ECHO-DOPPLER RENAL LORS DE PYELONEPHRITE AIGUE : COMPARAISON AVEC LA SCINTIGRAPHIE AU Tc99m DMSA
Auteurs : P Rossier, H-G Khan, F Terrier, S Jequier - Genève - Suisse
Objectifs : Evaluer la valeur de l'Echo-Doppler Puissance (EDP) lors de pyélonéphrite aiguë (PNA) en comparaison à la scintigraphie au Tc99m DMSA (DMSA).
Matériel et méthode : 52 enfants avec une forte suspicion clinique de PNA (36 F, 16 M, âge moyen 42 mois) ont été examinés par ultrason en mode B (US), en Echo-Doppler Puissance et par DMSA, examens réalisés dans les 3 jours. Les critères diagnostiques pour une PNA sont : un défect cortical au DMSA, une altération de l'échostructure à l'US et une zone d'hypoperfusion à l'EDP de même localisation. 28 autres enfants avec une autre pathologie rénale qu'une PNA (11 F, 17 M, âge moyen 57 mois) servent de groupe contrôle pour l'US et l'EDP.
Résultats : 25 enfants remplissent les critères de positivité pour une PNA au DMSA. A l'US, une anomalie est notée chez 17 enfants (68 %) et chez 23 (92 %) une anomalie de perfusion à l'EDP. Les deux lésions non visualisées à l'EDP correspondent à des défects minimes au pôle supérieur du rein droit. 27 n'ont pas de défect visible au DMSA. Dans ce groupe, 23 ont un EDP normal et 4 (15 %) présentent une zone d'hypoperfusion modérée (dont 3 une zone hétérogène au DMSA ainsi qu'une anomalie à l'US) et ont été traités comme une PNA. Aucun des 28 enfants avec une autre pathologie rénale ne présente de défect à l'EDP. Conclusion : Les sensibilité et spécificité du doppler puissance sont dans notre série discrétement inférieures à celles du DMSA. L'EDP peut être envisagé comme examen de première intention dans le bilan des PNA. Un complément d'examen après injection de produit de contraste échographique devrait être réalisé lors des cas douteux.
IRM-UROGRAPHIE : ETUDE MORPHOLOGIQUE ET FONCTIONNELLE DE L'APPAREIL UROGENITAL CHEZ L'ENFANT
Auteurs : A Borthne (1), T Nordshus (1), T Reiseter (1), J-T Geitung (1) K-I Gjesdal (1) G Torheim (2) - (1) Oslo - Norvège, (2) Trondheim - Norvège
Objectifs : Mise au point d'une nouvelle technique d'imagerie du système urogénital en pédiatrie radiologique.
Matériels et méthodes : Seize enfants d'un âge moyen de 1.3 ans (de 2 semaines à 8 ans) furent examinés. Ils souffraient tous d'anomalies diverses du système urogénital : système duplex (3), reins doubles (1), uretères ectopiques (1), obstruction proximale (2) et distale (2) de l'uretère, reins multikystiques (1), reflux vésico-urétral (1), atrésie anale ou duodénale (2) et infection urogénitale (3). Les examens par l'IRM furent réalisés avec les séquences suivantes : TSE T1, T2, y compris single-shot (T2) et coupes multiples TFE dynamiques après injection de Gadolinium-DTPA. Pour mesurer le niveau de perfusion et fonction des deux reins, un programme spécial a été mis au point pour obtenir la courbe correspondante des phases artérielles et d'excrétion.
Résultats : Des images d'excellente qualité furent acquises dans 83 % des cas. L'IRM-urographie a pu détecter les différentes pathologies chez les seize sujets (100 %) et a fourni des informations supplémentaires chez 14 (87 %). Conclusion : Les méthodes conventionnelles d'imagerie urogénitale chez l'enfant peuvent être remplacées dans l'avenir par l'IRM-urographie.
