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FERUMOXTRAN-10 PAR VOIE INTRAPERITONEALE (IP): UN MARQUEUR DE PERFUSION CHEZ LE RATON NOUVEAU-NE
R AZOULAY (1), P OLIVIER (1), O BAUD (1), M SCHAEFER (2), C VERNEY (1), P GRESSENS (1), G SEBAG (1)
(1) PARIS - FRANCE, (2) ROISSY CDG - FRANCE
Objectifs : Le Ferumoxtran-10 (Sinerem®, USPIO) est utilisé comme marqueur de perfusion en IRM chez l'animal adulte. Les modèles murins néonataux (4-12 gr) n'ont pas d'abord veineux disponible. Nous voulons tester l'administration IP de Sinerem® pour étudier la perfusion sur un modèle raton nouveau-né.
Matériels et méthodes : Vingt-six ratons nouveau-nés ont été étudiés en IRM 1.5 T avec séquence TSE (TR = 2000, TE = 50), sans injection (n = 3), puis après IP (Sinerem®, 2400 _mol/kg) séquentiellement entre 2 et 26 h, n = 16). Immédiatement après IRM, des prélèvements sériques, péritonéaux et histologiques ont été réalisés.
Résultats : Une chute de signal est mesurée dans les reins, le myocarde, la graisse brune et le tronc cérébral après IP, vraisemblablement lié à un effet de perfusion. Dans les reins, cette chute atteint 70 % à 3h et persiste à 26 h. Un effacement complet du myocarde est obtenu à la 4ème h, persistant à 26h. Dans la graisse brune, le signal minimum est atteint à la 8ème h (-80 %) suivi d'une réascension. Le signal du tronc cérébral atteint un minimum à la 10ème h (-26 %) suivi d'une réascension. Les dosages confirment le passage plasmatique du Sinerem® IP.
Conclusion : Le Sinerem® diffuse dans le secteur plasmatique après IP et constitue un marqueur potentiel de perfusion sur ce modèle animal néonatal.
INTERET DE L'IRM DANS L'ETUDE DE LA PATHOLOGIE DIGESTIVE FOETALE
C GAREL, P PHILIPPE-CHOMETTE, E VUILLARD, JF OURY, G SEBAG
PARIS - FRANCE
Objectifs : Etudier l'apport de l'IRM dans la pathologie digestive ftale.
Matériels et méthodes : Une IRM a été réalisée (terme moyen = 32 SA) chez 24 ftus suspects en échographie de pathologie digestive. Le siège, le signal du segment digestif pathologique et la présence de grêle sain ont été précisés. Les résultats ont été corrélés aux données cliniques post-natales (n = 22) ou à l'examen foetopathologique (n = 2).
Résultats : Jonction duodénojéjunale (n = 5) : le grêle d'aval est bien vu dans 3 sténoses isolées, non vu dans une atrésie isolée et une nécrose du grêle et très peu vu dans une atrésie associée du grêle. Grêle (n = 12) : le signal des anses dilatées n'est pas corrélé au siège de l'obstacle. L'IRM a diagnostiqué une duplication et un kyste méconial et a manqué 2 volvulus, 3 atrésies multiples et 1 apple peel. Côlon, rectum (n = 9) : IRM normale dans 2 cas d'échostructure colique anormale. Une duplication rectale et 5 microcôlons ont été observés (2 avec mégavessie, 3 avec atrésie du grêle). Le diagnostic de malformation anorectale avec fistule recto-urinaire a été fait 1 fois (large fistule) et manqué 2 fois (petite fistule).
Conclusion : L'IRM permet d'affirmer la normalité du tube digestif, de voir un microcôlon mais est peu sensible pour diagnostiquer des obstacles multiples ou un volvulus, pour préciser le siège d'un obstacle du grêle et pour voir des petites fistules recto-urinaires.
