mise à jour dimanche 12 novembre 2006

JFR'06

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Communications de pédiatrie générale 2

PLACE DE L'IMAGERIE DANS L'EXPLORATION DES HYPERANDROGÉNISMES PRÉPUBERTAIRES
AE Millischer-Bellaïche, D Rodrigue, G Kalifa
Paris - France

Objectifs : Préciser l'intérêt de l'imagerie dans le cadre d'exploration des hyperandrogénismes prépubertaires.
Matériels et méthodes : L'hyperandrogénisme prépubertaire correspond à une production significative d'androgènes avant l'âge de 8 ans. Son origine est surrénalienne dans la plupart des cas d'origine idiopathique (premature adrenarche), enzymatique (bloc 21) ou tumoral. Etude rétrospective à propos de 60 enfants (de 3 à 5 ans) suivis pour un hyperandrogénisme prépubertaire. Dans tous les cas, une échographie avec ± scanners surrénaliens ont été réalisés.
Résultats : Dans 12/60 cas (10 filles et 2 garçons), un coticosurrénalome a été retrouvé (taille moyenne 3,5 cm). Tous ces patients présentaient une élévation de la SDHEA, 6/10 une hypertrophie clitoridienne et 2/2 un pénis augmenté de taille. La masse avait été vue en échographie dans 10/12 cas (taille > 1,5 cm). Dans 2/12 cas, seul le scanner a permis de diagnostiquer le corticosurrénalome (<1,5 cm). L'aspect de ces masses présentait une densité homogène. Seule 1/12 présentait des calcifications.
Conclusion : Tout hyperandrogénisme prépubertaire doit être exploré par scanner afin de ne pas sous estimé des corticosurrénalomes de petite taille.


DOULEUR ABDOMINALE AIGUË NON TRAUMATIQUE DE L'ENFANT : APPORT RESPECTIF DE L'ASP ET DE L'ÉCHOGRAPHIE
K Lambot, G Gorincour, H Le Hors, K Barrau, S Chapuy, M Paris, A Aschero, C Desvignes, B Bourlière-Najean, JL Jouve, P Auquier, P Petit
Marseille - France

Objectifs : Apprécier l'efficacité diagnostique respective ASP/Échographie. Définir si la suppression de l'ASP, examen irradiant, est envisageable.
Matériels et méthodes : Étude prospective randomisée. Deux cent dix-huit enfants adressés par les médecins des urgences ; explorations jugées séparément par trois radiologues, lecture de l'ASP (de face, position couchée), réalisation de l'échographie ; synthèse des deux examens. Le médecin des urgences réalise synthèse clinique et de l'imagerie. Le diagnostic retenu est le diagnostic de synthèse clinique ou d'hospitalisation.
Résultats : Deux cent dix-huit patients : 118 garçons vs 100 filles ; Concordance ASP – Clinique = 27 % ; 1 discordant ASP -Echo (Appendicite à écho normale (0.5 %). Concordance écho-Clinique = 87 (40,4 %), 33 concordants "normal" et 53 concordants "anormal". Pathologies sans traduction ASP-Echo (colique, angine, pneumonie...) = 39 (17,7 %). Pathologies chirurgicales = 34 /215 ASP : 1 appendicite (2,9 %) ; échographie : 22 appendicites + 1 péritonite + 3 invaginations (79,4 %) ; faux négatifs de l'échographie : 3 torsions d'ovaires, 1 péritonite et 4 appendicites. Résultats indépendants de l'expérience du radiologue.
Conclusion : La réalisation d'un cliché d'ASP a une rentabilité diagnostique représentant 0,5 % dans notre série. Dans notre population d'étude, l'ASP peut être exclu du bilan d'imagerie systématique dans la prise en charge d'une douleur abdominale aiguë en pratique pédiatrique.


