Mise à jour vendredi 28 octobre 2005

Journées Françaises de Radiologie 2004

En vous servant de votre navigateur, vous pouvez faire une recherche par mot-clé
Si vous désirez imprimer une référence , selectionnez le texte avec votre souris, faites un copier-coller dans un nouveau document de votre traitement de texte préféré, et imprimez ce document.  

Posters de Radio-Pédiatrie 

les résumés des posters également présentés en communication orale ne sont pas repris ici : voir dans les séances spécifiques

Vous pouvez consulter les posters directement en ligne
en vous connectant sur le site SFR :

Hydrographie fœtale : évaluation de la séquence RARE (rapid acquisition with relaxation enhancement) monocoupe épaisse dans la pathologie fœtale thoraco-abdominale

K Chaumoitre, C d'Ercole, T Merrot, E Wikberg, N Girard, M Panuel - Marseille - France

Objectifs : Evaluer l'intérêt de la séquence RARE dans la pathologie foetale hors SNC.

Matériels et méthodes
La séquence RARE est très rapide (5 s) et permet l'obtention d'images fortement pondérées T2. Nous avons réalisé 50 IRM foetales (18 SA-38 SA) comprenant des séquences true-FISP, HASTE, EG T1 et des séquences monocoupes épaisses (60 mm) RARE. Les acquisitions ont été obtenues en apnée. Les pathologies suspectées concernaient le thorax (n = 10), le tube digestif (n = 12), le tractus génito-urinaire (n = 23) et d'autres régions (n = 5). Les images RARE ont été comparées aux autres séquences rapides conventionnelles dans tous les cas et à l'imagerie post-natale dans 25 cas.

Résultats
Quarante trois examens étaient pathologiques. La séquence RARE a permis une vision globale de l'arbre trachéobronchique proximal, de l'oesophage, de l'estomac, de l'intestin grêle, de la vésicule biliaire et des voies urinaires. Elle a donné une appréciation volumique fortement corrélée à l'imagerie postnatale (cliché du thorax et de l'abdomen, cystographie). Un de ses avantages réside dans sa rapidité permettant sa répétition jusqu'à l'obtention d'une image de bonne qualité sans artefact de mouvement.

Conclusion
Bien que la séquence RARE n'ait pas montré d'anomalie supplémentaire par rapport aux autres séquences, elle est très démonstrative dans le cadre des dilatations urinaires ou digestives, des masses thoraciques kystiques et des néphropathies. Ces images ont une haute corrélation avec l'imagerie postnatale et permettent une meilleure compréhension dans le cadre de l'information parentale.


Masses et fistules médianes de la région frontonasale de l'enfant

N Creuze, P Pietrera, C Cellier, J Thiebot, P Le Dosseur - Rouen - France

Objectifs
Définir les masses et fistules médianes et leurs différents types. Explorer et illustrer de manière didactique l'imagerie des masses et fistules médianes de la région frontonasale. Définir la place respective du scanner multibarrette et de l'IRM dans leur exploration.

Matériels et méthodes
Les auteurs rapportent six cas d'enfants présentant une tuméfaction ou une fistule de la racine du nez et ayant eu une IRM et/ou un scanner.

Résultats
Les différents types de masses et fistules de la région frontonasale sont développés d'un point de vue embryologique, clinique et radiologique. Les masses et fistules médianes de la région frontonasale résultent d'un défaut de fermeture du canal duremérien ou de la petite fontanelle lors de l'embryogénèse. Le but de l'imagerie est de préciser la nature des masses (kyste dermoïde, hétérotopie gliale, méningoencéphalocèle), de rechercher une communication avec l'encéphale, de dépister les malformations cérébrales associées. Les protocoles d'exploration IRM sont décrits. L'aspect scanner de la région frontonasale chez le jeune enfant est rappelé car il peut être source d'erreur.

Conclusion
L'imagerie joue un rôle important dans le diagnostic et la prise en charge chirurgicale des masses et fistules médianes de la région frontonasale. La TDM et l'IRM sont complémentaires. Les limites de la TDM doivent être connues.


L'imagerie en ophtalmologie pédiatrique

E Alymlahi, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Présenter l'apport des différentes techniques d'imagerie au diagnostic et à la surveillance des principales pathologies ophtalmologiques pédiatriques.

Matériels et méthodes
La présentation est faite sous forme de cas cliniques associant description des signes cliniques et images radiologiques. Un rappel concernant la fréquence de chaque pathologie et ses principaux aspects est inclus.

Résultats
Diverses pathologies sont présentées : pathologie congénitale (microphtalmie, colobome, persistance du vitré primitif) pathologie infectieuse (ethmoïdite, abcès orbitaire), pathologie traumatique, pathologie tumorale : rétinoblastome, tumeurs de l'orbite (gliome du nerf optique, rhabdomyosarcome).

Conclusion
L'apport de l'imagerie au diagnostic et au suivi des situations pathologiques en ophtalmologie pédiatrique est important. Tout radiologue s'intéressant à la pédiatrie doit pouvoir effectuer et interpréter ces examens.


Fractures du coude chez l'enfant : pièges diagnostiques radiologiques

M-A Camezind-Vidal, M Pouquet, B Caire-Gana, F Castaing, N Orsoni, P de Brunanchon, I Jammet, C Piva, E Pascaud, A Maubon - Limoges - France

Objectifs
Ce travail a pour but d'illustrer le diagnostic radiologique des fractures du coude chez l'enfant.

Matériels et méthodes
Revue retrospective de 136 enfants présentant un traumatisme du menbre supérieur arrivés en CHU pendant 6 mois. Réalisation d'une relecture secondaire par un radiologue et un médecin responsable des urgences.

Résultats
Sous forme d'un quizz, les différents cas clinico-radiologiques permettent de faire le point sur la pathologie traumatique du coude de l'enfant, ses pièges et ses difficultés.

Conclusion
Les fractures du coude de l'enfant sont variées, complexes et peuvent engendrer une atteinte du pronostic fonctionnel si elles sont non diagnostiquées. Cet outil d'auto-évaluation permet une vue d'ensemble de cette pathologie.


Pathologie du genou de l'enfant : apport de l'IRM

W Douira, M Sayed, CH Ammar, CH Jallel, H Mizouni, H Louati, N Aloui, I Bellagha, M Ben Ghachem, A Hammou - Tunis - Tunisie

Objectifs
Illustrer l'apport de l'IRM dans l'exploration du genou pathologique de l'enfant.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective sur une période de 8 ans allant de janvier 1996 à mars 2004 qui a porté sur 70 enfants dont 30 filles et 40 garçons d'âge moyen 10 ans. Les motifs de consultation étaient une gonalgie (n = 38), un traumatisme (n = 14), une tuméfaction douloureuse du genou (n = 9) et une déformation (n = 9). Un syndrome méniscal externe était présent dans 16 cas, un syndrome méniscal interne dans 2 cas et un tiroir antérieur dans 3 cas. Tous les patients ont bénéficié d'une IRM du genou.

Résultats
L'IRM a permis de retenir le diagnostic d'une lésion méniscale et ligamentaire (n = 34) dont 9 ménisques externes discoïdes, 5 autres anomalies congénitales, de mettre en évidence une pathologie infectieuse (n = 9) dont un cas de tuberculose du genou et un cas d'ostéomyélite de la rotule, une pathologie tumorale (n = 5), une ostéochondrite disséquante (n = 7), un kyste poplité (n = 3) et une synovite villonodulaire (n = 2). Elle était normale dans dix cas. Les résultats sont discutés en fonction du suivi des patients.

