Objectifs :
Rapporter 8 cas de malformations urinaires du foetus explorées par IRM anté-natale.
Matériels et méthodes :
8 foetus présentant une uropathie malformative unie ou bilatérale diagnostiquée à l'échographie du 2é T ont été explorés sur un appareil GE 1,5 Tesla, en séquence SS FSE T2 coupes de 5 mm dans les trois axes du foetus. 4 foetus avaient une dysplasie rénale multi-kystique, avec un méga-uretère et une urétérocèle dans 3 cas, sans urétérocèle dans 1 cas ; 2 foetus avaient une duplicité avec urétérocèle dans 1 cas, sans urétérocèle dans 1 cas, un méga-uretère isolé et un urinome sous capsulaire.
Résultats :
L'IRM foetale en séquence SS FSE T2 a toujours permis une bonne analyse des reins, des cavités rénales, des voies urinairesdilatées, de la vessie et du pelvis en particulier sur les coupes sagittales et frontales. Elle a apporté des informations morphologiques complémentaires à l'échographie dans tous les cas, modifiant le diagnostic échographique dans 4 cas.
Conclusion :
L'IRM foetale permet un bilan complémentaire utile dans certaines
uropathies malformatives complexes. Elle est facilement corrélée
au bilan néo-natal et l'URO-IRM post-natale.
Objectifs :
Rapporter un cas d'hématome surrénalien (le premier à notre connaissance), précédant l'apparition d'un purpura de Henoch-Schonlein.
Matériels et méthodes :
Une jeune fille de 12 ans, sans antécédents particuliers, se présente pour douleur aiguë du flanc droit. Une échographie abdominale révèle une lésion surrénalienne droite échogène hétérogène. Une TDM et une IRM sont réalisées.
Résultats :
La TDM diagnostique un hématome surrénalien idiopathique, confirmé par l'IRM. Dix jours plus tard, la patiente développe les symptômes classiques du purpura rhumatoïde.
Conclusion :
Le purpura de Henoch-Schonlein se caractérise par un rash cutané
dans les régions déclives, des arthralgies, des douleurs abdominales
et une hématurie, les symptômes extra-cutanés pouvant
précéder l'éruption. Il s'agit à notre connaissance
du premier cas décrit d'hématome surrénalien survenant
dans ce cadre.
Objectifs :
Le traitement du kyste du cholédoque (KC) et de l'atrésie des voies biliaires (AVB) est chirurgical nécessitant une cartographie biliaire. Le diagnostic est habituellement porté par l'échographie. La CIRM, technique non invasive, apporte des informations non vues en échographie. Le but de ce travail est d'évaluer l'intérêt des séquences SSFSE dans l'évaluation de la pathologie biliaire chez le nouveau-né.
Matériels et méthodes :
6 nouveaux-nés (4 KC et 2 formes kystiques d'AVB) explorés par CIRM grâce aux séquences SSFSE. L'échographie montrait une image kystique séparée de la vésicule biliaire représentant le cholédoque. Les résultats d'imagerie ont été corrélés aux données chirurgicales.
Résultats :
Dans tous les cas, la CIRM montrait l'étendue de la dilatation kystique et les relations entre le kyste et la vésicule biliaire. La corrélation était parfaite entre l'imagerie, les données per-opératoires (2 cholangiographies percutanées) et l'examen anatomo-pathologique.
Conclusion :
Les séquences ultrarapides SSFSE permettent d'obtenir des images
en quelques secondes avec une très bonne résolution spatiale.
La caractérisation de la pathologie biliaire du nouveau-né
est alors possible afin de prévenir les complications liées
à l'obstruction biliaire. La CIRM est l'examen de choix chez le nouveau-né
présentant un KC ou une AVB pour guider la conduite thérapeutique.
Objectifs :
Confronter les données radiologiques et anatomopathologiques des masse solides hépatiques de l'enfant.