BILAN RADIOLOGIQUE AVANT REPERFUSION PORTALE CHIRURGICALE (RPC )DANS LES OBSTRUCTIONS PORTES AVEC CAVERNOME ET HYPERTENSION PORTALE
S Franchi-Abella, S Irtan, V Fouquet, J Waguet, JY Riou, F Gauthier, D Pariente
Le Kremlin Bicêtre - France

Objectifs : Dans les obstructions portes sur foie normal avec cavernome, la RPC permet de traiter l'hypertension portale en évitant les complications des anastomoses porto-systémiques et de rétablir un flux portal intra-hépatique si le SPIH est perméable et continu.
L'objectif de l'étude est de préciser l'intérêt des différents examens dans l'exploration du système porte intra-hépatique (SPIH).
Matériels et méthodes : Etude rétrospective portant sur 17 enfants opérés pour RPC entre 1997 et 2005. Le bilan pré-opératoire a comporté un écho-Doppler (17), un angioscanner (6), une artériographie mésentérique supérieure et/ou splénique (16), une portographie trans-hépatique (10), une phlébographie sus-hépatique bloquée (6). Les résultats ont été confrontés aux constatations per-opératoires et à l'évolution.
Résultats : Treize RPC ont réussi. Le SPIH a été vu perméable et continu chez 4 patients en écho-doppler dont 1 échec, 3 patients en artériographie mésentérique supérieure (1 échec) et dans tous les cas en phlébographie sus-hépatique (6) et/ou portographie (10). Le scanner ne permettait pas de conclure sur le SPIH mais donnait une analyse parfaite du système porte extra-hépatique (SPEH).
Conclusion : Quand la perméabilité du SPIH n'est pas évidente en écho-Doppler il doit être étudié par phlébographie sus-hépatique bloquée qui est moins invasive que la portographie. L'étude du SPEH est faite par angioscanner.


ASPECTS ÉCHOGRAPHIQUES DE L'ATTEINTE HÉPATIQUE DANS LES CYTOPATHIES MITOCHONDRIALES (CM)
N Allali, S Franchi-Abella, B Isidor, O Bernard, D Pariente
Le Kremlin Bicêtre - France

Objectifs : Décrire l'aspect du foie chez les enfants porteurs de CM avec atteinte hépatique.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective des écho-Doppler hépatiques de 29 enfants présentant une atteinte hépatique dans le cadre d'une CM.
Résultats : L'âge moyen lors du premier examen était de 4 mois (10 jours à 19 mois). Il existait une insuffisance hépato-cellulaire dans 18 cas, une cholestase (19), des hypoglycémies (4), une atteinte neurologique (6), rénale (2), digestive (2), un retard de croissance intra-utérin (3). L'écho-Doppler initial était pathologique dans 18 cas avec hépatomégalie (5), atrophie hépatique (6), foie hyperéchogéne évoquant une stéatose (5), de contours irréguliers (6), échostructure hétérogène (7), foie multinodulaire (3) dont 2 avant 2 mois, flux porte hépatofuge (3), ascite (11), splénomégalie (9). Chez 11 de ces patients l'échographie est redevenue normale au contrôle suivant (âge moyen : 12,11 mois). Chez une patiente, les nodules visibles à l'âge de 1,5 mois n'étaient plus présents à 27 mois. Chez 2 patients des nodules hépatiques sont apparus à 1 mois et 5,5 ans.
Conclusion : L'atteinte hépatique dans les CM peut être isolée et très précoce. L'écho-Doppler hépatique est pathologique chez 62 % de nos patients. Les CM font partie des diagnostics différentiels devant une cirrhose néonatale, des nodules hépatiques précoces ou une stéatose.


EPAISSISSEMENT DIGESTIF DANS LA MUCOVISCIDOSE. ETUDE PROSPECTIVE EN ÉCHOGRAPHIE DE 53 PATIENTS
P Kbaier, J Sarles, M Panuel, P Petit
Marseille - France

