Publié novembre 1999

 

Journées Françaises de Radiologie

Communications de Neuroradiopédiatrie

 

En vous servant de votre navigateur, vous pouvez faire une recherche par mot-clé
Si vous désirez imprimer une référence , selectionnez le texte avec votre souris, faites un copier-coller dans un nouveau document de votre traitement de texte préféré, et imprimez ce document.

 

LESIONS PAR ARRACHEMENT DU PAQUET ACOUSTICO-FACIAL APRES TRAUMATISME CHEZ L'ENFANT


M Bouhnik, L Hertz-Pannier, S Emond, I Simon, J Baraton, R Marianowski,
Y Manach, F Brunelle - Paris - France
Objectifs : Rapporter 3 observations d'atteintes du paquet acoustico-facial à leur origine intraaxiale ou dans leur trajet cisternal, après traumatisme.
Matériels et méthodes : 3 enfants 1, 6 et 12 ans présentant une paralysie faciale complète et une cophose unilatérale persitantes isolées après traumatisme crânien violent (2 AVP, 1 accouchement traumatique) ont été explorés en TDM et IRM. IRM réalisée entre 4 mois et 1 an après traumatisme, à 1,5 Tesla avec séquences axiales SET2, 3DT2 et axiales ou SPGR T1 sans et après injection de gadolinium.
Résultats : L'examen TDM initial montrait une fracture du rocher dans 1 cas. L'IRM montre : un hypersignal T2 latéroprotubérantiel bas (cavitaire dans 1 cas), une non visibilité des nerfs VII (n = 3) et VIII (n = 2) intraaxial et cisternal, avec persistance de la gaine (n = 1), une visibilité des nerfs dans le CAI (n = 2) avec prise de contraste du VII, des lésions séquellaires cérébelleuses (n = 1), une bonne visibilité des nerfs controlatéraux.
Conclusion : Ces observations, grâce à l'IRM, illustrent la possibilité de lésions du paquet acoustico-facial intracrânien à son origine lors de traumatisme violent même en l'absence de fracture du rocher (évoquant des phénomènes d'arrachement).

 

L'HAMARTOME DE LA FOSSE POSTERIEURE : A PROPOS DE 2 CAS


A Petrou, D Rodriguez, G Lalande, A Gelot, G Kalifa, C Adamsbaum - Paris - France
Objectifs : Décrire les signes d'une " malformation " tumorale particulière : l'hamartome du IVe ventricule (V4).
Patients et méthodes : Deux fillettes (dont une issue de parents consanguins), présentant depuis la naissance une crise hémifaciale, ont été explorées par IRM puis opérées à l'âge de 3 ans. L'examen anatomopathologique est disponible dans les deux cas.
Résultats : Chez ces deux patientes il existait, dès la première IRM, une petite masse développée dans le V4 (15 et 20 mm), en isosignal T1, discret hypersignal T2 par rapport au cortex, à limites nettes, sans prise de contraste ni dilatation ventriculaire sus jacente. Malgré l'aspect bénin et la stabilité de la lésion, l'exérèse chirurgicale est effectuée à l'âge de 3 ans pour des crises hémifaciales pharmacorésistantes. L'examen neuropathologique retrouve des contingents cellulaires d'aspect normal, mais en proportion anormale et conclut à un hamartome dans les deux cas. L'intervention a permis une disparition complète des crises chez les deux patientes.
Conclusion : L'hamartome du V4 n'est pas connu dans la littérature. Sa stabilité est le meilleur élément diagnostique en imagerie et permet de le différencier des tumeurs évolutives (médulloblastome). La discussion porte sur la genèse possible de cette anomalie.