Matériels et méthodes :
Etude rétrospective réalisée entre janvier 1991 et décembre 2000 de 11 observations des masses hépatiques : 7 garçons et 4 filles âgés de 1 jour à 4 ans. Ces enfants ont bénéficié d'une radiographie de thorax, d'un ASP, d'une échographie et d'une tomodensitométrie abdominale. L'IRM réalisée dans un cas. Tous les patients ont une confirmation histologique soit aprés biopsie sous scanner ou sous échographie soit après exérèse chirurgicale.
Résultats :
L'échographie et la tomodensitométrie ont posé le diagnostic d'angiome dans 3 cas. Le diagnostic d'hépatoblastome est posé par l'échographie et la TDM (5 cas) en montrant une masse solide envahissant des branches portales. Pour le LMNH (1 cas), l'échographie a évoqué le diagnostic devant de multiples nodules associés à des adénopathies rétropéritonéales. Le diagnostic de syndrome de Pepper est confirmé aprés biopsie des nodules. L'échographie, la TDM et l'IRM ont suspecté l'hémangioendothéliome (1 cas).
Conclusion :
L'angiome est la tumeur bénigne la plus fréquente également chez l'enfant. L'hépatoblastome est la tumeur maligne la plus fréquente. L'imagerie joue un rôle important dans le diagnostic et le bilan d'extension. Toutefois le diagnostic reste toujours histologique.
Objectifs :
Présenter les différents aspects en imagerie des occlusions néonatales fonctionnelles.
Matériels et méthodes :
Etude rétrospective de 150 cas d'occlusion néonatale fonctionnelle colligés des archives des services d'imagerie médicale et de chirurgie pédiatrique du CHU de Monastir. Les données exploitées dans cette étude comportaient : ASP debout et couché, opacification digestive basse et échographie abdominale.
Résultats :
Présentation et confrontation des différents aspects en imagerie des : - maladie de Hirshprung (66 cas), - ileus méconial (44 cas), - bouchon méconial (33 cas), - pseudo-obstruction intestinale chronique (19 cas).
Conclusion :
Les occlusions néonatales fonctionnelles sont liées à
une anomalie du contenu ou du péristaltisme intestinal. Elles sont
dominées par la maladie de Hirshprung. L'analyse précise des
différents signes en imagerie permet dans la majorité des
cas de préciser le diagnostic topographique et étiologique
de ces occlusions.
Objectifs :
Montrer l'aspect des lésions agressives de la base du crâne ou étendues à la base du crâne à partir des loges profondes de la face et du cavum.
Matériels et méthodes :
Entre 1994 et 2001, 18 enfants porteurs de lésions agressives de la base du crâne âgés de 1 à 15 ans ont été étudiés. Tous les enfants ont eu une exploration tomodensitométrique et 9 une IRM.
Résultats :
5 : histiocytose langheransienne, 5 : métastases de neuroblastome, 3 : UCNT du cavum, 3 : sarcome d'Ewing, 1 : rhabdomyosarcome et 1 : lymphome. L'atteinte osseuse est variable, localisée aux rochers et mastoïdes surtout dans l'histiocytose langheransienne, aux apophyses ptérygoides dans les UCNT du cavum, orbitaire dans les métastases de neuroblastome. La réaction périostée est plus fréquente dans le sarcome d'Ewing, l'extension intracrânienne dans les tumeurs primitives : Ewing et rhabdomyosarcome.
Conclusion :
Les lésions agressives de la base du crâne sont de nature variable, de clinique parfois latente. Les auteurs proposent de montrer les aspects en imagerie et d'étudier leur siège préférentiel, leur extension intracrânienne et la réaction périostée.
Objectifs :
Illustrer l'apport de l'échographie ophtalmique chez l'enfant.
Matériels et méthodes :
136 examens échographiques positifs ont été revus. Des sondes linéaires de haute fréquence ont été utilisées ; une analyse Doppler a été réalisée dans 75 cas. Les résultats ont été regroupés en fonction du diagnostic final.
