Publié novembre 1999

 

Journées Françaises de Radiologie

Posters de Radio-Pédiatrie

 

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IMAGERIE DES URGENCES PEDIATRIQUES, IMPACT DE LA LECTURE PAR UN RADIOLOGUE PEDIATRE


K Chaumoître, F Lair-Milan, F Portier, P-O Guillon, V Vidal, I Koné-Paut, T Merrot, M Panuel - Marseille - France
Objectifs : Evaluer l'activité, la rentabilité diagnostique et l'effet de la relecture des examens d'imagerie prescrits dans un service d'urgences pédiatriques sur les patients non hospitalisés.
Matériel et méthodes : Dans ce travail prospectif sur six mois portant sur les examens d'imagerie, les éléments analysés ont été l'âge, le sexe, la ou les régions explorées, le type d'examen, le nombre de clichés réalisés par patient, les données de l'interprétation. L'interprétation radiologique a été réalisée en différé dans les 48 heures suivant l'admission, par un radiologue pédiatre. Une analyse des cas discordants a été faite.
Résultats : Sur 6 850 patients admis et non hospitalisés, 1 835 patients (moyenne d'âge 8 ans 9 mois, G/F = 1,08) ont eu une exploration d'imagerie (27 %). Les régions explorées les plus fréquentes étaient par ordre décroissant : cheville, main-poignet, thorax, pied et genou. Vingt-trois pour cent des explorations étaient pathologiques. Une discordance entre la première lecture par le pédiatre urgentiste et la relecture par un radiologue pédiatre a été observée dans 5 % des patients radiographiés, nécessitant une adaptation thérapeutique dans plus d'un tiers des cas.
Conclusion : Malgré la seniorisation des urgences pédiatriques, la lecture des clichés d'urgence par un radiologue pédiatre paraît indispensable.

 

IMAGERIE DE LA TUBERCULOSE DE L'ENFANT


H Ducou le Pointe, S Prédent, H Ben Romdhane, J-P Montagne - Paris - France
Objectifs : Poster didactique rappelant l'imagerie d'une affection qui reste fréquente dans le monde (15 millions de nouveaux cas chez l'enfant et 5 millions de morts par an).
Patients, méthodes et résultats : A partir de l'expérience du service, les particularités des lésions tuberculeuses de l'enfant seront illustrées. Lésions thoraciques : primo-infection (chancre d'inoculation, pneumopathie, miliaire, atélectasie, atteintes ganglionnaire et pleurale). La tuberculose thoracique post-primaire se rapproche de celle de l'adulte. Lésions ostéoarticulaires : le rachis (mal de Pott, spondylite, atteinte de l'arc postérieur), les extrémités (spina ventosa), l'ostéoarthrite est non spécifique. Lésions abdominales : l'atteinte hépato-splénique (rarement révélatrice), l'atteinte digestive prédomine dans la région iléo-caecale. L'atteinte péritonéale est rare. Les atteintes ganglionnaires sont évocatrices en imagerie (ganglions hypoéchogènes en échographie et hypodenses avec réhaussement en périphérie en TDM). Les localisations cérébrales sont dominées par les tuberculomes et les vascularites, elles sont systématiquement recherchées chez le nourrisson. La tuberculose urinaire est rare chez l'enfant avant 10 ans, les lésions sont proches de celles de l'adulte.
Conclusion : Il faut réapprendre le polymorphisme de cette pathologie curable qui n'a pas disparu aussi bien en radiologie conventionnelle qu'en échographie, TDM ou IRM.