 

LEUCOENCEPHALOPATHIE PRECOCE ET TRANSITOIRE LIEE AU METHOTREXATE : FORMES ATYPIQUES CHEZ L'ENFANT. A PROPOS DE 4 OBSERVATIONS


F Ziereisen, A Ferster, C Christophe - Bruxelles - Belgique
Objectifs : Décrire des présentations atypiques à l'IRM des leucoencéphalopathies transitoires dues au methotrexate (MTX).
Matériels et méthodes : 4 enfants âgés de 5 à 19 ans et traités pour leucémie lymphoïde aiguë (2 cas), lymphome non hodgkinien stade IV (1 cas) et rhabdomyosarcome en rechute (1 cas) ont présenté au cours de leur chimiothérapie une détérioration neurologique brutale. Tous ces enfants avaient reçu récemment du MTX : 3 à haute dose en IV, et 3 en intrathécal. Un seul patient avait subi une radiothérapie cérébrale. Tous avaient bénéficié d'une IRM cérébrale (normale) en début de traitement. Une exploration IRM (séquences pondérées T1, T2, Flair et injection IV de gadolinium) a été réalisée chez chaque enfant lors de l'épisode aigu ; des contrôles successifs ont été effectués jusqu'à normalisation de la clinique et de l'imagerie.
Résultats : L'IRM a permis de démontrer chez ces 4 patients des hypersignaux anormaux (HSA) en pondérations T2 et Flair au niveau de la substance blanche sous-corticale (4 cas), de la substance blanche cérébelleuse (1 cas) et du thalamus gauche (1 cas). Une récupération complète est observée tant au point de la clinique que de l'imagerie, la récupération symptomatologique étant toutefois beaucoup plus précoce.
Conclusion : Les HSA rencontrés dans les leucoencéphalopathies transitoires liées au MTX, classiquement décrits comme atteignant uniquement la substance blanche profonde périventriculaire, peuvent également se rencontrer au niveau de la substance blanche sous-corticale et cérébelleuse. Une atteinte thalamique était également présente chez un patient. Il est important de connaître ces localisations atypiques, particulièrement s'il existe des problèmes de diagnostic différentiel (infections, atteintes ischémiques,…).

 

ACCIDENTS VASCULAIRES CEREBRAUX ISCHEMIQUES SYSTEMATISES DU NOUVEAU-NE : ASPECTS CLINIQUES ET RADIOLOGIQUES


J-F Chateil, M Dolatkhani-Smith, J-M Pédespan, M Brun, C Le Manh, F Diard - Bordeaux - France
Objectifs : Apprécier les caractéristiques des accidents ischémiques focaux néonataux à la fois sur le plan clinique et en imagerie.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 20 dossiers radio-cliniques de nouveaux-nés explorés pendant les premiers mois de vie. Les explorations d'imagerie ont été l'échographie transfontanellaire, la tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique.
Résultats : Sur le plan clinique, le mode de révélation le plus fréquent (60 %) est l'existence de convulsions. Secondairement, l'apparition d'une hémiparésie ou d'une hémiplégie infantile est retrouvée dans 75 % des cas. Une épilepsie résiduelle est présente dans 35 % des cas. A la phase initiale, l'échographie, réalisée 15 fois, n'est positive que 2 fois sur 3. L'étude Doppler peut montrer des signes avec une baisse de la vélocité artérielle. Tous les examens TDM (17) sont positifs, permettant le diagnostic topographique. L'IRM (5 cas) permet de compléter le bilan lésionnel. Elle apporte également des éléments pronostiques plus précis. A distance, la place de l'imagerie fonctionnelle reste à préciser.
Conclusion : L'imagerie à la période néonatale permet le plus souvent un diagnostic lésionnel, avant que n'apparaisse une hémiplégie cérébrale infantile. Les facteurs étiopathogéniques restent discutés : occlusion artérielle, insuffisance circulatoire, asphyxie périnatale.

 

HYDROCEPHALIE EXTERNE : LA DETECTION EST-ELLE POSSIBLE IN UTERO ?