LES MASSES SUPRA-RENALES DE DIAGNOSTIC ANTENATAL
JP PRACROS, L VIREMOUNEIX, B MOREL, L GUIBAUD
LYON - FRANCE
Objectifs : Déterminer les critères d'orientation diagnostique et le mode de surveillance lors de la découverte de lésions foetales supra-rénales.
Matériels et méthodes : Cette étude porte sur 7 patients avec pour tous un suivi échographique et IRM anté et post-natal, de 21 SA à 8 mois post natal.
Résultats : Trois étiologies ont été retrouvées : 2 neuroblastomes kystiques, 2 hématomes de la surrénale, 3 séquestrations sous diaphragmatique. Toutes les séquestrations ont été détectées au cours du 2ème trimestre de la vie ftale, avaient une localisation gauche et un aspect hyperéchogène ou mixte à l'échographie. L'IRM démontrait leur caractère transdiaphragmatique. Un vaisseau nourricier systémique était visible dans un cas. Une seule n'a pas régressé. Les deux neuroblastomes kystique ont été détectés au 3ème trimestre, leur croissance était évolutive et ont été opérés après la naissance (un droit, un gauche). Tous deux étaient cloisonnés, un seul avait une composante hémorragique. Les deux hématomes de la surrénale ont eu une évolution différente : le premier à droite (22 SA) d'abord d'échogénicité mixte est devenu ensuite hyperéchogène pour disparaître à 2 mois de vie, le deuxième (33 SA) est resté constamment kystique. Les deux ont régressé spontanément.
Conclusion : L'âge de découverte, la topographie, l'évolution dimensionnelle et d'échogénicité, les relations avec le diaphragme et la surrénale sont les éléments déterminants de l'orientation diagnostique.
DETERMINATION DU COEFFICIENT DE DIFFUSION (ADC) DU REIN FTAL NORMAL : ETUDE PRELIMINAIRE
K CHAUMOÎTRE, A SARRAN, N COLAVOLPE, R DESBRIÈRE, C D'ERCOLE, M PANUEL
MARSEILLE - FRANCE
Objectifs : L'imagerie de diffusion a fait ses preuves en pathologie cérébrale et commence à être utilisée pour l'exploration d'autres organes notamment les reins. Récemment, les valeurs normales d'ADC concernant le cerveau ftal normal et les reins de l'enfant ont été publiées. Notre but est d'évaluer la faisabilité de l'imagerie de diffusion du rein ftal, mesurer la valeur de l'ADC dans une population de ftus sans pathologie rénale et étudier la variation de l'ADC selon l'age gestationnel.
Matériels et méthodes : Trente patientes (22 - 38 SA) explorées en IRM ftale pour des anomalies sans retentissement rénal ont bénéficié de 2 séquences de diffusion centrées sur les reins foetaux (axial et coronal). La séquence single-shot avec 4 valeurs de b (0, 20, 200 et 350 mm2/s) a été utilisée sur une machine 1,5T (durée de la séquence : 1 min 30). La valeur d'ADC a été calculée dans les 2 plans par ROI manuels.
Résultats : Les valeurs moyennes d'ADC s'échelonnent de 1,2 x 10-3 mm2 s-1 à 1,8 x 10-3 mm2 s-1. Seuls 10 % des examens n'étaient pas de qualité suffisante pour un calcul d'ADC.
Conclusion : Le calcul de l'ADC rénal ftal est faisable et pourrait être un outil d'évaluation fonctionnelle du rein ftal.
DETERMINATION DU COEFFICIENT DE DIFFUSION (ADC) DU REIN FTAL : INTERET DANS LA PATHOLOGIE RENALE OU VASCULAIRE FTALE
K CHAUMOÎTRE, A SARRAN, N COLAVOLPE, R DESBRIÈRE, C D'ERCOLE, M PANUEL
MARSEILLE - FRANCE
Objectifs : Utiliser l'imagerie de diffusion et le calcul de l'ADC rénal en complément des séquences classiques dans certaines pathologies ftales.