Objectifs : Etudier la prévalence des épaississements du grêle et du côlon lors du suivi d'une population pédiatrique atteinte de mucoviscidose, rechercher les facteurs corrélés et préciser leur retentissement clinique afin d'apprécier leur impact dans la prise en charge.
Matériels et méthodes : Cinquante-trois enfants (28 garçons, 25 filles, moyenne 8 ans 4 mois, min. 1 an et demi, max. 16 ans et 2 mois) ont bénéficié d'une échographie abdomino-pelvienne dans le cadre du suivi systématique par un même opérateur. Un groupe témoin a été simultanément évalué. Une valeur seuil de 3 mm a été retenue.
Résultats : Trente enfants (57 %) présentaient un épaississement pariétal digestif (< 6 mm) sans perte de différenciation pariétale et sans hypervascularisation au doppler, de topographie préférentielle iléale (30 %). Une mucocèle appendiculaire était observée dans 8 cas, une invagination iléo-iléale dans 7 cas. Aucune corrélation entre épaississement, âge, antécédents, signes cliniques n'était trouvée ; en revanche, relation significative entre épaississement et supplémentation enzymatique (p = 0,007) et durée du traitement (p<10-4). Aucun enfant porteur d'une mucocèle appendiculaire n'était symptomatique.
Conclusion : Dans la population pédiatrique atteinte de mucoviscidose, la constatation d'un épaississement digestif en échographie n'a aucune signification clinique mais mérite d'être connue pour éviter une prise en charge inappropriée.


INVAGINATION DU GRÊLE : COMMENT RECONNAÎTRE LES FORMES PATHOLOGIQUES
O Prodhomme, C Baud, C Veyrac, JL Ferran, M Saguintaah, A Couture
Montpellier - France

Objectifs : Reconnaître à l'échographie les formes pathologiques d'invagination du grêle (IG).
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 17 cas d'IG en 11 ans chez 16 enfants. Les signes cliniques et échographiques incluant la présence d'une occlusion et/ou de liquide piégée dans le boudin sont rapportés. La zone liquidienne mesurée par ses 2 plus grands diamètres a été classée comme faible (2d<10 mm), modérée (1d<10 mm, 1d>10 mm) ou importante (2d>10 mm).
Résultats : Symptomatologie révélatrice : douleurs abdominales et vomissements bilieux (n = 14), douleurs (n = 1) ou aspiration bilieuse (n = 1) post-opératoire, anémie (n = 1), associées à des selles sanglantes dans 3 cas. A l'échographie les IG étaient figées, volumineuses (20-45 mm de diamètre A-P, 3-20 cm de longueur) avec une occlusion (n = 15) et du liquide piégé dans le boudin (n = 8). Valvule et côlon normaux. Dans 7 cas on notait une chirurgie récente (n = 3) ou une affection prédisposante (n = 4) (purpura rhumatoïde (n = 2), mucoviscidose (n = 1), Peutz-Jeghers (n = 1)). Une lésion primitive (n = 11) incluant un Meckel (n = 5), un polype (n = 2), un lymphome (n = 2) et une métastase (n = 1) a été identifiée en pré-opératoire (n = 7) ou rétrospectivement (n = 4). Deux nécroses observées parmi les 3 cas avec une importante quantité de liquide. Deux lymphomes confirmés par des biopsies périphériques.
Conclusion : L'échographie permet de différencier les formes pathologiques d'IG des formes transitoires plus petites, péristaltiques, non occlusives et sans lésion primitive.


STÉNOSE DES ARTÈRES RÉNALES DE L'ENFANT : APPORT DES NOUVEAUX SCANNERS MULTICOUPES (64 COUPES)
S Emond-Gonsard, A Dancasius, P Ou, N Boddaert, G Zemmour, MF Gagnadoux, M Charbit, F Brunelle
Paris - France

Objectifs : La sténose des artères rénales est systématiquement recherchée en cas d'hypertension artérielle (HTA) de novo chez l'enfant. L'écho-Doppler est l'examen réalisé de première intention, mais sa sensibilité est faible. L'artériographie est actuellement l'examen de référence. Cet examen est invasif et comporte une morbidité non négligeable. Le but de ce travail est d'évaluer l'intérêt du scanner multicoupe de dernière génération dans le diagnostic et l'exploration des sténoses de l'artère rénale chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Sept enfants hospitalisés pour bilan d'HTA de novo ont bénéficié d'un angioscanner des artères rénales. Les résultats d'imagerie ont pu être corrélés à l'angiographie numérisée ou aux données chirurgicales.
Résultats : Dans tous les cas, le scanner a confirmé la présence d'une sténose des artères rénales uni ou bilatérale, a pu en évaluer l'étendue, l'importance et la localisation en vue d'un éventuel geste interventionnel radiologique ou chirurgical. Il permet également de faire le bilan d'autres anomalies artérielles associées et de réaliser si besoin une cartographie vasculaire préopératoire.
Conclusion : Le scanner multicoupe de dernière génération est l'examen de choix dans l'exploration des sténoses de l'artère rénale chez l'enfant pour en faire le diagnostic et guider la conduite thérapeutique.


