Publié novembre 1999

 

Journées Françaises de Radiologie

Communications radiopédiatrie

 

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FACTEURS DE CROISSANCE HEMATOPOIETIQUES SIMULANT DES METASTASES OSSEUSES : UN PIEGE A EVITER


H Gomes, C Behar, M Munzer - Reims - France
Matériels et méthodes : Deux adolescents atteints de sarcome d'Ewing ont été traités par G-CSF (5 mg/Kg/j) en vue du recueil de cellules souches periphériques nécessaires à une chimiothérapie lourde de consolidation. Le suivi évolutif a été assuré par I.R.M, avec des séquences en spin echo pondérées T1 sans et avec injection de Gadolinium
Résultats : Découverte lors d'un bilan de surveillance de multiples images lacunaires bilatérales et symétriques, prédominant dans les métaphyses fémorales et tibiales. Ces images en hyposignal T1, particulièrement visibles après injection de gadolinium pouvaient faire évoquer des métastases. A noter par ailleurs une hyperleucocytose avec 90 % de polynucléaires neutrophiles et une scintigraphie au technetium normale. Six mois après, ces images sont très atténuées et l'état général des adolescents est tout à fait satisfaisant.
Conclusion : Deux publications en 93 et 95 font apparaître que certains enfants ayant reçu des facteurs de croissance présentent des anomalies correspondant à la reconversion de la moelle osseuse en moelle hématopoietique. Ces modifications coïncident dans la majorité des cas avec une polynucléose circulante importante. Afin d'éviter un traitement intempestif, il est important de connaître leur traduction radiologique. Le contexte clinique et la polynucléose circulante sont des aides indispensables à l'interprétation de telles anomalies. La normalité de la scintigraphie osseuse au Te99 confirme la bénignité des lésions.

 

LESIONS PSEUDO TUMORALES DES AILES ILIAQUES, D'ORIGINE TRAUMATIQUE. A PROPOS DE TROIS OBSERVATIONS


A Ait Ameur, J-F Dubousset, P-A Cohen, C Adamsbaum, G Kalifa - Paris -France
Objectifs : Rapporter un diagnostic différentiel majeur des lésions tumorales type sarcome d'Ewing.
Patients et méthodes : Présentation de trois observations d'adolescents sportifs consultant pour douleur du bassin, avec lésion mixte lytique et condensante de l'aile iliaque, très évocatrice d'un sarcome d'Ewing.
Résultats : Malgré la présentation radiologique inquiétante, les biopsies ont montré dans chaque cas des lésions de nécrose puis de réparation, très évocatrices d'atteintes micro traumatiques répétées. Aucun argument en faveur d'une infection chez ces enfants pratiquant des sports violents. Recul évolutif d'un à trois ans très favorable.
Conclusion : En l'absence d'autre étiologie, penser à ajouter à la liste des accidents du sport, la présentation pseudo tumorale. Inversement, ajouter dans la gamme étiologique des lésions très agressives une possible étiologie traumatique. De toute façon la biopsie est inévitable.

 

" CALCIFICATIONS DISCALES IDIOPATHIQUES " CHEZ L'ENFANT ET CAVITE SYRINGOMYELIQUE : ASSOCIATION FORTUITE OU LESION CAUSALE ?


B Médioni, D Sirinelli, A Ngo, M Boscq, J Maheut, B de Courtivon - Tours - France
Les auteurs décrivent une association non encore rapportée de calcifications discales cervicales révélatrices d'une cavité syringomyélique.
Mélissa, huit ans, sans antécédents particuliers, est hospitalisée pour bilan de rachialgies et de paresthésies invalidantes répétitives dans les quatre membres.
Les radiographies standard ont montré des calcifications discales C6-C7 confirmées par une TDM. Les troubles neurologiques répétitifs et un aplatissement du corps de C6 ont conduit à la réalisation d'une IRM cervicale. En regard des calcifications et de C6, qui présentait des anomalies de signal, il a été mis en évidence une cavité syringomyélique sans autre anomalie associée.
Dans la littérature, la majorité des calcifications discales de l'enfant sont considérées comme idiopathiques. Habituellement asymptomatiques, elles peuvent être responsables d'une rachialgie inflammatoire avec raideur rachidienne. La symptomatologie est spontanément résolutive avec une disparition possible des calcifications. De façon exceptionnelle une hernie discale à développement antérieur ou postérieur peut entraîner respectivement une dysphagie ou une névralgie cervico-brachiale. Le lien de causalité entre calcifications discales et cavité syringomyélique ne peut être établi. Cependant cette association de découverte fortuite et les rares complications décrites dans la littérature pourraient remettre en cause le caractère " idiopathique " de ces calcifications discales chez l'enfant.

