Publié novembre 1999

 

Journées Françaises de Radiologie

L'enfant et le Sport

 

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PARTICULARITES CLINIQUES CHEZ L'ENFANT SPORTIF


J-M Coudreuse, C Brunet - Marseille - France
Dans le contexte sociologique actuel où les loisirs ont une part de plus en plus importante, le sport devient l'une des activités incontournables des enfants et des adolescents. Ceux-ci, en raison d'un investissement important des cadres sportifs et des parents soucieux de leurs performances, peuvent se retrouver dans des états de surentraînements. Cette hyperactivité peut engendrer des lésions qui le plus souvent siègent au niveau du cartilage de croissance qui est la région la plus fragile chez l'enfant.
Il faut accorder une importance particulière aux signes fonctionnels qui peuvent survenir chez l'enfant sportif : la douleur est un " signal d'alarme " important car l'enfant pratiquant une activité sportive a moins tendance à se plaindre qu'un adulte. De même une boiterie doit faire évoquer systématiquement une pathologie majeure. Enfin, la survenue de chutes peut être la traduction d'une instabilité.
Les lésions classiques du sportif adulte sont très peu applicables à l'enfant. En effet, a priori, l'enfant ne présente pas de claquage, ni de tendinopathie ni d'entorse. Il s'agit le plus souvent de lésions siégeant au niveau du cartilage de croissance. L'imagerie est le plus souvent nécessaire pour objectiver ces pathologies. A titre d'exemple, un " claquage " des ischio-jambiers fera rechercher un arrachement apophysaire au niveau de l'ischion et une " tendinite " rotulienne évoquera une maladie d'Osgood Schlatter. D'autre part, cette imagerie est indispensable afin d'éliminer certaines pathologies en particulier tumorales qui peuvent être révélées par la pratique du sport.

 

ASPECTS BIOMECANIQUES DU TRAUMATISME DE L'APPAREIL OSTEO-ARTICULAIRE EN CROISSANCE


J-L Jouve, G Bollini - Marseille - France
La période de croissance est marquée par des modifications biomécaniques de l'appareil locomoteur concernant la résistance et l'élasticité des tissus. Les points de faiblesse principaux sont épiphyses, cartilages de croissance, jonctions os-tendon.
Deux types de traumatisme peuvent être distingués. Les macro-traumatismes surviennent pour des impacts importants. Certains ne sont pas spécifiques du sport, tels les fractures et les décollements épiphysaires. D'autres sont plus caractéristiques de la pratique sportive, notamment les arrachements apophysaires équivalant aux entorses graves de l'adulte.
Les micro-traumatismes correspondent aux lésions par hyper-sollicitation ou " over use ". Trois ordres de lésions peuvent être distingués : 1) les syndromes jonctionnels ou apophysites d'insertion. Ils témoignent de la faiblesse mécanique de la jonction os-tendon et siègent au niveau des insertions des gros tendons de l'organisme (ligament rotulien, tendon d'Achille) ; 2) les lésions ostéochondrales. C'est le cas des ostéochondrites du coude chez les gymnastes ou maladie de Panner ; 3) les fractures de stress.
D'autres lésions sont plus rares et discutables telles que les lésions chroniques du cartilage de croissance ou la transformation d'une apophysite d'insertion en arrachement apophysaire.
Les particularités biomécaniques de l'appareil locomoteur en croissance devraient déboucher sur une meilleure prise en charge préventive de l'enfant sportif.

 

IMAGERIE DE L'OS ET DES ARTICULATIONS EN TRAUMATOLOGIE DU SPORT CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT


P Petit, K Chaumoître - Marseille - France
La pratique d'une activité physique importante expose l'enfant ou l'adolescent à la survenue de lésions traumatiques des os et des articulations. Certaines ne différent en rien des lésions rencontrées à l'occasion de traumatismes violents par accident de la voie publique. Par contre, d'autres ont une incidence plus marquée dans ce contexte. Ainsi, les fractures de fatigue du squelette axial et appendiculaire sont fréquemment induites par la pratique de sport. Il en est de même de certaines lésions ostéo-chondrales. L'atteinte du cartilage de croissance ne doit pas être méconnue. Les lésions méniscales de l'enfant et de l'adolescent diffèrent de celles rencontrées chez l'adulte. La connaissance de la séméiologie particulière de ces anomalies est indispensable à une bonne prise en charge.

IMAGERIE DE L'OS ET DES ARTICULATIONS EN TRAUMATOLOGIE DU SPORT CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT


P Petit, K Chaumoître - Marseille - France
Objectifs : Montrer les atteintes les plus fréquentes de la pathologie d'insertion et des tissus mous en traumatologie du sport chez l'enfant.
Patients, méthodes et résultats : Les apophyses d'insertion tendineuse sont fragilisées à l'apparition du point d'ossification. En fonction de l'âge de l'enfant et du sport pratiqué, les apophyses atteintes peuvent être démembrées. Par exemple au niveau du bassin, les apophyses concernées sont : épine iliaque antéro-supérieure chez les sprinters âgés de 15 à 16 ans, épine iliaque antéro-inférieure chez les footballeurs de 12 à 14 ans, tubérosité ischiatique chez les sauteurs entre 12 et 15 ans, crête ilia-que chez les sauteurs et les coureurs entre 14 et 15 ans, petit trochanter chez les sauteurs entre 12 et 16 ans. Les lésions musculo-tendineuses, les déchirures musculaires sont diagnostiquées clinique-ment et visualisées en échographie ou en IRM. Les déchirures ou contusions musculo-périostées peuvent évoluer vers une myosite ossifiante localisée. Les tendinites sont souvent intriquées avec une ostéochondrose du point d'insertion. Leur diagnostic est clinique et peut s'aider de l'échographie, voire de l'IRM. Le syndrome des loges lié à un surentraînement peut être diagnostiqué cliniquement et en imagerie par résonance magnétique.
Conclusion : La pathologie d'insertion et la pathologie des tissus mous en traumatologie doit être connue, cependant chez l'enfant sportif, la gamme diagnostique ne doit pas être limitée au traumatisme.

 

BONNES PRATIQUES EN IMAGERIE DE LA TRAUMATOLOGIE DU SPORT CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT


M Panuel, P Petit, F Portier, K Chaumoître - Marseille - France
La pratique du sport est une source croissante de lésions aiguës et/ou chroniques de l'appareil ostéo-articulaire dont les risques à long terme ne sont pas clairement établis. Le rôle du radiologue est de proposer une démarche d'exploration qui prend en compte la fréquence et le type de lésions rencontrées en fonction du sport pratiqué et qui assure le meilleur rapport coût-diagnostic en évitant une inflation d'examens source d'errances diagnostiques parfois préjudiciables à l'enfant.

 





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