Publié vendredi 28 octobre 2005

Journées Françaises de Radiologie 2005

En vous servant de votre navigateur, vous pouvez faire une recherche par mot-clé
Si vous désirez imprimer une référence , selectionnez le texte avec votre souris, faites un copier-coller dans un nouveau document de votre traitement de texte préféré, et imprimez ce document.  

Posters de radio-pédiatrie

les résumés des posters également présentés en communication orale ne sont pas repris ici : voir dans les séances spécifiques.

RP1 - DIAGNOSTIC ANTENATAL ECHOGRAPHIQUE ET TOMODENSITOMETRIQUE DE L'ACHONDROPLASIE. UNE NOUVELLE SEMEIOLOGIE : "COLLAR HOOP SIGN" OU LE SIGNE DE L'EPERON. CORRELATION ECHOGRAPHIE - TDM
F NUGUES, M ALTHUSER, C DURAND, PS JOUK, S BESSAGUET, C ALVAREZ, P BAUDAIN
GRENOBLE - FRANCE

Objectifs : Décrire les signes échographiques d'achondroplasie au niveau de l'extrémité supérieure des fémurs à partir de la séméiologie sur la tomodensitométrie du contenu utérin : le signe de l'éperon ou "collar hoop sign".
Matériels et méthodes : Les fœtus présentant un retard de croissance au 3ème trimestre sans étiologie sont suceptibles d'être porteurs d'un chondrodysplasie et en particulier d'une achondroplasie et sont explorés par tomodensitométrie avec un scanner 16 barrettes selon le protocole suivant : acquisition hélicoïdale millimétrique en 14 secondes sans topogramme avec les paramètres suivants : 100 Kv, 80 Mas, CTDI Vol : 3,99 mGy, complété par des reconstructions 2D et 3D. Ces fœtus ont ensuite été explorés en échographie par un référent.
Résultats : Il existe une corrélation étroite entre la séméiologie tomodensitométrique et échographique anténatale de l'extrémité supérieure des fœtus achondroplases : "le signe de l'éperon".
Conclusion : Le diagnostic d'achondroplasie est accessible en échographie et le signe de l'éperon doit être recherché chez un fœtus qui présente un RCIU tardif.

RP3 - APPORT DU SCANNER DANS LA TUBERCULOSE THORACIQUE CHEZ L'ENFANT. A PROPOS DE 72 CAS
M CHELLAOUI, H MOUHDI, L CHAT, N ALLALI, F ACHAABANE, D ALAMI, A NAJID, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Montrer les différents aspects radiologiques de la tuberculose thoracique chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Soixante douze enfants atteints de tuberculose thoracique ont été colligés de 2000 à 2004 dans le service de radiologie pédiatrique de l'Hôpital d'Enfants de Rabat. Tous nos patients ont bénéficié d'une exploration scanographique. Ont été notés les différents types d'atteinte thoracique : pulmonaire, médiastinales, pleurales et pariétales ainsi que leur siège.
Résultats : L'âge de ces enfants était compris entre 4 mois et 14 ans, avec une moyenne d'âge de 7 ans. Dans 86 % des cas la tuberculose était uniquement thoracique. L'atteinte ganglionnaire médiastinale était constante dominée par les ganglions hilaires et latérotrachéaux. L'atteinte pulmonaire (91,7 % des cas) interessait le poumon droit dans 77 % des cas, et surtout le lobe supérieur droit (51,3 %). Les lésions sont : alvéolaires (77 %), suivies des lésions interstitielles (54 %). La pleurésie est retrouvée dans 26 % des cas. D'autres lésions ont été retrouvées notamment osseuse (4 cas) et péricardique (1 cas).
Conclusion : La tuberculose thoracique chez l'enfant est fréquente dans notre pays, dominée par l'atteinte médiastino-pulmonaire. Son diagnostic repose sur un faiseau d'arguments cliniques, biologiques et radiologiques. En effet la tomodensitométrie nous permet une étude détaillée de ces différentes lésions, leur siège, et leur aspect radiologique assez caractéristique et évocateur de cette pathologie.