N Girard, C Raybaud - Marseille - France
Objectifs : L'identification d'une dilatation bénigne des espaces sous-arachnoidiens (ESA) est possible et peu fréquente in utero.
Matériels et méthodes : 3 enfants ont été explorés à 4 mois post natal par IRM avec un aspect d'hydrocéphalie externe. L'IRM prénatale, demandée pour dilatation des carrefours ventriculaires, montrait dans tous les cas une dilatation minime des carrefours associée à une dilatation des ESA de la partie postérieure des hémisphères. Ces enfants sont nés à terme sans problème néonatal particulier.
Résultats : L'étiopathogénie de l'hydrocéphalie externe est mal connue. Ces 3 exemples illustrent l'aspect constitutionnel. L'ESA est visible histologiquement dès 28 semaines, les granulations de Paccioni étant individualisables à 39 semaines. Le développement des ESA se fait de la face dorsale du tube neural vers la face ventrale et le vertex. L'accumulation du LCR à la partie postérieure des hémisphères et des ventricules illustre donc le processus de maturation des ESA. De plus l'accumulation antérieure du LCR sur les examens postnataux n'est peut être pas due à un défaut de maturation des granulations mais sans doute plus à la programmation des gènes du développement.
Conclusion : Ces 3 exemples illustrent l'aspect constitutionnel de l'hydrocéphalie externe.

 

PLACE DE L'IRM ANTENATALE DANS LE BILAN D'UNE INFECTION MATERNELLE A CMV


I Simon, P Sonigo, F Jacquemard, S Emond, M Bouhnik, F Brunelle - Paris - France
Objectifs : Etablir la place de l'IRM anténatale dans le bilan d'une infection à CMV.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 19 dossiers. Examens réalisés à 1,5 T. en FSET2 et EGT1 (terme moyen : 32,4 S.A. - âge maternel moyen : 29,6 ans). Indication de l'IRM pour : - signes d'appel échographiques : extra-cérébraux (R.C.I.U. et/ou hyperéchogénicité intra-abdominale et/ou hépatosplénomégalie) (n = 4), extra-cérébraux et cérébraux (n = 7), cérébraux isolés (n = 4), - séro-conversion isolée (n = 4). Les anomalies IRM retrouvées sont : la diminution du périmètre crânien, la dilatation ventriculaire, les kystes de germinolyse sous-épendymaire, une nécrose hémorragique périventriculaire, une anomalie de giration.
Résultats : IRM normale : n = 6 (3 atteintes échographiques extra-cérébrales, 3 échographies normales), anomalies de giration : n = 6, kystes de germinolyse : n = 2, atteintes ischémo-hémorragiques : n = 3, dilatations ventriculaires n = 6, PC inférieur au dixième percentile : n = 7, IRM sans anomalie correspondant aux calcifications décrites en échographie n = 3.
Conclusion : La comparaison aux données anatomo-pathologiques ou aux examens postnataux montre : - les limites de l'IRM : calcifications et images de candélabres non vues, - la présence d'une hyperéchogénicité intra-abdominale ou d'un R.C.I.U. et une IRM normale n'exclut pas une atteinte cérébrale (1 cas d'encéphalite subaiguë à la foetophatologie avec IRM normale). Il est essentiel d'établir une corrélation échographie-IRM pour juger au mieux du pronostic fœtal.

IRM ET LEUCOMALACIE PERIVENTRICULAIRE NON CAVITAIRE : CORRELATION AU DEVENIR MOTEUR A 2 ANS


J de Laveaucoupet, L Chevret, V Zupan, V Coevoet, M Dehan, D Musset - Clamart - France
Objectifs : Décrire les aspects de l'IRM cérébrale chez les prématurés présentant une hyperéchogénicité périventriculaire en corrélation au devenir moteur à 2 ans.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective portant sur 66 grands prématurés (< à 32 SA) avec zones hyperéchogènes persistantes > à 14 jours, à l'exclusion des lésions cavitaires. L'IRM était réalisée en moyenne à 34 SA. Les aspects IRM ont été analysés sur la présence ou non d'anomalies de signaux périventriculaires en T1. Le suivi moteur à 2 ans a été classé en 4 grades : 0 = normal, 1 = dystonie, 2 = diplegie spastique, 3 = quadriplégie.
Résultats : 14 enfants ont une IRM normale (groupe I : 26 %) ; 34 patients ont des hypersignaux périventriculaires (groupe II : 56 %) et 12 patients ont des hyposignaux intenses périventriculaires (groupe III : 18 %). Le devenir moteur montre des séquelles pour 1 patient du groupe I (7 %), toutes de grade 1 ; 24 patients du groupe II (71 %) dont 46 % > grade 2 ; 9 patients dans le groupe III (75 %) dont 22 % > grade 2.
Conclusion : Chez le grand prématuré, l'IRM précoce permet d'affiner le pronostic neuromoteur des zones hyperéchogènes. Une IRM normale a une très bonne VPN (93 %) et une IRM pathologique est associée à un risque élevé de problèmes moteurs (VPP 71 %), les séquelles les plus sévères étant associées aux hypersignaux péri-ventriculaires.

