Publié vendredi 28 octobre 2005

Journées Françaises de Radiologie 2005

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Session 1 de Radio-Pédiatrie 

RADIOGRAPHIE CONVENTIONNELLE VS NUMERIQUE DANS L'EXPLORATION DE LA SCOLIOSE : REDUCTION DE DOSE
P PETIT, K BARRAU, S WAULTIER, S CHAPUY, G GORINCOUR, B BOURLIèRE NAJEAN, K LAMBOT, JL JOUVE, O MUNDLER, G BOLLINI, P AUQUIER, P DEVRED
MARSEILLE - FRANCE

Objectifs : Etudier l'irradiation respective et la qualité des images de deux systèmes radiographiques, numérique par balayage vs conventionnel, dans le cadre de l'exploration de scolioses idiopathiques à l'âge pédiatrique.
Matériels et méthodes : Etude prospective randomisée, portant sur 85 patients de moins de 16 ans ; rachis en totalité de face en incidence postéro-antérieure. Analyse de la dose reçue au niveau inter-orbitaire, thyroïdien, mammaire, et à mi-distance ombilic-symphyse pubienne par des frittés thermoluminescents.
Résultats : A qualité égale d'exploitation des informations fournies par les deux systèmes radiographiques, l'utilisation de la numérisation permet une réduction de dose en moyenne de 69 %. Cette réduction est de 300 % pour la thyroïde et de 50 % pour les glandes mammaires. Par contre cette technique de numérisation avec les paramètres utilisés accroît l'irradiation de 33 % au niveau ombilic-symphyse.
Conclusion : La numérisation par balayage permet une réduction significative de l'irradiation. L'optimisation de cette technique reste nécessaire pour réduire la dose aux organes génitaux.


APPORT DE L'IRM CORPS ENTIER AU BILAN D'EXTENSION DES TUMEURS OSSEUSES MALIGNES PRIMITIVES DE L'ENFANT : RESULTATS PRELIMINAIRES
F DE MAUPÉOU, M LEBBADI, O LOUSTAU, C BAUNIN, A JULIAN, E OUHAYOUN, J SALES DE GAUZY, H RUBIE
TOULOUSE - FRANCE

Objectifs : Evaluer les performances de l'IRM corps entier dans le bilan d'extension initial des tumeurs osseuses malignes primitives de l'enfant.
Matériels et méthodes : Etude prospective chez 4 enfants âgés de 7 à 12 ans porteurs de 2 tumeurs d'Ewing et de 2 ostéosarcomes. Réalisation pour le bilan d'extension de 3 examens « corps entier » : scintigraphie osseuse au Tc99m, tomographie par émission de positron (TEP) au FDG et IRM corps entier (3 séries de coupes coronales en séquence STIR avec « pasting »). Comparaison des résultats et confrontation avec l'histologie.
Résultats : Discordance dans deux cas où l'IRM a montré des lésions non vues à la scintigraphie ou à la TEP (métastases osseuses) et a entraîné une modification de la prise en charge thérapeutique après biopsie. Dans un cas, seule l'IRM a été positive en montrant des exostoses multiples qui n'étaient pas vues sur les autres imageries mais n'a pas entraîné de modification dans la prise en charge. Dans le dernier cas il y a concordance entre l'IRM et la TEP qui ont toutes deux montré des adénopathies sous-inguinales homolatérales à la tumeur non suspectes à la biopsie.
Conclusion : Ces résultats préliminaires suggèrent que l'IRM corps entier pourrait être plus sensible que la scintigraphie et la TEP pour le dépistage des métastases des tumeurs osseuses malignes. Des évaluations complémentaires sont indispensables pour préciser sa sensibilité et sa spécificité avant de l'intégrer dans le bilan d'extension initial de ces tumeurs.


TUMEURS PSEUDOPAPILLAIRES ET SOLIDES DU PANCREAS : A PROPOS DE TROIS CAS PEDIATRIQUES
F DE MAUPÉOU, T SCHLATTER, M JURICIC, M DANJOUX, C BAUNIN, J GUITARD, P VAYSSE
TOULOUSE - FRANCE

Objectifs : Les tumeurs pseudopapillaires et solides du pancréas (TPSP) sont des tumeurs exceptionnelles en pédiatrie. Au vu de trois cas nous rappelons les principales caractéristiques de ces lésions et nous discutons la place de l'imagerie dans leur prise en charge.
Matériels et méthodes : Présentation de 3 cas de TPSP observés chez des jeunes filles âgées de 13 à 14 ans. Analyse des résultats de l'imagerie en coupe (TDM et IRM sans et avec injection de produit de contraste) et confrontation avec les données macro et microscopiques.
Résultats : Dans tous les cas ces lésions, bien que volumineuses (entre 3 et 9 cm) sont de découverte fortuite. L'aspect en imagerie est similaire dans les trois cas : masse intra- pancréatique bien limitée hétérogène avec une capsule périphérique se rehaussant de façon tardive après injection (intérêt de l'IRM avec passages très tardifs). Ces tumeurs ont été réséquées chirurgicalement sans preuve histologique pré opératoire.
Conclusion : Les TPSP sont des tumeurs rares du pancréas dont le diagnostic doit être évoqué sur les données épidémiologiques et radiologiques : l'aspect en imagerie est très évocateur et doit amener à une prise en charge chirurgicale d'emblée car la preuve histologique pré-opératoire est inutile voire dangereuse.