RP4 - PLEUROPNEUMOPATHIES DE L'ENFANT : LES REPONSES QUE DOIT FOURNIR L'ECHOGRAPHIE
C DURAND, F NUGUES, S BESSAGUET, C ALVAREZ, P BAUDAIN
GRENOBLE - FRANCE

Objectifs : Poster didactique sur les données que doit fournir l'échographie dans la prise en charge des pleuropneumopathies de l'enfant.
Matériels et méthodes : Tous les enfants porteurs d'une pleuropneumopathie bénéficient dans notre institution d'une échographie initiale dans leur prise en charge. L'échographie est réalisée avec des sondes convexes de 3 à 7 MHz et des sondes linéaires haute fréquence. Les échographies sont répétées en fonction de l'évolution clinique et radiologique.
Résultats : L'échographie doit systématiquement préciser : - l'épaisseur maximale de l'épanchement, - son échostructure, - la présence de cloisons, - l'existence d'un épaississement pleural, - le siège de la ponction (repérage fait dans la position de la ponction), - l'aspect de la consolidation parenchymateuse.
Conclusion : Les pleuropneumopathies graves de l'enfant sont en augmentation depuis quelques années. L'échographie est supérieure à la tomodensitométrie pour préciser la nature de l'épanchement. Elle est l'examen de deuxième intention après la radiographie standard et joue un rôle fondamental dans la prise en charge thérapeutique à condition de fournir au clinicien l'ensemble des données sémiologiques.


RP5 - IMAGERIE DE L'HEPATOBLASTOME CHEZ L'ENFANT. A PROPOS DE 20 CAS
M CHELLAOUI, L CHAT, N ALLALI, F ACHAABANE, D ALAMI, A NAJID, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Montrer les différents aspects radiologiques de l'hépatoblastome chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Vingt cas d'hépatoblastomes colligés dans le Service de Radiologie Pédiatrique de l'hôpital d'Enfants de Rabat de 1987 à 2004. Tous nos patients ont bénéficié d'une échographie abdominale, une tomodensitométrie abdominale et une radiographie pulmonaire de face. Nous avons étudié l'âge, le sexe, la masse (son siège, sa taille, son échostructure, sa densité, son rehaussement à la TDM, ses rapports vasculaires), les métastases et son évolution.
Résultats : Il s'agit de 9 garçons et de 11 filles, âgés de moins de 7 ans avec une moyenne d'âge de 22 mois. La tumeur siège le plus souvent à droite, est volumineuse, hyperéchogène dans 15 cas, hypodense dans tous les cas, hétérogène dans 15 cas, contenant des calcifications dans 8 cas et des zones de nécroses dans 9 cas. L'atteinte vasculaire est notée chez 15 patients. Les métastases sont : hépatiques (1 cas), pulmonaire (1 cas) et ganglionnaires dans 3 cas.
Conclusion : L'hépatoblastome est de loin la plus fréquente des tumeurs hépatiques malignes primitives de l'enfant de moins de 3 ans. Son diagnostic repose sur les données de la biologie et de l'histologie. L'imagerie en coupe montre la masse le plus souvent volumineuse et hétérogène, contenant des calcifications et des zones de nécroses dans la moitié des cas, associée à une atteinte vasculaire. Elle permet un bilan lésionnel précis utile au chirurgien et un suivi post-thérapeutique.


RP6 - LA SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L'ADOLESCENT
A MOUMOUH, F SACCARDY, S VELASCO, E CABON, P VANDERMARCQ, JP TASU
POITIERS - FRANCE

Objectifs : La scoliose idiopathique touche 2 à 4 % des enfants entre 10 et 16 ans. Ce travail illustre les aspects de cette pathologie et propose un compte rendu radiologique type.
Matériels et méthodes : La scoliose est définie par une incurvation latérale du rachis de plus de 10°, accompagnée d'une rotation vertébrale. Les principaux facteurs de risque de progression de la scoliose sont une grande angulation initiale, la découverte précoce et le sexe féminin. Le risque évolutif d'une scoliose est estimé selon la méthode de Cobb, le test de Risser et la courbe de Duval Beaupère.
Résultats : Les différentes techniques d'acquisition du télé rachis sont abordées. A partir de ces clichés du rachis en entier, les différentes mesures à effectuer sont expliquées : angle de Cobb, rotation des corps vertébraux, équilibre global du rachis dans le plan frontal et sagittal, équilibre pelvien dans le plan sagittal et test de Risser. Un compte rendu type est proposé, permettant de regrouper l'ensemble des mesures utiles au clinicien.
Conclusion : La scoliose est une pathologie fréquente pour laquelle la radiographie standard a une place déterminante pour le diagnostic et le suivi. Un compte rendu type détaillant l'ensemble des mesures utiles devrait permettre une comparaison et un suivi évolutif fiable.