 

LE RACHITISME CARENTIEL TARDIF : UN DIAGNOSTIC TROP SOUVENT MECONNU


P Nsenda, M Garabedian, S Panisset, A Ait Ameur, G Kalifa - Paris - France
Objectifs : Rapporter une forme inhabituelle de rachitisme purement carentiel découverte chez des enfants de plus de 10 ans.
Patients et méthodes : Analyse radiologique avec confrontation clinico-radiologique de 4 observations de rachitisme carentiel prouvé chez des patients de 11 à 16 ans d'origine africaine vivant en région parisienne.
Résultats : Dans les 4 cas, le diagnostic est évoqué sur les signes radiologiques mêmes atypiques : discrètes altérations métaphysaires classiques du rachitisme mais surtout bandes claires métaphysaires très larges, ayant pu faire évoquer notamment une hémopathie ou une ostéoporose juvénile idiopathique.
Conclusion : Le rachitisme carentiel doit être inclus dans le diagnostic différentiel d'altérations métaphysaires quelle que soit leur nature, même chez le grand enfant, en particulier s'il est géographiquement transplanté.

 

OSTEODENSITOMETRIE FOETALE. RESULTATS NORMAUX. INTERET DIAGNOSTIQUE


F Brunelle, A-L Délézoide, P Sonigo, Y Dumez, P Schmit - Paris - France

Objectifs : Etablir les valeurs normales de densité osseuse vertébrale foetale en fonction du terme permettant le diagnostic d'anomalies osseuses constitutionnelles, telles que l'ostéogénèse imparfaite et l'ostéopétrose
Matériels et méthodes : Normes : 20 foetus de 13 à 36 semaines issus d'ITG ont été étudiés en tomodensitomètrie quantitative (Prospeed GE). Les valeurs de la BMD (Bone Marrow Density) ont été établies en fonction du terme. 4 grossesses ont été suivies : 1 pour suspicion d'ostéogénèse imparfaite, 1 pour suspicion d'ostéopétrose, 2 pour recherche de récidive d'ostéopétrose.
Résultats : La BMD foetale évolue linéairement de 13 à 36 semaines (150 mg/cm3 à 450 mg/cm3). Le foetus porteur d'ostéopétrose a des valeurs nettement supérieures à la norme. Le foetus porteur d'ostéogénèse imparfaite présente des valeurs inférieures à la normale. Dans les 2 cas de recherche de récidive d'ostéopétrose les chiffres normaux ont permis la poursuite de la grossesse.
Conclusion : L'ostéodensitométrie foetale est un outil permettant le diagnostic des anomalies de densité osseuse.

 

INTERET DE L'ABSORPTIOMETRIE " CORPS ENTIER " EN PEDIATRIE


P Braillon, P Pracros-Deffrenne, G Souillet, P Chatelain, J-P Pracros - Lyon - France
Objectifs : Souligner l'intérêt de l'examen " corps entier " par absorptiométrie biphotonique à rayons X dans le suivi d'enfants ayant un traitement de longue durée.
Matériels et méthodes : Deux cent quarante malades traités pour des affections hématologiques (52F, 38G) ou endocriniennes (87F, 63G) ont eu un examen " corps entier " sur un absorptiomètre Norland-XR 36(r). Avec les paramètres de balayage choisis (pixels : 6,5 ( 13 mm, vitesse de balayage : 260 mm/s), la durée de l'examen est inférieure à 5 minutes chez un adolescent en fin de croissance. La dose d'irradiation est de l'ordre de 0,5 microSv. La composition corporelle est obtenue immédiatement : masse minérale osseuse, " masse maigre " (MM) et " masse grasse " (MG).
Résultats : Ces données permettent de juger de la qualité du squelette et de contrôler le rapport " MG/MM ". Il est trouvé, en particulier, que plus de 20 % des malades ayant un indice de corpulence (ou body mass index, BMI) inférieur à la normale, ont en fait un rapport MG/MM trop élevé, alors qu'ils sont identifiés comme " normaux " ou " maigres " par le seul BMI.
Conclusion : L'absorptiométrie " corps entier " permet d'obtenir la composition corporelle en un temps très bref. Cet examen reproductible et faiblement irradiant est d'un intérêt certain dans le suivi des malades en pédiatrie.