 

STRATEGIE DIAGNOSTIQUE DEVANT UNE SURDITE DE PERCEPTION CONGENITALE DE L'ENFANT : LE ROLE DU RADIOLOGUE


V Devaussuzenet, B Silberman, P Bach-Segura, H Ducou le Pointe, F Denoyelle, J-P Montagne - Paris - France
Objectifs : Préciser la place de l'imagerie dans l'exploration des surdités congénitales à partir des situations les plus fréquentes et des progrès récents de la génétique.
Patients, méthodes et résultats : A partir de notre expérience, nous étudions la stratégie diagnostique du service d'ORL de notre hôpital devant une surdité de perception congénitale. Une enquête familiale, un bilan audiométrique, une recherche d'hématurie, un fond d'oeil et un électrocardio-gramme sont toujours réalisés. L'examen tomodensitométrique des rochers est réalisé vers 4 ou 5 ans. Il est normal dans 80 % des cas. 50 % des surdités congénitales sont génétiques : cette étude est devenue systématique. Lorsque la TDM est normale, on recherche le gène de la connexine 26. En cas de malformation de l'oreille interne, le test au perchlorate et la recherche du gène du syn-drome de Pendred doivent être systématiques. Certains tableaux sont évocateurs d'associations syndromiques héréditaires : mèche blanche et syndrome de Waardenburg, rétinite pigmentaire et Usher, CAI " geyser " et surdité liée à l'X, hypoplasie des canaux semi-circulaires et CHARGE.
Conclusion : La tomodensitométrie fait maintenant partie intégrante du bilan des surdités congéni-tales. Le radiologue doit se familiariser avec les modalités de prise en charge des enfants sourds et les nouvelles données génétiques.

 

COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES CHEZ LES ENFANTS OPERES DE CARDIOPATHIES CONGENITALES : ASPECTS TOMODENSITOMETRIQUES ET CORRELATION A L'EVOLUTION CLINIQUE


V Coevoet, N Aïkem, A Resten, A Nassif, J de Laveaucoupet, D Musset - Clamart - France
Objectifs : Décrire les différents aspects tomodensitométriques d'accidents neurologiques survenus au décours de chirurgie pour cardiopathies congénitales.
Matériels et méthodes : Parmi les enfants opérés au cours des 4 dernières années pour cardiopathies congénitales sévères, 25 (22 malformations complexes ; 2 cardiomyopathies ; 1 thrombose auriculaire) nous ont été adressés pour des complications neurologiques. Les examens TDM cérébraux de ces 25 enfants (âge : 4 jours à 12 ans), ont été revus rétrospectivement par deux radiologues (étude du parenchyme cérébral, des lésions vasculaires.
Résultats : Les troubles neurologiques apparaissent rapidement après l'intervention (moyenne 4 jours). Les aspects tomodensitométriques sont variés : hémorragie (n = 8), ischémie (n = 11), infection (n = 3), atrophie cérébrale (n = 5), calcification (n = 1), dilatation ventriculaire (n = 4). 2 examens seulement sont normaux. Les accidents hémorragiques prédominent en période néonatale, souvent compliqués d'une dilatation ventriculaire évolutive et d'une atrophie cérébrale d'apparition précoce, alors que les lésions ischémiques concernent les enfants plus grands. L'évolution de ces accidents est d'autant plus sévère que les lésions TDM sont importantes : 15 (60 %) séquelles neurologiques (retard psychomoteur, parésie, paraplégie, troubles visuels, épilepsie), 5 (20 %) décès.
Conclusion : Les lésions TDM initiales sont variées, d'évolution rapide. La réalisation précoce d'un examen TDM permet d'établir un pronostic clinique et une conduite thérapeutique adaptée.