RP7 - IMAGERIE DES MASSES KYSTIQUES INTRAPERITONEALES DE L'ENFANT
S KRIAA, A LAIFI, C HAFSA, M ZBIDI, R JOUINI, M GOLLI, A NOURI, A GANNOUNI
MONASTIR - TUNISIE

Objectifs : Décrire les aspects radiologiques et proposer une démarche diagnostique devant une masse kystique intrapéritonéale chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 71 cas de masses intrapéritonéales entre 1995 et 2004 âgés de quelques mois à 12 ans. Tous les patients ont bénéficié d'une échographie abdominopelvienne. La TDM a été pratiquée dans la majorité des cas et l'IRM dans 4 cas.
Résultats : Vingt trois cas de kyste de l'ovaire, 20 cas de duplication digestive, 18 cas de lymphangiome kystique intrapéritonéal, 8 cas de kyste de cholédoque et 2 cas de kyste mésentérique dont un est calcifié. L'échographie abdominale a permis de confirmer la nature kystique de ces masses dans tous les cas. La TDM abdominale a permis de bien étudier les rapports de la masse. L'IRM a confirmé l'origine biliaire dans les 4 cas et a permis le typage selon la classification de Todani. Excepté 3 cas de kystes de l'ovaire ponctionné, tous nos patients ont eu une confirmation histologique après exérèse chirurgicale.
Conclusion : Le kyste de l'ovaire est la masse kystique intrapéritonéale la plus fréquente chez le sexe féminin. Tous sexes confondus et en dehors du kyste de l'ovaire, la duplication digestive est la masse la plus fréquente chez l'enfant. L'échographie abdominopelvienne suffit pour confirmer la nature liquidienne et d'approcher le diagnostic, la TDM étudie mieux les rapports de ces masses.


RP9 - APPORT DU DOPPLER DANS LES ATTEINTES VASCULAIRES EXTRACARDIAQUES DE LA MALADIE DE KAWASAKI
M FIKRI, N ALLALI, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Montrer l'apport de l'imagerie dans le diagnostic et le suivi des anévrismes dans la maladie de Kawasaki.
Matériels et méthodes : Il s'agit de 5 cas de Kawasaki chez des enfants dont l'âge est compris entre 6 mois et 5 ans, qui ont bénéficié d'un écho-Doppler cardiaque, abdominal et des membres.
Résultats : Un anévrysme des artères coronaire et interventriculaire a été retrouvé dans tous les cas, un anévrysme de l'artère humérale dans 2 cas, et de l'artère fémorale dans 2 cas. Un cas exceptionnel d'anévrysme de l'artère hépatique a été rencontré chez un patient. Un hydrocholecyste a été associé dans 4 cas.
Conclusion : Les anévrysmes du sujet jeune sont le plus souvent d'origine mycotique, inflammatoire ou secondaires à une vascularite, telle que la maladie de Kawasaki. Les artères coronaires sont les localisations les plus fréquentes des anévrismes. Des anévrismes systémiques peuvent également se développer et sont plus rares (2 % des cas) et intéressent surtout les artères axillo-brachiales et moins souvent, les artères ilio-fémorales. Les artères viscérales sont plus rarement touchées, avec quelques cas d'anévrismes de l'artère hépatique rapportés.


