Publié novembre 2002

Journées Françaises de Radiologie

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Sessions de Radio-Pédiatrie 


APPORT DE L'IMAGERIE AU DIAGNOSTIC DE L'OSTEOMYELITE PAR VOIE HEMATOGENE DU CALCANEUS EN PEDIATRIE

  L Mainard-Simard - Vandoeuvre-lès-Nancy; L Catel - Vandoeuvre-lès-Nancy; A Cristescu - Vandoeuvre-lès-Nancy; E Gautiez - Vandoeuvre-lès-Nancy; M Claudon - Vandoeuvre-lès-Nancy

 

Objectifs :

Analyser les informations fournies par les différents modes d'imagerie (Rx, TDM, IRM, scintigraphie), en fonction du stade évolutif de l'ostéomyélite par voie hématogène du calcanéus qui est une entité rare de découverte souvent tardive en raison d'un tableau initial peu évocateur.

Matériels et méthodes :

A partir de 4 cas, colligés de septembre 1999 à mai 2001, d'enfants âgés de 12 mois à 10 ans (moy = 4 ans) et d'une revue de la littérature, les auteurs reprennent les caractéristiques cliniques, biologiques, scintigraphiques et radiologiques de l'ostéomyélite par voie hématogène du calcanéus et, envisagent les différents diagnostics différentiels.

Résultats :

L'ostéomyélite du calcanéus d'origine hématogène est une pathologie rare mais non exceptionnelle. Elle survient préférentiellement chez le jeune enfant avant 3 ans et n'a pas les caractères clinico-radiologiques et biologiques habituellement retrouvés dans l'ostéomyélite des os longs. Le diagnostic n'est jamais fait avant le 14e jour dans toutes les séries, constituant ainsi un diagnostic difficile, à intégrer dans la gamme des " boiteries " de l'enfant, motifs de consultation extrêmement fréquents.

Conclusion :

Ils concluent en proposant un arbre diagnostique radiologique pour assurer un diagnostic précoce garant d'une guérison sans séquelle.


APPROCHE ECHOGRAPHIQUE AXIALE ANTERIEURE DANS LA LUXATION CONGENITALE DE HANCHE (LCH) TRAITEE PAR HARNAIS DE PAVLICK

  J Ferzli - Rouen; S Abuamara - Rouen; D Eurin - Rouen; P Le Dosseur - Rouen; J-N Dacher - Rouen

Objectifs :

Décrire l'écho-anatomie normale de la hanche du nouveau-né par voie axiale antérieure et démontrer son rôle dans le suivi du traitement de la luxation congénitale (LCH) par harnais de Pavlick.

Matériels et méthodes :

Soixante deux examens ont été réalisés avec une barrette linéaire de haute fréquence chez 36 nouveaux-nés traités par harnais de Pavlick pour une LCH. Une approche latérale complémentaire était réalisée 26 fois pour confirmer la position de la tête fémorale.

Résultats :

Le harnais de Pavlick expose les plans antérieurs de la hanche et permet un abord direct plus facile que la voie latérale. L'alignement des échos linéaires de la symphyse pubienne et de la métaphyse fémorale est le critère affirmant la position intra-cotyloïdienne de la tête fémorale. La voie antérieure a permis dans tous les cas d'affirmer la réduction ou la persistance de la luxation. En tel cas, un nouveau contrôle était programmé après réglage du harnais. La voie antérieure ne permet pas d'apprécier la stabilité.

Conclusion :

L'approche échographique antérieure axiale paraît intéressante dans le suivi du traitement de la LCH par harnais de Pavlick et la prévention de ses complications. Dans les cas douteux, la voie latérale classique est utile.


FRACTURES DE COTES DU NOURRISSON : UNE NOUVELLE ETIOLOGIE ?

