K Chaumoître, F Lair-Milan, F Portier, P-O Guillon, V Vidal, I Koné-Paut,
T Merrot, M Panuel - Marseille - France
Objectifs : Evaluer l'activité, la rentabilité diagnostique
et l'effet de la relecture des examens d'imagerie prescrits dans un service
d'urgences pédiatriques sur les patients non hospitalisés.
Matériel et méthodes : Dans ce travail prospectif sur six
mois portant sur les examens d'imagerie, les éléments analysés
ont été l'âge, le sexe, la ou les régions explorées,
le type d'examen, le nombre de clichés réalisés par
patient, les données de l'interprétation. L'interprétation
radiologique a été réalisée en différé
dans les 48 heures suivant l'admission, par un radiologue pédiatre.
Une analyse des cas discordants a été faite.
Résultats : Sur 6 850 patients admis et non hospitalisés,
1 835 patients (moyenne d'âge 8 ans 9 mois, G/F = 1,08) ont eu une
exploration d'imagerie (27 %). Les régions explorées les plus
fréquentes étaient par ordre décroissant : cheville,
main-poignet, thorax, pied et genou. Vingt-trois pour cent des explorations
étaient pathologiques. Une discordance entre la première lecture
par le pédiatre urgentiste et la relecture par un radiologue pédiatre
a été observée dans 5 % des patients radiographiés,
nécessitant une adaptation thérapeutique dans plus d'un tiers
des cas.
Conclusion : Malgré la seniorisation des urgences pédiatriques,
la lecture des clichés d'urgence par un radiologue pédiatre
paraît indispensable.
H Ducou le Pointe, S Prédent, H Ben Romdhane, J-P Montagne - Paris
- France
Objectifs : Poster didactique rappelant l'imagerie d'une affection qui reste
fréquente dans le monde (15 millions de nouveaux cas chez l'enfant
et 5 millions de morts par an).
Patients, méthodes et résultats : A partir de l'expérience
du service, les particularités des lésions tuberculeuses de
l'enfant seront illustrées. Lésions thoraciques : primo-infection
(chancre d'inoculation, pneumopathie, miliaire, atélectasie, atteintes
ganglionnaire et pleurale). La tuberculose thoracique post-primaire se rapproche
de celle de l'adulte. Lésions ostéoarticulaires : le rachis
(mal de Pott, spondylite, atteinte de l'arc postérieur), les extrémités
(spina ventosa), l'ostéoarthrite est non spécifique. Lésions
abdominales : l'atteinte hépato-splénique (rarement révélatrice),
l'atteinte digestive prédomine dans la région iléo-caecale.
L'atteinte péritonéale est rare. Les atteintes ganglionnaires
sont évocatrices en imagerie (ganglions hypoéchogènes
en échographie et hypodenses avec réhaussement en périphérie
en TDM). Les localisations cérébrales sont dominées
par les tuberculomes et les vascularites, elles sont systématiquement
recherchées chez le nourrisson. La tuberculose urinaire est rare
chez l'enfant avant 10 ans, les lésions sont proches de celles de
l'adulte.
Conclusion : Il faut réapprendre le polymorphisme de cette pathologie
curable qui n'a pas disparu aussi bien en radiologie conventionnelle qu'en
échographie, TDM ou IRM.
V Devaussuzenet, B Silberman, P Bach-Segura, H Ducou le Pointe, F Denoyelle,
J-P Montagne - Paris - France
Objectifs : Préciser la place de l'imagerie dans l'exploration des
surdités congénitales à partir des situations les plus
fréquentes et des progrès récents de la génétique.
Patients, méthodes et résultats : A partir de notre expérience,
nous étudions la stratégie diagnostique du service d'ORL de
notre hôpital devant une surdité de perception congénitale.
Une enquête familiale, un bilan audiométrique, une recherche
d'hématurie, un fond d'oeil et un électrocardio-gramme sont
toujours réalisés. L'examen tomodensitométrique des
rochers est réalisé vers 4 ou 5 ans. Il est normal dans 80
% des cas. 50 % des surdités congénitales sont génétiques
: cette étude est devenue systématique. Lorsque la TDM est
normale, on recherche le gène de la connexine 26. En cas de malformation
de l'oreille interne, le test au perchlorate et la recherche du gène
du syn-drome de Pendred doivent être systématiques. Certains
tableaux sont évocateurs d'associations syndromiques héréditaires
: mèche blanche et syndrome de Waardenburg, rétinite pigmentaire
et Usher, CAI " geyser " et surdité liée à
l'X, hypoplasie des canaux semi-circulaires et CHARGE.