RP10 - VARIABILITE DE LA MATURATION OSSEUSE DU POIGNET EN PERIODE PRE ET PER PUBERTAIRE. COMPARAISON DES METHODES D'EVALUATION
N COLAVOLPE, K CHAUMOÎTRE, P KBAIER, O DUTOUR, H CHAUDET, M PANUEL
MARSEILLE - FRANCE

Objectifs : Préciser la variabilité de la maturation osseuse en période péri pubertaire dans une population contemporaine en comparant 3 méthodes utilisant la main et le poignet : l'atlas de Greulich et Pyle (GP), la méthode de Tanner et Whitehouse (TW3-RUS) et la méthode de Sempé informatisée (Maturos 4.0 CD).
Matériels et méthodes : Estimation par 2 lecteurs de l'âge osseux (AO) de 491 radiographies d'enfants indemnes de toute pathologie. Exploitation statistique des données (corrélation, écart type et variabilités).
Résultats : Les écarts-types étaient de 13 et 14 mois chez les garçons et les filles avec l'atlas et TW3-RUS et de 13 et 11 mois avec Maturos 4.0 CD. La différence entre l'AO et l'âge chronologique n'était significative qu'avec Maturos 4.0 CD chez le garçon (-3 mois ; p = 0,025 ; IC 95 % de -6 à 0 mois). Pour les 3 méthodes, les variabilités intra et inter observateurs étaient non significatives.
Conclusion : Le GP et le TW3-RUS restent adaptés à notre population. Nos conclusions sont plus réservées pour Maturos 4.0 CD. L'importante variabilité de la maturation osseuse observée en péripubertaire est à prendre en compte dans les domaines médical et médico-légal.


RP14 - UNE TUMEUR PARATESTICULAIRE RARE : LE RHABDOMYOSARCOME. A PROPOS DE 8 CAS
M FIKRI, N ALLALI, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Montrer l'intérêt de l'imagerie dans le diagnostic et le suivi post-thérapeutique du rhabdomyosarcome paratesticulaire de l'enfant.
Matériels et méthodes : Nous présentons 8 observations de rhabdomyosarcomes paratesticulaires, chez des enfants dont l'âge moyen est de 8 ans (2, 14 ans), présentant tous une grosse bourse. Une échographie Doppler est réalisée dans tous les cas, une TDM abdomino-pelvienne dans 6 cas.
Résultats : L'échographie met en évidence dans tous les cas une masse paratesticulaire d'échostructure tissulaire hétérogène, hypervascularisée, renfermant des zones de nécrose englobant le testicule. Le scanner retrouve la masse paratesticulaire, bien limitée et rehaussée de façon hétérogène après contraste. Cette masse est étendue dans deux cas à la fosse iliaque droite. Des adénopathies sus et sous-mésocoliques ont été retrouvées dans un cas.
Conclusion : Les rhabdomyosarcomes paratesticulaires sont très rares. Ils représentent 4 % des rhabdomyosarcomes chez l'enfant avec un pic de fréquence entre 2 et 5 ans. Leur aspect n'est pas spécifique en imagerie. Cependant, il faut les évoquer devant tout processus tissulaire extratesticulaire.


RP16 - CONFRONTATION RADIOLOGIE-CHIRURGIE VISCERALE EN PEDIATRIE
M LENOIR, H DUCOU LE POINTE, F AUBER, T BENHARRATS, JP MONTAGNE
PARIS - FRANCE

Objectifs : Illustrer les situations cliniques les plus fréquentes d'urgences abdominales pédiatriques non traumatiques (nouveau-né exclu). Confronter les images à la clinique et aux résultats opératoires pour tenter de préciser l'apport de l'imagerie pour les décisions opératoires.
Matériels et méthodes : A partir d'une sélection de dossiers de patients explorés dans le service, nous présentons les différentes pathologies rencontrées, leur exploration en imagerie en fonction de la clinique et la confrontation per opératoire.
Résultats : Les consultations pour urgences abdominales en pédiatrie sont principalement motivées par des douleurs abdominales aiguës, des vomissements avec ou sans fièvre. Il conviendra de préciser l'âge de l'enfant, les données complémentaires de l'interrogatoire et de l'examen clinique, pour déterminer les examens les mieux adaptés en privilégiant les techniques non irradiantes. Les dossiers illustrent les pathologies douloureuses abdominales mécaniques (invagination intestinale aiguë, occlusions mécaniques dont l'occlusion sur brides et le volvulus par anomalies de rotation, l'appendicite, le syndrome hémolytique et urémique, le purpura rhumatoïde) ; la pathologie hépatobiliaire (cholécystite, lithiase) et pancréatique ; la pathologie urinaire (lithiase, pyélonéphrite et anomalie de la jonction pyélo-urétérale), les anomalies génitales (torsion ovarienne, hydrométrocolpos avec (imperforation hyménéale) ou sans aménorrhée primaire (gynatrésie).
Conclusion : L'imagerie, adaptée aux données cliniques fournies par le chirugien viscérale aux urgences, tente de préciser la conduite à tenir chirurgicale.