  G Gorincour - Marseille; J-C Dubus - Marseille; F Faure - Marseille; B Bourlière-Najean - Marseille; S Aillaud - Marseille; P Petit - Marseille; B Chabrol - Marseille; P Devred - Marseille

Objectifs :

Décrire les fractures de côtes en rapport avec la kinésithérapie prescrite dans le traitement de la bronchiolite du nourrisson. A propos de 4 cas.

Matériels et méthodes :

Nous rapportons la découverte de séquelles ou de fractures de côtes chez 4 nourrissons sur des radiographies du thorax de face réalisées dans le cadre de la prise en charge d'une bronchiolite.

Résultats :

La topographie des lésions est constante, intéressant l'arc moyen des côtes. Cette localisation n'était pas typique de traumatismes non accidentels, d'autant plus que le bilan radiologique complet réalisé chez 3 de ces enfants s'est avéré négatif.

Conclusion :

Il a été retrouvé à chaque fois dans les antécédents la réalisation de séances de kinésithérapie respiratoire comme seul facteur étiologique possible.


MALFORMATION VEINEUSE INTRA-ARTICULAIRE DU GENOU : UN PIEGE DIAGNOSTIQUE

  V Chigot - Paris; A Prieur - Paris; C Glorion - Paris; F Brunelle - Paris

Objectifs :

Les malformations veineuses intra-articulaires sont de diagnostic difficile car souvent de présentation trompeuse, pseudo-rhumatismale. Nous décrirons la sémiologie radiologique et la prise en charge thérapeutique des malformations veineuses du genou.

Matériels et méthodes :

Cinq enfants de 5 à 14 ans, présentant une malformation vasculaire intra-articulaire du genou ont été explorés en IRM et en radiologie vasculaire.

Résultats :

Les cinq enfants présentaient une anomalie de signal au niveau des structures capsulaires et synoviales, en particulier au niveau de la graisse de Ofa. Ces anomalies sont visibles sous la forme d'un hyposignal en T1, hypersignal en T2 et d'une structure prenant le produit de contraste sur les séquences avec saturation de la graisse et injection. La phlébographie par ponction directe de la malformation a confirmé le diagnostic dans tous les cas, et a permis le traitement par injection intra-lésionnelle d'alcool absolu.

Conclusion :

Les malformations veineuses intra-articulaires du genou peuvent être de présentation trompeuse, pseudo-rhumatismale. Le diagnostic repose sur l'IRM. Leur traitement peut-être réalisé en radiologie interventionnelle par ponction directe et sclérothérapie.


EMBOLISATION ARTERIELLE DES TUMEURS VASCULAIRES DES TISSUS MOUS CHEZ L'ENFANT : UTILE OU FUTILE ?

  J Dubois - Montréal; L Garel - Montréal; F Rypens - Montréal; M David - Montréal; C Mccuaig - Montréal; P Egerszegi - Montréal

Objectifs :

Evaluer l'intérêt de l'embolisation artérielle dans les tumeurs vasculaires " menaçantes " des tissus mous.

Matériels et méthodes :

Etude rétrospective de 8 cas de tumeur vasculaire compliquée vus dans notre institution entre 1991 et 2001 : 5 hémangioendothéliomes avec phénomène de Kasabach-Merritt dans 4 cas, 3 hémangiomes avec ulcération et saignement chez 2 patients, et problème fonctionnel chez 1 patient. Le traitement médical fut insuffisant chez les 8 patients. Les cas de tumeur vasculaire viscérale ont été exclus de cette étude.

Résultats :

A l'exception d'un patient âgé de 6 ans, tous les cas sont survenus chez des nouveau-nés. Les 4 cas de phénomène de Kasabach-Merritt ont bien répondu à l'embolisation artérielle. Le cinquième cas d'hémangioendothéliome sans phénomène de Kasabach-Merritt n'a pas répondu à l'embolisation ni au traitement subséquent (incluant la vincristine). Deux cas d'hémangiome avec ulcération et saignement n'ont pas répondu à l'embolisation. Par contre, un cas d'hémangiome de la langue rapidement prolifératif a très bien évolué après embolisation. Nous n'avons pas observé de complication en rapport avec l'embolisation.