 

MEDULLOBLASTOME DE RISQUE STANDARD DE L'ENFANT DE PLUS DE 3 ANS - RESULTATS DE L'EXPERTISE DE L'IMAGERIE DU PROTOCOLE SFOP


D Couanet (1), S Neuenschwander (2), P Thiesse (3), S Bracard (4), B Asselain (2), D Bours (2), C Kalifa (1), F Doz (2) - (1) Villejuif - France, (2) Paris - France, (3) Lyon France, (4) Nancy - France
Objectifs : Relecture de l'imagerie initiale des enfants porteurs d'un médulloblastome localisé inclus dans le protocole SFOP des médulloblastomes de risque standard.
Matériels et méthodes : De 1991 à 1998, 148 enfants ont été enregistrés dans ce protocole : 79 garçons, 56 filles, âge médian 8 ans (3-18 ans). Le bilan initial consiste en un scanner cérébral et une IRM cérébrale pré-opératoires, un scanner cérébral et une IRM cérébrale et médullaire post-opératoires. Les critères radiologiques pour classer un médulloblastome dans le risque standard sont : pas de résidu post-opératoire sur le site de la tumeur primitive, pas de métastase lepto-méningée.
Résultats : 12 patients ont été exclus, 136 patients sont évaluables. 117/136 relectures de l'imagerie initiale ont été effectuées. La moitié des patients ont été inclus de façon légitime (54/117), 2,5 % l'ont été à tort (3/117), un tiers des patients (41/117) ont eu un bilan incomplet ou incomplètement transmis et 16 % (19/117) ont une image douteuse malgré une imagerie de bonne qualité.
Conclusion : Lorsque le bilan est techniquement correct, peu d'erreurs d'inclusion ont été observées. En revanche des progrès sont à faire sur la qualité du bilan. Il persiste cependant des images d'interprétation difficile dans 1/3 des cas.

 

IRM CEREBRALE CHEZ L'ENFANT. ETUDE DE 271 EXAMENS SUR UNE PERIODE DE 6 MOIS


A Geoffray, N Bosson, M Chami, F Chautard, S Perelman - Nice - France
Objectifs : Analyser la demande d'IRM cérébrale dans un centre pédiatrique non spécialisé.
Matériels et méthodes : IRM GE 1 Tesla, médecins spécialisés en imagerie pédiatrique ; L'étude est effectuée de manière prospective et porte sur toutes les IRM cérébrales effectuées chez des enfants sur une période de 6 mois. Les paramètres étudiés ont été : l'âge, le sexe, le contenu de l'ordonnance, la qualification du prescripteur, les données de l'interrogatoire effectué par le médecin radiologue avant l'examen, la technique et les résultats de l'examen.
Résultats : 271 enfants ont été examinés durant cette période. L'accès à l'IRM est relativement facile (larges plages horaires disponibles pour la pédiatrie) et se fait en règle d'emblée (pas d'examen TDM). La demande est toujours contrôlée par un radiologue avant l'examen, les motifs les plus fréquents de demandes sont des céphalées (65), des convulsions (43), des signes neurologiques (38). 68 % des examens étaient normaux. Les résultats pathologiques seront détaillés et corrélés à la demande clinique.
Conclusion : Au travers de cette étude, les indications de l'IRM cérébrale en pratique pédiatrique quotidienne seront discutées afin d'éviter les examens inutiles mais en soulignant la valeur d'un examen normal en fonction du contexte.