RP17 - IMAGERIE DES TRICHOBEZOARDS. A PROPOS DE 4 OBSERVATIONS PEDIATRIQUES
H JERGUIGUE, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Les trichobézoards sont des corps étrangers ingérés (intradigestifs) composés de cheveux, de poils ou de fibres, se développant habituellement à l'intérieur de l'estomac et pouvant atteindre l'intestin grêle où ils sont occasionnellement responsables d'une obstruction.
Matériels et méthodes : Nous rapportons quatre cas de trichobézoards chez des filles âgées respectivement de 8, 10, 12 et 15 ans. Toutes les patientes ont bénéficié d'un ASP et d'une échographie. Le transit oeso-gastro-duodénal a été réalisé dans 3 cas. La tomodensitométrie n'a été faite que dans un seul cas.
Résultats : La moyenne d'âge était de 11,2 ans. Le motif de consultation consistait en une masse épigastrique (3 cas) et un syndrome occlusif (1 cas). Il s'agissait de trichobézoard gastrique (1 cas), gastro-duodénal (2 cas) et grêlique (1 cas).
Conclusion : Le diagnostic est habituellement porté sur la radiographie standard, le transit oeso-gastro-duodénal et l'échographie. Le bilan pré-opératoire peut s'aider de la tomodensitométrie qui permet de préciser l'extension, d'éliminer l'existence d'autres localisations synchrones et de rechercher des complications.


RP19 - APPORT DE L'IMAGERIE DANS LA DREPANOCYTOSE
M BOUJLEL, N ALOUI, W DOUIRA, M SAYED, A HAMMOU, I BELLAGHA
TUNIS - TUNISIE

Objectifs : Le but de ce travail est de présenter un kit d'imagerie basé sur la radiographie standard, l'échographie, la tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique pour montrer les différents aspects radiologiques de la drépanocytose homozygote dans toutes ses localisations.
Matériels et méthodes : La drépanocytose ou anémie falciforme est une hémoglobinopathie qui est due à la production d'une hémoglobine anormale (HBs). Les formes homozygotes sont les plus caractéristiques du point de vue clinique et imagerie.
Résultats : Les syndromes drépanocytaires appartiennent à la famille des anémies hémolytiques chroniques qui exposent les patients à toute la palette des complications communes à ce genre de maladie à savoir osseuses (infarctus osseux, appositions périostes, ostéite, ostéomyélite….), thoraciques (pneumonie, syndrome thoracique aigu…), cérébrales (accidents vasculaires cérébraux, atrophie, hémorragies intraparenchymateuses, anomalies vasculaires cérébrales), viscérales (séquestration splénique, lithiase biliaire …).
Conclusion : L'imagerie est indispensable dans l'exploration des complications de la drépanocytose qui sont nombreuses et de localisations variables. L'IRM offre une riche semiologie permettant de faire le bilan des lésions.