Conclusion : La tomodensitométrie fait maintenant partie intégrante
du bilan des surdités congéni-tales. Le radiologue doit se
familiariser avec les modalités de prise en charge des enfants sourds
et les nouvelles données génétiques.
V Coevoet, N Aïkem, A Resten, A Nassif, J de Laveaucoupet, D Musset
- Clamart - France
Objectifs : Décrire les différents aspects tomodensitométriques
d'accidents neurologiques survenus au décours de chirurgie pour cardiopathies
congénitales.
Matériels et méthodes : Parmi les enfants opérés
au cours des 4 dernières années pour cardiopathies congénitales
sévères, 25 (22 malformations complexes ; 2 cardiomyopathies
; 1 thrombose auriculaire) nous ont été adressés pour
des complications neurologiques. Les examens TDM cérébraux
de ces 25 enfants (âge : 4 jours à 12 ans), ont été
revus rétrospectivement par deux radiologues (étude du parenchyme
cérébral, des lésions vasculaires.
Résultats : Les troubles neurologiques apparaissent rapidement après
l'intervention (moyenne 4 jours). Les aspects tomodensitométriques
sont variés : hémorragie (n = 8), ischémie (n = 11),
infection (n = 3), atrophie cérébrale (n = 5), calcification
(n = 1), dilatation ventriculaire (n = 4). 2 examens seulement sont normaux.
Les accidents hémorragiques prédominent en période
néonatale, souvent compliqués d'une dilatation ventriculaire
évolutive et d'une atrophie cérébrale d'apparition
précoce, alors que les lésions ischémiques concernent
les enfants plus grands. L'évolution de ces accidents est d'autant
plus sévère que les lésions TDM sont importantes :
15 (60 %) séquelles neurologiques (retard psychomoteur, parésie,
paraplégie, troubles visuels, épilepsie), 5 (20 %) décès.
Conclusion : Les lésions TDM initiales sont variées, d'évolution
rapide. La réalisation précoce d'un examen TDM permet d'établir
un pronostic clinique et une conduite thérapeutique adaptée.
E Chantrel, C Garel, G Sebag, M Elmaleh, P Hornoy, M Hassan - Paris - France
Objectifs : Présenter les aspects radiologiques des malformations
pulmonaires les plus fréquentes chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective réalisée
entre 1986 et 1998 de 28 observations de malformations pulmonaires opérées.
Une corrélation radio-anatomo-pathologique a été réalisée
dans tous les cas. Il s'agit de 18 observations d'emphysème lobaire
congénital, 6 malformations adénomatoïdes kystiques et
4 observations de séquestrations pulmonaires. La radiographie du
thorax de face et de profil a été pratiquée dans tous
les cas. Le scanner fut réalisé dans 21 cas et l'angiographie
dans 3 cas.
Résultat : La radiographie du thorax a permis de poser correctement
le diagnostic d'emphysème lobaire congénital dans 18 cas.
Dans la moitié des cas, l'atteinte était dans le lobe moyen.
Le scanner a été pratiqué dans 12 observations dans
le but d'avoir une idée plus précise sur le parenchyme pulmonaire
et le médiastin. Le diagnostic de séquestration pulmonaire
est posé par l'angiographie dans deux cas. Pour les malformations
adénomatoïdes kystiques, le scanner a évoqué l'origine
malformative devant des formations à contenu aérique pur ou
hydroaérique. La certitude est apportée par les constations
anatomopathologiques.
Conclusion : Les malformations pulmonaires de l'enfant sont des affections
rares nécessitant toujours une sanction chirurgicale. Les signes
cliniques et la connaissance de leurs aspects radiologiques permettent souvent
d'évoquer ou de poser le diagnostic et de réaliser un bilan
pré-opératoire.
L. Ouzidane, M. Ksiyer - Casablanca - Maroc
Objectifs : Préciser les signes radiologiques permettant de distinguer
cette maladie osseuse constitutionnelle des autres platyspondylies avec
atteintes épiphyso-métaphysaires généralisées.