 

IMAGERIE DES MALFORMATIONS PULMONAIRES CHEZ L'ENFANT (A PROPOS DE 28 CAS)


E Chantrel, C Garel, G Sebag, M Elmaleh, P Hornoy, M Hassan - Paris - France
Objectifs : Présenter les aspects radiologiques des malformations pulmonaires les plus fréquentes chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective réalisée entre 1986 et 1998 de 28 observations de malformations pulmonaires opérées. Une corrélation radio-anatomo-pathologique a été réalisée dans tous les cas. Il s'agit de 18 observations d'emphysème lobaire congénital, 6 malformations adénomatoïdes kystiques et 4 observations de séquestrations pulmonaires. La radiographie du thorax de face et de profil a été pratiquée dans tous les cas. Le scanner fut réalisé dans 21 cas et l'angiographie dans 3 cas.
Résultat : La radiographie du thorax a permis de poser correctement le diagnostic d'emphysème lobaire congénital dans 18 cas. Dans la moitié des cas, l'atteinte était dans le lobe moyen. Le scanner a été pratiqué dans 12 observations dans le but d'avoir une idée plus précise sur le parenchyme pulmonaire et le médiastin. Le diagnostic de séquestration pulmonaire est posé par l'angiographie dans deux cas. Pour les malformations adénomatoïdes kystiques, le scanner a évoqué l'origine malformative devant des formations à contenu aérique pur ou hydroaérique. La certitude est apportée par les constations anatomopathologiques.
Conclusion : Les malformations pulmonaires de l'enfant sont des affections rares nécessitant toujours une sanction chirurgicale. Les signes cliniques et la connaissance de leurs aspects radiologiques permettent souvent d'évoquer ou de poser le diagnostic et de réaliser un bilan pré-opératoire.

 

LE SYNDROME DE DYGGVE MELCHIOR CLAUSEN (A PROPOS DE 4 CAS)


L. Ouzidane, M. Ksiyer - Casablanca - Maroc
Objectifs : Préciser les signes radiologiques permettant de distinguer cette maladie osseuse constitutionnelle des autres platyspondylies avec atteintes épiphyso-métaphysaires généralisées.
Matériels et méthodes : Nous rapportons 4 cas du syndrome de DMC chez 3 filles et 1 garçon (âges extrèmes = 3 ans-8 ans), découvert à l'occasion d'un nanisme avec brièveté du tronc et retard mental. L'examen de la cornée et la recherche de keratan sulfate dans les urines sont systématiques. Le bilan radiologique comporte une radiographie thoracique et des clichés standard du rachis entier et des membres chez tous les malades.
Résultats : Une platyspondylie généralisée sans hypoplasie des vertébres dorso-lombaires, associés à une irrégularité des ailes iliaques et un aspect large des cotyles et une dysplasie des têtes fémorales sont notées dans tous les cas. Une subluxation des têtes fèmorales avec col court dans 2 cas. Un aspect court et trappu de l'humérus, du premier métatarsien et métatacarpien et leur première phalange dans 1 cas.
Conclusion : Le syndrome de DMC est une ostéochondrodysplasie, à transmission automsomique récéssive. La platyspondylie généralisée, sans hypoplasie des vertébres dorso-lombaires, mais surtout l'aspect festonné ou aréolaire des ailes iliaques, sont pathognomonique de ce syndrome, permettant de le distinguer des autres ostéochondrodysplasies responsables d'une platyspondylie généralisée, notamment s'il existe un nanisme avec brieveté du tronc, sans anomalie de la cornée, et sans élimination anormale des mucoplysaccharides dans les urines.

 

IMAGERIE DES CHORDOMES DE L'ENFANT


V. Morand, D. Vanet, D. Couanet, P. Terrier, C. Kalifa - Villejuif - France
Objectifs : 7 chordomes de l'enfant ont été étudiés rétrospectivement.
Matériels et méthodes : Cinq garçons et deux filles (3-14 ans) ayant 5 chordomes du clivus et 2 chordomes rachidiens histologiquement prouvés ont été étudiés 3 fois par tomodensitométrie et 6 fois par IRM.
Résultats : La tumeur était hypodense (2/3), se rehaussant (3/3) de façon hétérogène (2/3) en tomodensitométrie ; en hyposignal T1, en hypersignal T2 (6/6), se rehaussant peu (4/5) et de façon hétérogène (3/5) en IRM. Deux tumeurs étaient atypiques : une n'atteignait pas l'os et a été initialement prise pour un neurinome, l'autre envahissait le canal cervical. Deux patients sont décédés de leur maladie, 1 patient vit avec un résidu tumoral, 4 patients vivent sans tumeur.
Conclusion : Les chordomes de l'enfant sont polymorphes et atypiques dans leur présentation et leur évolution.