COMMENT OPTIMISER LA STRATEGIE D'IMAGERIE DES SYNDROMES DE LA JONCTION PYELO-URETERALE (JPU)
Auteurs : S Emond, N Sayegh, A Hassine, J-L Michel, S Lortat-Jacob, F Brunelle - Paris - France
Objectifs : Optimiser la stragégie du bilan pré-opératoire des syndromes de jonction pyélo-urétérale.
Matériels et méthodes : Nous avons étudié rétrospectivement 22 patients présentant un syndrome de jonction pyélo-urétérale diagnostiqué 18 fois en anté-natal. Tous ces enfants ont eu une échographie rénale, une UIV, une scintigraphie rénale (Mag 3 Lasilix 20 fois et DMSA 2 fois) et une cystographie rétrograde 11 fois. Tous ont été opérés.
Résultats : L'échographie fait le diagnostic de JPU dans tous les cas, mesure la dilatation et l'épaisseur du parenchyme. La cystographie ne montre pas de reflux du côté de la jonction. L'UIV confirme le syndrome de jonction avec une secrétion retardée dans 9 cas du côté pathologique. La scintigraphie montre une anomalie de captation du côté de la jonction dans 10 cas avec une concordance entre l'UIV et la scintigraphie sur la valeur fonctionnelle rénale dans 4 cas seulement. Dix neuf enfants sont opérés dans le mois qui suit la scintigraphie.
Conclusion : La valeur fonctionnelle rénale et l'importance de l'obstacle sont bien appréciées par la scintigraphie alors que l'UIV tient un rôle plutôt morphologique. Nous pensons qu'une échographie précisant correctement le niveau de l'obstacle, les mensurations du bassinet et l'épaisseur du parenchyme pourrait remplacer l'UIV et conduire directement à la scintigraphie.
L'APPORT DE L'ECHOGRAPHIE DANS LE DIAGNOSTIC D'UNE HEPATO-SPLENOMEGALIE MODEREE
Auteurs : S Haddad-Zebouni, R Hindy, N Aoun, S Slaba, P Abou Sleiman, S Abi-Ghanem, N Atallah - Beyrouth - Liban
Objectifs : Le but de notre étude est d'établir un rapport constant entre la taille splénique et rénale et entre celle hépatique et rénale en fonction de l'âge chez l'enfant afin d'évaluer échographiquement une légère hépato-splénomégalie.
Matériels et méthodes : Une étude prospective portant sur 150 enfants âgés de 0 à 15 ans, non porteurs de maladies chroniques ou débilitantes, a été réalisée. Des repères fixes ont été adoptés pour chaque organe. Une analyse statistique des différentes mesures a ensuite été faite.
Résultats : Rapportée à l'âge, la taille splénique suit la même courbe de croissance que celle des reins avec un rapport constant et une différence moyenne de 0,35 cm. La progression de la taille hépatique varie d'une façon parallèle à celle du rein avec une différence moyenne de 2 à 4 cm.
Conclusion : Une légère hépato-splénomégalie est difficile à apprécier cliniquement. L'échographie pourrait les détecter en utilisant la taille des reins comme référence.
IMAGERIE ET URGENCES PEDIATRIQUES : BILAN DE 24 SEMAINESD'ACTIVITE EN CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE
Auteurs : G Henry, M Dahan, F Figa, A Djmeli, C Jouffret, M-T Jimeno, H Lehors, N Gandolfo, P Petit, J-M Guys, P Devred - Marseille - France
Objectifs : Evaluer l'activité et la rentabilité de l'imagerie prescrite par le Service d'Urgence d'un hôpital d'enfants, recevant quotidiennement des urgences médico-chirurgicales pédiatriques.
Matériel et méthode : Il s'agit d'un travail prospectif, sur une durée de 12 semaines pendant les mois d'été et 12 semaines pendant les mois d'hiver. Les différents éléments analysés sont : l'âge, le sexe, le type d'examen (radiographies simples ou échographie), la région anatomique explorée, les signes d'appel cliniques et l'interprétation de ces examens par le service de radiopédiatrie.