Conclusion :

Dans les cas de tumeur vasculaire des tissus mous résistant au traitement médical, l'embolisation doit être tentée avant de recourir à la chimiothérapie ou la radiothérapie.


HEMANGIOMES PALPEBRAUX DE L'ENFANT : APPORT DE L'IRM

  A-E Millischer - Paris; C André - Paris; O Enjolras - Paris; S Ferey - Paris; C Adamsbaum - Paris

Objectifs :

Le pronostic et le traitement des hémangiomes palpébraux sont essentiellement liés à l'extension orbitaire, peu accessible à l'examen clinique. Evaluer l'apport de l'IRM dans ce contexte et étudier les corrélations radiocliniques.

Matériels et méthodes :

Etude rétrospective (1999-2002) de 18 patients (1mois - 6ans) porteurs d'un hémangiome palpébral. Etude orbitaire en IRM (1.5 T, SET1 axiale, 3 plans FSE T2 saturation de graisse (n = 6)). Etude encéphalique dans tous les cas. Suivi clinique homogène pour tous les patients par un dermatologue expert.

Résultats :

En IRM : dans tous les cas, l'aspect est classique, " poivre et sel " en T2. Les séquences en saturation de graisse ont toujours mieux délimité le contingent angiomateux. La topographie des angiomes est : 10/18 extraorbitaires, 6/18 intraorbitaires extraconals, 2/18 intraorbitaires intraconals. Trois sur les 18 patients présentaient une atteinte du cervelet associée (syndrome PHACE) : asymétrie des hémisphères cérébelleux, bascule du vermis et poche kystique rétrocérebelleuse. Les corrélations cliniques significatives sont : dans tous les cas d'extension intraorbitaire intra ou extraconale (8/18) une déviation du globe oculaire était présente(8/18). L'occlusion palpébrale (6/18) n'est pas corrélée à la présence d'une extension intraorbitaire (0/6).

Conclusion :

L'extension angiomateuse intraorbitaire, facteur décisionnel thérapeutique fondamental, est bien évaluée par l'IRM. L'étude encéphalique doit toujours être complète.


ESTIMATION DE LA DOSE D'IRRADIATION DELIVREE PAR LES SCANNERS CRANIO-FACIAUX CHEZ L'ENFANT

  A-M Dion-Perard - Reims; J-L Rehel - Paris; H Beauvais-March - Le Vésinet; G Kalifa - Paris

Objectifs :

Bien que l'IRM soit la méthode de choix, nombre de scanners crânio-faciaux sont encore pratiqués chez l'enfant. L'objectif de cette étude est donc d'estimer les doses délivrées par ces examens, notamment à la thyroïde.

Matériels et méthodes :

Le scanner utilisé est le CT Twin Flash d'Elscint (Picker Marconi). Les protocoles d'exploration tête standard, oreilles, massif facial et dentascanner ont été retenus. Nous avons réalisé les mesures sur des fantômes de plexiglas de 10, 13 et 16 cm de diamètre représentant respectivement les têtes de nouveau-nés, jeunes enfants et adolescents. Nous avons utilisé une chambre d'ionisation type " crayon " et des dosimètres thermoluminescents. Compte tenu de l'anatomie du pharynx du jeune enfant, il est apparu intéressant de calculer la dose à la thyroïde lors de ces explorations, à l'aide de fantômes de plexiglas et de pastilles de TLD placées à 1 cm en profondeur.

Résultats :

Les index dosimétriques (CTDI et produit dose longueur) pour chacun des protocoles retenus et chacune des tranches d'âge sont rapportés pour les procédures réalisées à St Vincent de Paul. Ces index sont plus élevés quand le diamètre du fantôme diminue. Pour chaque examen il est facile de communiquer la dose délivrée. La dose à la thyroïde est estimée.