Résultats :
Groupe malformatif (n = 76) : l'échographie a été diagnostique dans les cas de microphtalmie colobomateuse (n = 18) et non colobomateuse (n = 32), dans les cataractes (n = 16), dans les staphylomes (n = 7), dans les maladies de Coats (n = 2), dans une dysplasie du nerf optique (n = 1). Groupe tumoral (n = 11) : elle a détecté les processus tumoraux et leurs complications. Groupe dégénératif (n = 35) : l'échographie a détecté toutes les druses papillaires calcifiées (n = 10). Groupe de traumatismes (n = 6) : l'échographie a démontré les décollements membranaires (n = 4) ou les luxations du cristallin (n = 2). Groupe infectieux (n = 8) : l'échographie a mis en évidence la fibrose ou les calcifications séquellaires du vitré. Le Doppler a conforté les diagnostics des décollements membranaires et a différencié masses et caillots sanguins.
Conclusion :
L'échographie ophtalmique chez l'enfant est un examen simple, performant et souvent suffisant.
Objectifs :
Illustrer l'aspect radiologique des TIM, tumeurs bénignes associant proliférations myofibroblastiques et inflammatoires.
Matériels et méthodes :
Cinq TIM de siège abdominal et pulmonaire ont été explorées par imagerie comprenant échographie, scanner et IRM. Nous présentons les données d'imagerie et des corrélations anatomo-pathologiques.
Résultats et conclusion :
Les TIM, rares, possibles à tout âge, prédominent lors de la deuxième décade. De siège ubiquitaire, parfois multifocales, plus fréquentes au niveau du poumon, leur aspect en imagerie est peu spécifique. Le diagnostic peut être évoqué dans un contexte de syndrome inflammatoire biologique marqué. Une biopsie doit alors être réalisée à titre diagnostique en vue d'un traitement chirurgical. Une surveillance ultérieure de type cancérologique doit être instituée devant la possibilité de récidive et de potentiel évolutif malin indéterminé.
Objectifs :
Présentation didactique des différents types de lésions rencontrées chez les enfants atteints d'histiocytose langerhansienne.
Matériels et méthodes :
Atlas iconographique des lésions classées par localisations : osseuses, thoraciques, neurologiques et digestives.
Résultats :
L'histiocytose langerhansienne regroupe sous une même entité la maladie de Letterer-Siwe, la maladie de Hans Schüller Christian, et le granulome éosinophile osseux. Les auteurs illustrent les différents aspects rencontrés au niveau osseux : atteinte des os plats (notamment lacunes crâniennes à l'emporte-pièce), des os longs (où les lacunes peuvent simuler une tumeur maligne) et des vertèbres (vertebra plana) ; thoracique : nodules réticulo-micronodulaires bilatéraux, se compliquant de pneumothorax voire de fibrose pulmonaire ; calcifications et kystes thymiques rares ; neurologiques : axe hypothalamo-hypophysaire, entraînant un diabète insipide, lésions démyélinisantes ou pseudotumorales des hémisphères ou du cervelet ; digestif : hépatosplénomégalie et, rarement, sténose jéjunale.
Conclusion :
Au terme de cet exposé, les auteurs proposent une stratégie d'exploration fondée sur la présentation clinique. Ils discutent de la place des radiographies osseuses et pulmonaires, de la scintigraphie osseuse, du scanner et de l'IRM.
Objectifs :
Poster didactique définissant la place des techniques d'imagerie dans l'exploration des scolioses.
Matériels et méthodes :
A partir du recrutement de notre hôpital, nous avons sélectionné des dossiers démontrant l'apport des radiographies simples, de la scintigraphie, de la TDM et de l'IRM.
Résultats :
La radiographie simple du rachis en entier (face et profil) est effectuée en première intention pour confirmer le diagnostic, classer la scoliose, rechercher une étiologie (80 % sont idiopathiques) et estimer son importance. Une radiographie de face est effectuée 4 mois après pour estimer son évolutivité. La surveillance est annuelle en dehors des périodes d'évolutivité (puberté) où la fréquence est plus rapprochée (4 mois). La scintigraphie est réalisée en cas de scoliose douloureuse à radiographie normale. L'apport de la TDM est utile pour comprendre les déformations complexes ou pour préciser l'étiologie des scolioses à scintigraphie anormale. L'IRM est indiquée dans l'exploration des scolioses avec signes neurologiques, des scolioses malformatives ou de présentation inhabituelle (thoracique gauche, lombaire droite).