 

INTERET DE LA CYSTOGRAPHIE A REMPLISSAGES REPETES DANS L'EXPLORATION DES INFECTIONS URINAIRES FEBRILES DE L'ENFANT


S Franchi-Abella, J Waguet, M Aboun, F Sariego, D Pariente - Bicêtre - France
Objectifs : Apport en fonction de l'âge de la cystographie à remplissages répétés pour la détection des reflux vésico-rénaux (RVR) dans une large population.
Matériels et méthodes : Etude prospective concernant 234 enfants dont 67,5 % ont moins de 3 ans avec 214 deuxièmes remplissages et 139 troisièmes remplissages. L'apparition ou l'augmentation de grade d'un RVR par rapport au remplissage antérieur est exprimé en " modification du compte-rendu radiologique " (MCRR). Sont relevés : le temps de scopie, le nombre de flacons de contraste et le nombre de films.
Résultats : Le taux de reflux de tout grade est de 18,4 % au premier remplissage, 16 % au deuxième avec 8,9 % de MCRR et 14,3 % au troisième avec 7 % de MCCR.Chez les plus de 3 ans ces chiffres sont inférieurs : 5,8 % de MCRR au deuxième remplissage et 3 % de MCRR au troisième. En moyenne, la consommation de contraste augmente de 50 % au troisième remplissage, le nombre de films est peu modifié et le temps de scopie augmenté de 6 sec par remplissage supplémentaire.
Conclusion : L'âge inférieur à trois ans constitue une indication à cette pratique. Pour les plus âgés, la conduite de l'examen sera guidée par la clinique et le reste de l'imagerie. L'augmentation de l'irradiation et du coût est faible.

 

L'URO IRM DANS L'EXPLORATION DE L'APPAREIL URINAIRE CHEZ L'ENFANT


F Mancel, D Loisel, C Aubé, E Anglade, S Flunker, J Lebigot, M Namour, C Caron-Poitreau - Angers - France
Objectifs : Déterminer l'apport de l'uro-IRM chez l'enfant à propos de 19 explorations.
Matériels et méthodes : 19 enfants âgés de 1 mois à 15 ans ont été explorés sur un appareil G.E 1,5 tesla en technique single shot FSE T2 (SSFSE) en mode monocoupe frontale et sagittale de 5 à 30 mm d'épaisseur, associées à des séquences SPGR dynamiques après injection de Gadolinium dans 10 cas. 4 enfants présentaient un syndrome de la jonction pyélo-urétérale, 2 méga-uretères, 6 système double urinaire, 1 rein en fer à cheval, 6 enfants ayant une insuffisance rénale modérée.
Résultats : Les séquences hydrographiques ont toujours apporté des informations morphologiques complémentaires dans les 13 cas d'uropathie dilatée. Les séquences après injection de Gadolinium ont apporté des informations qualitatives sur la fonction rénale. Dans les 6 cas d'insuffisance rénale chronique, seules les séquences d'Uro-MR ont apporté des informations morphologiques.
Conclusion : L'Uro-IRM en séquence SSFSE est facilement réalisable chez l'enfant quel que soit son âge. Cet examen apporte rapidement à la fois des informations morphologiques et fonctionnelles complémentaires (SPGR Gado) au bilan urologique habituel et apparait essentiel dans le cadre des uropathies malformatives complexes et quand la fonction rénale est altérée

 

LECONS A TIRER DE LA RELECTURE DE L'IMAGERIE INITIALE DES PATIENTS PORTEURS D'UN MEDULLOBLASTOME INCLUS DANS LE PROTOCOLE SFOP DES MEDULLOBLASTOMES