RP20 - ECHOGRAPHIE DES URGENCES DIGESTIVES NON TRAUMATIQUES DE L'ENFANT (CD-ROM D'AUTO ENSEIGNEMENT)
B MOIFO (1), N BELARBI (2), JF GONSU (1), AG JUIMO (1), G SEBAG (2)
(1) YAOUNDÉ - CAMEROUN, (2) PARIS - FRANCE

Objectifs : Réaliser un CD-Rom interactif d'auto enseignement sur l'échographie des urgences digestives non traumatiques de l'enfant.
Matériels et méthodes : Revue de la littérature et expérience propre des Services d'Imagerie Pédiatrique de l'Hôpital Robert Debré et de l'Hôpital Gynéco Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé.
Résultats : Les urgences digestives occupent le 3e rang des urgences pédiatriques. Les signes cliniques d'appel sont dominés par les douleurs abdominales et les vomissements. L'échographie est l'examen de première intention dans l'exploration des urgences abdominales et digestives de l'enfant. Ce CD-Rom interactif d'auto enseignement passe en revue les principales urgences digestives de l'enfant, rappelle les tableaux cliniques et les indications de l'échographie, précise la place de l'échographie en terme de sensibilité, de spécificité, d'efficacité diagnostique et ses limites, présente une iconographie de chaque affection, des images pièges ainsi que des diagnostics différentiels, montre quelques particularités chez l'enfant en milieu tropical. Un algorithme diagnostique est proposé pour chacune des principales pathologies, de même que des astuces techniques permettant d'accroître l'efficacité de l'examen échographique. 15 cas cliniques et 100 QCM permettent une autoévaluation.
Conclusion : Ce CD-Rom d'auto enseignement s'adresse principalement aux internes de radiologie et de pédiatrie, aux urgentistes et aux praticiens de radiologie générale.


RP24 - ASPECT RADIOLOGIQUE DE LA METACHONDROMATOSE
M PARIS, E CHAU, C BOYER, B FRANÇON-LELOUTRE, A GEOFFRAY
NICE - FRANCE

Objectifs : Décrire la séméiologie radiologique de la métachondromatose.
Matériels et méthodes : Un enfant consulte à 3 ans pour une tuméfaction dure de la cheville, puis du genou controlatéral. On réalise une tomodensitométrie et une IRM de sa cheville, et une IRM de son genou. On étudie le bilan radiologique de sa tante, qui présentait, enfant, le même type de lésions articulaires.
Résultats : La métachondromatose est une maladie familiale à transmission autosomique dominante, associant des chondromes, des ostéochondromes multiples, et des lésions calcifiées juxta-articulaires. Les localisations préférentielles sont les mains et les pieds, les métaphyses des os longs, les cols fémoraux et les ailes iliaques. L'IRM, et surtout la séquence T2, permet une bonne analyse des petits chondromes, des ostéochondromes, et de mesurer l'épaisseur des coiffes cartilagineuses pour surveiller l'absence de dégénérescence. L'évolution est favorable, sans déformation des membres, et avec régression spontanée de certaines lésions.
Conclusion : L'analyse radiologique et l'enquête familiale permettent de faire le diagnostic différentiel avec la maladie exostosante, la maladie d'Ollier, la dystrophie épiphysaire hémimélique, et de rassurer la famille sur l'évolution.


RP25 - FISTULE OMPHALO-MESENTERIQUE. A PROPOS D'UN CAS
I KAMAOUI, M MAAROUFI, N SQUALLI HOUSSAINI, S TIZNITI
FÈS - MAROC

Objectifs : Présenter à travers une observation, les aspects physiopathologiques, cliniques et radiologiques de la fistule omphalo-mésentérique.
Matériels et méthodes : Il s'agit d'un nourrisson de 2 mois, issu d'une grossesse à terme, qui a présenté depuis la naissance un écoulement par l'ombilic de liquide intestinal. L'examen local a trouvé une tuméfaction ombilicale inflammatoire, au sein de laquelle on a repéré un petit pertuis facilement cathétérisable. Une opacification par un produit iodé hydrosoluble à travers ce pertuis est réalisée.
Résultats : L'opacification a confirmé le diagnostic de fistule omphalo-mésentérique en objectivant la communication avec l'intestin.
Conclusion : La fistule omphalo-mésentérique est une entité exceptionnelle qui correspond à un canal resté perméable sur tout son trajet. Le diagnostic est posé par les données cliniques et une simple fistulographie sans avoir recours à d'autres examens radiologiques. Une évagination de l'intestin au niveau de l'ombilic (réalisant un prolapsus en T ou en corne de taureau) doit être recherchée car elle constitue une urgence chirurgicale.