Conclusion :
Le diagnostic et le suivi reposent principalement sur les radiographies simples, source d'irradiation importante. La réduction de dose doit être l'objectif du radiologiste.
Objectifs :
Poster didactique sur les corrélations de l'imagerie anté et postnatale des malformations bronchopulmonaires reposant sur le couple écho-IRM in utero et écho-RP-TDM à la naissance avec vérification chirurgicale et anatomopathologique
Conclusion :
Le bilan anténatal repose sur le duo écho-IRM, le bilan
postnatal sur le trio écho-RP-TDM avec de bonnes corrélations
diagnostiques et topographiques du couple IRM-TDM.
Objectifs :
Rapporter les corrélations anatomopathologie/IRM d'anomalies cérébelleuses sans élargissement kystique de la fosse postérieure.
Matériels et méthodes :
Etude de 5 foetus avec ouverture anormale du V4 en échographie, IRM cérébrale anténatale et examen anatomo pathologique macroscopique et microscopique complets après IMG.
Résultats :
Dans 1/5, le cervelet était normal en IRM. L'étude neuropathologique a montré la présence d'un petit kyste arachnoïdien rétrocérébelleux isolé. Dans 2/5, l'IRM montrait un cervelet harmonieux mais petit (biométrie), confirmé macroscopiquement. Histologiquement un cervelet était normal (RCIU), dans le second il existait des hétérotopies (délétion du 6q). Dans les 2 cas restants, l'IRM a montré une agénésie vermienne (" signe de la fesse ") avec un diamètre transverse du cervelet normal : anomalie confirmée à l'examen neuropathologique.
Conclusion :
L'étude complète de la fosse postérieure en pathologie
étant souvent difficile, nous n'avons pas retrouvé dans la
littérature de corrélations IRM prénatale/neuropathologie
pour l'étage sous-tentoriel. Le diagnostic d'hypoplasie vermienne
est possible en IRM, cependant sa valeur pronostique reste à déterminer.
Objectifs :
Décrire les anomalies de la gyration en IRM d'une famille présentant une délétion d'un gène intervenant dans la migration neuronale découvert récemment : Doublecortin.
Matériels et méthodes :
Une famille composée de patients présentant une affection se manifestant par un retard mental et des épilepsies a été explorée par un examen clinique, psychologique, IRM et une étude génétique.
Résultats :
La mère présentait un retard mental, tous les enfants un retard mental et une épilepsie sévère. L'étude de l'arbre génétique de l'ensemble de la famille montrait que cette affection était liée à l'X. Il n'existait pas d'anomalie de la gyration chez la mère. En IRM, il existait chez les deux fils une lissencéphalie frontale et chez la fille une hétérotopie laminaire corticale. L'étude du caryotype mettait en évidence chez tous les patients de cette famille une délétion du gène Doublecortin en Xq 22.3-q23 (découvert en 1997).
Conclusion :
Les lissencéphalies et les hétérotopies laminaires
corticales familiales liées à l'X sont le reflet d'une erreur
de migration neuronale. Jusqu'à présent la délétion
du gène X/LIS était bien connue ; cette famille illustre un
nouveau gène lié à l'X : Doublecortin.
Objectifs :
Décrire les IRM des patients traités par Busulfan-Thiotépa et radiothérapie, en les corrélant avec la symptomatologie clinique.
Matériels et méthodes :
Etude rétrospective de 12 cas de récidives de tumeurs cérébrales sous-tentorielles traitées par Busulfan-Thiotépa et radiothérapie entre 1990 et 1998.
Résultats :
11 médulloblastomes et 1 épendymome chez des enfants âgés de 4 mois à 7 ans (moyenne de 4 ans), dont 10 ont présenté une récidive locale, et 2 sous-frontale, irradiées respectivement aux doses de 50 et 40 Gys. Apparition de prises de contraste simulant une dissémination leptoméningée, exclusivement limitées au champ d'irradiation dans un délai moyen de 10 mois (4-17mois). Ces images ont augmenté chez 4 patients en un intervalle de 11 mois (3-19 mois), puis ont progressivement diminué pour disparaître chez 8 patients en un intervalle moyen de 21 mois (5-38 mois), et sont restées stables chez 3 patients pour une durée moyenne de 28 mois (16-41 mois). Des céphalées ont été signalées chez un patient. A cette date, 2 patients ont présenté une dissémination leptoméningée.