S Neuenschwander (1), D Couanet (2), P Thiesse (3), S Bracard (4), B Asselain (1), D Bours (1), F Doz (1), C Kalifa (2) - (1) Paris - France, (2) Villejuif - France, (3) Lyon - France, (4) Nancy - France
Objectifs : Améliorer les pratiques pour la réalisation de l'imagerie initiale des patients porteurs d'un médulloblastome.
Matériels et méthodes : De 1991 à 1998, 148 enfants ont été enregistrés dans un protocole multicentrique (24 centres) : 79 garçons, 56 filles, âge médian 8 ans (3-18 ans). Les critères pour classer un médulloblastome dans le risque standard sont l'absence de résidu post-opératoire sur le site de la tumeur primitive, l'absence de métastase lepto-méningée. Le bilan initial après chirurgie consiste en un scanner cérébral et une IRM cérébrale et médullaire.
Résultats : 54 patients ont une inclusion légitime. 41 patients ont une imagerie de technique insuffisante ou incomplètement transmise aux experts. Cependant la compliance au protocole de l'imagerie s'est améliorée avec le temps. 19 ont des images douteuses malgré une imagerie de qualité : prise de contraste d'interprétation difficile en post-opératoire soit sur le site primitif soit le long du névraxe. 3 ont été inclus à tort (2 résidus locaux, 1 métastatique.
Conclusion : La relecture des examens radiologiques dans le cadre d'un protocole ne doit pas être considérée comme une censure mais conduit en identifiant les difficultés techniques à une amélioration collective de la qualité et à l'homogénéisation des pratiques.

 

DIAGNOSTIC ANTENATAL DES SHUNTS OMBILICO-PORTO-SYTEMIQUES


L Guibaud (1), P Droulé (2), L Debelle (2), J-P Pracros (1) (1) Lyon - France, (2) Nancy - France
Objectifs : Décrire et classifier les différents types de shunts ombilico-porto-systémiques (SOPS) et montrer leur répercussion potentiel sur l'hémodynamique fœtale.
Matériels et méthodes : Analyse rétrospective de 8 cas de SOPS, intégrant données échographiques anténatales et données anatomo-cliniques.
Résultats : Les SOPS peuvent être classifiés selon les données anatomiques suivantes :
1) Shunts ombilico-systémiques : - anastomose du système ombilico-porte à une veine iliaque (n = 3), anastomose sous-hépatique de la veine ombilicale (VO) à la VCI (n = 1), anastomose de la VO à la VCS (n = 1), entrée directe de la VO dans l'oreillette droite (n = 0). Ces 5 cas se sont tous compliqués d'un anasarque et d'une mort in utéro.
2) Shunts porto-systémiques intrahépatiques : absence de sinus portal résultant en une dilatation de la VO et une connexion directe avec la VCI par un ductus venosus horizontalisé (n = 1), anastomoses entre VO et veines sus-hépatiques. Dans ces 3 cas, l'évolution a été favorable.
3) Anomalie du ductus venosus.
Une anomalie ou une absence de ductus venosus est fréquement associée aux SOPS, comme dans 2 cas de notre série.

 

ATLAS D'IRM FOETALE CEREBRALE


E Chantrel, C Garel, G Sebag, M Elmaleh, P Hornoy, M Hassan - Paris - France
Objectifs : Déterminer pour chaque semaine de grossesse de 22 à 38 SA l'aspect représentatif du cerveau foetal en IRM.
Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 201 foetus témoins chez qui l'IRM était normale : la grossesse a été interrompue pour des anomalies extra-cérébrales ou menée à terme avec un suivi postnatal sans particularité. Neuf coupes de référence en T1 ou forte pondération T2 ont été sélectionnées pour chaque semaine. Différents éléments de la biométrie cérébrale ont été recueillis (BIP encéphalique et osseux, diamètre fronto-occipital, longueur du corps calleux, mesure des carrefours ventriculaires et des espaces péricérébraux, biométrie du cervelet). La myélinisation et la gyration (sillons primaires et secondaires, étude de la profondeur et de la largeur des sillons, operculation de la vallée sylvienne) ont été également systématiquement étudiées.
Résultats : Ils apparaissent sous forme d'un atlas. Les 9 mêmes coupes sont présentées pour chaque semaine de grossesse, accompagnées des données correspondantes de la biométrie, de la gyration et de la myélinisation ainsi que de commentaires.
Conclusion : Cet atlas doit permettre de servir de référence pour la lecture d'une IRM cérébrale fœtale.