Résultats : 3 801 enfants ont été explorés. Les principales zones anatomiques étudiées par radiographie sont : le thorax (24 % des clichés), l'abdomen sans préparation (ASP) (13 %), et les radiographies osseuses (membre supérieur : 27 %, membre inférieur : 21 %) et en échographie : l'abdomen (53 %) et la hanche (27 %). Certains examens apparaissent peu productifs, comme l'ASP (83 % de normalité), les radiographies des chevilles et des genoux (respectivement 91 % et 93 % de normalité). D'autres, au contraire, semblent plus souvent contributifs : radiographies du thorax (36 % de pathologiques) et du membre supérieur : poignet, avant-bras, coude, doigts, épaule (respectivement 35,6 %, 35,2 %, 33,5 %, 23 % et 18,2 % de clichés pathologiques).
Conclusion : A la lumière de cette étude, l'approche clinique de la prescription de certains examens d'imagerie semble pouvoir être modifiée.
APPORT DE LA CHOLANGIOGRAPHIE IRM DANS LES COMPLICATIONS BILIAIRES DE L'ENFANT APRES TRANSPLANTATION HEPATIQUE
Auteurs : L Guibaud, F Pilleul, A Lachaud, A-L Guibal, M Parret, J-P Pracros - Lyon - France
Objectifs : Evaluer le rôle de la cholangiographie IRM dans le diagnostic et la prise en charge des complications biliaires chez l'enfant après transplantation hépatique.
Matériels et méthodes : Treize IRM ont été réalisées auprès de 10 enfants (âge moyen 5 ans) suspects de complications biliaires post-transplantation. Examens effectués sur une GE de 1.0 Tesla en utilisant une séquence 2D FSE (TR/TE/ETL = 12000/145/36) en coupes axiales et coronales de 4 mm avec reconstructions MIP. Ces examens ont été comparés aux résultats de l'échographie, de la biologie, de l'histologie et de la scintigraphie hépato-biliaire.
Résultats : La cholangiographie IRM montre une dilatation diffuse des voies biliaires intra-hépatiques suggérant une sténose anastomotique dans sept cas. Trois cas de dilatations biliaires au-dessus du hile hépatique sont notés dont deux enfants secondaires à une ischémie artérielle. Pour cinq patients, la cholangiographie IRM montre des signes de cholangite chronique. L'association des résultats obtenus en cholangiographie IRM avec les examens de routine permet de réaliser un diagnostic très précis. Il apporte des informations complémentaires pour la prise en charge thérapeutique ultérieure.
Conclusion : La cholangiographie IRM permet un diagnostic précis des complications biliaires notamment en cas de rétrécissement anastomotique ou d'anomalies des parois biliaires. La cholangiographie IRM associée aux autres examens de routine permet une meilleure prise en charge des complications biliaires après transplantation hépatique.
DESOBSTRUCTION PORTALE PER-CUTANEE APRES TRANSPLANTATION HEPATIQUE CHEZ L'ENFANT
Auteurs : J Waguet, J-Y Riou, D Pariente - Kremlin Bicêtre - France
Objectifs : Montrer trois cas de désobstruction portale par radiologie interventionnelle après transplantation hépatique (T.H.) chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Sur 500 T.H. depuis 1986, 42 thromboses portales ont été diagnostiquées. La prise en charge habituelle est l'héparinothérapie, la désobstruction chirurgicale ou l'abstention thérapeutique initiale avec anastomose porto-systémique secondaire en cas d'hypertension portale compliquée. Récemment sur cinq tentatives de désobstruction transhépatique, trois ont été reperméabilisées par dilatation du trajet, avec thrombo-aspiration pour l'une d'elles.
Résultats : Dans deux cas, la reperméabilisation a été réalisée 3 et 36 mois après la thrombose, par voie transhépatique pour l'une et par une anastomose mésentérico-cave pour l'autre. La troisième reperméabilisation a été pratiquée huit jours après la greffe, par voie transhépatique. Le recul de ces reperméabilisations est de 21 et 14 mois pour les deux premières, et de 1 mois pour la troisième. Les deux échecs concernent des thromboses anciennes (4 et 8 ans auparavent) par voie transhépatique.