Conclusion :

Les mesures réalisées permettent d'estimer de façon systématique la dose délivrée. Les index dosimétriques sont majorés quand le diamètre du fantôme diminue nécessitant une adaptation des paramètres en fonction du morphotype du patient.


DETORSION MANUELLE SOUS CONTROLE ECHOGRAPHIQUE DES TORSIONS TESTICULAIRES INTRAVAGINALES : UNE PRATIQUE CONFIDENTIELLE ?

  L Garel - Montréal; J Dubois - Montréal; D Filiatrault - Montréal; A Grignon - Montréal; F Rypens - Montréal

Objectifs :

Evaluer l'utilisation de la détorsion manuelle des torsions testiculaires aiguës chez l'enfant et l'adolescent dans différentes institutions pédiatriques.

Matériels et méthodes :

Vu la fiabilité du Doppler couleur dans l'exploration du scrotum aigu, l'importance de rétablir rapidement la perfusion du testicule ischémique et la fiabilité de la détorsion manuelle sous contrôle échographique, nous avons chercher à évaluer la diffusion de cette technique, qui est un standard dans notre milieu, grâce à l'envoi d'un questionnaire dans une quarantaine de centres pédiatriques mondiaux.

Résultats :

D'après les réponses déjà reçues : environ 50 % des répondants utilisent la technique de détorsion manuelle. Celle-ci est plutôt pratiquée par les chirurgiens que les radiologistes. Le monitoring Doppler couleur est rarement employé de façon continue. Le temps d'attente entre la présentation à l'urgence et le passage en salle d'opération est soigneusement occulté, de même que le pourcentage de préservation du testicule atteint.

Conclusion :

La détorsion manuelle n'est plus une technique confidentielle mais n'est pas encore pratiquée de façon optimale. L'implication des radiologistes peut et doit augmenter à cause de l'importance de la surveillance dopplerienne per et post-procédure.


ILOTS DES TISSUS SURRENAUX TESTICULAIRES DANS L'HYPERPLASIE SURRENALE CONGENITALE

  H Salame - Charleroi; N Damry - Bruxelles; C Heinriech - Bruxelles; C Christophe - Bruxelles; C Delcour - Charleroi; F Avni - Bruxelles

Objectifs :

Rapporter trois observations des îlots de tissus surrénaux (ITS) testiculaires chez des adolescents suivis pour une hyperplasie congénitale des surrénales (HCS).

Matériels et méthodes :

Trois patients suivis pour une HCS, due à un déficit en 21- hydroxylase, avec une histoire de non compliance de traitement de glucocorticoïde. A l'examen clinique, on observe une augmentation des volumes testiculaires bilatéralement. Une échographie testiculaire est réalisée.

Résultats :

L'échographie montre des tumeurs testiculaires bilatérales, localisées en périphérie près du mediastinum testis, hypoéchogènes par rapport au parenchyme tésticulaire. Au doppler couleur, elles sont hypervasculaires (n = 2) ou isovasculaires (n = 1) par rapport au parenchyme testiculaire. Le contrôle de l'échographie trois mois plus tard après ajustement du traitement hormonal montre une diminution de volume du ITS dans un cas et un statu quo dans deux cas.

Conclusion :

Les îlots surrénaux testiculaires sont fréquents chez les patients avec une hyperplasie congénitale des surrénales avec un traitement de glucocorticoïde mal équilibré. L'aspect échographique est très suggestif de IST ; tout geste agressif tel que la biopsie doit être évité tout en sachant que le diagnostic différentiel à l'histologie entre le ITS et les tumeurs de cellules de Leydig est souvent difficile.