 

DIFFERENCIATION DES ESPACES PERICEREBRAUX PAR ECHOGRAPHIE DOPPLER COULEUR


A Cambours, D Eurin, M Monroc-Morval, J-N Dacher, J Thiebot, P Le Dosseur -Rouen - France
Nous présentons à titre didactique la confrontation à une autre imagerie (scanner ou IRM) des images écho-doppler couleur obtenues par voie transfontanellaire des espaces péricérébraux.
Nous avons confronté les imageries obtenues chez sept enfants de moins de six mois (échographe ACUSON Sequoia, sonde superfi cielle linéaire de 13 MHZ avec Doppler couleur 12 à 14 MHZ), soit 5 collections sous-durales, 2 hémorragies méningées, 1 élargissement des espaces arachnoïdiens.
Les méninges limitent les espaces péri-cérébraux : - la dure-mère est fermement adhérente au périoste mais son feuillet interne, lâche, peut se laisser se laisser dissocier, surtout chez le tout-petit, - l'espace sous-dural entre arachnoïde et dure-mère est normalement virtuel, - la pie-mère recouvre intimement le parenchyme cérébral, et limite avec l'arachnoïde l'espace sous-arachnoïdien contenant le liquide céphalo-rachidien et des vaisseaux.
A l'état normal, l'échographie transfontanellaire avec doppler couleur identifie les vaisseaux dans l'espace sous-arachnoïdien anéchogène mais ne distingue pas l'arachnoïde des plans superficiels.
Lorsqu'il existe un épanchement sous-dural, l'arachnoïde devient visible, plus que sur les examens tomodensitométriques ; l'espace ainsi créé, avasculaire, peut présenter des compartiments parfois d'échogénicité différente.
Conclusion : L'échographie permet ainsi de préciser le diagnostic tomodensitométrique des épanchements péricérébraux et de se substituer dans certains cas à l'imagerie par résonance magnétique.

 

SOUFFRANCE CEREBRALE ASPHYXIQUE CHEZ LE NOUVEAU-NE A TERME : APPORT DE L'IRM


F Demasure, H Roubertou, O Tayebjee, C Gondry-Jouet, J Al Hosri, H Deramond - Amiens - France
Objectifs : Décrire les anomalies IRM observées après asphyxie périnatale (AP) chez des nouveaux-nés (NN) et des nourrissons nés à terme.
Patients et méthodes : Etude rétrospective (février 1997 à décembre 1998) chez 8 patients ayant présenté une AP. Tous ont bénéficié au stade aigu des explorations suivantes : électroencéphalogramme, échographie transfontanellaire avec doppler et IRM (7 examens entre J6 et J13, 1 examen à 2 mois), comportant une séquence axiale en spin écho T2 et T1 (3 cas) ou inversion-recupération (5 cas).
Résultats : L'IRM était pathologique dans 5 observations avec atteinte
des noyaux gris centraux (4 cas) : noyaux lenticulaires (4), thalamus (2) et noyaux caudés (1)
de la substance blanche (SB) (4 cas). : absence de myélinisation du bras postérieur des capsules internes (3). Anomalies de signal diffuses de la SB hémisphérique cérébrale (2), atteinte focalisée fronto-pariétale gauche (1)
du cortex cérébral (4 cas) ; hypersignal T1 et hyposignal T2 du cortex rolandique et insulaire (2), aspect différencié du cortex par rapport à la SB sous-jacente (3)
du tronc cérébral (1 cas) : hypersignal T2 du pied des pédoncules cérébraux.
Les enfants avec anomalies à l'IRM ont eu une évolution péjorative (décès : 4 cas, tétraparésie spastique : 1 cas). Ceux avec IRM normale ont évolué favorablement.
Conclusion : L'IRM, réalisée précocément après AP, aide à l'évolution du pronostic. L'interprétation des images est toutefois difficile et nécessite une bonne connaissance de la radio-anatomie normale.