Conclusion : La reperméabilisation des thromboses portales est possible précocément ou secondairement, par voie transhépatique ou par le biais d'une anastomose mésentérico-cave chirurgicale pré-existante.
PSEUDO-METASTASES HEPATIQUES APRES TRAITEMENT D'UN CANCER DE L'ENFANT : ANALYSE DE 7 CAS
Auteurs : H Brisse (1), V Servois (1), F Avni (2), B Bouche (2), F Thibault (1), L Ollivier (1), T Nguyen-Tan (1), M Meunier (1), M Clouet (1), P Monteiro (1), C Devalck (2), J-M Zucker (1), S Neuenschwander (1) - (1) Paris - France, (2) Bruxelles - Belgique
Objectifs : Décrire des lésions hépatiques pseudo-métastatiques de découverte fortuite chez des enfants préalablement traités pour tumeur maligne.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 7 enfants (2-14 ans), traités pour néphroblastome (n = 2), tumeur d'Ewing/PNET (n = 2), ostéosarcome (n = 1), et neuroblastome (n = 2), par chirurgie 7/7, chimiothérapie 7/7, et radiothérapie 5/7. Etude hépatique : échographie 6/7, Doppler 5/7, TDM spiralée multiphase 7/7.
Résultats : Toutes les lésions ont été découvertes fortuitement, 1 à 16 ans après la fin de traitement, sans contexte d'évolutivité tumorale. 5 enfants avaient été traités par chimiothérapie intensive avec greffe de moelle, 4 avaient présenté une maladie veino-occlusive au cours du traitement. La TDM identifiait 2,5 fois plus de lésions que l'échographie. Les lésions étaient uniques 2/7, ou multiples 5/7, mesurant 5 à 30 mm, hypoéchogènes 10/25, ou isoéchogènes 15/25. Toutes étaient hypervascularisées au temps artériel en TDM, et 3/10 en Doppler. 2 nodules/32 comportaient une artériole centrale, et 2/32 une cicatrice centrale en TDM. Une origine métastatique a été infirmée dans tous les cas.
Conclusion : Des nodules hépatiques hypervascularisés peuvent apparaître à distance du traitement d'une tumeur maligne. L'hypothèse de lésions hépatocytaires bénignes secondaires au traitement est envisagée.
ABCES APPENDICULAIRE SOUS HEPATIQUE COMPLIQUANT UNE APPENDICITE NEONATALE
Auteurs : C Sembely, H Joly-Marquesuzaa, H Lardy, M Boscq, M Robert, D Sirinelli - Tours - France
Les auteurs rapportent l'observation d'un nouveau-né prématuré (34 SA) qui présente à J13 une altération subite de l'état général, associée à un ballonnement abdominal douloureux et un syndrome inflammatoire biologique. Deux jours plus tard, l'examen clinique retrouve une masse sous hépatique dont l'échographie précise le caractère hétérogène, mal limité, entre le côlon transverse et le foie. Il existe entre la masse et la fosse iliaque droite, une petite structure tubulée à paroi épaisse, d'origine digestive.
Les trois diagnostics évoqués sont alors, la duplication digestive, l'appendicite compliquée ou la perforation sur ECUN.
Le diagnostic final, per opératoire, est celui d'abcès appendiculaire sous hépatique sur appendicite rétrocaecale. Les suites opératoires sont simples.
L'appendicite néonatale (AN) est une affection rare dont le pronostic souvent fatal est généralement lié au retard diagnostique. L'imagerie conventionnelle est peu contributive et le diagnostic final repose essentiellement sur la laparotomie. Après une revue de la littérature, les auteurs rappellent les données physiopathologiques de l'AN et insistent sur l'utilité dans leur observation, de l'examen ultrasonographique.