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ASPECTS IRM DES MÉNINGOENCÉPHALITES NÉONATALES LIÉES AU CHIKUNGUNYA (ARBOVIROSE)
G Rigou, P Fossati, G Pastural, D Ramfoul, B Collignon
Saint Denis - France
Objectifs : Sémiologie IRM des meningoencéphalites avérées à Chikungunya chez des nouveaux nés (étude à La Réunion sur 6 mois).
Matériels et méthodes : Notre étude est rétrospective, concernant des nouveaux nés. Contaminés par le virus Chikungunya au cours d'une infection materno-ftale ou post-natale, présentant une forme cérébroméningée de la maladie, confirmée par PCR dans le LCR. Il a été réalisé des IRM cérébrales en séquence T1, T2, FLAIR, Echo de Gradient, et séquence de diffusion.
Résultats : Chez plusieurs des patients ont été décelées des lésions de la substance blanche, notamment sur les séquences FLAIR et Diffusion.
Conclusion : L'atteinte neuro-méningée, parfois mortelle, de l'arbovirose de type Chikungunya chez le nouveau-né, peut être objectivée et corrélée à la sévérité clinique par l'examen IRM.
CHIKUNGUNYA : IMAGERIE DES MANIFESTATIONS NEUROLOGIQUES NÉONATALES
M Bintner, P Gauthier, S Blanc, B Boumahni, E Mallet, A Meurin, E Archambault, R Kohlmann
Saint Pierre de la Réunion - France
Objectifs : Les auteurs présentent les manifestations encéphaliques de la Chikungunya observées en IRM chez le nouveau-né à la Réunion.
Matériels et méthodes : Les IRM encéphaliques des nouveaux-nés comprennent des séquences SE T1 sans et avec injection de gadolinium, axiale T2 et diffusion avec calcul de la cartographie ADC, des études en spectroscopie monovoxel à TE court. Les IRM sont contrôlées à 1, à 4 et à 12 mois, dont les résultats sont confrontés aux données cliniques. Le diagnostic de l'infection à Chikungunya repose sur les IgM ou la positivité du RT-PCR dans le LCR.
Résultats : Neuf nouveaux-nés et nourrissons présentent des anomalies associant une restriction de diffusion de la substance blanche à prédominance sus-tentorielle à CDA diminué, évoluant en moins d'un mois vers une inversion de signal. Les atteintes sont moins facilement identifiées sur les autres séquences, et on n'observe jamais de rehaussement par le gadolinium. Malgré l'intensité de l'atteinte initiale qui semble témoigner d'une transmission materno-foetale, l'évolution peut se faire vers la normalisation, plus rarement vers la cavitation.
Conclusion : L'hyposignal marqué en diffusion de la substance blanche sus-tentorielle permet de reconnaître à distance une probable encéphalite à Chikungunya du nouveau-né, dont l'évolution IRM peut rester favorable.
SÉMIOLOGIE IRM DES CÉRÉBELLITES GRAVES
B Husson, I Guellec, L Chevret, M Tardieu
Le Kremlin Bicêtre - France
Objectifs : Décrire les formes graves de cérébellite.
Matériels et méthodes : Six patients âgés de 3 à 14 ans ont été hospitalisés pour hypertension intracrânienne (HTIC) entre 1996 et 2005. Tous ont eu une TDM précoce, 5 une IRM avant J8 et une IRM tardive.
Résultats : Des céphalées ont toujours précédé l'HTIC, 2 enfants avaient un syndrome cérébelleux. Cinq enfants ont été hospitalisés en réanimation. Les TDMs étaient considérées normales (3), montraient un effet de masse sur le quatrième ventricule avec une hypodensité cérébelleuse (3). Les IRMs précoces montraient des hypersignaux T2 des hémisphères cérébelleux (5) et du vermis (3), avec signe d'engagement (3), effacement du V4 (5) et hydrocéphalie (5). Deux enfants ont eu une dérivation ventriculaire externe et 1 une craniectomie. Un enfant est décédé avant la réalisation de l'IRM, 3 ont des troubles neurologiques séquellaires mineurs, 2 sont guéris. Quatre patients ont une atrophie cérébelleuse modérée sur l'IRM tardive.