 

RETINOBLASTOMES INFILTRANTS : ASPECTS RADIOLOGIQUES ET DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL


H Brisse, L Desjardins, O Berges, E Quintana, F Doz, P Validire, S Neuenschwander - Paris - France
Objectifs : Décrire les aspects radiologiques des rétinoblastomes (RB) infiltrants atypiques de l'enfant, et des rétinopathies non tumorales pouvant les simuler.
Matériels et méthodes : Nous rapportons une série de 10 enfants âgés de 2 à 9 ans ayant présenté un décollement de rétine unilatéral (9/10) ou bilatéral (1/10), sans masse calcifiée au fond d'oeil. Les patients ont été explorés par échographie (6/10), tomodensitométrie (8/10), et/ou IRM (6/10). Le diagnostic final a été fourni par l'histologie de la pièce d'énucléation dans 8 cas, et par les résultats de la ponction de chambre antérieure dans 2 cas.
Résultats : Le diagnostic final était : Cinq RB peu différenciés de développement endo- ou exophytique, trois maladies de Coats, une maladie de Norrie, et une toxocarose. En imagerie, les formes infiltrantes de RB n'étaient pas dissociables des pathologies non tumorales, se présentant comme des épaississement irréguliers de la rétine prenant le contraste, sans masse identifiable.
Conclusion : Le diagnostic différentiel entre les RB infiltrants et les rétinopathies non tumorales est parfois impossible en imagerie. En cas de doute clinique, l'énucléation s'impose compte tenu de la gravité du retard diagnostique en cas de RB, et du pronostic visuel de toute façon défavorable dans les autres cas.


IMAGERIE EN OPHTALMOLOGIE PEDIATRIQUE - ESPACE INFORMAG


A Geoffray, J-M Dudal, F Lods, M Chami, N Bosson - Nice - France
Objectifs : Présentation de l'apport des différentes techniques d'imagerie au diagnostic et à la surveillance des principales pathologies ophtalmologiques pédiatriques.
Matériel : PC sous Windows 3.1 ou 95ou MacIntosh, multimedia, Acrobat reader version 3 ou supérieure
Durée de la présentation : Environ 1 heure.
les aspects divers des pathologies ophtalmologiques pédiatriques bénéficiant de l'imagerie sont ensuite présentés : pathologie congénitale : microphtalmie, colobome, persistance du vitré primitif, maladie de Coats, pathologie infectieuse : ethmoïdite, abcès orbitaire, pathologie traumatique : décollement de rétine, pathologie tumorale : angiomes, rétinoblastome, tumeurs de l'orbite.
La présentation est faite sous forme de cas cliniques associant description des signes cliniques, photographies cliniques et images radiologiques. Un rappel concernant la fréquence de chaque pathologie et ses principaux aspects est inclus. La circulation dans le CD-ROM se fait au gré de l'utilisateur, soit progression systématique comme dans un cours, soit accès direct à une pathologie choisie.
L'apport de l'imagerie au diagnostic et au suivi des situations pathologiques en ophtalmologie pédiatrique est important. Tout radiologue s'intéressant à la pédiatrie doit pouvoir effectuer et interpréter ces examens. Le but de ce CD-ROM est de mettre à la disposition du praticien les principales images rencontrées pour chaque pathologie.

 



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