mise à jour dimanche 12 novembre 2006

JFR'06

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posters de neuro-radiopédiatrie

TRAUMATISME CÉRÉBRAL NON ACCIDENTEL DE L'ENFANT : QUELLE TERMINOLOGIE UTILISER
N Béchard (1), S Perelman (1), B Leloutre (1), C Boyer (1), C Leroux (1), A Couture (2), A Geoffray (1), A Coussement (1)
(1) Nice - France, (2) Montpellier - France

Objectifs : Représenter une terminologie descriptive et précise à utiliser dans les comptes rendus radiologiques lors de la prise en charge d'un traumatisme cérébral chez l'enfant, en tenant compte d'un contexte ultérieur possiblement médico-légal.
Matériels et méthodes : Révision de la littérature et des différents dossiers radiologiques de traumatisme cérébral post-natal chez l'enfant, accidentel ou non accidentel, réalisés dans 2 institutions (Nice, Montpellier). Enumération et définition des différents termes utilisés dans la littérature et en pratique. Après consultation avec les pédiatres, neuropédiatres, neurochirurgiens et spécialistes en médecine légale, suggestion de termes à privilégier afin d'éviter une confusion avec conséquences graves dans l'hypothèse d'une poursuite médico-légale pour suspicion de traumatisme non accidentel.
Résultats : Représentation échographique, tomodensitométrique et en résonance magnétique des différents termes suggérés et de leurs différents aspects radiologiques. Liste de termes à éviter en raison de leur imprécision.
Conclusion : Afin d'éviter des confusions lors d'un processus médico-légal pour traumatisme non-accidentel de l'enfant, il est essentiel d'utiliser une terminologie précise et validée par un consensus multidisciplinaire.


CHIKUNGUNYA : IMAGERIE DES MANIFESTATIONS NEUROLOGIQUES NÉONATALES
M Bintner, P Gauthier, S Blanc, B Boumahni, E Mallet, A Meurin, E Archambault, R Kohlmann
Saint Pierre de la Réunion - France

Objectifs : Les auteurs présentent les manifestations encéphaliques de la Chikungunya observées en IRM chez le nouveau-né à la Réunion.
Matériels et méthodes : Les IRM encéphaliques des nouveaux-nés comprennent des séquences SE T1 sans et avec injection de gadolinium, axiale T2 et diffusion avec calcul de la cartographie ADC, des études en spectroscopie monovoxel à TE court. Les IRM sont contrôlées à 1, à 4 et à 12 mois, dont les résultats sont confrontés aux données cliniques. Le diagnostic de l'infection à Chikungunya repose sur les IgM ou la positivité du RT-PCR dans le LCR.
Résultats : Neuf nouveaux-nés et nourrissons présentent des anomalies associant une restriction de diffusion de la substance blanche à prédominance sus-tentorielle à CDA diminué, évoluant en moins d'un mois vers une inversion de signal. Les atteintes sont moins facilement identifiées sur les autres séquences, et on n'observe jamais de rehaussement par le gadolinium. Malgré l'intensité de l'atteinte initiale qui semble témoigner d'une transmission materno-foetale, l'évolution peut se faire vers la normalisation, plus rarement vers la cavitation.
Conclusion : L'hyposignal marqué en diffusion de la substance blanche sus-tentorielle permet de reconnaître à distance une probable encéphalite à Chikungunya du nouveau-né, dont l'évolution IRM peut rester favorable.


IMAGERIE DES COMPLICATIONS DES MÉNINGITES CHEZ L'ENFANT
N Moussali, K Chbani, T Elmendili, N Touil, L Ouzidane
Casablanca - Maroc

Objectifs : Insister sur l'intérêt de l'imagerie dans l'exploration des complications des méningites chez l'enfant. Exposer les différents aspects radiologiques de ces complications à travers des cas cliniques.
Matériels et méthodes : Neuf patients colligés sur une période de 2 mois, 6 garçons et 3 filles, avec une moyenne d'âge de 4 ans, non améliorés sous traitement pour méningite bactérienne. Le diagnostic de méningite était confirmé biologiquement dans tous les cas et les complications ont été suspectées cliniquement et confirmées sur les données de l'imagerie : le scanner cérébral dans 7 cas et l'échographie transfontanellaire dans 2 cas.
Résultats : Trois patients présentaient une hydrocéphalie tétraventriculaire isolée et évolutive. Deux patients présentaient une hydrocéphalie compliquée de ventriculite. Deux de nos patients avaient des abcès cérébraux collectés, un patient présentait de multiples empyèmes avec abcès cérébraux et thrombophlébite du sinus longitudinal supérieur et un patient avait une encéphalite pariétale localisée et systématisée.
Conclusion : Les complications de méningite restent malheureusement fréquentes dans notre contexte. L'imagerie joue un rôle primordial dans leur dépistage précoce et dans la surveillance post-thérapeutique.