TUMEURS CARCINOÏDES BRONCHIQUES DE L'ENFANT
C ALVAREZ, C DURAND, C PIOLAT, F NUGUES, S BESSAGUET, P BAUDAIN
GRENOBLE - FRANCE

Objectifs : Montrer l'intérêt de l'imagerie dans le diagnostic des tumeurs carcinoïdes bronchiques (TCB) de l'enfant.
Matériels et méthodes : Une TCB a été diagnostiquée chez trois garçons âgés de 11, 14 et 17 ans. Les données cliniques, radiologiques et endoscopiques ont été analysées. Les trois patients opérés ont évolué favorablement sur le plan carcinologique avec un recul de 7 mois à 9 ans.
Résultats : Cliniquement, tous les patients présentaient des symptômes depuis un an : toux, asthme, pneumopathies à répétition dans le même territoire. La radiographie pulmonaire montrait une opacité juxta-hilaire (1 cas), des troubles ventilatoires (2 cas). La tomodensitométrie avec endoscopie virtuelle (2 cas) montrait une lésion endobronchique, calcifiée (2 cas), se rehaussant après injection d'iode. L'endoscopie retrouvait une lésion endobronchique, hémorragique à la biopsie.
Conclusion : Les TCB sont rares chez l'enfant. La symptomatologie n'est pas spécifique mais la persistance de symptômes pulmonaires doit faire pratiquer une radiographie thoracique en inspiration et en expiration. La TDM thoracique injectée avec endoscopie virtuelle permet de visualiser et de caractériser la lésion endobronchique. Le diagnostic de TCB doit être évoqué avant l'endoscopie, afin de préciser la topographie lésionnelle et d'éviter une hémorragie sévère lors de la biopsie.


ATRESIE OESOPHAGIENNE "LONG GAP" SANS INTERPOSITIONS : ROLE DU RADIOLOGUE DANS LA TECHNIQUE DE FOKER ET RESULTATS PRELIMINAIRES
D NOVIELLO, F ESPOSITO, M GUERRIERO, P ORESTA, ML VALENTINO, G GAGLIONE, A TRAMONTANO
NAPLES - ITALIE

Objectifs : Un intervalle atrésique oesophagien au-dessus de 3 centimètres (8-10 %) est un obstacle à la réparation directe. Même avec des nouveau-nés petits ou des tissus fragiles, des intervalles courts peuvent devenir excessifs. Avant, on avait recours à une interposition colique ou à une transposition gastrique. Le but de cette étude est de décrire notre expérience dans le traitement sans interpositions avec la technique de Foker.
Matériels et méthodes : Nous avons évalué avec des examens RX la longueur du gap dans 46 cas d'atrésie et utilisé la Foker chez 8 d'entre eux. Avec cette technique les segments oesophagiens sont mis en extension avec des sutures à l'intérieur ou à l'extérieur de la cage thoracique. Lorsque les segments peuvent être réunis sans tension excessive, l'oesophage est relié.
Résultats : Nous avons évalué avec des marqueurs la croissance des segments et trois semaines après la réunification, avec un examen oesophago-gastrique, la perviété et les complications les plus fréquentes : rétrécissement anastomotique et reflux gastro-oesophagien (3 cas sur 8).
Conclusion : Les interpositions n'ont pas de péristaltisme, elles se vident seulement par gravité. Malgré les complications une réparation qui utilise seulement l'oesophage de l'enfant est la meilleure solution ; grâce au mécanisme contractile intrinsèque des muscles oesophagiens, ces enfants pourront suivre un régime normal.


DIAMETRE DE L'APPENDICE ILEO-CÆCAL : PAS UN CRITERE SUFFISANT D'APPENDICITE AIGUË CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE MUCOVISCIDOSE
R MENTEN, P LEBECQUE, C SAINT-MARTIN, P CLAPUYT
BRUXELLES - BELGIQUE