Conclusion : Les formes graves de cérébellite se manifestent par une HTIC souvent isolée. La TDM initiale peut être d'interprétation difficile alors que l'IRM précoce montre l'atteinte cérébelleuse étendue qui peut se compliquer d'engagement et d'hydrocéphalie aiguë. Des séquelles neurologiques et une atrophie cérébelleuse ne sont pas rares.
DÉPISTAGE PRÉOPÉRATOIRE DE L'EXTENSION AU NERF OPTIQUE DES RÉTINOBLASTOMES : CORRÉLATION IMAGERIE-PATHOLOGIE
M Guesmi, X Sastre, L Desjardins, L Lumbroso, I Aerts, F Doz, B Asselain, D Bours, S Neuenschwander, H Brisse
Paris - France
Objectifs : L'extension tumorale au nerf optique est un facteur pronostique essentiel dans la prise en charge du rétinoblastome. L'imagerie met, en règle, facilement en évidence les extensions macroscopiques. Le but de l'étude était de comparer la TDM et l'IRM pour le diagnostic d'extension tumorale rétro-laminaire, en l'absence d'élargissement du nerf.
Matériels et méthodes : Critères d'inclusion : enfant pris en charge à l'Institut Curie entre 1998 et 2006 pour rétinoblastome uni ou bilatéral, énucléé d'emblée ; imagerie préopératoire de qualité diagnostique moins de 15 jours avant l'énucléation et ne montrant pas d'élargissement du nerf optique ; histologie relue par le pathologiste référent du protocole. Au total, 149 enfants inclus, explorés par TDM (n = 103), IRM (n = 31) ou les deux examens (n = 15).
Résultats : Les valeurs de sensibilité, de spécificité et de précision de l'imagerie sont respectivement de : 23 %, 98 % et 91 % sur la totalité de la série, de 0 %, 99 % et 92 % pour le scanner et de 60 %, 95 % et 91 % pour l'IRM.
Conclusion : Pour les rétinoblastomes sans élargissement macroscopique du nerf optique, la spécificité des deux techniques est excellente. Par contre, la sensibilité de l'IRM apparaît très supérieure à celle du scanner.
TUMEUR ANGIOCENTRIQUE NEUROÉPITHÉLIALE (ANET) : NOUVELLE ENTITÉ ANATOMO-RADIOLOGIQUE DES TUMEURS DE L'ÉPILEPSIE DE L'ENFANT
N Boddaert (1), M Fohlen (1), A Jouvet (2), M Bourgeois (1), O Delalande (1), S Emond-Gonsard (1), F Brunelle (1), L Hertz-Pannier (1), D Seidenwurm (3), C Sainte-Rose (1), A Lellouch-Tubiana (1)
(1) Paris - France, (2) Lyon - France, (3) Sacramento - Etats-Unis
Objectifs : Différents types de tumeurs glioneuronales sont reconnus pour entraîner une épilepsie pharmacorésistante. Les plus fréquentes sont les tumeurs dysembryoplasiques neuroépithéliales (DNET) et les gangliogliomes. Nous décrivons ici chez 10 enfants, une nouvelle entité anatomo-pathologique et radiologique.
Matériels et méthodes : A partir d'une population de 204 enfants (2-14 ans) opérés pour une épilepsie pharmacorésistante, 10 enfants (9.2 ± 4.5 ans) répondant aux nouveaux critères anatomo-pathologiques des ANET sont étudiés. Les IRMs sont revues de façon rétrospective.
Résultats : Tous les enfants présentent une ANET. Le signe neuropathologique retrouvé est une tumeur à polarité angiocentrique localisée dans le cortex et la substance blanche. Cette tumeur est composée d'astrocytes bipolaires et fusiformes placés en rosette autour des vaisseaux. L'immunohistochimie retrouve également la présence de cellules neuronales. L'IRM montre chez tous les sujets étudiés un hypersignal cortical spontané T1 (SE) sans prise de contraste et un hypersignal T2 et Flair cortico-souscortical s'étendant jusqu'au ventricule adjacent. Cet aspect IRM est pathognomonique des ANETs.