 

ASPECTS ET INTERET DE L'IRM CEREBRALE DANS L'ENCEPHALITE A MYCOPLASME PNEUMONIAE (M.P.) CHEZ L'ENFANT


B Husson, R Taleb, P Durand, A Benmohammed, D Pariente - Bicêtre - France
Objectifs : Le M.P. serait responsable de 13 % des encéphalites pédiatriques. C'est une pathologie grave (10 % de décès, 30 % de séquelles invalidantes). La présentation clinique est connue, mais les lésions en imagerie restent peu décrites.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 12 enfants (4 F, 8 G) âgés de 4 à 14 ans, explorés pour encéphalites à M.P. Tous présentaient un coma (9 comas profonds) associé à des convulsions (8) et à une hypertension intra-crânienne (4), une fièvre élevée (9), des manifestations pulmonaires (7), un rash cutané (5). Le LCR était normal (4), montrait une hypercellularité (6), une hyperproteïnorachie (4). La présence d'IgM spécifiques sériques affirmait le diagnostic. Tous les enfants ont eu un scanner cérébral précoce (J0), 8 une IRM en période aiguë, 4 une seconde IRM à distance.
Résultats : Il existait une atteinte de la substance blanche sustentorielle (5), des noyaux gris centraux (5), du tronc cérébral (3), des noyaux dentelés (1). 3 enfants avaient une imagerie normale. Les évolutions sévères (2 décés, 3 séquelles invalidantes) correspondaient aux lésions multiples en IRM. Les IRM tardives montraient une régression des lésions.
Conclusion : Dans cette pathologie sévère l'IRM bien que peu spécifique semble avoir une valeur pronostique.

 

DIABETE INSIPIDE (DI) DE L'ENFANT AVEC EPAISSISSEMENT DE LA TIGE PITUITAIRE (ETP) : SUIVI CLINIQUE ET IRM A LONG TERME. RESULTATS D'UNE ETUDE MULTICENTRIQUE


C Garel, A Velasquez, J Leger, P Czernichow, M Hassan - Paris - France
Objectifs : Décrire l'histoire naturelle et établir les différentes étiologies des ETP au cours d'un DI.
Matériels et méthodes : Chez 26 enfants présentant un DI, l'ETP a été détecté par IRM. 25 enfants ont été suivis cliniquement et en IRM.
Résultats : 4 germinomes et 5 histiocytoses langherhansiennes ont été diagnostiqués. Le DI est resté idiopathique 17 fois. Une insuffisance en GH a été retrouvée 14 fois et un déficit hormonal multiple 7 fois. Lors de la première évaluation, l'ETP mesurait entre 2 et 9 mm. La taille de l'antehypophyse était variable. Chez 6 enfants, l'ETP a augmenté progressivement et s'est associé à une masse supra-sellaire (4 germinomes diagnostiqués par biopsie 1,3 0,6 ans après le début du DI et 2 cas idiopathiques). L'histiocytose a été diagnostiquée 4 fois avant le début du DI et une fois après. Chez 10 enfants, l'ETP a diminué avec le temps et a complètement régressé 5 fois.
Conclusion : L'histoire naturelle du DI avec ETP est imprévisible. Il faut toujours rechercher un germinome pendant les deux premières années de suivi (15 % des cas) ; le plus souvent, l'ETP reste idiopathique. Le diagnostic d'hypophysite lymphocytaire a été suggéré dans ces cas.



/ Accueil / Statuts / Espace Membres / Congrès / EPU / Prix / Forum / Bibliographie/ Ailleurs