Conclusion
L'IRM du genou est un examen non invasif souvent suffisant à la détection des lésions méniscales de l'enfant, au bilan des ostéochondrites et à l'exploration des tuméfactions des genoux.


Masses des parties molles thoraciques

N Allali, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Rapporter les caractéristiques en imagerie des masses des parties molles thoraciques chez l'enfant à travers une série de 14 cas.

Matériels et méthodes
Notre série comporte 14 cas d'atteinte des parties molles thoraciques dont 6 filles, 8 garçons. L'âge moyen est de 6 ans [6 mois, 13 ans]. Tous ces patients ont bénéficié d'une radiographie standard et d'une TDM thoracique. Une échographie des parties molles thoraciques a été réalisée dans 5 cas.

Résultats
L'atteinte des parties molles était primitive dans 10 cas, nous avons retrouvé un lipome (1 cas), lipoblastome (1 cas), fibromatose (1 cas), hématome (1 cas), Gorham (1 cas), abcès (1 cas) PNET (4 cas). Et dans 4 cas, l'atteinte était secondaire par contigüité à partir d'une lésion costale (infectieuse dans 2 cas : ostéite tuberculeuse, aspergillose ; tumorale dans 2 cas : sarcome d'Ewing.

Conclusion
Les masses des parties molles thoraciques peuvent être primitives ou satellites d'un foyer osseux ou pleuro-pulmonaire. L'exploration de ces masses bénéficie des différentes méthodes d'imagerie. L'intérêt de la radiologie conventionnelle est de détecter les opacités des parties molles ou une lésion du squellette osseux. L'échographie, La TDM et l'IRM constituent les techniques de choix pour apprécier l'extension tumorale.


Atlas d'imagerie des malformations broncho-pulmonaires chez l'enfant

R Braham, R Salem, M Golli, M Said, M Zbidi, M Belguith, A Zakhama, A Nouri, A Gannouni - Monastir - Tunisie

Objectifs
Illustrer les aspects en imagerie des malformations broncho-pulmonaires (MBP) chez l'enfant à travers une série de 35 cas.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective de 40 cas de MBP opérées au cours de 16 ans. Tous les enfants ont eu des radiographies du thorax de face et de profil. La TDM était réalisée dans 30 cas, L'échographie et/ou Doppler dans 12 cas, un transit oesophagien dans 3 cas, l'IRM dans 3 cas et l'angiographie dans 1 cas. L'examen anatomo- pathologique était réalisé dans tous les cas.

Résultats
L'emphysème lobaire congénital était la malformation la plus fréquente, 23 cas. L'atteinte était unilatérale dans 22 cas et bilatérale dans un cas. Le lobe moyen était atteint dans 12 cas. Le diagnostic était posé sur les données de la radiographie standard et la TDM dans tous les cas. La malformation adénomatoide kystique était retrouvée dans 10 cas : makrokystique dans 4 cas et 6 cas micro- kystiques. Le diagnostic était suspecté dans 6 cas en pré-opératoire. La séquestration pulmonaire (4 cas) était diagnostiqué dans 3 cas en préopératoire. Les kystes bronchogéniques : 2 cas médiastinaux et 1 cas intra-parenchymateux.

Conclusion
Les malformations broncho-pulmonaires de l'enfant sont des affections rares nécessitant un traitement radical souvent chirurgical. L'imagerie est indispensable pour le diagnostic et le bilan lésionnel préopératoire.


Coarctation de l'aorte : apport de l'IRM et de l'écho-doppler
pour expliquer l'HTA d'effort malgré une chirurgie précoce

N Texier, D Sirinelli, P Neville, A Chantepie - Tours - France

Objectifs
Déterminer les facteurs associés à une HTA d'effort chez l'enfant opéré avant un an d'une coarctation aortique. Recherche d'anomalies aortiques morphologiques ou vélocimétriques.

Matériels et méthodes
Vingt-neuf patients de 10 à 19 ans, opérés avant 1 an et indemnes de recoarctation, ont eu un test d'effort sur cycloergomètre avec mesure automatisée de la TA, un écho-doppler et une IRM aortique avec angio-IRM, permettant des mesures de diamètres et une cartographie des vitesses. La morphologie aortique a été classée en deux types : romane et gothique. L'HTA d'effort a permis de constituer un groupe hypertendu et un groupe normotendu. Test statistique non paramétrique de Wilcoxon.

Résultats
Le ratio des diamètres de l'arche artique et de l'aorte descendante au diaphragme est inférieur dans le groupe hypertendu, faisant supposer une association entre l'HTA d'effort et une hypoplasie de l'arche aortique.

Conclusion
L'hypoplasie de l'arche aortique est associée à l'HTA d'effort chez les patients opérés avant un an d'une coarctation aortique.


Exploration tomodensitométrique du canal artériel chez l'enfant

N Texier, C Taveau, M Boscq, D Sirinelli - Tours - France

Objectifs
Décrire la technique d'imagerie et le canal artériel normal, ainsi que ses différents aspects dans les cas de malformations cardio-vasculaires néo-natales.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective concernant plusieurs nouveau-nés explorés par tomodensitométrie dans un contexte le plus souvent pré-opératoire. Utilisation d'un scanner multibarrette avec injection de produit de contraste iodé et détection automatique du bolus. Analyse de la morphologie cardiaque et vasculaire, avec précisions sur la perméabilité, la situation et le diamètre du canal artériel.

Résultats
Mise en évidence des caractéristiques du canal artériel, permettant d'orienter un éventuel geste chirurgical.

Conclusion
La tomodensitométrie avec injection de produit de contraste iodé est un examen très performant en période néonatale pour l'exploration précise du canal artériel normal et pathologique.


La traumatologie du sport en pédiatrie

C Lehmann, H Ducou le Pointe, S Ariche-Maman, M Lenoir, J-P Montagne - Paris - France

Objectifs
La traumatologie du sport en pédiatrie est en augmentation. Ce poster didactique présente les particularités des lésions rencontrées à l’âge pédiatrique.

Matériels et méthodes
A partir d’une sélection de dossiers de patients explorés dans le service, nous présentons les différentes pathologies rencontrées et leur exploration en imagerie.

Résultats
La pathologie osseuse (macrotraumatique et microtraumatique) : la pathologie macrotraumatique est caractérisée par le type et la localisation des fractures et par la fréquence des arrachements des points d’ossification secondaire. La localisation (bassin, genou, rachis) dépend de l’âge de l’enfant et de l’activité sportive effectuée La pathologie microtraumatique est représentée principalement par les fractures de fatigue et les ostéochondroses. Elles constituent des pièges diagnostiques notamment en IRM. Les lésions articulaires comportent les fractures ostéochondrales, les lésions méniscales et les lésions ligamentaires qui sont plus rares en pédiatrie. Les lésions tendineuses sont souvent intriquées avec les ostéochondroses en leur point d’insertion (la résistance mécanique de l’os est inférieure à celle des tendons). Les lésions musculaires (hématome, rupture) sont rares. La myosite ossifiante circonscrite constitue un piège diagnostique.