ASPECTS ECHOGRAPHIQUES DE L'HYPEROXALURIE DE TYPE I (HOI) CHEZ L'ENFANT

  O Diallo - Bruxelles; M Hall - Bruxelles; F Janssen - Bruxelles; F Avni - Bruxelles

Objectifs :

Déterminer les différents aspects rencontrés dans l'hyperoxalurie de type I. Corréler ces aspects avec la fonction rénale.

Matériels et méthodes :

Revue des aspects échographiques au diagnostic et durant le suivi chez 13 patients présentant une HOI. Les images échographiques ont été analysées par deux observateurs. Les données échographiques ont été corrélées à l'évolution clinique et biologique.

Résultats :

Les 13 patients ont été suivis pendant une durée moyenne de 10 ans. Deux aspects échographiques ont principalement été rencontrés : 5 patients présentaient une hyperéchogénicité corticale, tous ont évolué vers l'insuffisance rénale ; 8 présentaient une hyperéchogénicité médullaire, seuls 2 ont évolués vers une insuffisance rénale. 8/13patients ont développé des lithiases.

Conclusion :

HOI présente deux aspects échographiques distincts : hyperéchogénicité corticale d'une part, hyperéchogénicité médullaire de l'autre. L'atteinte corticale présente un pronostic plus péjoratif.


DESINVAGINATION HYDROSTATIQUE ECHO-GUIDEE EXPERIENCE EN MILIEU NON-UNIVERSITAIRE

  V Arnould - Colmar; F Capron - Clamart; M Pau - Thionville; M Schmitt - Colmar

Objectifs :

Démontrer la faisabilité et fiabilité des techniques de désinvagination hydrostatique echo-guidée, en milieu extra-universitaire (ne disposant pas d'un chirurgien pédiatrique en permanence).

Matériels et méthodes :

Dix-huit enfants ont bénéficié de cette technique comportant un index radio-opaque hypo-osmolaire, entre 1/96 et 12/2002. On note la durée totale de la procédure, la survenue éventuelle de complications, la dose radique épargnée et évaluée.

Résultats :

Avec un seul échec, cette technique apparaît comparable aux techniques classiques. La dose radique épargnée moyenne correspond à 23 minutes de scopie soit de l'ordre de 14 à 15 mGy (doses " gonades "). L'utilisation d'un index radio-opaque permet une bonne acceptabilité de la part de chirurgies non spécialistes.

Conclusion :

La procédure apparaît facile, sûre, et apporte certains avantages en terme d'ergonomie.


EVALUATION PAR ABSORPTIOMETRIE BIPHOTONIQUE DE LA MINERALISATION OSSEUSE AU COURS DE LA MALADIE DE CROHN DE L'ENFANT. A PROPOS DE 29 CAS

  S Dorgeret - Paris; O Bourges - Paris; S Gaucher - Paris; C Alberti - Paris; J-P Hugot - Paris; J Navarro - Paris; J-P Cezard - Paris; M Hassan - Paris; G Sebag - Paris

Objectifs :

Déterminer la fréquence et quantifier la déminéralisation osseuse lors de la maladie de crohn de l'enfant.

Matériels et méthodes :

Vingt-neuf enfants suivis pour maladie de Crohn depuis 3.7 ans en moyenne ont eu une mesure de leur densité minérale osseuse (DMO) par absorptiométrie biphotonique du rachis lombaire (RL) et du corps entier (CE). Les résultats ont été exprimés en Z score et correlés à l'âge, le sexe, la taille, l'étendue des lésions, la durée d'évolution, la sévérité de la maladie et les traitements.

Résultats :

Une ostéoporose a été retrouvée dans 38 % des cas et une ostéopénie dans 38 % des cas. L'ostéopénie était plus marquée pour le RL que pour le CE (M = -2.1 DS RL vs 1.2 DS CE). Les facteurs favorisant l'ostéoporose sont : un âge plus avancé (p < 0.03), la dose moyenne de corticoïdes (0.51vs 0.33 p < 0.02). La sévérité de la maladie était à la limite de la significativité (p = 0.08) ainsi que l'utilisation des immunosuppresseurs (p = 0.1).

