Publié novembre 1999

 Journées Françaises de Radiologie

 

Communications libres

 

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ASPECT ECHOGRAPHIQUE ANTENATAL DU SYNDROME CHARGE


L Guibaud (1), F Varlet (2), B Lauras (2), J-P Pracros (1) - (1) Lyon - France,
(2) Saint-Etienne - France
Objectifs : Décrire les éléments échographiques conduisant au diagnostic anténatal du syndrome CHARGE et montrer le polymorphisme de cette séquence malformative.
Matériels et méthodes : Analyse de 2 cas personnels vus en échographie anténatale respectivement à 32 SA (cas 1) et 22 SA (cas 2) et revue des données de la littérature.
Résultats : Dans les 2 cas, l'échographie anténatale objective un estomac peu rempli, un hydramnios et un pénis court (caryotype 46XY). Dans le cas 1, le diagnostic de CHARGE est porté en postnatal devant la découverte d'un colobome rétinien et d'une atrésie choanale unilatérale associée à une dysmorphie et à une uropathie (vue en anténatale). Dans le cas 2, le diagnostic est évoqué en anténatal devant les anomalies associées : omphalocéle, canal atrio-ventriculaire, anomalie vermienne. Le diagnostic est confirmé en foetopathologie par la découverte d'une atrésie choanale et d'une aplasie des canaux semi-circulaire.
Conclusion : Le syndrome CHARGE doit être évoqué devant un petit estomac, un hydramnios, et des anomalies génitales, d'autant qu'il s'y associe d'autres éléments malformatifs, car au moins 2 des signes cardinaux de cette séquence (colobome et atrésie choanale) ne sont pas accessibles à l'échographie anténatale.

 

MANIFESTATIONS PULMONAIRES DE L'ATRA (ALL-TRANS-RETINOIC-ACID) SYNDROME


P Hornoy, F Legrand, F Khalfaoui, A Kheniche, M Hassan - Paris - France
Objectifs : A propos d'un cas, présenter l'aspect tomodensitométrique pulmonaire de l'ATRA Syndrome dont il existe très peu de descriptions radiologiques dans la littérature.
Matériels et méthodes : M. 12 ans est porteuse d'une leucémie aiguë à promyélocytes. Une chimiothérapie classique est instaurée suivie d'une période d'aplasie. En sortie d'aplasie, en cours de traitement par acide rétinoïque, apparait une détresse respiratoire en contexte fébrile avec oedèmes généralisés. Malgré une large antibiothérapie la patiente devient oxygéno-dépendante.
Résultats : La radiographie thoracique montre des images alvéolaires disséminées. La tomodensitométrie met en évidence des opacités à bords flous des deux champs, d'extension progressive sur les différents contrôles. L'association du tableau clinique et des images thoraciques fait discuter plusieurs diagnostics, dont l'aspergillose pulmonaire et l'ATRA (All-Trans-Retinoic-Acid) Syndrome.
Le lavage alvéolaire n'ayant pas mis en évidence de colonies aspergillaires, un traitement par corticoïdes est institué permettant une nette régression des opacités et de sevrage de l'oxygénothérapie.
Conclusion : L'ATRA Syndrome décrit pour la première fois en 1991 correspond à une infiltration tissulaire de promyélocytes différenciées par l'acide rétiroïque. Il faut l'évoquer devant l'apparition d'opacités pulmonaires chez un patient traité par acide rétinoïque car la régression est spectaculaire sous corticothérapie.

 

DILATATION PNEUMATIQUE DES STENOSES OESOPHAGIENNES DE L'ATRESIE DE L'OESOPHAGE (A PROPOS DE 10 CAS)