Conclusion
La croissance du squelette, la résistance respective de l’os, des tendons, des ligaments et des muscles sont différentes chez l’enfant et chez l’adulte ce qui explique la différence des pathologies observées.


Invagination intestinale aiguë du nourrisson :
facteurs pronostiques de l'échec du traitement non opératoire

MA Jellali, S Bourogaa, M Zbidi, S Kriaa, CH Hafsa, R Braham, M Said, M Golli, A Gannouni - Monastir - Tunisie

Objectifs
L'invagination intestinale aiguë (IIA) représente l'urgence abdominale la plus fréquente du nourrisson. Le lavement est la technique de choix de réduction des formes primitives du nourrisson. Dans un but de réduire le risque de perforation en rapport avec cette méthode, les auteurs dégagent des facteurs pronostiques cliniques et radiologiques qui influencent les résultats thérapeutiques.

Matériels et méthodes
Il s'agit d'une étude prospective de 300 cas d'IIA confirmée par échographie. Le lavement à visée thérapeutique sous contrôle scopique a été réalisé dans 219 cas. Nous avons utilisé les hydrosolubles dans 142 cas, la baryte dans 67 cas et l'air dans 11 cas. Une désinvagination au sérum physiologique sous contrôle échographique a été réalisée dans 34 cas. Nous avons essayé d'établir une corrélation entre des paramètres cliniques, radiologiques et les résultats thérapeutiques en terme de succès et de complication.

Résultats
Le taux de réussite du lavement était de 78,3 %. La présence d'un syndrome occlusif ou un retard diagnostique réduisait ce taux respectivement à 52,8 % et 66 %. Une épaisseur de la paroi de l'anse invaginée supérieure à 8 mm s'associait à 49 % de succès. Ce taux passait à 20 % seulement s'il y avait une hypovascularisation de la tête du boudin au Doppler couleur. Une perforation s'est produite dans 4,1 % des cas.

Conclusion
Le syndrome occlusif et le retard diagnostique d'une part, l'épaississement important de la paroi et/ou l'hypovascularisation de la tête du boudin d'autre part présagent plus.


Traitement non opératoire de l'invagination intestinale aiguë idiopathique du nourrisson : quelle méthode choisir

MA Jellali, S Bourogaa, M Zbidi, S Kriaa, CH Hafsa, R Braham, M Said, M Golli, A Gannouni - Monastir - Tunisie

Objectifs
L'invagination intestinale aiguë (IIA) représente une urgence diagnostique et thérapeutique de par le risque de nécrose intestinale qu'elle peut engendrer. La place du radiologue est fondamentale dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique. Dans ce travail, les auteurs comparent l'efficacité des différentes méthodes de traitement non opératoire.

Matériels et méthodes
Il s'agit d'une analyse rétrospective de 300 observations d'IIA confirmées échographiquement. Le lavement à visée thérapeutique sous contrôle scopique a été réalisé dans 219 cas. Une désinvagination au sérum physiologique sous contrôle échographique a été réalisée dans 34 cas. 47 étaient opérés d'emblée. Les enfants étaient préalablement hospitalisés. Le lavement aux hydrosolubles était utilisé dans 142 cas, la baryte dans 67 cas et l'air dans 11 cas.

Résultats
Le taux de réussite du lavement thérapeutique était de 78,3 %. Ce taux était de 90 % pour l'air, 79,4 % pour la baryte et 76,9 % pour les hydrosolubles. La réduction sous contrôle échographique a été obtenue dans 61,8 % des cas. Le traitement non opératoire était compliqué de perforation dans 10 cas : 5 cas avec la baryte, 4 avec les hydrosolubles et un cas lors de la réduction sous contrôle échographique.

Conclusion
Le succès du traitement non opératoire était comparable quelle que soit la méthode avec toutefois une légère supériorité de la réduction pneumatique. La perforation était plus fréquente et plus grave avec la baryte.


Lésions focales spléniques en pédiatrie

B Leloutre-Françon (1), C Boyer (1), R Puy (1), C Maffiolo (1), A Geoffray (1), K Badosa (2), N Bosson (1) - (1) Nice - France, (2) Barcelone - Espagne

Objectifs
Proposer une classification des différentes lésions spléniques observées en échographie chez l'enfant.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective des anomalies spléniques observées chez les enfants en pratique courante depuis cinq ans. L'échographie est réalisée avec une sonde de 3,5 ou 8,5 Mhz, puis avec une sonde linéaire superficielle (12Mhz) sur des appareils ATL 5000 de Philips et Logic 9 GE.

Résultats
Il existe un large spectre de lésions spléniques : congénitales, inflammatoires, infectieuses, vasculaires et tumorales, en excluant la traumatologie. L'analyse séméiologique des lésions permet une approche étiologique. De plus, l'étude avec une sonde superficielle améliore la détection des micro-lésions, et la caractérisation de toutes les lésions.

Conclusion
L'atteinte splénique est assez fréquente chez l'enfant, parfois de découverte fortuite. La classification proposée en fonction de la séméiologie échographique et du contexte clinique permet une orientation diagnostique.


Le syndrome de Budd-Chiari chez l'enfant : à propos de 7 cas

N Ech-Cherif El Kettani, L Chat, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Préciser l'apport de l'imagerie dans le syndrome de Budd-Chiari chez l'enfant.

Matériels et méthodes
Série de 7 enfants (4 filles, 3 garçons) âgés entre 3 et 14 ans, recrutés entre janvier 2002 et mars 2004. L'échographie-Doppler et la tomodensitométrie abdominales sont réalisées dans tous les cas.

Résultats
L'imagerie objective une anomalie des veines sus-hépatiques dans 5 cas et une anomalie de la veine cave inférieure dans 2 cas.

Conclusion
Le syndrome de Budd-Chiari reste une cause rare d'hypertension portale chez l'enfant. Les moyens d'imagerie précisent le siège de l'obstacle et permettent une approche étiologique de sa nature.


Neuroblastomes pelviens

N Allali, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Rapporter l'aspect en imagerie des neuroblastomes pelviens à partir d'une série de 12 cas sur une période de 10 ans.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective sur une durée de 10 ans [1992-2002]. Tous les patients ont bénéficié d'une echographie et un scanner abdomino-pelvien. Il s'agit de 12 patients : 5 filles et 7 garçons. L'âge moyen est de 3 ans. La clinique retrouve : une masse pelvienne (6 cas), une masse saccro-coxygienne (4 cas) des signes de souffrance medullaire (2 cas), une rétention des urines (3 cas). Tous les patients ont bénéficié d'une échographie et un scanner abdomino-pelvien.

Résultats
L'échographie retrouve une volumineuse masse tissulaire hétérogène bien limitée dans tous les cas renfermant des calcifications dans : 4 cas, des zones de nécroses dans 9 cas. L'envahissement vasculaire a été retrouvé dans 5 cas. Le scanner confirme ces résultats échographiques L'extension endocanalaire a été noté dans 3 cas.

Conclusion
Le neuroblastome est une tumeur maligne fréquente chez l'enfant. Il se localise essentiellement au niveau de la région abdomino-thoracique. Le siège pelvien représente 2 à 5,6 % de toutes les localisations. L'imagerie permet d'orienter le diagnostic, de préciser l'extension tumorale surtout en endocanalaire et joue un rôle important dans la surveillance post thérapeuthique.