Matériels et méthodes : Nous rapportons 4 cas du syndrome
de DMC chez 3 filles et 1 garçon (âges extrèmes = 3
ans-8 ans), découvert à l'occasion d'un nanisme avec brièveté
du tronc et retard mental. L'examen de la cornée et la recherche
de keratan sulfate dans les urines sont systématiques. Le bilan radiologique
comporte une radiographie thoracique et des clichés standard du rachis
entier et des membres chez tous les malades.
Résultats : Une platyspondylie généralisée sans
hypoplasie des vertébres dorso-lombaires, associés à
une irrégularité des ailes iliaques et un aspect large des
cotyles et une dysplasie des têtes fémorales sont notées
dans tous les cas. Une subluxation des têtes fèmorales avec
col court dans 2 cas. Un aspect court et trappu de l'humérus, du
premier métatarsien et métatacarpien et leur première
phalange dans 1 cas.
Conclusion : Le syndrome de DMC est une ostéochondrodysplasie, à
transmission automsomique récéssive. La platyspondylie généralisée,
sans hypoplasie des vertébres dorso-lombaires, mais surtout l'aspect
festonné ou aréolaire des ailes iliaques, sont pathognomonique
de ce syndrome, permettant de le distinguer des autres ostéochondrodysplasies
responsables d'une platyspondylie généralisée, notamment
s'il existe un nanisme avec brieveté du tronc, sans anomalie de la
cornée, et sans élimination anormale des mucoplysaccharides
dans les urines.
V. Morand, D. Vanet, D. Couanet, P. Terrier, C. Kalifa - Villejuif - France
Objectifs : 7 chordomes de l'enfant ont été étudiés
rétrospectivement.
Matériels et méthodes : Cinq garçons et deux filles
(3-14 ans) ayant 5 chordomes du clivus et 2 chordomes rachidiens histologiquement
prouvés ont été étudiés 3 fois par tomodensitométrie
et 6 fois par IRM.
Résultats : La tumeur était hypodense (2/3), se rehaussant
(3/3) de façon hétérogène (2/3) en tomodensitométrie
; en hyposignal T1, en hypersignal T2 (6/6), se rehaussant peu (4/5) et
de façon hétérogène (3/5) en IRM. Deux tumeurs
étaient atypiques : une n'atteignait pas l'os et a été
initialement prise pour un neurinome, l'autre envahissait le canal cervical.
Deux patients sont décédés de leur maladie, 1 patient
vit avec un résidu tumoral, 4 patients vivent sans tumeur.
Conclusion : Les chordomes de l'enfant sont polymorphes et atypiques dans
leur présentation et leur évolution.
S Franchi-Abella, J Waguet, M Aboun, F Sariego, D Pariente - Bicêtre
- France
Objectifs : Apport en fonction de l'âge de la cystographie à
remplissages répétés pour la détection des reflux
vésico-rénaux (RVR) dans une large population.
Matériels et méthodes : Etude prospective concernant 234 enfants
dont 67,5 % ont moins de 3 ans avec 214 deuxièmes remplissages et
139 troisièmes remplissages. L'apparition ou l'augmentation de grade
d'un RVR par rapport au remplissage antérieur est exprimé
en " modification du compte-rendu radiologique " (MCRR). Sont
relevés : le temps de scopie, le nombre de flacons de contraste et
le nombre de films.
Résultats : Le taux de reflux de tout grade est de 18,4 % au premier
remplissage, 16 % au deuxième avec 8,9 % de MCRR et 14,3 % au troisième
avec 7 % de MCCR.Chez les plus de 3 ans ces chiffres sont inférieurs
: 5,8 % de MCRR au deuxième remplissage et 3 % de MCRR au troisième.
En moyenne, la consommation de contraste augmente de 50 % au troisième
remplissage, le nombre de films est peu modifié et le temps de scopie
augmenté de 6 sec par remplissage supplémentaire.
Conclusion : L'âge inférieur à trois ans constitue une
indication à cette pratique. Pour les plus âgés, la
conduite de l'examen sera guidée par la clinique et le reste de l'imagerie.
L'augmentation de l'irradiation et du coût est faible.