Objectifs : Vérifier si le calibre de l'appendice iléo-cæcal constitue un critère suffisant d'appendicite aiguë chez les patients atteints de mucoviscidose qu'ils aient ou non une déficience du pancréas exocrine.
Matériels et méthodes : Lors de l'échographie d'évaluation hépatique de routine et en l'absence de douleur abdominale, l'appendice iléo-cæcal de 78 patients (âge 2 semaines à 41 ans, moyenne 14 ans et 2 mois) atteints de mucoviscidose a été recherché. Le calibre antéro-postérieur de l'appendice est mesuré en coupe transversale suivant l'axe antéro-postérieur.
Résultats : L'appendice iléo-cæcal a été visualisé chez 66 patients (85 %) des cas. Chez 44 de ces 66 patients (67 %), le calibre de l'appendice dépassait 6 mm (calibre moyen : 7,1 ± 2,3 mm), critère le plus communément admis pour le diagnostic échographique d'appendicite aiguë. Le calibre moyen chez les patients pancréatiques suffisants (5,3 ± 1,8 mm) était significativement plus petit (p = 0,006) que chez les patients nécessitant une substitution enzymatique (7,4 ± 2,3 mm). Néanmoins, 40 % des patients pancréatiques suffisants (4/10) présentaient un calibre appendiculaire supérieur à 6 mm pour 71 % (40/56) de patients sous substitution enzymatique.
Conclusion : Chez le patient atteint de mucoviscidose, le calibre de l'appendice iléo-cæcal ne peut être considéré comme un critère d'appendicite aiguë.


TRAITEMENT PERCUTANE A LA COLLE SOUS ECHODOPPLER D'UN CHORIO-ANGIOME
D HERBRETEAU, F PERROTIN, S GALLAS, A ZERHOUNI
TOURS - FRANCE

Objectifs : Décrire une approche nouvelle d'une tumeur placentaire responsable d'un vol artériel foetal.
Matériels et méthodes : Grossesse à 25 semaines d'aménorrhée, chorio-angiome de 6 centimètres de diamètre responsable d'une menace d'accouchement prématuré avec insuffisance cardiaque fœtale. Ponction à l'aiguille 20 gauge et injection de colle cyanoacrylate (glubran) dans l'artère tumorale sous contrôle écho-Doppler.
Résultats : Dévascularisation tumorale complète, régression de l'insuffisance cardiaque, accouchement à terme d'un nouveau né normal.
Conclusion : Intervention moins invasive que celle proposée dans les rares cas rapportés dans la littérature.


IMAGERIE DE LA TUBERCULOSE ABDOMINALE CHEZ L'ENFANT (A PROPOS DE 40 CAS)
N ALLALI, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Etudier les différents aspects de la tuberculose abdominale chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Quarante cas de tuberculose abdominale, explorés par : échographie abdominale (40 cas), scanner abdominal (10 cas), transit de grêle (9 cas), lavement baryté (2 cas) et IRM abdominale (1 cas).
Résultats : L'âge varie de 1 jour à 13 ans. Les localisations sont : hépatiques 10 cas, spléniques 8 cas, pancréatique 1 cas, ganglionnaires 11 cas, atteinte iléo-cæcale 11 cas, jéjunale 3 cas, gastro-duodénale 2 cas et gastrique 1 cas.
Conclusion : La tuberculose abdominale chez l'enfant reste rare, représente moins de 2 % des atteintes extra-pulmonaires. La connaissance de ses différents aspects en imagerie est primordiale afin de pouvoir établir un diagnostic précoce.


MALADIE DE ROSAI-DORFMAN-DESTOMBES : DEUX PRESENTATIONS DIFFERENTES, GANGLIONNAIRE ET EXTRAGANGLIONNAIRE
F CHALARD, A KHENICHE, M ELMALEH-BERGÈS, L FERKDADJI, G SEBAG
PARIS - FRANCE

Objectifs : Rapporter deux formes distinctes de la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Nous rapportons les observations d'une fillette de 22 mois et d'un garçon de 11 ans, d'origine africaine. Le nourrisson a présenté de volumineuses adénopathies cervicales et axillaires, bilatérales, sans altération de l'état général, associées à un syndrome inflammatoire biologique. Le garçon a présenté une douleur thoracique, non fébrile, révélant un épanchement péricardique. Secondairement sont apparus un goître, un trismus et une douleur du genou gauche, avec syndrome inflammatoire biologique.
Résultats : Le scanner cervicothoracique du nourrisson a montré de volumineuses adénopathies cervicales non compressives. L'examen histologique d'un ganglion a retrouvé une infiltration sinusale plasmocytaire et hystiocytaire avec lymphophagocytose. Chez le grand, l'échographie thyroïdienne a montré une hypertrophie homogène, la radiographie du fémur, une lacune métaphysaire et le scanner de la base du crâne, une masse mandibulaire lytique, prenant le contraste. Le diagnostic étiologique a été porté sur la biopsie d'adénopathies spinales, apparues secondairement.
Conclusion : La maladie de Rosai-Dorfman-Destombes est une hystiocytose non langerhansienne de cause inconnue, atteignant majoritairement les patients d'origine africaine. Deux présentations, parfois intriquées, sont possibles : des adénopathies cervicales volumineuses indolores et/ou des atteintes extraganglionnaires de la sphère ORL essentiellement.


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