Conclusion :

Ce travail confirme la grande fréquence de l'ostéoporose, malgrè une supplémentation en vitamine D et calcium, survenant essentiellement à l'âge pubertaire. Le rôle du traitement corticoïde paraît certain et la sévérité de la maladie probable.


TOMODENSITOMETRIE AVANT ILEOCOLOSCOPIE DANS LES MALADIES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES INTESTINALES DE L'ENFANT : OU COMMENT BENEFICIER D'UNE PREPARATION DIGESTIVE COUPLEE

  N Belarbi - Paris; S Gaucher - Paris; J-P Hugot - Paris; J Mougenot - Paris; J-P Cezard - Paris; G Sebag - Paris; M Hassan - Paris

Objectifs :

Peut-on utiliser la préparation digestive de l'iléocoloscopie pour l'exploration tomodensitométrique et coupler ces deux examens ?

Matériels et méthodes :

Vingt-cinq patients âgés de 5 à 19 ans ; dont 16 Crohn, 2 RCH et 7 colites indéterminées sont explorées, la veille de l'iléocoloscopie, par tomodensitométrie réalisée après l'absorptiométrie d'un litre d'une solution isotonique de polyéthyleneglycol (Klean-prep). Le transit du grêle et l'échographie ont été réalisés dans un délai moyen d'une semaine.

Résultats :

Le balisage liquidien hypodense des anses digestives est satisfaisant pour l'iléon et le côlon droit, moyen pour le côlon gauche et le sigmoïde et variable pour le jéjunum et le côlon transverse. Les lésions du grêle ont toutes été détectées par la tomodensitométrie et notamment 3 atteintes iléales où la valvule n'a pu être franchie en iléocoloscopie. La sensibilité de la tomodensitométrie est plus faible au niveau du côlon avec des faux négatifs pour les lésions superficielles ainsi que le côlon transverse et le rectum.

Conclusion :

Le couplage des examens tomodensitométrique et endoscopique avec une seule préparation digestive paraît intéressant et complémentaire dans le bilan d'extension des lésions inflammatoires grêlo-coliques et apporte plus de confort pour le patient.


ETUDE DE FAISABILITE DE L'ENTERO-IRM AVEC INJECTION DE GADOLINIUM DANS LA PATHOLOGIE INFLAMMATOIRE DIGESTIVE EN PEDIATRIE

  C Godefroy - Lyon; F Pilleul - Lyon; F Dugougeat - Lyon; A Lachaux - Lyon; P-J Valette - Lyon

Objectifs :

Etude de faisabilité de l'entéro-IRM sans entéroclyse et avec injection de gadolinium comme nouvelle méthode diagnostique chez l'enfant connu ou suspect d'une maladie inflammatoire digestive (MID).

Matériels et méthodes :

Vingt-six enfants (8 -17 ans) connus ou suspects de MID (maladie de Crohn ou colite ulcérative) sont évalués en IRM. Les examens sont réalisés dans deux plans (coronal et axial) en apnée (séquences True FISP, FLASH avant et après gadolinium et Tl 3D FatSat). Les segments digestifs suspects et les anomalies extra-intestinales sont évalués par deux radiologues et confrontés aux données échographiques, endoscopiques et biologiques.

Résultats :

Le cadre digestif est entièrement visualisé sur tous les examens. La tolérance est bonne à excellente chez tous les enfants. Des signes de MID sont retrouvés chez 18 patients, avec atteinte du grêle distal (n = 13) et du côlon (n = 10). Des ulcérations trans-pariétales et/ou une lipomatose sous-muqueuse sont identifiées spécifiquement chez trois enfants. Les complications (fistules anales, fistules iléo-coliques, sténoses fibreuses et inflammatoires) sont correctement évaluées.