IMAGERIE ENCÉPHALIQUE TDM ET IRM NORMALE ET PATHOLOGIQUE POST-HÉMISPHÉROTOMIE
C Bordonne, F Héran, C Bulteau, P Cantet, O Delalande, JD Piekarski
Paris - France

Objectifs : Analyser les résultats de l'imagerie cérébrale réalisée lors du suivi des patients épileptiques traités par hémisphérotomie.
En déduire les aspects normaux et pathologiques.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective : 107 patients (moyenne d'âge 8,1 ans, 60 garçons, 47 filles), traités par hémisphérotomie, de 1990 à 2006. Scanner (J8 et J15 post opératoire), IRM (3 mois, 1 an et 2 ans, et IRM préopératoire de 33 patients) relus par deux neuroradiologues. Analyse : parenchyme, ventricules, cicatrice opératoire, ESA.
Résultats : Anomalies variées. Précoces : hémorragie intraparenchymateuse (12 %), collection sous-durale (46 %) dilatation ventriculaire (34 %), abcès ou ventriculite (2 %). Tardives : dégénérescence wallérienne (50 %), atrophie hémisphérique (43 %), évolutivité de la maladie causale (4 % cas). Plusieurs catégories de signes : précoces et graves : infection, prise de contraste cicatricielle ; précoces et fréquents sans incidence sur le suivi : hémorragie dans le foyer opératoire, épanchements sous-duraux liquidiens ou hématiques, minimes ou importants (drain provisoire ou non) ; tardifs : diminution de taille des cavités cicatricielles, persistance d'épanchements extracérébraux liquidiens, dégénérescence Wallérienne, évolution de la maladie causale.
Conclusion : Excellents résultats de cette chirurgie. La connaissance des aspects radiologiques normaux et des complications est nécessaire pour adapter la conduite thérapeutique.


IRM DE PERFUSION DANS LA MALADIE DE MOYA-MOYA AVANT ET APRÈS CHIRURGIE
N Boddaert, S Puget, M Zerah, M Bourgeois, S Emond-Gonsard, V Tantcheu, F Brunelle, C Sainte-Rose
Paris - France

Objectifs : La maladie de Moya-Moya est une affection liée à une sténose progressive de la portion intracérébrale des carotides internes, avec développement d'un réseau collatéral qui donne un aspect en fumée (Moya-Moya). La revascularisation des territoires cérébraux mal vascularisés peut se faire par une nouvelle technique chirurgicale qui consiste à faire des trous dans l'os et dans l'arachnoïde.
Matériels et méthodes : Cette technique chirurgicale est réalisée chez 14 enfants présentant un moya-moya (3 à 15 ans). Dix à 24 trous ont été pratiqués dans les régions fronto-temporo-pariéto-occipitales en fonction de l'extension de la maladie. Une artériographie et une IRM de perfusion cérébrale est réalisée dans 5 cas avant la chirurgie et 3 mois après la chirurgie.
Résultats : Les enfants vont mieux cliniquement (recul de plus 2 ans). L'artériographie post-opératoire montre une revascularisation du cerveau par des collatérales de la carotide externe. L'IRM de perfusion montre une nette amélioration de la perfusion corticale après chirurgie. Aucun des enfants n'a fait d'AVC après la chirurgie. Il n'y a aucune mortalité post-opératoire.
Conclusion : Cette série suggère que cette technique opératoire est très efficace et que les séquences d'IRM de perfusion cérébrale montrent une revascularisation des régions en accord avec une amélioration des signes cliniques.


IMAGERIE DES CÉPHALOCÈLES ANTÉRIEURES DE LA FACE. A PROPOS DE 8 CAS
T Elmendili, N Moussali, N Touil, K Chbani, L Ouzidane
Casablanca - Maroc