Atlas d'imagerie des masses pelviennes kystiques de l'enfant

M Said, R Salem, R Braham, C Hafsa, S Kriaa, M Golli, M Mekki, A Zakhama, A Nouri, A Gannouni - Monastir - Tunisie

Objectifs
Illustrer les aspects en imagerie des principales masses kystiques de l'enfant. Proposer une approche diagnostique de ces affections.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective de 25 cas de masses pelviennes kystiques chez l'enfant durant une période de 10 ans. L'âge des enfants variait de 1 jour à 14 ans, 16 filles et 9 garçons. Les circonstances de découverte étaient : une masse abdomino-pelvienne, douleurs abdominales, infection urinaire, constipation, occlusion intestinale basse. Le cliché d'abdomen sans préparation et l'échographie étaient réalisés chez tous les patients. La TDM dans 22 cas et L'IRM dans 2 cas et les opacifications digestives dans 4 cas. Tous les cas étaient opérés avec une étude anatomopathologique.

Résultats
Les diagnostics étaient : 5 cas d'hydrocolpos, 9 kystes de l'ovaire, 2 lymphangiomes kystiques, 3 kyste hydatiques, 2 duplication rectales, 2 tératomes kystiques, 2 péritonite méconiales (kyste et ascite cloisonnée).

Conclusion
Les masses pelviennes kystiques de l'enfant différent selon le sexe de l'enfant. L'imagerie joue un rôle fondamental dans le diagnostic positif, le bilan lésionnel et le diagnostic étiologique de ces affections.


Imagerie des cancers thyroïdiens chez l'enfant: : à propos de 4 cas

B Elabdi, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Insister sur l’apport diagnostique de l’imagerie dans les tumeurs thyroïdiennes malignes chez l’enfant.

Matériels et méthodes
Rapporter 4 cas de tumeurs thyroïdiennes malignes colligés sur une période de huit ans. Les patients étaient âgés de 8 ans à 14 ans avec un âge moyen de11 ans (3F /1H), tous les patients ont bénéficié d’une échographie thyroïdienne et d’une scintigraphie, la TDM cervicale est pratiqué dans deux cas.

Résultats
L’échographie révèle un nodule thyroïdienne hypoéchogène, hétérogène lobaire dans deux cas, un goître hétérogène dans un cas et un goître associé à un nodule hétérogène du lobe gauche dans un cas. La TDM confirme les données précitées par l’échographie. Les métastases pulmonaires sont notées dans deux cas. Le diagnostic histologique est en faveur d’un adénocarcinome papillaire dans tous les cas.

Conclusion
Le cancer thyroïdien chez l’enfant est rare, il représente 1,5 % de toutes les tumeurs avant 15 ans et 7 % des tumeurs de la tête et du cou de l’enfant. L’imagerie oriente le diagnostic dans la majorité des cas mais la confirmation définitive reste anatomo-pathologique.


CD-Rom d'auto-enseignement : sémiologie radiologique et corrélation radioclinique
des épanchements aériques intra-thoraciques chez le nouveau-né

M Souei-Mhiri, M Ben Saad, I Hasni-Bouraoui, S Errai, F Elouni, H Jemni-Gharbi, H Sboui, K Tlili-Graiess - Sousse - Tunisie

Objectifs
Illustrer les différents aspects radiologiques des épanchements aériques intra-thoraciques chez le nouveau-né et ce après une étape d'anatomie radiologique et de sémiologie spécifiques à cet âge.

Matériels et méthodes
Les clichés radiologiques, illustrant les éléments sémiologiques contribuant au diagnostic positif et étiologique, sont colligés au service de néonatologie. Le CD-Rom est lisible sur PC compatible Pentium avec des images de radiographies du thorax numérisées, travaillées sur Photoshop avec présentation multimédia en format HTML.

Résultats
Les épanchements gazeux intra-thoraciques chez le nouveau-né constituent une situation relativement fréquente, parfois grave nécessitant un diagnostic précoce et une prise en charge médico-chirurgicale rapide. Leur diagnostic positif est basé sur un examen radiologique simple qui est la radiographie du thorax. Cet examen précise le site, l'importance et souvent la cause de l'épanchement.

Conclusion
L'étude radiologique contribue au diagnostic positif et étiologique de ces lésions et permet très souvent une approche diagnostique adaptée.


Kyste anevrysmal de localisation inhabituelle : A propos de trois cas pédiatriques

B Elabdi, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Illustrer trois localisations inhabituelles du kyste anévrysmal et mettre l'accent sur les signes radiologiques évocateurs de cette pathologie.

Matériels et méthodes
Trois observations d'enfants âgés de 5 à 14 ans (2M/1F), hospitalisés pour bilan d'une tuméfaction douloureuse, non pulsatile, de topographies différentes : mastoïde G, de la rotule et du sacrum. Une radiographie standard, une tomodensitométrie et une IRM sont réalisés dans tous les cas.

Résultats
Le bilan radiologique TDM et IRM avec séquences angiographiques note un processus expansif, osseux, hétérogène, richement vascularisé, soufflant l'os et prenant le produit de contraste en périphérie. Les limites d'extension de ses lésions sont parfaitement appréciées. La topographie est différente : une localisation mastoïdienne gauche, une localisation rotulienne et une localisation sacrée. L'examen anatomopathologique conclut à un kyste anévrysmal. Tous nos patients ont bénéficié d'un traitement chirurgical avec embolisation pré-chirurgicale dans un cas, les suites opératoires étaient simples.

Conclusion
Le but de ce travail est de présenter trois localisations inhabituelles de kyste osseux anévrysmal et d'évaluer leur aspect radiologique.


Déformation de madelung de l'enfant liée à la présence
d'un ligament radiolunaire anormal : à propos de 3 cas

C Guilley, P de Brito, B Goguey, B de Courtivron, D Sirinelli - Tours - France

Objectifs
Préciser l'apport du scanner et de l'IRM du poignet dans la mise en évidence d'un ligament radiolunaire anormal qui participerait à la déformation de madelung. Intérêt de l'analyse radiographique initiale.

Matériels et méthodes
Trois adolescentes consultent pour des douleurs bilatérales des poignets.

Résultats
Les radiographies standard montrent une déformation de madelung avec une incurvation excessive radiocubitale inférieure, un aspect triangulaire des épiphyses et une fermeture de l'angle radiocarpien. Chaque adolescente bénéficie soit d'une tomodensitométrie hélicoïdale sans injection, soit d'un arthroscanner ou d'une imagerie par résonance magnétique. Toutes ces techniques identifient un ligament radiolunaire anormal dont l'insertion radiale se fait au sein d'une gouttière osseuse. A posteriori cette gouttière radiale apparaissait sur les radiographies standard. Dans deux cas, l'exérèse de ce ligament a permis une diminution de la déformation et de la symptomatologie, sans recourir à l'ostéotomie classique.

Conclusion
Dans le cadre de la déformation de madelung, une imagerie par tomodensitométrie ou IRM sans injection permet de détecter la présence d'un ligament radiolunaire anormal au sein d'une gouttière radiale. La recherche de cette gouttière par la radiographie standard pourrait suffire à affirmer indirectement la présence de ce ligament, dont l'exérèse précoce semble limiter la déformation du poignet, améliorer sa mobilité et soulager la douleur.