Conclusion : Nous décrivons ici une nouvelle entité anatomo-pathologique et radiologique chez 10 enfants présentant une épilepsie pharmaco-résistante dans le cadre des tumeurs glioneuronales de l'enfant.
IMAGERIE ENCÉPHALIQUE TDM ET IRM NORMALE ET PATHOLOGIQUE POST HÉMISPHÉROTOMIE
C Bordonne, F Héran, C Bulteau, P Cantet, O Delalande, JD Piekarski
Paris - France
Objectifs : Analyser les résultats de l'imagerie cérébrale réalisée lors du suivi des patients épileptiques traités par hémisphérotomie. En déduire les aspects normaux et pathologiques.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective : 107 patients (moyenne d'âge 8.1 ans, 60 garçons, 47 filles), traités par hémisphérotomie, de 1990 à 2006. Scanner (J8 et J15 post opératoire), IRM (3 mois, 1 an et 2 ans, et IRM préopératoire de 33 patients) relus par deux neuroradiologues. Analyse : parenchyme, ventricules, cicatrice opératoire, ESA.
Résultats : Anomalies variées. Précoces : hémorragie intra parenchymateuse (12 %), collection sous durale (46 %) dilatation ventriculaire (34 %), abcès ou ventriculite (2 %). Tardives : dégénérescence wallérienne (50 %), atrophie hémisphérique (43 %), évolutivité de la maladie causale (4 % cas). Plusieurs catégories de signes : précoces et graves : infection, prise de contraste cicatricielle ; précoces et fréquents sans incidence sur le suivi : hémorragie dans le foyer opératoire, épanchements sous duraux liquidiens ou hématiques, minimes ou importants (drain provisoire ou non) ; tardifs : diminution de taille des cavités cicatricielles, persistance d'épanchements extracérébraux liquidiens, dégénérescence Wallérienne, évolution de la maladie causale.
Conclusion : Excellents résultats de cette chirurgie. La connaissance des aspects radiologiques normaux et des complications est nécessaire pour adapter la conduite thérapeutique.
ARTÈRE D'ADAMKIEWICZ CHEZ L'ENFANT : PEUT-ON LA VOIR AU SCANNER
P Ou (1), P Schmit (2), W Layouss (1), D Sidi (1), D Bonnet (1), F Brunelle (1)
(1) Paris - France, (2) Halifax - Canada
Objectifs : Evaluer la capacité du scanner multicoupe de dernière génération (64 coupes) à visualiser l'artère d'Adamkiewicz chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Les auteurs ont analysé consécutivement 35 examens de scanner thoracique 64 coupes (GE, LightSpeed VCT, Milwaukee, USA) avec injection au temps artériel réalisés chez des enfants suspects de pathologie cardiaque et/ou thoracique (22 garçons, moyenne d'âge 7,2 ± 5 ans). L'étude de l'artère d'Adamkievicz était réalisée de façon indépendante par deux radiologues, à partir de reconstructions multiplanaires du contenu rachidien thoracique. Son identification et la détermination de son origine étaient basées sur son trajet caractéristique en épingle à cheveux.
Résultats : L'artère d'Adamkievicz était identifiée dans 34/35 cas. Elle naissait de la 8ème artère intercostale gauche dans 4 cas, de la 9ème artère intercostale gauche dans 16 cas, de la 10ème artère intercostale gauche dans 4 cas, de la 11ème artère intercostale gauche dans 2 cas, de la 8ème artère intercostale droite dans 2 cas, de la 9ème artère intercostale droite dans 4 cas, et de la 10ème artère intercostale gauche dans 2 cas. Elle avait une double origine dans 1 cas. La concordance d'interprétation était de 100 % entre les 2 radiologues.