Conclusion :

L'entéro-IRM sans entéroclyse avec injection est un examen bien toléré et est une méthode non invasive efficace dans l'évaluation d'une MID. En pédiatrie, l'entéro-IRM doit être évaluée par une étude de sensibilité avant de pouvoir être considérée comme une référence diagnostique.


FAUT-IL, EN PEDIATRIE, DRAINER LES MALADIES DE CROHN COMPLIQUEES D'ABCES ?

  F Rypens - Montréal; J Dubois - Montréal; L Garel - Montréal; S Martin - Montréal; C Deslandres - Montréal; D Saint-Vil - Montréal

Objectifs :

Evaluer l'intérêt du drainage percutané dans la maladie de Crohn en pédiatrie.

Matériels et méthodes :

Etude rétrospective (1/1999-3/2002) des dossiers cliniques et radiologiques de 7 patients avec maladie de Crohn compliquée d'abcès. Drainages effectués sous repérage tomodensitométrique (6) ou écho-fluoroscopique (4) avec drain 6 ou 8.3 Fr.

Résultats :

Huit abcès chez 7 filles (12 -17 ans, moyenne : 14 ans 6 mois) ont été drainés. La localisation était psoas-iliaque (4), pelvienne (2), pariétale abdominale (2). La durée du drainage a été de 0 à 30 jours (moyenne 15 j). Le suivi après drainage (1 semaine - 3 ans (moyenne 14 mois)) a démontré : un collapsus complet de la collection (7/8), 1 récidive 1.5 mois après drainage. Des fistules digestives ont été démontrées chez 3 patients. Un patient a bénéficié d'un traitement uniquement médical, 5/7 patients ont été opérés en un temps après refroidissement et un est porteur d'une stomie. Aucune complication liée au drain n'a été observée.

Conclusion :

Le drainage percutané des abcès compliquant la maladie de Crohn chez l'enfant est efficace. Il permet la réalisation d'une chirurgie plus aisée en un seul temps opératoire. Il fait partie d'une nouvelle approche thérapeutique multidisciplinaire impliquant le traitement médical des fistules.


IMPACT DE L'ECHOGRAPHIE SUR LE PRONOSTIC DE REDUCTIBILITE D'UNE INVAGINATION ILEOCOLIQUE DE L'ENFANT

  C Baud - Montpellier; M Saguintaah - Montpellier; C Veyrac - Montpellier; A Couture - Montpellier; J-L Ferran - Montpellier; D Forgues - Montpellier; M-P Guibal - Montpellier; E Sabatier - Montpellier; H Allal - Montpellier; R-B Galifer - Montpellier

Objectifs :

Evaluer par échographie le pronostic de réductibilité au lavement pneumatique d'une invagination iléocolique de l'enfant (IIA).

Matériels et méthodes :

L'échographie haute fréquence de 107 invaginations consécutives a précisé leur forme anatomique, iléocolique (3 couches) ou iléoiléocolique (5 tuniques), leur situation sur le côlon (à droite ou à gauche de la ligne médiane) et la présence éventuelle de signes de souffrance intestinale (occlusion, croissant liquidien à la tête du boudin). La réduction par lavement pneumatique a été tentée 107 fois, suivie 18 fois d'une chirurgie.

Résultats :

Le pourcentage global de réduction pneumatique était de 83. La réduction était obtenue dans 89 % des formes iléocoliques (100), 14 % des formes iléoiléocoliques (7), 86 % des IIA situées à droite (99), 50 % des IIA situées à gauche (8 dont 2 rectales), 94 % des IIA sans signe de souffrance (82), 48 % des IIA avec souffrance. Deux des 10 IIA avec occlusion seule (pas d'ischémie) et 6 des 10 IIA avec croissant liquidien seul (1 nécrose, 5 sans ischémie) ont été opérées. Les 5 cas avec occlusion et croissant liquidien étaient irréductibles avec ischémie, dont 2 sur lésion primitive. Aucune des formes opérées sans croissant (7) n'avait d'ischémie.