RP26 - TORSION D'APPENDICE EPIPLOÏQUE CHEZ L'ENFANT
L BIDAULT DE L'ISLE, K CHAUMOÎTRE, G PIANA, S BRARDJANIAN, A ASCHERO, T MERROT, M PANUEL
MARSEILLE - FRANCE

Objectifs : Nous rapportons un cas de torsion d'appendice épiploïque chez une fille de 8 ans admise aux urgences pour des douleurs abdominales non fébriles depuis 48 h localisées en fosse iliaque et hypocondre droits avec défense à l'examen clinique. On notait un surpoids (40 kgs pour 1,25 m). Le diagnostic clinique suspecté était celui d'appendicite. Le bilan biologique révélait un syndrome inflammatoire.
Matériels et méthodes : L'échographie abdomino-pelvienne mettait en évidence une masse échogène bien limitée de 5 cm de diamètre sous le muscle grand droit, non mobile mais douloureuse au passage de la sonde, associée à un épanchement péritonéal modéré. L'appendice et les ovaires étaient normaux.
Résultats : Le diagnostic évoqué était celui de torsion d'appendice épiploïque. La confirmation était apportée par un examen TDM devant une densification localisée de la graisse péritonéale. Un traitement anti-inflammatoire a permis une régression des symptômes en 24h. Une IRM de contrôle réalisée à 1 mois a confirmé la disparition complète des anomalies.
Conclusion : La torsion d'appendice épiploïque est un diagnostic à évoquer dans les douleurs abdominales aiguës. Cette pathologie, fréquente chez l'adulte, est exceptionnelle chez l'enfant. Son diagnostic en imagerie permet un traitement conservateur.


RP28 - METASTASES INHABITUELLES DANS LE NEUROBLASTOME : NODULES RENAUX
M CHELLAOUI, TH NIOMBELLA, L CHAT, N ALLALI, A NAJID, F ACHAABANE, D ALAMI, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Rapporter un cas de neuroblastome médiastinal avec métastases rénales.
Matériels et méthodes : Nourrisson de 5 mois, de sexe masculin, hospitalisé pour une exophtalmie. Un bilan radiologique pratiqué comprenait une radiographie pulmonaire, une échographie abdominale, un scanner cérébral et thoraco-abdominal.
Résultats : Le bilan radiologique a montré un syndrome de Hutchinson associé à une masse médiastinale postérieure, sans extension endocanalaire ni atteinte osseuse adjacente. L'échographie abdominale et la tomodensitométrie ont révélé la présence de lésions nodulaires hépatiques et rénales bilatérales de même échostructure et densité, avec des adénopathies adjacentes. Une biopsie réalisée sous échographie de la masse médiastinale a montré un neuroblastome différencié.
Conclusion : Les métastases de neuroblastome sont essentiellement osseuse, ganglionnaire ou hépatique. Trois cas uniquement de métastases rénales ont été rapportés dans la litérature. Nous rapportons le quatrième.


RP29 - TUMEUR A CELLULES GEANTES DE LA ROTULE AVEC METASTASES PULMONAIRES ET OSSEUSES. A PROPOS D'UN CAS PEDIATRIQUE
M BENRAMI, R DAFIRI
RABAT - MAROC

Objectifs : Rapporter un cas pédiatrique rare de tumeur à cellules géantes de la rotule avec des métastases pulmonaires et osseuses.
Matériels et méthodes : Jeune fille âgée de 14 ans, admise pour gonalgies droites évoluant depuis 2 ans. L'examen clinique montre la présence d'une légère tuméfaction antérieure indolore du genou droit, dure, sans signe inflammatoire local. Une radiographie du genou, une TDM et une IRM ont été réalisées.
Résultats : La radiographie du genou objective une lésion ostéolytique de la rotule avec une soufflure de la corticale qui est amincie. La TDM montre un processus lésionnel lacunaire de densité tissulaire, central, soufflant la corticale qui est rompue par endroits avec extension aux parties molles adjacentes. L'IRM retrouve le processus rotulien qui apparaît inhomogène, en hyposignal T1, discret hypersignal T2, avec un rehaussement hétérogène après Gadolinium. Une exérèse chirurgicale est effectuée. L'histologie certifie le diagnostic d'une tumeur à cellules géantes. L'évolution est marquée par la survenue de métastases pulmonaires bilatérales et osseuses multiples.
Conclusion : Les TCG de l'os sont rares. Elles représentant 5 % de toutes les tumeurs osseuses primitives. Elles surviennent très rarement chez l'enfant dans 3,5 % des cas. Les os les plus atteints sont le tibia et le péroné. La localisation rotulienne est extrêmement rare. Les TCG sont considérées comme bénignes mais peuvent avoir une évolution agressive et entraîner des métastases à distance avec risque de récidive.