M Said, M Mekki, M Golli, J Saad, C Hafsa, A Nouri, A Gannouni - Monastir - Tunisie
Objectifs : Evaluation de l'efficacité des dilatations oesophagiennes pneumatiques au cours des sténoses compliquant la chirurgie de l'atrésie de l'oesophage.
Matériels et méthodes : 60 séances de dilatation oesophagienne pneumatique ont été réalisées au cours de la période : avril 1998-mars 1999, chez 10 enfants âgés de 1 à 36 mois (moyenne 16 mois), porteurs d'une sténose oesophagienne serrée (supérieure à 50 %), après une cure chirurgicale d'une atrésie de l'oesophage. Un traitement chirurgical anti-reflux gastro-oesophagien (type Nissen) a été réalisé dans 5 cas avant les séances de dilatation. Les sondes à ballonnet utilisées sont de type Mansfield, diamètre variable : 4 à 18 mm. Une opacification oesophagienne aux produits de contraste hydrosolubles était réalisée systématiquement après chaque séance de dilatation.
Résultats : Le nombre de séance de dilatation a varié de 2 à 14 séances par enfant avec une moyenne de 6 séances. Les enfants les plus jeunes pris en charge précocément (dans les 3 mois qui ont suivi la réparation de l'atrésie de l'oesophage) n'ont nécessité que 2 à 6 séances. Tous les patients ont une récupération de plus de 90 % de la lumière (avec un recul qui varie de 3 à 9 mois). Une seule complication à type de perforation punctiforme de l'oesophage au niveau de la sténose a été objectivée et qui a bien évolué sous traitement médical.
Conclusion : La dilatation pneumatique des sténoses oesophagiennes après une chirurgie d'atrésie de l'oesophage est une technique simple d'autant plus efficace qu'elle est entamée précocément avant l'apparition des phénomènes de fibrose.

 

TUMEURS MUSCULAIRES LISSES EBV INDUITES CHEZ L'ENFANT INFECTE PAR LE VIH : A PROPOS DE 3 CAS


S Emond, L Hertz-Pannier, M Bouhnik, I Simon, N Sayegh, P Quartier des Maitres, S Dupuis, V Verkarre, F Brunelle - Paris - France
Objectifs : Décrire les caractéristiques des tumeurs musculaires lisses, fréquentes chez les enfants immuno-déprimés, en particulier VIH +.
Matériels et méthodes : 3 enfants (3, 7 et 16 ans) avec un SIDA par transmission materno-foetale, déficit immunitaire profond dans 2 cas (CD4 < 30/mm3), charge virale élevée dans 2 cas et pathologies associées (CMV, LEMP, LIP et lymphome EBV induit répondant à la chimiothérapie).
Résultats : 1 léiomyosarcome du sphincter d'Oddi, 1 tumeur musculaire lisse à malignité incertaine intrarachidienne extradurale et 1 léiomyome hépatique. La présentation clinique était fonction de la localisation : cholangite (cas 1), scoliose douloureuse (cas 2), cytolyse hépatique et fébricule (cas 3). La lésion unique, nodulaire et bien limitée dans tous les cas, présentait un aspect en cocarde (2 cas) et peu vascularisée. Le diagnostic a été porté sur la biopsie ou la pièce opératoire, et, l'hybridation in situ a confirmé l'infection à EBV.
Conclusion : Les léiomyomes et léiomyosarcomes représentent la deuxième cause de lésion tumorale chez l'enfant HIV +, après les lymphomes. Ils peuvent toucher tous les organes, et sont toujours EBV induits. Les indications thérapeutiques dépendent de l'état immunitaire du patient, des critères histologiques de malignité et de la localisation tumorale.

 

SHUNT VEINEUX PORTO-SYSTEMIQUE INTRAHEPATIQUE : A PROPOS D' UNE OBSERVATION NEONATALE


A Nchimi, L Rausin, J-P Langhendries,
Objectifs : Peu de cas radiologiques de shunt veineux porto-systémique intrahépatique (SVPSI) sont rapportés. Le plus souvent cette anomalie est découverte chez l'adulte dans le décours d'une hypertension portale. Quelques rares cas pédiatriques sont décrits dans la littérature. Nous rapportons une observation échographique d'un SVPSI congénital chez un enfant de cinq semaines qui présentait par ailleurs des calcifications hépatiques périphériques, mais sans perturbation des tests biologiques.
Résultats : Il s'agit d'une dilatation anévrysmale de la branche postérieure droite de la veine porte communiquant avec la veine cave inférieure. L'examen doppler démontre la nature veineuse de l'anomalie, et met en évidence des anomalies infracliniques de l'hémodynamique du système porte et de la vascularisation artérielle intrahépatique. Une tomodensitométrie confirme les lésions hépatiques.
Conclusion : Chez l'enfant l'échographie associée au doppler couleur et le doppler pulsé est l'élément essentiel dans la mise au point et le suivi de ce type d'anomalie.