Collection aérique intrahépatique post-traumatique chez un garçon de 12 ans

L Rausin, P Jamblin, H Bostem, M Demarche, M Trippaerts - Liège - Belgique

Objectifs
Présentation d'une observation particulière de collection aérique intrahépatique persistante après un traumatisme fermé de l'abdomen chez un enfant.

Matériels et méthodes
Garçon de 12 ans victime d'un traumatisme abdomino-thoracique par écrasement. Trois jours après l'accident, les examens echographique et CT à l'admission révèlent l'existence d'une fracture-contusion hépatique de grade 4 au sein de laquelle persistera une collection aérique pendant 7 jours. Bon état général, pas de signe d'infection, évolution favorable.

Résultats
En dehors de tout abcès, infarctus mésentérique ou nécrose intestinale de quelque nature, la présence d'air intravasculaire est une découverte fortuite fugace dans 1 % des cas de traumatismes fermés de l'abdomen. Le mécanisme en est l'augmentation brutale de la pression abdominale et endoluminale responsable d'un passage direct de gaz de la lumière intestinale au compartiment vasculaire portal sans brèche macroscopiquement visible.

Conclusion
Observation particulière d'air intrahépatique post-traumatique persistant en raison de sa « séquestration » dans une brèche. Discussion de la séquence physiopatholgique et de la classification des traumatismes hépatiques. Brown MA et al (1999) Intravascular gas as an incidental finding at US after blunt abdominal trauma. Radiology 210 : 405-408.


Traitement des pleurésies purulentes de l'enfant : qu'attendre de l'imagerie

D Grévent, P Le Dosseur, C Cellier, B Bachy, C Marguet - Rouen - France

Objectifs
Proposer une prise en charge multidisciplinaire des pleurésies purulentes de l’enfant.

Matériels et méthodes
A partir d’une série de pleuropneumopathies, les indications et les modalités du drainage pleural ont été discutées en concertation multidisciplinaire. L’échographie pleurale est réalisée de première intention. Elle caractérise l’épanchement qui peut être soit libre et anéchogène, soit libre contenant des fausses membranes, soit cloisonné. Si l’épanchement est libre, la ponction guidée par échographie apprécie le caractère purulent ou non purulent et recherche le germe causal. Si l’épanchement est cloisonné, la TDM précise le siège des poches purulentes, confirme la présence de parois organisées et guide le drainage.

Résultats
Les images de fausses membranes observées en échographie au cours de l’évolution des pleurésies ne doivent pas être confondues avec d’authentiques cloisons. Le drainage n’est pas systématique, discuté en fonction de la tolérance clinique, de l’échographie et du résultat de la ponction. Si l’épanchement est cloisonné, la TDM est le meilleur examen pour décider le mode de drainage, percutané, ou sous thoracoscopie.

Conclusion
L’échographie a réduit le nombre de thoracoscopies et de TDM sans modifier le nombre de drainages dont les indications reposent essentiellement sur la tolérance clinique.


Anevrysme de l'aorte abdominale du nouveau-né et nourisson : présentation de 2 cas

M Dhahbi, M Souei-Mhiri, K Mrad Daly, I Hasni-Bouraoui, K Monastiri, S Abroug, F Limayem, K Ennabli, K Tlili-Graiess - Sousse - Tunisie

Objectifs
Rapporter deux observations très rares d'anévrysme de l'aorte abdominale (AAA) découverts chez un nouveau-né et un très jeune nourrisson.

Matériels et méthodes
Les deux dossiers d'AAA, colligés en 2002 et en 2003, comprenaient Les données cliniques, biologiques, de l'imagerie et les modalités thérapeutiques. Les patients ont été explorés par echodoppler (ED), scanner et angiographie numérisée.

Résultats
Cas 1 : Prématuré de 28 SA, connu porteur en anténatal d'une double masse kystique communicante abdomino-pelvienne. L'ED post-natal découvrait un AAA avec bilans cardiaques et hématologiques normaux. Le suivi en ED démontrait la thrombose partielle de l'AAA avec une hypertension artérielle dès 7 mois normalisée sous traitement. Une angiographie était réalisée à 1 an suivi 3 mois après, une résection de la poche anévrysmale. Cas 2 : Jumelle née à 32 SA, ayant souffert en neonatal d'infection nosocomiale et de nécrose ischémique de 2 orteils gauches. Découverte à 4 mois d'un déficit en protéine C et en ED, d'un AAA étendu à l'iliaque primitive droite confirmé par angioscanner. L'enfant a été opéré à 8 mois, avec suivi immédiat et à 1 mois en ED.

Conclusion
Les AAA chez le nouveau-né et le jeune enfant sont très rares et souvent associés à des malformations cardio-vasculaires ou compliquant un cathétérisme ombilical infecté. Les autres étiologies sont encore plus rares et les formes congénitales sont rarissimes. Diagnostic positif et évaluation de l'extension sont parfaitement assurés par l'ED à cet âge où l'angiographie est relativement difficile et agressive.


Imagerie de la tuberculose abdominale de l'enfant

F Taleb, R Dafiri - Rabat - Maroc

Objectifs
Rappeler les différents aspects radiologiques de la tuberculose abdominale et définir la place des différentes techniques d’imagerie.

Matériels et méthodes
Etude rétrospective de 14 cas de tuberculose abdominale. Tous les patients ont été explorés pau une échographie abdominale avec un complément TDM dans 9 cas.

Résultats
L’âge moyen était de 5 ans. Le délai d’évolution entre les premiers signes cliniques et le diagnostic était dans tout les cas supérieurs à 3 mois. La multifocalité des lésions a été notée dans 65 % des cas avec une atteinte thoracique associée dans 1 cas. La tuberculose digestive a été notée dans 4 cas, dont 3 localisations intestinales et une localisation gastrique, la forme splénique a été notée dans 3 cas, l’atteinte hépatique dans 3 cas, une tuberculose péritonéale dans 2 cas, l’atteinte ganglionnaire souvent associée à d’autres localisations a été vue chez 4 cas.

Conclusion
La tuberculose abdominale occupe la 3ème place des localisations tuberculeuses après la localisation thoracique et ganglionnaire, elle présente un aspect radiologique polymorphe en fonction de l’organe atteint. L’échographie et surtout la TDM restent les examens de référence dans le diagnostic, le bilan d’extension et la surveillance ainsi que certains gestes de ponctions à visée diagnostique.


Gadobénate de diméglumine (Gd-BOPTA) versus acide gadopentétique (Gd-DTPA) pour le diagnostic IRM des lésions du SNC chez l'enfant

G Pirovano (1), C Colosimo (2), M Kirchin (3), B Hogstrom (1) - (1) Princeton - Etats-Unis, (2) Chieti - Italie, (3) Milan - Italie

Objectifs
La relaxivité T1 in vivo du gadobénate de diméglumine (Gd-BOPTA) est approximativement double de celle du Gd-DTPA en raison d'une affinité faible et transitoire pour l'albumine sérique. Cet essai comparatif a étudié le rehaussement des lésions du SNC avec ces 2 agents de contraste au sein d'une population pédiatrique.