Matériels et méthodes : Dix patientes (24 - 36 SA) explorées en IRM ftale pour des anomalies avec retentissement rénal ont bénéficié de 2 séquences de diffusion centrées sur les reins foetaux (axial et coronal). La séquence single-shot avec 4 valeurs de b (0, 20, 200 et 350 mm2/s) a été utilisée sur une machine 1,5T (durée de la séquence : 1 mn 30). La valeur d'ADC a été calculée dans les 2 plans par ROI manuels. Les pathologies concernaient directement les reins (dilatation des cavités, reins hyperéchogènes, thrombose de la veine rénale, oligoamnios) ou pouvaient avoir un retentissement rénal (syndrome transfuseur-transfusé ou STT).
Résultats : L'imagerie de diffusion notamment la séquence ADC a permis la visualisation du cortex rénal. Dans le cadre du STT, les valeurs d'ADC du transfuseur étaient plus élevées que celles du transfusé. Dans un cas de thrombose de la veine rénale gauche, le rein pathologique présentait une valeur ADC plus élevée que le rein controlatéral.
Conclusion : Le calcul d'ADC pourrait être utile dans l'exploration des reins hyperéchogènes en comparant à des valeurs normales de même âge gestationnel. Cette séquence paraît prometteuse dans l'exploration du rein ftal notamment dans les STT. Elle pourrait servir au diagnostic, à une approche pronostique et au suivi surtout quand une thérapeutique est réalisée (laser). L'intérêt de l'imagerie de diffusion dans les autres pathologies reste à démontrer.
APPORT DU DOPPLER COULEUR ET DU DOPPLER PULSE DANS LES MALFORMATIONS PULMONAIRES DU FTUS
M BRASSEUR-DAUDRUY, D EURIN, C CELLIER, A LIARD, L MARPEAU, P LE DOSSEUR
ROUEN - FRANCE
Objectifs : Evaluer l'intérêt du doppler couleur et du Doppler pulsé pour le diagnostic et le pronostic de ces malformations.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 24 foetus explorés en échographie pour malformation pulmonaire. Analyse des enregistrements vidéo comportant du Doppler avec grille de lecture : vaisseau afférent, cartographie, forme du spectre (vaisseau afférent, malformation). Corrélation : anatomopathologie, imagerie postnatale.
Résultats : Le Doppler couleur a déterminé l'origine de la vascularisation alimentant la malformation : branches pulmonaires : 13 cas (maladies adénomatoïdes kystiques : 8 cas, atrésies : 2 cas, obstacles : 3 cas) ou aortiques : 7 cas (séquestrations pulmonaires) avec retour veineux systémique : 1 cas (séquestration extra lobaire). Trois lésions étaient avasculaires (kystes bronchogéniques). L'enregistrement au Doppler pulsé dans la malformation (6 cas) a complété le doppler couleur (forme du spectre différente selon l'origine aortique ou pulmonaire du flux). La cartographie était harmonieuse : 3 cas (segmentation pulmonaire normale), hétérogène : 8 cas (dysplasies parenchymateuses). De plus, l'intensité de la perfusion semble liée à l'évolution des lésions.
Conclusion : Le Doppler précise le diagnostic de ces malformations.
TORSION D'OVAIRE SAIN CHEZ LE NOURRISSON : UNE URGENCE CHIRURGICALE
C GODEFROY, T BASSET, JP PRACROS
LYON - FRANCE
Objectifs : Rapporter deux cas de torsion d'ovaire sain chez le nourrisson de moins de cinq mois.
Matériels et méthodes : Deux nourrissons âgés de 2 mois et 5 mois de sexe féminin ont été explorés en échographie pour une douleur abdominale aiguë.
Résultats : Un syndrome de masse ovarien était visible avec un ovaire droit volumineux, oedématié. Les follicules étaient répartis en périphérie, de taille inférieure à 7 mm sans lésion kystique identifiée. Au Doppler couleur, la vascularisation était conservée dans un cas, absente dans l'autre.