 

DEMONSTRATION PAR RESONANCE MAGNETIQUE (0.5 TESLA) DE LA FIBROSE HEPATIQUE ASSOCIEE A L'ATRESIE DES VOIES BILIAIRES


F Avni, T Metens, V Segers, S Cadranel, N Nicaise, C Matos - Bruxelles - Belgique
But : Optimiser les séquences permettant de démontrer la fibrose hépatique associée aux atrésies des voies biliaires du nourrisson.
Matériel et méthodes : Nous avons étudié par diverses séquences quatre nourrissons présentant une atrésie des voies biliaires et une fibrose hépatique périportale de degrés divers démontrée par l'histologie. Deux séquences ont été principalement utilisées : 1) Turbo Spin Echo T*2 (TR = 12543 msec, TE = 550 msec) ; 2) Turbo Field Echo (Echo de Gradient) T*1 (TR = 22 msec, TE = 7 msec, angle 30°, épaisseur 5 mm, matrice 192x256 ; champ de vision 350 mm) sans et avec injection de Gadolinium.
Résultats : Les séquences pondérées T2 ont permis de suspecter la fibrose par la présence de plages hypersignal périportales intenses dans 2 cas sur 4 ; sur les acquisitions TFE T*1, il existait une bonne corrélation entre les plages hyposignal périportales et la fibrose hépatique décrite à l'anatomo-pathologie dans les 4 cas ; cet hyposignal a disparu après injection de Gd, ce qui plaide en faveur du caractère inflammatoire de la fibrose.
Conclusion : Le diagnostic de fibrose hépatique quasi toujours associée aux atrésies des voies biliaires est facilité par l'utilisation de séquences en TFE T*1.

 

LE REIN DES CDG SYNDROMES


L Hertz-Pannier, P de Lonlay, M-C Nassogne, S Emond, I Lavallée, P Niaudet, M Deschaux, N Seta, J-M Saudubray, F Brunelle - Paris - France
Objectifs : Les CDG syndromes (défaut de glycosylation des protéines à partir du mannose) sont un groupe nouveau de maladies métaboliques multiviscérales très hétérogène aux plans clinique, biologique et enzymatique. Le but de ce travail est de décrire les anomalies échographiques rénales qui, très fréquentes, doivent orienter le diagnostic.
Matériels et méthodes : Revue rétrospective de 12 cas de CDG syndrome (9 F, 3 G, âge moyen au diagnostic = 5 mois, types Ia = 10, Ib = 2).
Résultats : Un tableau clinique évocateur (signes neurologiques + retard staturo-pondéral + atteinte hépatique) n'était présent que chez 6 patients (type Ia). L'atteinte rénale était cliniquement asymptomatique chez tous sauf un. Biologiquement, on notait l'absence d'insuffisance rénale, des signes tubulaires modérés (8 cas), glomérulaires (5 cas). Des anomalies échographiques étaient retrouvées dans 10 cas : hyperéchogénicité corticale (n = 6), médullaire (n = 1), dédifférentiation cortico-médullaire (n = 3). Les reins étaient de taille normale dans tous les cas sauf un.
Conclusion : Les anomalies rénales échographiques sont quasi constantes dans les CDG syndromes de type I (microkystes glomérulaires et tubulaires à l'histologie). Elle doivent être recherchées systématiquement pour orienter le diagnostic devant un tableau multiviscéral incompris associant une cytolyse hépatique, des signes digestifs, cardiaques, endocriniens, et des troubles de l'hémostase, avec ou sans signes neurologiques.