 

IRM FOETALE : ANOMALIES THORACIQUES CONGENITALES


X Dequiedt, N Rocourt, Y Robert, L Storme, A Dubois, S Jaillard, P Vaast - Lille - France
Objectifs : Evaluer l'intérêt pronostique du calcul du volume pulmonaire foetal par l'IRM anténatale dans les hernies diaphragmatiques et son apport diagnostique dans les anomalies thoraciques congénitales.
Matériels et méthodes : 17 IRM pulmonaires ont été réalisées chez des foetus présentant une hernie diaphragmatique gauche (HD) (n = 11) ou une malformation adénomatoïde kystique (MAK) (n = 6). Le rapport volume pulmonaire total (VPT) mesuré par IRM sur VPT normal pour l'âge gestationnel (rVPT) des cas de HD a été corrélé aux paramètres pronostiques de réanimation. Les données de l'IRM des HD (n = 9) et des MAK (n = 6) ont été confrontées aux constatations peropératoires (n = 9), à l'histologie (n = 3), à l'imagerie post-natale (n = 3).
Résultats : Index de corrélation faible entre rVPT et bestPaO2 et bestIO2 des 48 premières heures de vie, respectivement 0,25 et 0,59. Un rVPT < 50 % possède en corrélation avec survie à J28 une S = 2/2, Sp = 4/5, VPP = 2/7, VPN = 4/4, avec absence de lune de miel S = 0/0, Sp = 3/9, VPP = 0/0, VPN = 3/3, avec nécessité d'ECMO S = 4/4, Sp = 4/6, VPP = 4/6, VPN = 4/4, avec durée de ventilation et d'oxygénothérapie > 28 jours une S = 3/3, Sp = 4/7, VPP = 3/6, VPN = 4/4. Dans les cas de HD la description IRM de la position de l'estomac était correcte dans 8/9 cas et du lobe gauche du foie dans 9/9 cas. La visualisation du défect est difficile. Le diagnostic de MAK était correct dans les 3 cas opérés.
Conclusion : Dans les HD, le rVPT calculé par IRM anténatale semble avoir une faible corrélation avec la bestPaO2 et bestIO. Le rVPT < 50 % semble posséder une bonne VPN. L'IRM permet une bonne analyse sémiologique des HD et MAK.

 

PARTICULARITES CLINIQUES CHEZ L'ENFANT SPORTIF


J-M Coudreuse, C Brunet - Marseille - France
Dans le contexte sociologique actuel où les loisirs ont une part de plus en plus importante, le sport devient l'une des activités incontournables des enfants et des adolescents. Ceux-ci, en raison d'un investissement important des cadres sportifs et des parents soucieux de leurs performances, peuvent se retrouver dans des états de surentraînements. Cette hyperactivité peut engendrer des lésions qui le plus souvent siègent au niveau du cartilage de croissance qui est la région la plus fragile chez l'enfant.
Il faut accorder une importance particulière aux signes fonctionnels qui peuvent survenir chez l'enfant sportif : la douleur est un " signal d'alarme " important car l'enfant pratiquant une activité sportive a moins tendance à se plaindre qu'un adulte. De même une boiterie doit faire évoquer systématiquement une pathologie majeure. Enfin, la survenue de chutes peut être la traduction d'une instabilité.
Les lésions classiques du sportif adulte sont très peu applicables à l'enfant. En effet, a priori, l'enfant ne présente pas de claquage, ni de tendinopathie ni d'entorse. Il s'agit le plus souvent de lésions siégeant au niveau du cartilage de croissance. L'imagerie est le plus souvent nécessaire pour objectiver ces pathologies. A titre d'exemple, un " claquage " des ischio-jambiers fera rechercher un arrachement apophysaire au niveau de l'ischion et une " tendinite " rotulienne évoquera une maladie d'Osgood Schlatter. D'autre part, cette imagerie est indispensable afin d'éliminer certaines pathologies en particulier tumorales qui peuvent être révélées par la pratique du sport.

 