F Mancel, D Loisel, C Aubé, E Anglade, S Flunker, J Lebigot, M Namour,
C Caron-Poitreau - Angers - France
Objectifs : Déterminer l'apport de l'uro-IRM chez l'enfant à
propos de 19 explorations.
Matériels et méthodes : 19 enfants âgés de 1
mois à 15 ans ont été explorés sur un appareil
G.E 1,5 tesla en technique single shot FSE T2 (SSFSE) en mode monocoupe
frontale et sagittale de 5 à 30 mm d'épaisseur, associées
à des séquences SPGR dynamiques après injection de
Gadolinium dans 10 cas. 4 enfants présentaient un syndrome de la
jonction pyélo-urétérale, 2 méga-uretères,
6 système double urinaire, 1 rein en fer à cheval, 6 enfants
ayant une insuffisance rénale modérée.
Résultats : Les séquences hydrographiques ont toujours apporté
des informations morphologiques complémentaires dans les 13 cas d'uropathie
dilatée. Les séquences après injection de Gadolinium
ont apporté des informations qualitatives sur la fonction rénale.
Dans les 6 cas d'insuffisance rénale chronique, seules les séquences
d'Uro-MR ont apporté des informations morphologiques.
Conclusion : L'Uro-IRM en séquence SSFSE est facilement réalisable
chez l'enfant quel que soit son âge. Cet examen apporte rapidement
à la fois des informations morphologiques et fonctionnelles complémentaires
(SPGR Gado) au bilan urologique habituel et apparait essentiel dans le cadre
des uropathies malformatives complexes et quand la fonction rénale
est altérée
S Neuenschwander (1), D Couanet (2), P Thiesse (3), S Bracard (4), B Asselain
(1), D Bours (1), F Doz (1), C Kalifa (2) - (1) Paris - France, (2) Villejuif
- France, (3) Lyon - France, (4) Nancy - France
Objectifs : Améliorer les pratiques pour la réalisation de
l'imagerie initiale des patients porteurs d'un médulloblastome.
Matériels et méthodes : De 1991 à 1998, 148 enfants
ont été enregistrés dans un protocole multicentrique
(24 centres) : 79 garçons, 56 filles, âge médian 8 ans
(3-18 ans). Les critères pour classer un médulloblastome dans
le risque standard sont l'absence de résidu post-opératoire
sur le site de la tumeur primitive, l'absence de métastase lepto-méningée.
Le bilan initial après chirurgie consiste en un scanner cérébral
et une IRM cérébrale et médullaire.
Résultats : 54 patients ont une inclusion légitime. 41 patients
ont une imagerie de technique insuffisante ou incomplètement transmise
aux experts. Cependant la compliance au protocole de l'imagerie s'est améliorée
avec le temps. 19 ont des images douteuses malgré une imagerie de
qualité : prise de contraste d'interprétation difficile en
post-opératoire soit sur le site primitif soit le long du névraxe.
3 ont été inclus à tort (2 résidus locaux, 1
métastatique.
Conclusion : La relecture des examens radiologiques dans le cadre d'un protocole
ne doit pas être considérée comme une censure mais conduit
en identifiant les difficultés techniques à une amélioration
collective de la qualité et à l'homogénéisation
des pratiques.
L Guibaud (1), P Droulé (2), L Debelle (2), J-P Pracros (1) (1) Lyon
- France, (2) Nancy - France
Objectifs : Décrire et classifier les différents types de
shunts ombilico-porto-systémiques (SOPS) et montrer leur répercussion
potentiel sur l'hémodynamique ftale.
Matériels et méthodes : Analyse rétrospective de 8
cas de SOPS, intégrant données échographiques anténatales
et données anatomo-cliniques.
Résultats : Les SOPS peuvent être classifiés selon les
données anatomiques suivantes :
1) Shunts ombilico-systémiques : - anastomose du système ombilico-porte
à une veine iliaque (n = 3), anastomose sous-hépatique de
la veine ombilicale (VO) à la VCI (n = 1), anastomose de la VO à
la VCS (n = 1), entrée directe de la VO dans l'oreillette droite
(n = 0). Ces 5 cas se sont tous compliqués d'un anasarque et d'une
mort in utéro.