 

L'URO-IRM DANS L'EXPLORATION DE L'APPAREIL URINAIRE CHEZ L'ENFANT


F Mancel, D Loisel, C Aubé, E Anglade, S Flunker, J Lebigot, M Namour, C Caron-Poitreau - Angers - France
Objectifs : Déterminer l'apport de l'uro-IRM chez l'enfant à propos de 19 explorations.
Matériels et méthodes : 19 enfants âgés de 1 mois à 15 ans ont été explorés sur un appareil G.E 1,5 tesla en technique single shot FSE T2 (SSFSE) en mode monocoupe frontale et sagittale de 5 à 30 mm d'épaisseur, associées à des séquences SPGR dynamiques après injection de Gadolinium dans 10 cas. 4 enfants présentaient un syndrome de la jonction pyélo-urétérale, 2 méga-uretères, 6 systèmes doubles urinaires, 1 rein en fer à cheval, 6 enfants ayant une insuffisance rénale modérée.
Résultats : Les séquences hydrographiques ont toujours apporté des informations morphologiques complémentaires dans les 13 cas d'uropathie dilatée. Les séquences après injection de Gadolinium ont apporté des informations qualitatives sur la fonction rénale. Dans les 6 cas d'insuffisance rénale chronique, seules les séquences d'Uro-MR ont apporté des informations morphologiques.
Conclusion : L'Uro-IRM en séquence SSFSE est facilement réalisable chez l'enfant quel que soit son âge. Cet examen apporte rapidement à la fois des informations morphologiques et fonctionnelles complémentaires (SPGR Gado) au bilan urologique habituel et apparaît essentiel dans le cadre des uropathies malformatives complexes et quand la fonction rénale est altérée.

 

INTERET ET LIMITES DE L'ECHO-DOPPLER DANS L'EXPLORATION DES LESIONS RENALES POST-TRAUMATIQUES


P Pietrera, A Liard, J-N Dacher - Rouen - France
Objectifs : Décrire la sémiologie et les limites de l'écho-doppler dans les traumatismes rénaux de l'enfant pour en préciser les indications.
Patients et méthodes : 11 enfants (3-15 ans, 6 garçons) présentant des lésions rénales post-traumatiques avec hématurie microscopique (n = 8) ou macroscopique (n = 3) ont été explorés par écho-doppler et TDM avec injection (technique de référence.
Résultats : Aucune relation entre le degré d'hématurie et la sévérité de la lésion n'a été identifiée. Le diagnostic final était le suivant : fracture (n = 5), contusion (n = 2), lésion pédiculaire (n = 2), infarctus (n = 1), lithiase cruorique (n = 1), hémorragie intra-kystique (n = 1), lésion extra-urinaire associée (n = 5). Trois fois, l'échographie était anormale mais ne faisait pas le diagnostic de fracture. Deux fois, la présence d'un uro-hématome gênait le doppler et on évoquait à tort une plaie pédiculaire. L'échographie était supérieure à la TDM pour le diagnostic de lithiase cruorique.
Conclusion : Les explorations ne doivent pas tenir compte de la sévérité de l'hématurie. La sémiologie échographique des traumatismes rénaux est parfois difficile à identifier chez le polytraumatisé ou en cas d'urinome. Un écho-doppler complet réalisé dans de bonnes conditions est probablement suffisant quand il est strictement normal.

 

NEUROBLASTOMES PELVIENS : ASPECTS EN IMAGERIE ET CORRELATIONS RADIOCHIRURGICALES


M Monroc (1), J-F Chateil (2), D Couanet (3), F Faure (4), C Baunin (5), C Durand (6), A Couture (7), D Christmann (8), D Allard (9), Y Robert (10), H Ducou Le Pointe (11), H Rubie (11), S Neuenschwander (11) - (1) Rouen - France, (2) Bordeaux - France, (3) Villejuif - France, (4) Marseille - France
Objectifs : Décrire l'imagerie des neuroblastomes pelviens et la confronter aux constatations chirurgicales.
Méthode : Etude prospective multicentrique.
Résultats : 27 enfants sont étudiés par échographie, TDM et/ou IRM. La tumeur est bien limitée 21 fois, médiane dans 14 cas, latérale droite ou gauche dans 13 cas, franchissant la ligne médiane 24 fois. La hauteur tumorale est de 4 vertèbres au minimum. L'extension aux trous de conjugaison existe 9 fois avec extension intracanalaire dans 4 cas sur une hauteur de 7 cm en moyenne, occupant alors plus de 20 % du diamètre canalaire. La grande échancrure sciatique ou la fosse ischiorectale sont rarement envahies (4 cas).
Les rapports vasculaires sont le plus souvent étroits. Des adénopathies sont notées dans 7 cas. La corrélation radiochirurgicale est excellente pour la localisation, la taille, l'extension, moins bonne pour les adénopathies. L'imagerie sous-estime les rapports vasculaires dans 12 cas. Il n'y a pas de corrélation entre l'imagerie et la fragilité tumorale per-opératoire. Des adhérences tissulaires notamment osseuses sont constatées chirurgicalement dans 17 cas.
Conclusion : Les neuroblastomes pelviens sont médians ou latéralisés, étendus en hauteur, avec une extension rachidienne relativement fréquente, des adénopathies plus rares, des rapports étroits avec les vaisseaux iliaques. L'imagerie sous-estime souvent les rapports vasculaires. Les adhérences tissulaires sont fréquentes.

