais ne permettent pas une réduction notable de la prescription. A l'inverse, l'impression clinique initiale de bénignité du traumatisme, s'il est retenu comme critère de non-prescription, permet une réduction de 60 % des radiographies avec un faible risque de méconnaître une fracture (une sur 38). Le diagnostic radiographique d'épanchement articulaire de cheville n'influençait pas sur la prise en charge du traumatisme.
Conclusion : Chez l'enfant victime d'un traumatisme de cheville en varus, les radiographies systématiques n'ont pas lieu d'être.
PLACE DE LA RADIOGRAPHIE DANS LA PRISE EN CHARGE DES BRONCHIOLITES DU NOURRISSON : A PROPOS DE 158 CAS
A Aulin - Paris; D Gendrel - Paris; G Kalifa - Paris
Infection; Pédiatrie; Bonnes pratiques; Thorax
Objectifs : Déterminer la fréquence des différents signes radiologiques au cours de la bronchiolite aiguë du nourrisson et préciser leurs corrélations cliniques et paracliniques ainsi que leurs implications sur la prise en charge de ces enfants.
Matériels et méthodes : Cinq signes radiologiques ont été analysés rétrospectivement sur 158 clichés pulmonaires de nourrissons hospitalisés pour bronchiolite et corrélés à plusieurs éléments cliniques et paracliniques.
Résultats : Une distension thoracique, des opacités bronchiques, un syndrome interstitiel, des opacités alvéolaires et des atélectasies étaient observés dans respectivement 60,1 %, 81,0 %, 12,6 %, 14,5 % et 14,5 % des cas. Nous avons pu dégager, à travers l'analyse des signes cliniques, des critères justifiant la pratique d'une radiographie pulmonaire standard : un âge inférieur à 6 semaines, un antécédent de prématurité ou de maladie chronique sous-jacente, des signes cliniques de gravité à type de cyanose, d'irrégularités respiratoires (ou apnées) ou d'hypercapnie, une température supérieure à égale à 39C et une saturation en oxygène sous air ambiant inférieure ou égale à 95. La présence d'opacités alvéolaires conduit à une antibiothérapie mais aucun signe, même biologique, ne permet de différencier un simple trouble ventilatoire d'une surinfection bactérienne.
Conclusion : Cette approche permettrait de réduire de 40 % le nombre de clichés pulmonaires dans les bronchiolites du nourrisson.
ETUDE DOSIMETRIQUE DES RADIOGRAPHIES REALISEES EN REANIMATION NEO-NATALE
F Mausoléo - Clamart; J de Laveaucoupet - Clamart; M Valéro - Le Vésinet; B Saly - Clamart; T Lacaze - Clamart; D Musset - Clamart
Thorax; Radiographie; Dosimétrie; Nouveau-né
Objectifs : Déterminer la dose d'irradiation délivrée au centre du champ et à la thyroïde lors de la réalisation d'un cliché de routine : le thorax.
Matériels et méthodes : Analyse technique et contrôle de qualité du matériel utilisé : poste mobile AMX 4 (General Electric CGR S.A.). Les mesures de doses ont été réalisées à l'aide deux dosimètres solides thermoluminescents : un, au centre du champ d'irradiation + un, au niveau de la thyroïde. Etude globale et par enfant de la répartition des clichés réalisés.
Résultats :
| Centre | Thyroïde | ||||
| Poids | kV | mAs | Nb expos | microGy/exam | microGy/exam |
| 680 - 820 | 50 | 1 | 18 | 26,6 | 17 |
| 840 - 1 100 | 50 | 1,25 | 19 | 24,7 | 26,6 |
| 1 120 - 1 620 | 50 | 1,6 | 25 | 38 | 26,8 |
| 1 710 - 2 470 | 52 | 1,6 | 12 | 40,8 | 31,25 |
| 2 600 - 3 810 | 54 | 1,6 | 20 | 54 | 33,25 |
Répartition des clichés de thorax : 45 % des enfants ont eu moins de 5 clichés, 29 % entre 5 et 10 et 25 % plus de 10 clichés.
Conclusion : Les doses délivrées par cliché sont faibles mais la multiplication de ces derniers peut aboutir à des doses cutanées cumulées supérieures à 1 mGy au centre du champ d'irradiation.
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