Conclusion : Savoir évoquer devant un tableau abdominal aigu chez le nourrisson de sexe féminin une torsion d'ovaire sain même en l'absence de lésion tumorale ou kystique. Le diagnostic précoce devrait permettre une chirurgie de détorsion avec conservation ovarienne, point capital puisque des torsions ovariennes asynchrones et bilatérales ont été décrites.
PLACE DE L'IRM FTALE DANS LA PRISE EN CHARGE DES AGENESIES DU CORPS CALLEUX
E PAULET, B DELORME, D LOISEL, C LEPINARD, S TRIAU, F BOUSSION, C CARON-POITREAU
ANGERS - FRANCE
Objectifs : L'objectif de cette étude était de comparer les résultats de l'IRM ftale et de l'échographie ftale (EF) dans le diagnostic d'agénésie du corps calleux (ACC).
Matériels et méthodes : Sur une période de 7 ans, 20 femmes ont été prises en charge suite à la découverte échographique d'une agénésie complète du corps calleux (ACCC), dix patientes ont bénéficié d'une IRM ftale. L'examen foetopathologique constituait l'examen de référence (n = 10).
Résultats : Dans le sous groupe des ACCC confirmés à l'examen foetopathologique, (n = 8), 6 ont bénéficié d'une IRM qui était toujours concordante. Dans ce même sous groupe, à l'échographie, 5 étaient décrits comme des ACCC, 2 comme des suspicions d'ACCC et une comme une suspicion d'agénésie partielle (AP). Dans le sous groupe des AP confirmés à l'examen foetopathologique, (n = 3), l'échographie et l'IRM étaient concordantes dans tous les cas.
Conclusion : Au vu de notre courte série, le caractère partiel ou complet de l'ACC semble être mieux précisé par l'IRM que l'EF. Bien que le caractère complet ou non de l'ACC ne semble pas influencer significativement le pronostic, l'IRM permet également une recherche plus fine des malformations cérébrales associées, notamment les anomalies de la migration neuronales. L'IRM apparaît donc le complément indispensable et fiable à l'EF en cas de suspicion ou de diagnostic d'ACC.
CONTENU UTERIN PAR SCANNER VOLUMIQUE SPIRALE. ASPECTS TECHNIQUES, INDICATIONS, RESULTATS A PARTIR DE L'EXPERIENCE DE 2 CENTRES (100 DOSSIERS)
M MOLHO (1), P BACH (2), J ROUME (1)
(1) POISSY - FRANCE, (2) NANCY - FRANCE
Objectifs : Partager l'expérience de deux centres afin que les équipes de diagnostic prénatal qui souhaitent utiliser la technique puissent disposer de paramètres d'acquisition des images, éviter certaines erreurs liées à l'imagerie volumique, dégager les principales indications et les éléments clés qui permettent le diagnostic précoce.
Matériels et méthodes : Travail présenté sous forme d'un atlas, réalisé à partir de 100 dossiers provenant des centres de Poissy et Nancy, réalisés sur un scanner Siemens 16 barrettes et d'un logiciel de traitement 3D.
Résultats : Aspects techniques : dose moyenne mesurée en mGy en fonction des paramètres, artefacts cinétiques, pièges, supression des superpositions. Aspects diagnostiques : Dysplasies squelettiques à révélation prénatale, achondroplasie, ostéogenèse imparfaite, dysplasies plus rares ; dysostoses, vertébrales, craniofaciales, des membres. Syndromes dysruptifs, brides amniotiques, etc
Limites actuelles de la méthode et perspectives.
Conclusion : Le contenu utérin, malgré les progrès de l'échographie 2D, 3D et de l'IRM, reste indiqué dans un nombre limité de situations. Lorsque l'indication est posée en centre de DPN, le scanner volumique permet de répondre plus simplement et de manière souvent plus fiable que la technique conventionnelle. La dose délivrée au ftus est en moyenne peu différente de celle d'un contenu utérin classique (2 clichés), et peut être mesurée sur la console de façon fiable.