Publié novembre 1998

 

Journées Françaises de Radiologie

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Sessions de Radio-Pédiatrie : Gynécologie de l'adolescente

Responsable : P Le Dosseur

 

PATHOLOGIE DE LA PUBERTE CHEZ LA FILLE. STRATEGIES DIAGNOSTIQUES

Auteurs : C Adamsbaum, J-C Carel - Paris - France

Les avances pubertaires (caractères sexuels secondaires avant 8 ans) sont plus fréquentes que les retards (absence de caractère sexuel secondaire à 15 ans). En cas de puberté précoce, l'imagerie évalue le retentissement et recherche une cause : l'étude échographique de l'imprégnation oestrogénique utérine (taille, morphologie) est un élément diagnostique simple et reproductible. La mesure de l'âge osseux permet d'évaluer le pronostic et de discuter la thérapeutique. Le diagnostic étiologique résulte des données cliniques, hormonales et radiologiques. Dans les formes centrales, les plus fréquentes, l'imagerie de l'encéphale est systématique, à la recherche d'une tumeur, rare (moins de 10 %, surtout hamartome du tuber ou dysgerminome). Parmi les formes périphériques, la prédominance de signes androgéniques (absence de développement mammaire) implique une exploration surrénalienne, à la recherche d'un corticosurrénalome, alors qu'une sécrétion d'estrogènes fait rechercher une cause ovarienne (syndrome de Mac-Cune-Albright ; plus rarement tumeur sécrétante). Dans les retards pubertaires, les données cliniques et hormonologiques permettent de distinguer : les hypogonadismes d'origine centrale, où il faut éliminer une tumeur de la région sellaire, les hypogonadismes d'origine ovarienne (gonadotrophines élevées), où l'échographie différencie les ovaires dysgénétiques (syndrome de Turner), des ovaires présents mais non fonctionnels. (résistances hormonales, formes autoimmunes...). Les ovaires polykystiques, rares en pédiatrie, doivent être différenciés des ovaires multifolliculaires physiologiques en période pubertaire.

 

LES DOULEURS PELVIENNES DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENTE

Auteurs : C Veyrac, R Perez, C Baud, A Couture, M Saguintaah - Montpellier - France

Devant une douleur pelvienne de l'enfant ou de l'adolescente, de nombreuses possibilités diagnostiques sont envisagées selon l'âge de l'enfant, le caractère aigu ou cyclique de la symptomatologie, son association éventuelle à une fièvre, une aménorrhée ou des troubles du cycle menstruel. L'échographie est l'examen d'imagerie de base du diagnostic. Elle permet la visualisation de l'utérus et des ovaires dont la morphologie normale et ses variantes doivent être connues en fonction du développement pubertaire de l'enfant ; elle peut diagnostiquer une torsion d'annexe, un kyste ovarien compliqué, une malformation utérine avec rétention, une tumeur ovarienne...

Mais de nombreuses douleurs pelviennes sont d'origine extragynécologique : intrapéritonéale (en particulier appendiculaire), urologique (uropathie, rein ectopique...), pariétale (lésion osseuse ou musculaire, infectieuse ou tumorale).

L'échographie doit aussi tenter de répondre à ces hypothèses diagnostiques. Ce n'est qu'en deuxième intention que l'on fera appel à d'autres techniques d'imagerie.

 

PATHOLOGIE MAMMAIRE DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENTE.PLACE DE L'IMAGERIE

Auteurs : A Geoffray - Nice - France

Chez l'enfant ou l'adolescente, la pathologie mammaire est rare. La prise en charge en imagerie doit être adaptée à la fréquence relative de chaque pathologie, différente de celle de la femme adulte :

La pathologie de cet âge est le plus souvent bénigne : l'adénofibrome est fréquent, parfois géant (tumeur ou sarcome phyllode). On peut rencontrer aussi des kystes, d'autres masses solides (adénome, hamartome), des hémangiomes de siège plus souvent sous-cutané que réellement intra-parenchymateux.

La pathologie maligne est exceptionnelle, métastases des tumeurs de cet âge, en particulier rhabdomyosarcome, hémopathies, plus rarement médulloblastome, neuroblastome, mélanome ou autres. Le cancer primitif du sein est rarissime.

Chez le garçon, la pathologie est encore plus exceptionnelle : quelques rares cas de tumeurs sont décrits, une gynécomastie unilatérale prépubertaire ne doit pas faire l'objet d'examens complémentaires.

Le rôle de l'imagerie est limité : l'échographie est l'examen essentiel, quasi-exclusif. La mammographie est demandée rarement et secondairement, les autres modes d'imagerie ont des indications exceptionnelles.

A partir de dossiers venant de l'ensemble des centres d'imagerie pédiatrique, le rôle de l'imagerie dans la pathologie mammaire de l'enfant et de l'adolescent sera discuté.



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