Conclusion :
La survenue de prise de contraste en IRM après traitement par Busulfan-Thiotépa et radiothérapie ne signifie pas nécessairement une récidive, mais peut correspondre à un aspect post-thérapeutique.
Objectifs :
Décrire tous les aspects scanographiques des kystes hydatiques cérébraux chez l'enfant.
Matériels et méthodes :
Etude rétrospective de tous les dossiers de kystes hydatiques cérébraux colligés à l'hôpital d'enfants de Rabat depuis janvier 1998 jusqu' au Mars 2001. Le scanner cérébral avant et après injection intraveineuse de produit de contraste a été réalisé chez tous les malades.
Résultats :
Tous les kystes hydatiques étaient de siège sus-tentoriel. Leur taille était variable allant de quelques mm à 10 cm. Tous les aspects étaient présents : univésiculaire, avec décollement membranaire, multicloisonné, hétérogène et le type totalement calcifié. L'effet de masse était dépendant de la taille du kyste et son activité.
Conclusion :
Le kyste hydatique cérébral est rare, ne pouvant prendre tous les aspects qu'au niveau du foie. Le scanner reste suffisant pour poser le diagnostic.
Objectifs :
Démontrer la physiopathologie d'une fracture évolutive à partir d'une imagerie multimodale.
Matériels et méthodes :
Un adolescent de 14 ans a présenté un traumatisme crânien sévère (AVP). Une TDM a été réalisée immédiatement. Par la suite, ont été réalisées une TDM et une IRM.
Résultats :
Initialement, la TDM a montré une embarrure fermée fronto-temporale, une contusion cérébrale avec hématome sous-dura, oedème et hémorragie méningée. Par la suite, apparition d'une tuméfaction frontale matinale justifiant la réalisation d'une TDM montrant la persistance d'un defect osseux à un an, et d'une IRM révélant une arachnoïdocèle, expliquant l'élargissement des berges fracturaires.
Conclusion :
La fracture évolutive de la voûte est plutôt l'apanage du nourrisson. Elle est possible à un âge plus tardif. Cette présentation didactique explique la physiopathologie du processus à partir du suivi des examens neuroradiologiques.
Objectifs :
Savoir évoquer le diagnostic de thymus en situation anormale devant une masse cervicale chez un nourrisson.
Matériels et méthodes :
Les cas de 2 enfants examinés en échographie et en IRM chez qui le diagnostic de thymus aberrant a été porté sont présentés.
Résultats :
Les deux enfants présentaient une masse sous-angulo-maxillaire solide à l'échographie, homogène. Le premier diagnostic évoqué était celui d'adénopathie ou de tumeur mais l'échostructure était la même que celle du thymus normal en situation médiastinale. L'IRM retrouve une masse en continuité avec le thymus normal une fois, sans relation avec lui dans l'autre cas. La ponction à l'aiguille retrouve des cellules thymiques dans les deux cas. Un des enfants a été opéré, l'intervention confirmant le diagnostic de thymus ectopique.
Conclusion :
Les masses cervicales de l'enfant sont fréquentes, il s'agit le plus souvent d'anomalies congénitales (kystes du tractus thyréoglosse ou des arcs branchiaux) ou d'adénopathies. Il est intéressant de savoir suggérer le diagnostic de thymus aberrant devant une masse cervicale asymptomatique. L'échographie et éventuellement l'IRM en objectivant la similitude tissulaire avec le thymus médiastinal normal suggèrent cette possibilité. La ponction biopsie peut éviter l'intervention chirurgicale.
Objectifs :
Présenter un cas de mérosinopathie diagnostiqué devant une dystrophie musculaire congénitale associée à une leucodystrophie.