EXPLORATION DE L'ISCHÉMIE MYOCARDIQUE DE L'ENFANT EN SCANNER MULTICOUPE
A Sigal-Cinqualbre, B Daoud, JF Paul, A Serraf
Le Plessis Robinson - France

Objectifs : Dans l'exploration de l'ischémie myocardique de l'enfant par anomalie coronarienne congénitale ou acquise, nous rapportons notre expérience du scanner multicoupe et l'intérêt de la synchronisation cardiaque lors de l'acquisition.
Matériels et méthodes : Le protocole d'acquisition à 80 kV utilise un ampérage très bas adapté au poids, sans synchronisation cardiaque. Selon le résultat, une deuxième acquisition limitée au niveau anatomique des coronaires est réalisée avec synchronisation cardiaque et modulation ECG.
Résultats : L'irradiation reste faible, les examens étant réalisés à bas kilovoltage et faible ampérage. L'utilisation de la synchronisation cardiaque apporte une précision diagnostique indiscutable. Elle majore la dose reçue, cependant, l'irradiation reste acceptable et en deçà des recommandations. L'intérêt du scanner par rapport aux autres techniques d'imagerie, angiographie et IRM est développé.
Conclusion : Le scanner multicoupe et l'utilisation de la synchronisation cardiaque, à condition de limiter le volume exploré et d'optimiser les paramètres d'acquisition contribue à l'exploration des coronaires dans le diagnostic de l'ischémie myocardique de l'enfant.


EVALUATION DE L'ÉCHOCYSTOGRAPHIE DANS LE DIAGNOSTIC DU REFLUX VÉSICO-URÉTÉRAL CHEZ L'ENFANT
MA Galloy (1), Y Pefoubou (1), F Guillemin (2), A Couture (3), JP Pracros (4), F Didier (2), H Ducou le Pointe (5), L Guillaume (1), M Claudon (1)
(1) Vandoeuvre-Lès-Nancy - France, (2) Nancy - France, (3) Montpellier - France, (4) Lyon - France, (5) Paris - France

Objectifs : Evaluer l'échocystographie (EC) dans le diagnostic du reflux vésico-urétéral chez l'enfant en comparaison à la cystographie rétrograde (CR).
Matériels et méthodes : Cette étude monocentrique, prospective, contrôlée, a inclus 113 enfants, avec réalisation successive de l'EC et CR en salle de radiologie, après sondage vésical. Une série de 12 séquences pelviennes et rénales ont été acquises après administration de Levovist® (Schering, 300 mg/ml) en mode harmonique sur ATL5000 (Philips) à différents temps de l'EC. Les films de CR ont été relus par 2 radiologues référents, et les séquences digitales d'EC par 2 autres radiologues expérimentés en échographie mais non entraînés en EC, codant le reflux, son grade, avec consensus secondaire.
Résultats : Pour le diagnostic de reflux et son grade, les reproductibilités intraobservateur et interobservateur ont été excellentes pour la CR, modérées à bonnes pour l'EC. Par rapport à la CR, les sensibilité, spécificité, valeurs prédictives positive et négative de l'EC ont été de 64,7 %, 83,6 %, 50,7 % et 90 % pour le diagnostic de reflux.
Conclusion : L'EC est une méthode dont la performance évaluée de façon indépendante et extérieure, apparaît à la limite inférieure des séries déjà publiées. Non irradiante, elle peut se substituer à la CR dans certaines indications.


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