Matériels et méthodes
Soixante-trois enfants porteurs de lésions du SNC ont reçu Gd-BOPTA (n = 29) ou Gd-DTPA (n = 34) à la dose de 0,1 mmol/kg. Les images par RM étaient acquises avant (T1+T2wSE) et après injection (T1wSE). L'évaluation qualitative en aveugle comparait les images pré et post-dose en termes de visualisation des lésions. L'analyse qualitative portait sur les rapports signal lésion/bruit (L/B), contraste/bruit (C/B) et le pourcentage de rehaussement (% Re).

Résultats
Les variations des scores pré/post-dose étaient significativement plus importantes avec Gd-BOPTA en termes de contour (p = 0,018) et rehaussement (p = 0,006). Les valeurs moyennes post-dose de L/B, C/B et %Re étaient plus élevées avec Gd-BOPTA (0,5±0,4 vs 0,3±0,4 ; 9,1±15,4 vs. 2,2±9,9 ; 66,6±47,4 vs. 42,8±39,0, respectivement).

Conclusion
Cette étude met en évidence la supériorité du Gd-BOPTA par rapport au Gd-DTPA pour le rehaussement des lésions du SNC chez l'enfant. Ceci pourrait constituer un avantage diagnostique pour la détection des lésions de petite taille ou prenant mal le contraste.


Imagerie cérébrale des enfants secoués : apport de l'IRM de diffusion

J Baud, F Belloy, B Richter, G de la Gastine, M Jokic, M Hamon - Caen - France

Objectifs
Parmi les diverses manifestations de la maltraitance chez l'enfant, le syndrome des enfants secoués est une entité clinique et radiologique souvent mal appréhendée. Elle résulte de lésions encéphaliques secondaires à des secousses répétées et intentionnelles. Nous proposons une revue récente de la littérature et illustrons, à partir de plusieurs observations, les caractéristiques de l'imagerie cérébrale non-invasive en soulignant l'intérêt de l'imagerie de diffusion.

Matériels et méthodes
Nous rapportons six observations d'enfants secoués (âgés de 10 jours à 29 mois). Tous ont bénéficié d'au moins un examen TDM cérébral et d'une IRM. Pour deux enfants, une IRM de contrôle a été réalisée à distance.

Résultats
Les lésions les plus fréquemment retrouvées sont : hématomes sous-duraux aigus ou chroniques, contusions, oedème cérébral, hémorragie sous-arachnoïdienne. Les séquences de diffusion permettent de détecter précocement des zones de souffrance ischémique, avec une bonne corrélation à la gravité clinique. Les lésions encéphaliques secondaires aux traumatismes par secousses apparaissent différentes de celles observées en cas de traumatisme accidentel.

Conclusion
Le syndrome des enfants secoués est une forme particulièrement grave de maltraitance, de diagnostic souvent difficile. La réalisation précoce d'une IRM cérébrale avec séquence de diffusion apparaît intéressante pour établir le diagnostic positif et évaluer le pronostic.


Traumatisme du rachis de l'enfant

I Bellara, A Zrig, K Mrad Daly, D Bakir, L Harzallah, H Amara, K Tlili-Graiess, CH Kraiem - Sousse - Tunisie

Objectifs
Présenter un CD-Rom interactif d'auto-enseignement facile à consulter pour les résidents de radiologie, d'orthopédie et de neuro-chirurgie. Il traite les particularités du traumatismes rachidien de l'enfant.

Matériels et méthodes
C-DRom lisible sur PC.

Résultats
Le rachis de l'enfant présente des particularités anatomiques indispensables à connaître pour faire le diagnostic d'une lésion traumatique du rachis de l'enfant. On se propose de passer en revue les différents types des lésions traumatiques du rachis, et une 2ème partie sera consacrée à l'étude de cas radio-clinique.

Conclusion
Les traumatismes du rachis de l'enfant sont particuliers nécessitant une connaissance des particularités anatomiques et des mécanismes lésionnels, l'imagerie médicale et notamment l'IRM est d'un grand apport surtout dans la détection des lésions médullaires sans lésion osseuse associée.


Hypodensité péricochléaire : variante de la normale chez l'enfant. Etude rétrospective tomodensitométrique des rochers

P de Brito, J-P Metais, E Lescanne, M Boscq, D Sirinelli - Tours - France

Objectifs
Evaluation tomodensitométrique de la prévalence chez l'enfant d'une hypodensité péricochléaire.

Matériels et méthodes
L'étude corrèle les données scanographiques des rochers et leurs indications qui comprennent l'exploration de pathologies ORL ou neurologiques (céphalée, traumatisme.). Une hélice est réalisée en coupes de 5 mm, 6 mm ou 0,75 mm selon le matériel utilisé avec reconstructions multiplanaires. Une hypodensité péricochléaire significative, supérieure ou égale à 0,4 mm est prise en compte ainsi que sa forme curviligne ou nodulaire.

Résultats
Une hypodensité péricochléaire s'identifie dans près de 40 % des cas. Il n'existe pas de prédominance de population selon l'indication de l'examen. Sa forme curviligne prédomine, avec une atteinte uni ou bilatérale, à part égale. Pas de différence significative selon le sexe. Tous les âges sont concernés, du nourisson à l'adolescent, avec néanmoins une prédominance chez l'enfant (de 0 à 8 ans).

Conclusion
L'étude confirme une prévalence élevée d'une hypodensité péricochléaire dans une population pédiatrique, sans corrélation clinique, ce qui justifie la prudence sémiologique de ce signe scanographique communément décrit dans le cadre d'une suspicion d'otospongiose péricochléaire chez l'adulte et l'atteinte péricochléaire de l'ostéogenèse imparfaite.


Malformations corticales et épilepsie : apport de l'IRM

J-P Cottier, C Sembely-Taveau, M Boscq, S Gallas, C Vinikoff-Sonier, D Lo, D Herbreteau, D Sirinelli - Tours - France

Objectifs
Les malformations corticales sont de plus en plus reconnues comme d'importantes causes d'épilepsie, de retard mental et autres troubles neurologiques. Notre but est de présenter l'intérêt de l'IRM dans ces pathologies en y associant leurs aspects cliniques, génétiques et thérapeutiques.

Matériels et méthodes
La classification utilisée est celle proposée en 2001 par Barkovich et al. Cette classification est basée sur les trois événements fondamentaux de la formation corticale : prolifération des neurones et de la glie dans la matrice germinale subventriculaire, migration des neurones post-mitotiques vers la périphérie, organisation corticale secondaire en 6 couches.

Résultats
L'IRM étudie tout particulièrement l'épaisseur du manteau cortical, la morphologie du cortex et des sillons, la jonction SB-SG, recherche la présence de tissu gris en position ectopique. Ces informations, couplées avec l'histoire familiale, la sémiologie des crises et les données génétiques doivent permettre une classification correcte des lésions.

Conclusion
L'IRM permet le dépistage et la classification des malformations corticales. Son apport est fondamental pour décider de la possibilité d'une chirurgie en cas d'épilepsie réfractaire au traitement médical. Une correcte classification de ces malformations devrait aider à fournir à la famille un conseil adapté à la fois en terme de génétique et de pronostic.


Dysraphisme de l'enfant

I Bellara, A Zrig, K Mrad Daly, D Bakir, H Amara, K Tlili-Graiess, CH Kraiem - Sousse - Tunisie

Objectifs
Fournir un support pédagogique d'utilisation facile pour les résidents de radiologie, de pédiatrie et de neuro-radiologie concernant les malformations congénitales du rachis de l'enfant.