Matériels et méthodes :
Un garçon de 18 mois ayant une dystrophie musculaire congénitale chez lequel a été réalisée une IRM cérébrale incluant les séquences suivantes : dans le plan sagittal en pondération SE T1, dans le plan axial en pondération T2 à écho variable et en pondération FLAIR, dans le plan coronal en T1 Haute Résolution et T1 Inversion Récupération.
Résultats :
L'examen IRM cérébral a trouvé en pondération T2 une augmentation, symétrique et diffuse, du signal de la substance blanche des hémisphères cérébraux. Il n'existait pas d'anomalie morphologique. Le signal de la substance blanche du corps calleux, de la capsule blanche interne et du tronc cérébral était respecté. L'étude histologique de la biopsie musculaire quadricipitale a conclu au diagnostic de dystrophie musculaire congénitale avec absence totale d'immunoréactivité pour la mérosine.
Conclusion :
Une leucodystrophie doit faire évoquer le diagnostic de mérosinopathie, quand elle est associée à une dystrophie musculaire congénitale. Malgré l'absence de retard mental, cette pathologie est de mauvais pronostic en raison d'une rigidité rachidienne précoce avec scoliose et réduction de la capacité vitale.
Objectifs :
Rapporter un anévrisme intracrânien post-traumatique (AIPT) chez un enfant de 4 ans et en discuter la pathogenèse.
Matériels et méthodes :
Un enfant de 4 ans est admis après un accident de roulage pour état post-commotionnel. La TDM cérébrale initiale montrait une hémorragie sous-arachnoïdienne autour de la faux du cerveau. Douze jours plus tard, l'enfant devient comateux. La TDM cérébrale montre une aggravation de l'hémorragie sous-arachnoïdienne avec un hématome sous-dural. Une angiographie cérébrale révèle un anévrisme à l'origine de l'artère calloso-marginale droite. L'anévrisme est traité chirurgicalement.
Résultats :
Les AIPT sont rares (0.5 % à 1 % de tous les anévrismes) mais chez l'enfant représentent de 5 % à 15 % des anévrismes. Les traumatismes non-pénétrants peuvent léser l'artère cérébrale antérieure distale (40 %) des artères de la base du crâne (35 %) ou de la surface corticale (25 %). La pathogenèse des AIPT de l'artère cérébrale antérieure n'est pas claire vraisemblablement liée à une compression de l'artère contre une faux du cerveau stationnaire en cas de décélération brutale. La présence de brides entre la faux et l'artère cérébrale antérieure ou de certaines variations anatomiques de l'artère, comme chez notre patient, favorise la survenue de telles lésions.
Conclusion :
Les AIPT sont rares mais plus fréquents chez l'enfant. En cas de troubles neurologiques avec, des antécédents de traumatismes ce diagnostic doit être exclu.
Objectifs :
Rappeler la sémiologie TDM et IRM d'une pathologie rare : la thrombophlébite cérébrale profonde. A propos d'un cas exceptionnel, caricatural, chez un nourrisson.
Matériels et méthodes :
Un nourrisson de 16 mois est adressé aux urgences pour troubles de la conscience, mouvements anormaux, hypertonie globale et vomissements. La biologie montre une anémie microcytaire (PL normale). Une TDM et une IRM cérébrales sont réalisées.
Résultats :
La TDM révèle une hyperdensité inter-hémisphérique postérieure se prolongeant sur la zone d'implantation de la tente du cervelet à gauche. Cette image est associée à une hypodensité thalamique bilatérale. L'IRM confirme ces anomalies en rapport avec une thrombose des veines de Galien, du sinus droit et du sinus transverse gauche. Ces veines sont dilatées en iso/hyper-signal T1, hyposignal T2. Elles sont dépourvues de signal de flux sur les séquences ARM en contraste de phase. L'IRM retrouve également une anomalie de signal (hypo T1, hyper T2) bi-thalamique, symétrique, correspondant à une ischémie. Le bilan étiologique retrouve un déficit important en protéines.
Conclusion :
Si l'IRM est meilleure que la TDM pour établir le diagnostic, la TDM est habituellement le premier examen réalisé. Il est donc important de savoir reconnaître la sémiologie TDM de la thrombose veineuse cérébrale profonde.