2) Shunts porto-systémiques intrahépatiques : absence de sinus
portal résultant en une dilatation de la VO et une connexion directe
avec la VCI par un ductus venosus horizontalisé (n = 1), anastomoses
entre VO et veines sus-hépatiques. Dans ces 3 cas, l'évolution
a été favorable.
3) Anomalie du ductus venosus.
Une anomalie ou une absence de ductus venosus est fréquement associée
aux SOPS, comme dans 2 cas de notre série.
E Chantrel, C Garel, G Sebag, M Elmaleh, P Hornoy, M Hassan - Paris - France
Objectifs : Déterminer pour chaque semaine de grossesse de 22 à
38 SA l'aspect représentatif du cerveau foetal en IRM.
Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective
portant sur 201 foetus témoins chez qui l'IRM était normale
: la grossesse a été interrompue pour des anomalies extra-cérébrales
ou menée à terme avec un suivi postnatal sans particularité.
Neuf coupes de référence en T1 ou forte pondération
T2 ont été sélectionnées pour chaque semaine.
Différents éléments de la biométrie cérébrale
ont été recueillis (BIP encéphalique et osseux, diamètre
fronto-occipital, longueur du corps calleux, mesure des carrefours ventriculaires
et des espaces péricérébraux, biométrie du cervelet).
La myélinisation et la gyration (sillons primaires et secondaires,
étude de la profondeur et de la largeur des sillons, operculation
de la vallée sylvienne) ont été également systématiquement
étudiées.
Résultats : Ils apparaissent sous forme d'un atlas. Les 9 mêmes
coupes sont présentées pour chaque semaine de grossesse, accompagnées
des données correspondantes de la biométrie, de la gyration
et de la myélinisation ainsi que de commentaires.
Conclusion : Cet atlas doit permettre de servir de référence
pour la lecture d'une IRM cérébrale ftale.
A Cambours, D Eurin, M Monroc-Morval, J-N Dacher, J Thiebot, P Le Dosseur
-Rouen - France
Nous présentons à titre didactique la confrontation à
une autre imagerie (scanner ou IRM) des images écho-doppler couleur
obtenues par voie transfontanellaire des espaces péricérébraux.
Nous avons confronté les imageries obtenues chez sept enfants de
moins de six mois (échographe ACUSON Sequoia, sonde superfi cielle
linéaire de 13 MHZ avec Doppler couleur 12 à 14 MHZ), soit
5 collections sous-durales, 2 hémorragies méningées,
1 élargissement des espaces arachnoïdiens.
Les méninges limitent les espaces péri-cérébraux
: - la dure-mère est fermement adhérente au périoste
mais son feuillet interne, lâche, peut se laisser se laisser dissocier,
surtout chez le tout-petit, - l'espace sous-dural entre arachnoïde
et dure-mère est normalement virtuel, - la pie-mère recouvre
intimement le parenchyme cérébral, et limite avec l'arachnoïde
l'espace sous-arachnoïdien contenant le liquide céphalo-rachidien
et des vaisseaux.
A l'état normal, l'échographie transfontanellaire avec doppler
couleur identifie les vaisseaux dans l'espace sous-arachnoïdien anéchogène
mais ne distingue pas l'arachnoïde des plans superficiels.
Lorsqu'il existe un épanchement sous-dural, l'arachnoïde devient
visible, plus que sur les examens tomodensitométriques ; l'espace
ainsi créé, avasculaire, peut présenter des compartiments
parfois d'échogénicité différente.
Conclusion : L'échographie permet ainsi de préciser le diagnostic
tomodensitométrique des épanchements péricérébraux
et de se substituer dans certains cas à l'imagerie par résonance
magnétique.
F Demasure, H Roubertou, O Tayebjee, C Gondry-Jouet, J Al Hosri, H Deramond
- Amiens - France
Objectifs : Décrire les anomalies IRM observées après
asphyxie périnatale (AP) chez des nouveaux-nés (NN) et des
nourrissons nés à terme.
Patients et méthodes : Etude rétrospective (février
1997 à décembre 1998) chez 8 patients ayant présenté
une AP. Tous ont bénéficié au stade aigu des explorations
suivantes : électroencéphalogramme, échographie transfontanellaire
avec doppler et IRM (7 examens entre J6 et J13, 1 examen à 2 mois),
comportant une séquence axiale en spin écho T2 et T1 (3 cas)
ou inversion-recupération (5 cas).