Objectifs : Insister sur l'apport de l'imagerie dans l'exploration des encéphalocèles antérieurs.
Matériels et méthodes : Nous rapportons 8 cas d'encéphalocèles antérieures, 2 filles et 7 garçons, avec des extrêmes d'âge de 2 mois et 15 ans, consultants pour masse nasale ou sus-nasale dans tous les cas, épisodes de méningites dans 1 cas, et exophtalmie dans un cas. Une TDM crâniofaciale en mode hélicoïdal avec reconstruction bi et tridimensionnelle est réalisée dans 7 cas, une IRM est pratiquée dans un cas.
Résultats : Le défect osseux est nasoéthmoïdal dans 7 cas et sphénoïdal dans un cas. La taille du défect varie entre 4 mm et 3 cm. La céphalocèle mesure entre 10 mm et 36 mm de grand axe. Il n'y a pas d'anomalie malformative décelable au niveau du reste du parenchyme cérébral dans tous les cas.
Conclusion : L'encéphalocèle antérieure est une malformation relativement rare. Seulement quelques grandes séries ont été éditées dans la littérature. Le scanner et l'IRM tracent le défect osseux du crâne, quantifient l'importance de l'hernie parenchymateuse, recherchent les complications locorégionales, les anomalies cérébrales associées et assurent une surveillance post-thérapeutique adéquate.


ARTÈRE D'ADAMKIEWICZ CHEZ L'ENFANT : PEUT-ON LA VOIR AU SCANNER

Poster non présenté


IMAGERIE DES CRÂNIOPHARYNGIOMES : ASPECTS EN IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE CONVENTIONNELLE, DIFFUSION ET EN SPECTROSCOPIE
I Mejri, N Arifa, H Moulahi, M Chaieb, H Jemni, H Jmal, K Tlili-Graiess
Sousse - Tunisie

Objectifs : Analyser, à travers 3 dossiers radio-cliniques d'enfants atteints de crâniopharyngiomes, l'apport diagnostique des séquences de diffusion (DIF) et de spectroscopie par résonance magnétique (SRM) par rapport aux séquences IRM conventionnelles.
Matériels et méthodes : Trois cas ont été colligés entre 1999 et 2005 et explorés par TDM et IRM cérébrale. SRM et DIF ont été réalisées dans 2 cas et la confirmation histologique obtenue dans 2 cas.
Résultats : Trois filles âgées entre 6 et 11 ans étaient explorées pour syndrome polyuro-polydipsique. A la TDM l'aspect était typique à triple composante : kystique, charnue avec calcifications (1 cas) et moins évocateur avec uniquement une composante solide (2 cas). L'IRM a confirmé la nature kystique et charnue (hyposignal T1, hypersignal T2 hétérogène) avec important rehaussement (1 cas). Dans les 2 autres cas, les masses solides étaient en hyposignal T1 - hypersignal T2 hétérogène avec des calcifications en hyposignaux punctiformes en EG (1 cas), en hypersignal en diffusion avec un ADC bas à b = 1000mm2/s (2cas). La spectroscopie a objectivé un large pic lipidique pathognomonique dans les 2 cas.
Conclusion : Les crâniopharyngiomes se présentent typiquement comme des masses supra-sellaires à triple composante. La TDM associée à l'IRM aboutissent souvent au diagnostic positif. L'avènement de nouvelles modalités en IRM telles que la DIF et la SRM fournissent des données supplémentaires et permettent le diagnostic différentiel quand l'une des composantes manque.


XANTOASTROCYTOME PLÉOMORPHE DIFFUS AVEC TRANSFORMATION ANAPLASIQUE : ASPECT EN IMAGERIE (À PROPOS D'UN CAS ET REVUE DE LA LITTÉRATURE)
N Mahroug, K Ouachtou, L Ouzidane
Casablanca - Maroc

Objectifs : Préciser les aspects radiologiques et la place des différents moyens d'imagerie dans l'exploration de cette tumeur.
Matériels et méthodes : Nous rapportons un cas de xantoastrocytome survenant chez un enfant âgé de 3 ans, révéler par des crises convulsives. Le bilan neuroradiologique a comporté une TDM et une IRM cérébrale.
Résultats : La TDM et l'IRM ont révélé une tumeur sustentorielle frontale droite de nature kystique avec un nodule mural attaché aux méninges faisant évoquer une tumeur extra-axiale d'origine méningée probable. L'examen histologique a révélé un xanthoastrocytome polymorphe. Le patient fut opéré à deux reprises vu la récidive tumorale et l'extension des lésions sur les examens radiologiques de contrôle faisant suspecter la transformation maligne. Celle-ci a été confirmée par l'histologie qui était en faveur d'une progression vers l'anaplasie (grade III de l'OMS).
Conclusion : Le xanthoastrocytome pléomorphe est une tumeur de l'enfant et de l'adulte jeune. La symptomatologie clinique est dominée par les crises convulsives (71 %). En imagerie elle se présente le plus souvent sous forme de masse superficielle kystique avec un nodule mural se rehaussant massivement après injection de contraste. La chirurgie représente le traitement de choix de cette tumeur rare. Le pronostic reste très favorable (en l'absence de transformation anaplasique), mais une surveillance clinique et iconographique au long terme reste indispensable.