Matériels et méthodes
CD-Rom lisible sur PC.

Résultats
Après un bref rappel embryologique et des particularités anatomiques du rachis de l'enfant, nous passerons en revu les principaux dysraphismes tout en insistant sur l'apport de l'imagerie moderne.

Conclusion
Les dysraphismes de l'enfant constituent une pathologie rare dont l'approche diagnostique a été améliorée par les nouvelles méthodes d'imagerie médicale.


Hémorragie sous-piale : espace peu connu des hémorragies intracraniennes

D Grévent, F Proust, V Laudenbach, A Laquerriere, C Cellier, D Eurin - Rouen - France

Objectifs
Montrer un site peu connu d'hémorragie intracrânienne du prématuré.

Matériels et méthodes
Prématuré né à 32 semaines d'aménorrhée par césarienne dans un contexte d'hématome rétroplacentaire. Les premiers jours de vie ont été marqués par une maladie des membranes hyalines, des troubles de l'hémostase et un syndrome infectieux sévère.

Résultats
Une ETF à J6 met en évidence un syndrome de masse avec des images liquidiennes superficielles occipitales droites. Une IRM à J10 affirme la nature hémorragique de la lésion, superficielle respectant l'espace sous-arachnoïdien, localisée en temporo-occipital droit et en miroir en frontal postérieur gauche, datant de quelques jours avec tendance à l'expansion sous-jacente. Cette topographie est inhabituelle mais connue des neurochirurgiens. Elle se fait dans la couche I du cortex, zone toute superficielle bordée par la membrane limitante la séparant de la pie-mère, elle-même traversée par des vaisseaux perforants. Sa structure est relativement lâche et lors d'un traumatisme direct elle se distend facilement par l'oedème avec rupture secondaire des vaisseaux perforants. Les formes étendues peuvent se compliquer d'ischémie sous-jacente.

Conclusion
L'IRM permet une localisation précise des épanchements hémorragiques, dont l'aspect ici est caractéristique par la disposition superficielle d'une couche corticale facilement distendue à distinguer d'une hémorragie intraparenchymateuse profonde.


Cause rare de l'exophtalmie : l'ostéome frontal à extension endo-orbitaire avec mucocèle rétentionnelle. Apport de l'imagerie

T Salaheddine, A Elkharras, A Haddad, M Jidal, N Aziz, S Chaouir, T Amil, A Hanine, M Benameur - Rabat - Maroc

Objectifs
Rapporter l'aspect en imagerie d'un volumineux ostéome frontoethmoïdal avec extension endo-orbitaire.

Matériels et méthodes
Une fille âgée de 15 ans a été admise pour une exophtalmie gauche évoluant depuis 4 mois, avec trouble oculomoteur. Un bilan radiologique a été réalisé.

Résultats
Les radiographies standard ont mis en évidence un volumineux ostéome frontoethmoïdal. L'échographie orbitaire a objectivé une formation kystique extraconique en rapport avec une mucocèle rétentionnelle fronto-orbitaire refoulant le globe oculaire. Le scanner cérébral et l'IRM ont réalisé un bilan lésionnel précis en montrant l'extension de l'ostéome, et ses conséquences sur le globe oculaire. La patiente a été traitée par voie chirurgicale, après une tentative par voie endoscopique. Les suites ont été simples.

Conclusion
Les ostéomes sont des tumeurs bénignes d'évolution très lente, leur découverte peut être fortuite ou à l'occasion d'une complication mécanique. L'imagerie conventionnelle et surtout en coupe permet une bonne analyse sémiologique des lésions, et de faire un bilan lésionnel complet permettant de guider le choix thérapeutique.


Un cas de compression médullaire compliquant une exostose

N Aziz, A Elhaddad, A Elkharras, M Jidal, S Chaouir, T Amil, A Hanine, M Benameur - Rabat - Maroc

Objectifs
À travers une observation de compression médullaire au niveau thoracique, nous décrivons les formes radiographiques sur les clichés standard, le scanner et l'IRM de l'exostose vertébrale.

Matériels et méthodes
Il s'agit d'un patient de 15 ans, suivi pour une maladie exostosante familiale, hospitalisée pour un tableau clinique de compression médullaire thoracique avec paraplégie. Des clichés standard de tout le rachis, un scanner et une IRM du rachis thoracique ont été pratiqués.

Résultats
L'IRM objective une lésion osseuse intra-canalaire extra-durale, prenant naissance à partir de l'arc postérieur de Th 2 avec effet de masse sur la moelle épinière qui présente des signes de souffrance médullaire. Le scanner confirme la nature osseuse du processus et son point de départ.

Conclusion
L'ostéochondrome est une tumeur bénigne touchant essentiellement les os longs, rarement le squelette axial. La répartition au niveau rachidien prédomine au niveau cervical pour l'exostose solitaire, et le rachis thoracique puis lombaire pour la maladie exostosante. La compression médullaire est plus fréquente dans les formes multiples que solitaires, ce qui fait la particularité de cette observation.


Spectroscopie cérébrale du proton et imagerie de diffusion lors d'une panencéphalite subaiguë sclérosante (PESS)

D Ben Salem, P-M Walker, F Ricolfi, D Krausé, M Giroud, F Brunotte - Dijon - France

Objectifs
Décrire les données de l'imagerie de diffusion et de la spectroscopie cérébrale du proton chez un adolescent atteint d'une PESS (anciennement leucoencéphalite sclérosante de van Bogaert).

Matériels et méthodes
Garçon portugais de 12 ans adressé par ses parents au CHU de Dijon pour complément d'investigation, un mois aprés que le diagnostic clinique de PESS soit établi formellement au Portugal (stade Özturk 2B ou Jabbour II). Une IRM avec cartographie ADC et une spectroscopie cérébrale du proton (PRESS, TE 270ms) ont été réalisées.

Résultats
L'IRM découvre quelques hypersignaux T2 de la substance blanche, non spécifiques. L'injection de Gadolinium ne montre pas de rehaussement d'origine inflammatoire. La spectroscopie cérébrale montre une baisse modérée des rapports de NAA dans les rares hypersignaux de la substance blanche au niveau des centres semi-ovales mais aussi au niveau de la substance blanche d'apparence normale (NAA/Créatine = 2,00 ; NAA/Cho = 1,29), avec une augmentation des rapports de Choline/Créatine (1,84) au sein de la substance blanche frontale et pariétale. Aucune baisse de l'ADC n'a été retrouvée au sein de la substance grise comme de la substance blanche.

Conclusion
La dissémination spatiale (panencéphalite) de l'atteinte cérebrale chez ce garçon est formellement établie en spectroscopie, puisqu'il existe des anomalies au sein de la substance blanche d'apparence normale.


Adénome hypophysaire à GH et prolactine chez l'enfant : à propos d'un cas diagnostiqué à l'âge de 6 ans

P de Brito, M Legeais, N Texier, F Despert, D Sirinelli - Tours - France

Objectifs
Les auteurs rapportent le cas rare d'un adénome secrétant de la GH et de la prolactine chez une jeune enfant de 6 ans. Corrélation des données de l'imagerie par IRM à la chirurgie.