Résultats : L'IRM était pathologique dans 5 observations avec
atteinte
des noyaux gris centraux (4 cas) : noyaux lenticulaires (4), thalamus (2)
et noyaux caudés (1)
de la substance blanche (SB) (4 cas). : absence de myélinisation
du bras postérieur des capsules internes (3). Anomalies de signal
diffuses de la SB hémisphérique cérébrale (2),
atteinte focalisée fronto-pariétale gauche (1)
du cortex cérébral (4 cas) ; hypersignal T1 et hyposignal
T2 du cortex rolandique et insulaire (2), aspect différencié
du cortex par rapport à la SB sous-jacente (3)
du tronc cérébral (1 cas) : hypersignal T2 du pied des pédoncules
cérébraux.
Les enfants avec anomalies à l'IRM ont eu une évolution péjorative
(décès : 4 cas, tétraparésie spastique : 1 cas).
Ceux avec IRM normale ont évolué favorablement.
Conclusion : L'IRM, réalisée précocément après
AP, aide à l'évolution du pronostic. L'interprétation
des images est toutefois difficile et nécessite une bonne connaissance
de la radio-anatomie normale.
H Brisse, L Desjardins, O Berges, E Quintana, F Doz, P Validire, S Neuenschwander
- Paris - France
Objectifs : Décrire les aspects radiologiques des rétinoblastomes
(RB) infiltrants atypiques de l'enfant, et des rétinopathies non
tumorales pouvant les simuler.
Matériels et méthodes : Nous rapportons une série de
10 enfants âgés de 2 à 9 ans ayant présenté
un décollement de rétine unilatéral (9/10) ou bilatéral
(1/10), sans masse calcifiée au fond d'oeil. Les patients ont été
explorés par échographie (6/10), tomodensitométrie
(8/10), et/ou IRM (6/10). Le diagnostic final a été fourni
par l'histologie de la pièce d'énucléation dans 8 cas,
et par les résultats de la ponction de chambre antérieure
dans 2 cas.
Résultats : Le diagnostic final était : Cinq RB peu différenciés
de développement endo- ou exophytique, trois maladies de Coats, une
maladie de Norrie, et une toxocarose. En imagerie, les formes infiltrantes
de RB n'étaient pas dissociables des pathologies non tumorales, se
présentant comme des épaississement irréguliers de
la rétine prenant le contraste, sans masse identifiable.
Conclusion : Le diagnostic différentiel entre les RB infiltrants
et les rétinopathies non tumorales est parfois impossible en imagerie.
En cas de doute clinique, l'énucléation s'impose compte tenu
de la gravité du retard diagnostique en cas de RB, et du pronostic
visuel de toute façon défavorable dans les autres cas.
A Geoffray, J-M Dudal, F Lods, M Chami, N Bosson - Nice - France
Objectifs : Présentation de l'apport des différentes techniques
d'imagerie au diagnostic et à la surveillance des principales pathologies
ophtalmologiques pédiatriques.
Matériel : PC sous Windows 3.1 ou 95ou MacIntosh, multimedia, Acrobat
reader version 3 ou supérieure
Durée de la présentation : Environ 1 heure.
les aspects divers des pathologies ophtalmologiques pédiatriques
bénéficiant de l'imagerie sont ensuite présentés
: pathologie congénitale : microphtalmie, colobome, persistance du
vitré primitif, maladie de Coats, pathologie infectieuse : ethmoïdite,
abcès orbitaire, pathologie traumatique : décollement de rétine,
pathologie tumorale : angiomes, rétinoblastome, tumeurs de l'orbite.
La présentation est faite sous forme de cas cliniques associant description
des signes cliniques, photographies cliniques et images radiologiques. Un
rappel concernant la fréquence de chaque pathologie et ses principaux
aspects est inclus. La circulation dans le CD-ROM se fait au gré
de l'utilisateur, soit progression systématique comme dans un cours,
soit accès direct à une pathologie choisie.
L'apport de l'imagerie au diagnostic et au suivi des situations pathologiques
en ophtalmologie pédiatrique est important. Tout radiologue s'intéressant
à la pédiatrie doit pouvoir effectuer et interpréter
ces examens. Le but de ce CD-ROM est de mettre à la disposition du
praticien les principales images rencontrées pour chaque pathologie.
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