ASPECTS BIOMECANIQUES DU TRAUMATISME DE L'APPAREIL OSTEO-ARTICULAIRE EN CROISSANCE


J-L Jouve, G Bollini - Marseille - France
La période de croissance est marquée par des modifications biomécaniques de l'appareil locomoteur concernant la résistance et l'élasticité des tissus. Les points de faiblesse principaux sont épiphyses, cartilages de croissance, jonctions os-tendon.
Deux types de traumatisme peuvent être distingués. Les macro-traumatismes surviennent pour des impacts importants. Certains ne sont pas spécifiques du sport, tels les fractures et les décollements épiphysaires. D'autres sont plus caractéristiques de la pratique sportive, notamment les arrachements apophysaires équivalant aux entorses graves de l'adulte.
Les micro-traumatismes correspondent aux lésions par hyper-sollicitation ou " over use ". Trois ordres de lésions peuvent être distingués : 1) les syndromes jonctionnels ou apophysites d'insertion. Ils témoignent de la faiblesse mécanique de la jonction os-tendon et siègent au niveau des insertions des gros tendons de l'organisme (ligament rotulien, tendon d'Achille) ; 2) les lésions ostéochondrales. C'est le cas des ostéochondrites du coude chez les gymnastes ou maladie de Panner ; 3) les fractures de stress.
D'autres lésions sont plus rares et discutables telles que les lésions chroniques du cartilage de croissance ou la transformation d'une apophysite d'insertion en arrachement apophysaire.
Les particularités biomécaniques de l'appareil locomoteur en croissance devraient déboucher sur une meilleure prise en charge préventive de l'enfant sportif.

 

IMAGERIE DE L'OS ET DES ARTICULATIONS EN TRAUMATOLOGIE DU SPORT CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT


P Petit, K Chaumoître - Marseille - France
La pratique d'une activité physique importante expose l'enfant ou l'adolescent à la survenue de lésions traumatiques des os et des articulations. Certaines ne différent en rien des lésions rencontrées à l'occasion de traumatismes violents par accident de la voie publique. Par contre, d'autres ont une incidence plus marquée dans ce contexte. Ainsi, les fractures de fatigue du squelette axial et appendiculaire sont fréquemment induites par la pratique de sport. Il en est de même de certaines lésions ostéo-chondrales. L'atteinte du cartilage de croissance ne doit pas être méconnue. Les lésions méniscales de l'enfant et de l'adolescent diffèrent de celles rencontrées chez l'adulte. La connaissance de la séméiologie particulière de ces anomalies est indispensable à une bonne prise en charge.

IMAGERIE DE L'OS ET DES ARTICULATIONS EN TRAUMATOLOGIE DU SPORT CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT


P Petit, K Chaumoître - Marseille - France
Objectifs : Montrer les atteintes les plus fréquentes de la pathologie d'insertion et des tissus mous en traumatologie du sport chez l'enfant.
Patients, méthodes et résultats : Les apophyses d'insertion tendineuse sont fragilisées à l'apparition du point d'ossification. En fonction de l'âge de l'enfant et du sport pratiqué, les apophyses atteintes peuvent être démembrées. Par exemple au niveau du bassin, les apophyses concernées sont : épine iliaque antéro-supérieure chez les sprinters âgés de 15 à 16 ans, épine iliaque antéro-inférieure chez les footballeurs de 12 à 14 ans, tubérosité ischiatique chez les sauteurs entre 12 et 15 ans, crête ilia-que chez les sauteurs et les coureurs entre 14 et 15 ans, petit trochanter chez les sauteurs entre 12 et 16 ans. Les lésions musculo-tendineuses, les déchirures musculaires sont diagnostiquées clinique-ment et visualisées en échographie ou en IRM. Les déchirures ou contusions musculo-périostées peuvent évoluer vers une myosite ossifiante localisée. Les tendinites sont souvent intriquées avec une ostéochondrose du point d'insertion. Leur diagnostic est clinique et peut s'aider de l'échographie, voire de l'IRM. Le syndrome des loges lié à un surentraînement peut être diagnostiqué cliniquement et en imagerie par résonance magnétique.
Conclusion : La pathologie d'insertion et la pathologie des tissus mous en traumatologie doit être connue, cependant chez l'enfant sportif, la gamme diagnostique ne doit pas être limitée au traumatisme.

 

BONNES PRATIQUES EN IMAGERIE DE LA TRAUMATOLOGIE DU SPORT CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT


M Panuel, P Petit, F Portier, K Chaumoître - Marseille - France
La pratique du sport est une source croissante de lésions aiguës et/ou chroniques de l'appareil ostéo-articulaire dont les risques à long terme ne sont pas clairement établis. Le rôle du radiologue est de proposer une démarche d'exploration qui prend en compte la fréquence et le type de lésions rencontrées en fonction du sport pratiqué et qui assure le meilleur rapport coût-diagnostic en évitant une inflation d'examens source d'errances diagnostiques parfois préjudiciables à l'enfant.



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