 

IMAGERIE DES SYNDROMES LYMPHOPROLIFERATIFS (SLP) APRES TRANSPLANTATION HEPATIQUE (TH) CHEZ L'ENFANT


J Waguet, R Taleb, M-O Serinet, D Pariente - Le Kremlin-Bicêtre - France
Objectifs : Décrire le rôle de l'imagerie dans le diagnostic des SLP après TH.
Matériels et méthode : Depuis 1986 sur 530 TH, 16 enfants (3 %) ont présenté un SLP. Il s'agit de lymphome lié à une séroconversion ou à une réactivation du virus d'Epstein Barr secondaire à l'immunosuppression. Le diagnostic a été confirmé par l'histologie pour 14 patients.
Résultats : Douze patients étaient en rejet traités par FK506, les 4 autres sous ciclosporine.Le délai moyen de survenue est de 10,3 mois avec une médiane de 3,5. Dix patients ont présenté une atteinte hépatique (8 avec nodules hypoéchogènes, 1 avec nodules hyperéchogènes et 1 avec masse). Les autres atteintes sont : 1 splénique, 3 ganglionnaires, 5 digestives, 2 rénales, 1 pancréatique, 3 médiastinales, 3 ORL et 2 encéphaliques. Après traitement la régression a été obtenue dans 12 cas avec 3 retransplantations pour rejet chronique et 5 décès. Sept patients sur 16 (43 %) sont décédés.
Conclusion : Il s'agit d'une complication grave en augmentation depuis l'emploi des nouveaux immunosuppresseurs. Le délai de survenue est souvent précoce. Le bilan radiologique nécessite une étude encéphalique, ORL, médiastinale et abdomino-pelvienne. Les aspects sont variables même si les nodules hypoéchogènes du foie sont les plus souvent rencontrés. La ponction échoguidée confirme le diagnostic.

 

LES INVAGINATIONS DE L'INTESTIN GRELE (IG) DE L'ENFANT


C Winant, M Dassonville, F Avni - Bruxelles - Belgique
Objectifs : Le but de l'étude est de déterminer la fréquence, les aspects cliniques, échographiques ainsi que l'attitude à adopter en présence d'une IG.
Matériels et méthodes : Nous avons analysé rétrospectivement l'aspect échographique de 10 IG diagnostiquées dans notre institution. Une étude multicentrique basée sur l'envoi d'un questionnaire a permis de collecter des données cliniques sur 86 IG.
Résultats : Sur les 86 IG, 80 ont été transitoires (IGT). 6 enfants ont subi une laparotomie (2 invaginations sur polypes, 2 post-opératoires, 1 iléo-iléo-colique partiellement réduite, 1 intoxication au métoclopramide). Les IGT sont survenues dans différents contextes cliniques avec une majorité d'enfants présentant des douleurs abdominales ou une gastroentérite. Parallèlement, 96 invaginations iléo-coliques (IIC) ont été observées. Les IG présentent le même aspect échographique en cible que les IIC mais avec un diamètre moyen de 18 mm pour les transitoires et de 25 mm pour les non-transitoires. De plus, l'aspect multi-stratifié de la cocarde semble constant dans les IGT.
Conclusion : Les IG sont plus fréquentes que précédemment rapportées avec une proportion importante d'IGT. Le diamètre de la cocarde associé à un aspect multi-stratifié suggère la nature grêle et transitoire de l'invagination et indique un contrôle échographique plutôt qu'un acte plus invasif.


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