Matériels et méthodes
Une petite fille de 6 ans consulte pour une franche accélération de la courbe de croissance depuis l'âge de 4 ans. Un dosage sanguin révèle un taux anormalement élevé de GH à 10 fois la normale et un taux de prolactine à plus de 4 fois et demi la normale.

Résultats
Une IRM hypophysaire comprenant une séquence injectée dynamique, met en évidence une volumineuse hypophyse pour l'âge, avec formation nodulaire de 8 mm, homogène, centrée, occupant toute l'anté-hypophyse, sans cinétique de prise de gadolinium, et qui refoule l'hypophyse saine à peine visible vers le haut. Confirmation anatomochirurgicale d'un adénome hypophysaire.

Conclusion
L'adénome hypophysaire sécrétant à GH et prolactine, fréquemment rencontré chez l'adulte, peut survenir également chez le jeune enfant et doit être recherché en cas de suspicion clinique, quel que soit l'âge. Un volumineux adénome, médian, occupant toute l'antéhypophyse, peut mimer à tord une hypophyse saine hypertrophique et justifie la réalisation de séquences injectées dynamiques pour le juste diagnostic.


Imagerie de la neurofibromatose type 2 : présentation de 3 observations illustratives

I Thabet, W Gamaoun, M Souei-Mhiri, N Arifa, F Elouni, H Jemni-Gharbi, S Abroug, H Krifa, K Tlili-Graiess - Sousse - Tunisie

Objectifs
Illustrer les aspects en imagerie de la neurofibromatose type II (NF2) à travers 3 cas d'enfants et d'adulte jeune.

Matériels et méthodes
Trois cas de NF2 ont été colligés au service d'imagerie du CHU Sahloul, diagnostic retenu devant un schwanome bilatéral de l'acoustique. Les trois patients âgés respectivement de 12, 18 et 29 ans ont été explorés par TDM et IRM.

Résultats
Les modes de révélation étaient différents pour chacun des 3 patients : méningiome cervical diagnostiqué chez un jeune garçon de 12 ans, 6 ans avant la découverte du schwanome bilatéral du VIII, schwanome bilatéral du VIII découvert chez une petite fille de 12 ans lors du bilan d'une baisse importante de l'audition et devant une diminution de l'acuité visuelle associée à une hémiplégie droite chez une fille de 29 ans. L'IRM démontrait chez la dernière patiente de multiples méningiomes sus et sous-tentoriels associés à de multiples neurinomes de la queue de cheval.

Conclusion
La NF2, neurofibromatose caractérisée par le schwanome bilatéral du VIII, est une des conditions prédisposant à la formation de méningiomes, le plus souvent multiples. La découverte de telles tumeurs chez l'enfant doit faire suspecter une NF2 et amener à leur surveillance et leur suivi en IRM, les schwanomes du VIII peuvent apparaître plus tardivement.


Les mesures du cervelet en IRM en période anté et postnatale : utilité ou futilité

V Munoz, C Leroux, N Bosson, C Maffiolo, A Geoffray, A Coussement - Nice - France

Objectifs
Le but de cette étude est d´établir si le rapport entre les surfaces vermis/cerveau en IRM en période pré et postnatale chez les enfants normaux peut être un critère de normalité significatif et utile dans l'évaluation de la pathologie de la fosse postérieure.

Matériels et méthodes
Une analyse rétrospective de 100 IRM cérébrales normales, de foetus, et d'enfants, a été faite en étudiant la coupe sagittale médiane pour établir le rapport entre surface vermienne et cérébrale. En effet pour évaluer un organe, un rapport entre deux mesures est toujours préférable aux mesures isolées, car le rapport nous affranchit des variations individuelles.

Résultats
Le rapport est une courbe ascendante de la 26° semaine au 18° mois.

Conclusion
Les malformations de la fosse postérieure sont particulièrement intéressantes a détecter en imagerie prénatale et postnatale, car elles sont souvent de mauvais pronostic. Le rapport que nous avons calculé peut être utile en cas de doute.


Cavités kystiques médullaires associées aux états dysraphiques. A propos de 10 cas

H Allani, N Aloui, N Nessib, S Mrad, S Barsaoui, W Douira, I Bellagha, M Ghachem, A Hammou - Tunis - Tunisie

Objectifs
Le but de ce travail est d'illustrer les aspects en IRM des cavités kystiques médullaires associées aux dysraphismes vertébro-médullaires.

Matériels et méthodes
Nous rapportons 10 observations (6 garçons et 4 filles) âgés entre 1 mois et 16 ans explorés pour déformation rachidienne (7 cas), masse de la ligne médiane postérieure (2 cas), déformation des pieds (1 cas). L'exploration a comporté des radiographies du rachis dorso-lombaire et une IRM médullaire dans tous les cas.

Résultats
Les radiographies du rachis ont montré une scoliose dorso-lombaire (6 cas), un spina bifida (3 cas) et des anomalies de la segmentation vertébrale (1 cas). L'IRM a montré la présence d'une cavité médullaire dans tous les cas en rapport avec une syringomyélie foraminale (7 cas), syringomyélie terminale (2 cas), et une hydromyélie (2 cas). Ces cavités médullaires ont été associées à une malformation de Chiari (3 cas), diastématomyélie (3 cas), lipomyéloméningocèle (2 cas), moelle basse attachée (2 cas) et myéloméningocèle (1 cas).

Conclusion
Les cavités syringo-hydromyéliques associées aux états dysraphiques sont fréquentes et variables. On distingue, selon leur localisation, les syringomyélies foraminales, les syringomyélies terminales et le ventricule terminal persistant. L'IRM permet de faire le diagnostic et de rechercher les malformations associées.


Apport de l'IRM dans l' exploration des malformations cérébrales

C Hammou, W Douira, R Abbes, I Kechaou, I Bellagha, A Hammou - Tunis - Tunisie

Objectifs
Les malformations du système nerveux central sont nombreuses, variées et de pronostic le plus souvent sévère. Elles constituent un problème de santé publique. Dans ce travail, nous nous proposons d'illustrer les aspects sémiologiques IRM, des premiers cas de malformations cérébrales explorées par l'équipe des radiopédiatres de l'hôpital d'Enfants de Tunis. Notre but est de contribuer à une meilleure connaissance de ce groupe de malformations en milieu radiologique et pédiatrique général.

Matériels et méthodes
Notre travail a porté sur 123 observations de patients ayant bénéficié d'une IRM cérébrale qui a révélé une malformation. Ces observations sont colligées sur une période de 6 ans, allant d'octobre 1996 à avril 2002, durant la même période 639 IRM cérébrales ont été pratiquées.

Résultats
Nous avons dénombré 77 garçons et 46 filles, l'âge des malades est compris entre 1 mois et 16 ans. Les signes d'appel sont variés : convulsions (35 %), retard psychomoteur (25 %), anomalie du PC (12 %), anomalies neurologiques (20 %), troubles du langage et du comportement (20 %), anomalies squelettiques (10 %). Devant la multiplicité des images à montrer, nous avons préféré présenter nos illustrations sous forme d'un CD Rom interactif de 30 observations représentatives.

Conclusion
Actuellement, l'IRM cérébrale anténatale et pédiatrique est la méthode de choix pour explorer les anomalies cérébrales complexes et/ou inaccessibles à l'échographie.


/ Accueil / Statuts / Espace Membres / Congrès / EPU / Prix / Forum / Bibliographie/ Ailleurs