AGÉNÉSIE CAROTIDIENNE : À PROPOS DE 2 OBSERVATIONS EXCEPTIONNELLES
E Menif, F Ben Abdallah, C Raissi, K Nouira, N Ben Nagi, S Nagi, H Slimane
Tunis - Tunisie

Objectifs : Illustrer deux observations d'agénésie de l'artère carotide interne au cours d'une association malformative exceptionnelle.
Matériels et méthodes : Un garçon de 11 ans consultait pour une hypoacousie droite associée à une asymétrie facile. Il a bénéficié d'un scanner des rochers et du massif facial et d'une angiographie cérébrale. Une fillette de 13 ans consultait pour un nanisme harmonieux avec une insuffisance hypophysaire au bilan hormonal. Elle a été explorée par IRM cérébrale et hypophysaire avec angioIRM cérébrale et scanner de la base du crâne.
Résultats : Dans le premier cas, le scanner a trouvé un syndrome otomandibulaire droit et l'absence de canal carotidien à droite. L'angiographie a confirmé l'agénésie de l'artère carotide interne. Dans le deuxième cas, l'IRM a révélé une selle turcique vide et une posthypophyse ectopique. L'angioIRM montrait une agénésie de l'artère carotide interne. Le scanner de la base du crâne confirmait l'absence de canal carotidien.
Conclusion : L'agénésie de l'artère carotide interne est exceptionnelle (100 cas rapportés dans la littérature). Son association à un syndrome otomandibulaire ou à une malformation de l'axe hypothalamo-hypophysaire n'a jamais été rapportée à notre connaissance.


IRM DANS LE SYNDROME DE GUILLAIN-BARRÉ : À PROPOS DE TROIS CAS PÉDRIATIQUES
J Mamuene Dia Lambi (1), T Bui (2), S Passemard (2), M Elmaleh-Bergès (2), S Dorgeret (2), G Sebag (2)
(1) Lamentin - Martinique, (2) Paris - France

Objectifs : Montrer l'apport et l'efficacité de l'IRM dans le syndrome de Guillain-Barré ou polyradiculonévrite aiguë.
Matériels et méthodes : L'IRM était le dernier examen réalisé sur trois enfants âgés respectivement de 16 mois, 31 mois et 10 ans. Les coupes sagittales en T1 sans puis avec injection iv de produits de contraste et T2 ont été réalisées.
Résultats : La forme classique du syndrome de Guillain-Barré est celle d'une paralysie progressive, ascendante, et symétrique des extrémités, avec hyporéflexie ou aréflexie ostéo-tendineuse. La prise de contraste des racines nerveuses autour du cône médullaire et de la queue de cheval en IRM au cours d'un syndrome de Guillain-Barré (SGB) est bien connue. Nous rapportons trois cas pédiatriques de syndrome de Guillain-Barré consécutifs diagnostiqués dans la période d'avril à juillet 2004 au Service de Radiologie de l'hôpital Robert Debré à Paris.
Conclusion : L'IRM a permis de confirmer le diagnostic de SGB dans sa forme typique, en montrant une prise de contraste des racines de la queue de cheval et autour du cône terminal, et d'éliminer les diagnostics différentiels de paralysie aiguë. Cela a permis une prise en charge rapide de ces trois enfants.


LE SYNDROME DE VAN DER KNAAP : INTÉRÊT DE L'IRM
S Jerbi Omezzine, S Ennouri, R Boussoffara, Z Khadimallah, HB Ameur, M Bouslah, M Sakka, MT Sfar, H Hamza
Mahdia - Tunisie

Objectifs : Préciser l'apport de l'IRM dans le diagnostic du syndrome de Van Der Knaap.
Matériels et méthodes : Nous rapportons deux cas de maladie de Van Der Knaap appartenant à une même famille. Il s'agit de deux enfants âgés de 1 et 2 ans présentant une macrocéphalie, des convulsions et une ataxie. Une TDM et une IRM cérébrale ont été réalisées.
Résultats : L'imagerie avait montré une leucodystrophie associée à de multiples lésions kystiques sous-corticales.
Conclusion : La maladie de Van Der Knaap ou leucodystrophie mégaloencéphalique avec kystes est une maladie rare, de description récente. La maladie associe une macrocéphalie, une épilepsie et un syndrome cérébello-spastique d'évolution lente et progressive. L'intérêt de L'IRM dans le syndrome de Van Der Knaap est indiscutable, elle permet de mettre en évidence les lésions diffuses de la substance blanche et les kystes sous-corticaux.


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