Conclusion : Le scanner 64 coupes de dernière génération permet une visualisation précise de l'artère d'Adamkiewicz et peut donc remplacer l'artériographie sélective pour l'exploration diagnostique de celle-ci chez l'enfant.
AGÉNÉSIE DU NERF COCHLÉAIRE ISOLÉE DANS LES COPHOSES UNILATÉRALES DE L'ENFANT : UNE FRÉQUENCE SOUS-ESTIMÉE
M Elmaleh-Bergès, N Noël-Pétroff, F Chalard, M François, G Sebag
Paris - France
Objectifs : Les cophoses ou surdités profondes unilatérales de l'enfant reconnaissent plus souvent, et par ordre de fréquence décroissante, des causes malformatives (génétiques ou acquises in utero), infectieuses et traumatiques. L'association possible d'une agénésie du nerf cochléaire à une malformation labyrinthique souvent sévère est connue, notamment dans les surdités syndromiques. Le but de ce travail est de souligner la fréquence d'une étiologie malformative sous-estimée : l'agénésie du nerf cochléaire isolée, sans malformation labyrinthique associée.
Matériels et méthodes : De 1990 à 2005, 166 enfants ont eu un scanner pour cophose unilatérale isolée, parmi lesquels 36 ont eu une IRM.
Résultats : Le scanner a montré dans 22 cas (13,2 %) une sténose isolée (sans malformation labyrinthique) du canal osseux pour le nerf cochléaire, associée ou non à une sténose du méat auditif interne, témoignant d'une agénésie du nerf cochléaire, confirmée par l'IRM dans 14 cas.
Conclusion : L'agénésie isolée du nerf cochléaire est une cause non négligeable de surdité profonde unilatérale. Souvent de découverte tardive, elle réaffirme la prévalence des causes malformatives dans les surdités de l'enfant et de l'adolescent. Ses signes indirects doivent être recherchées systématiquement au scanner. L'intérêt de l'IRM première dans les surdités de perception profondes unilatérales de l'enfant doit être considéré, malgré les contraintes de réalisation.
DIAGNOSTIC ANTÉNATAL PAR IRM ET DEVENIR DES MALFORMATIONS DE LA FOSSE CÉRÉBRALE POSTÉRIEURE
S Molinier (1), A Sevely (2), M Fjortoft (2), E Cheuret (2), S Julia (2), S Kessler (2), J Aziza (2), MF Sarramon (2), C Manelfe (2)
(1) Bordeaux - France, (2) Toulouse - France
Objectifs : Préciser l'apport de l'IRM dans le diagnostic anténatal des malformations de la fosse cérébrale postérieure suspectées par échographie et tenter d'effectuer une corrélation radio-clinique de ces malformations grâce à leur suivi post-natal.
Matériels et méthodes : Les IRM cérébrales de 35 ftus, pour lesquels une malformation de la fosse cérébrale postérieure avait été suspectée par échographie durant les deux derniers trimestres de grossesse, ont été rétrospectivement confrontées aux échographies anténatales, à l'examen anatomopathologique ftal ou au devenir clinique et à l'imagerie post-natale.
Résultats : L'IRM anténatale a confirmé le diagnostic échographique dans 23 cas, précisant la topographie lésionnelle dans 18 cas, et l'a modifié dans 12 cas. Au total, 33 IRM ont été jugées anormales, retrouvant des anomalies cérébrales isolées ou associées à des anomalies extra-cérébrales. En sous-tentoriel ont été diagnostiquées 18 agénésies ou hypoplasies cérébelleuses, 9 malformations de Dandy-Walker, 5 kystes arachnoïdiens et 2 méga grandes citernes. Le suivi de ces grossesses a montré une corrélation anatomo-radiologique (12 autopsies) relativement satisfaisante et peu de corrélation radio-clinique chez les survivants.
Conclusion : L'IRM cérébrale anténatale améliore le diagnostic étiologique et topographique des malformations de la fosse cérébrale postérieure, dont le pronostic neurologique reste difficile à établir en raison d'une corrélation radio-clinique faible.