Conclusion :

Une IIA iléocolique, située à droite, sans croissant liquidien, apparaît donc corrélée à un excellent pronostic de réductibilité. L'absence d'ischémie peut faire proposer une réduction pneumatique sous contrôle échographique (19 cas personnels) éventuellement répétée après intervalle libre.


HYPERPLASIE NODULAIRE FOCALE DE L'ENFANT : ANALYSE DES CAS EVOLUTIFS SUR UNE SERIE DE 25 PATIENTS

  S Franchi-Abella - Le Kremlin-Bicêtre; S Branchereau - Le Kremlin-Bicêtre; M Fabre - Le Kremlin-Bicêtre; B Husson - Le Kremlin-Bicêtre; D Pariente - Le Kremlin-Bicêtre

Objectifs :

Décrire l'évolutivité de l'HNF dans une population pédiatrique.

Matériels et méthodes :

Etude rétrospective (1971-2001) de 25 patients (1,5-14 ans, 18 filles, 7 garçons) porteurs d'HNF explorés par échographie (24), tomodensitométrie (18), IRM (5), artériographie (17). Diagnostic histologique (25).

Résultats :

Vingt-neuf HNF découvertes chez 25 enfants (2 formes multiples). Taille moyenne : 7,21 cm (4-14). Dix enfants ont eu une exérèse chirurgicale d'emblée. Cinq HNF ont été embolisées (4 enfants) : 2 régressions tumorales (50 %) opérées secondairement, 1 lésion stable, 1 exérèse partielle secondaire. Parmi les 10 lésions surveillées, 2 régressions avec apparition d'une encoche capsulaire dans un cas, 7 augmentations de taille (20 %) dont 6 exérèses secondaires et 1 stable. Un enfant perdu de vue. Chez un enfant opéré, réapparition d'une HNF sur le lit opératoire.

Conclusion :

Sur une grande série de 25 cas pédiatriques d'HNF, nous avons observé 7 cas d'augmentation du volume tumoral, 2 cas de régression et un cas de récidive après exérèse. Le potentiel évolutif de ces lésions bénignes chez l'enfant doit faire discuter leur prise en charge.


CONFRONTATION ANATOMO-RADIOLOGIQUE DES MASSES ABDOMINALES CHEZ L'ENFANT

  N Aloui - Tunis; S Ellouze - Tunis; A Askri - Tunis; I Ridene - Ariana; F Channoufi - Tunis; M Sayed - Tunis; F Ben Chehida - Tunis; I Bellagha - Tunis; B Chaouachi - Tunis; A Hammou - Tunis

Objectifs :

Confronter les résultats de l'imagerie des masses abdominales chez l'enfant avec ceux de l'histologie en vue d'etudier l'apport des méthodes d'imagerie dans l'approche diagnostique de cette pathologie.

Matériels et méthodes :

Une étude rétrospective de 532 masses abdominales chez des enfants âgés de 1 jour à 15 ans et explorés en milieu chirurgical sur une période de 10 ans. La radiographie standard et l'échographie ont été faits dans tous les cas. La tomodensitométrie a été réalisée dans 179 cas et l'IRM dans 19 cas.

Résultats :

Une discordance élevée entre les résultats de l'imagerie et de l'histologie a été notée pour les masses pancréatiques (50 %) et les volumineuses masses abdomino-pelviennes (33 %). Pour les masses hépatiques, digestives, péritonéales, rénales et vésicales, la discordance a été observée dans moins de 10 % des cas. Une concordance entre les données de l'imagerie et ceux de l'anatomo-pathologie a été notée pour les kystes hydatiques, les masses spléniques, ovariennes et retro-rectales.

Conclusion :

L'échographie reste l'examen de base dans l'approche diagnostique des masses abdominales chez l'enfant. Celle-ci est limitée pour les masses pancréatiques et abdomino-pelviennes volumineuses.

 


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