RP30 - DIAGNOSTIC D'UN ILEUS MECONIAL EN IRM FŒTALE : A PROPOS D'UN CAS DE MUCOVISCIDOSE HETEROZYGOTE COMPOSITE
E KERMARREC, B FOLIGUET, K POLET, P BACH, P DROULLÉ
NANCY - FRANCE

Objectifs : Rapporter un cas d'iléus méconial de diagnostic anténatal. Préciser l'apport de l'IRM dans la démarche diagnostique.
Matériels et méthodes : Patiente primigeste référée à 32 SA pour bilan d'une ascite fœtale abondante, isolée, avec compression thoracique. Après ponction à but diagnostique et thérapeutique, l'échographie révèle une distension digestive segmentaire dans le flanc gauche. Les échographies ultérieures objectivent une récidive de l'ascite et une majoration de la distension de l'anse grêle basculée dans le flanc droit. Une IRM est alors réalisée.
Résultats : L'IRM à 33 SA confirme le syndrome occlusif en rapport avec un volvulus du grêle distal et objective un microcôlon fonctionnel. Le diagnostic de volvulus du grêle sur iléus méconial est alors posé. La recherche des mutations de la mucoviscidose révèle un fœtus hétérozygote &Mac198;F508. Devant la gravité du tableau digestif, les mutations rares sont recherchées.
Conclusion : L'IRM est performante pour l'analyse du côlon et du rectum en raison de l'hypersignal T1 spécifique du méconium. Ceci permet le diagnostic d'iléus méconial devant un syndrome occlusif distal associé à un microcôlon fonctionnel. La mucoviscidose est alors l'étiologie la plus probable.


RP31 - CORRELATION SCANOGRAPHIQUE ET CLINIQUE DES MALFORMATIONS ARTERIO-VEINEUSES PULMONAIRES DANS LA MALADIE DE RENDU-OSLER
B SOULIER, E HAZOUARD, F DOMMENGE, D HERBRETEAU, L BRUNEREAU, D SIRINELLI
TOURS - FRANCE

Objectifs : Stratégie thérapeutique devant l'association malformations artério-veineuses pulmonaires d'une maladie de Rendu-Osler (MRO) et rhabdomyosarcome de cuisse chez un garçon de 8 ans.
Matériels et méthodes : Rapport d'un cas clinique original et revue de la littérature de l'atteinte pulmonaire et leurs complications dans la MRO en pédiatrie.
Résultats : La MRO est une pathologie autosomique dominante d'incidence supérieure à 1/1000, de pénétrance forte à expression tardive. La population pédiatrique est à risque d'exprimer des MAVP responsables d'emboles paradoxaux notamment cérébrales. Dans notre observation, la découverte des MAVP était fortuite et a fait poser le diagnostic de MRO. Face au risque infectieux secondaire à la chimiothérapie aplasiante et au risque métastatique pulmonaire, une exclusion par embolisation endovasculaire des MAVP a été réalisée.
Conclusion : La découverte fortuite de MAVP est souvent associée à une MRO. Les MAVP devront être systématiquement dépistées chez tout individu atteint de la MRO. Le risque d'embole cérébrale due aux MAVP dont l'artère afférente mesure plus de 3 mm est important. Dans un contexte carcinologique et d'immunosuppression, l'exclusion par embolisation endovasculaire d'une MAVP à risque est une urgence afin de prévenir tout risque de métastase septique ou tumorale à l'étage cérébral.


/ Accueil / Statuts / Espace Membres / Congrès / EPU / Prix / Forum / Bibliographie/ Ailleurs
prev