Publié septembre 2001

 Réunion de la SFIP

Lille Septembre 2001

 

COMMUNICATIONS LIBRES

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IRM foetale : Expérience Niçoise à propos de 122 IRM

N. Bosson(1), C. Leroux(2), M.Chami(1), A. Geoffray(1), A . Coussement (2)Fondation Lenval (1), CHU de Nice(2)

 

Il s'agit d'une étude rétrospective de 122 IRM foeales (111 patientes), réalisées entre janvier 1998 et avril 2001 dans deux centres (Fondation Lenval et CHU), toutes demandées sur point d'appel échographique (échographiste référent). La majorité de ces IRM concernent le pôle céphalique (avec augmentation croissante des demandes pour exploration du thorax, du tube digestif et de l'appareil urinaire) et ayant fait l'objet d'une discussion en staff multidisciplinaire, par l'intermédiaire du centre de diagnostic anténatal.

Les deux objectifs de cette étude sont d'évaluer la qualité de la lecture ( double relecture) et d'évaluer l'impact de cet examen en fonction des résultats en les confrontant aux résultats de l'examen anatomopathologique dans les cas d'interruption thérapeutique de grossesse, et au suivi postnatal dans les cas de conservation de la grossesse


 

Kyste de l'ovaire du foetus et du nouveau-né : à propos de 42 cas

C. Baunin, C. Llanas, C. Puget, Imagerie Pédiatrique F. Lemasson, M. Juricic, Ph. Vaysse, Chirurgie Viscérale Hôpital des enfants, Toulouse

 

 

Objectifs : Discuter les difficultés de prise en charge des kystes de l'ovaire dont l'incidence augmente. Il s'agit pourtant d'une pathologie mal connue. Le pronostic est lié au risque de nécrose ovarienne par torsion d'annexe.

 

Méthodes : Analyse de 42 kystes entre 1987 et 2001.

Anté-natal : diagnostic en moyenne à 30,5 SA

Post-natal : confirmation par échographie précoce. Quelque soit la prise en charge (surveillance, ponction, chirurgie) des échographies itératives contrôlaient l'évolution et l'ovaire controlatéral.

 

Résultats :

- 12 kystes simples (taille moyenne : 4 cm) : 3 ponctions dont 1 en anté-natal, 9 surveillances avec disparition complète (délai moyen ?)

- 30 kystes compliqués : 7 ponctions, 19 interventions ( 15 ovariectomies, 4 kystectomies), 4 surveillances avec disparition (délai moyen 8 mois).

 

Conclusion : La prise en charge des kystes de l'ovaire a pour but de prévenir des complications à type torsion et de préserver la fonction ovarienne. Elle n'est pas univoque, basée sur l'échographie dont l'interprétation reste difficile. L'étude de la taille par le volume pourrait être plus fiable. Les images de kyste compliqué ne préjugent ni de l'évolutivité du kyste, ni de la difficulté de ponction, ni de l'état de l'ovaire sous-jacent. Le manque de références gêne l'analyse de l'ovaire controlatéral pour juger du status endocrinien.

 


Diagnostic anténatal de l'Anévrysme de la Grande Veine de Galien : critères pronostiques à partir de sept observations et de la Littérature

Véronique Stervinou1, Philippe Dufour1, Philippe Bourgeot1, Jean Decocq2, Pascal Vaast1, Denis Vinatier1, Françoise Legoueff2, A-Sylvie Valat1, Jean-Pierre Dubos1, Damien Subtil1, Yann Robert1,3 - 1 Centre de diagnostic anténatal (Pr Puech), Hopital Jeanne de Flandre, 2 Maternité Paul Gellé, Roubaix, 3 Service d'imagerie, Hôpital Jeanne de Flandre-2, avenue Oscar Lambret, 59037 Lille

 

Objectifs : Préciser les critères pronostiques des anévrysmes de la grande veine de Galien de découverte anténatale.

 

Matériel et méthode : L'échographie a permis d'identifier 7 anévrysmes de la veine de Galien, au cours du 3ème trimestre dans 6 cas. Une IRM a été réalisée dans 2 cas. L'indication d'interruption médicale de grossesse a été retenue dans 2 cas ; Dans 3 cas une insuffisance cardiaque néo-natale sévère et fatale. Dans 2 cas la malformation était bien tolérée, autorisant une embolisation à 6 mois dans 1 cas et régressant spontanément dans l'autre cas. Les critères pronostiques évalués en période anténatale étaient : la date d'apparition, la tolérance hémodynamique cardio-vasculaire, le retentissement cérébral.

 

Résultats : Le diagnostic était précoce dans un seul cas (24SA), avec développement d'une cardiomégalie et d'une ventriculomégalie, conduisant à proposer une IMG. Dans 3 autres cas, il existait une cardiomégalie, avec une décompensation cardiaque néonatale dans 2 cas. Une ventriculomégalie était notée dans 4 autres cas. Dans un de ces cas, la découverte sur l'IRM d'anomalies de la giration associées à la ventriculomégalie et la cardiomégalie, a conduit à proposer une IMG. Dans un autre cas, il était noté une atrophie cérébrale et une décompensation cardiaque néonatale. Une seule de ces ventriculomégalies était isolée et présentait une issue favorable.

 

Conclusion : Le diagnostic d'un anévrysme de la grande veine de Galien doit conduire à rechercher des signes de décompensation cardiaque de mauvais pronostic. La mise en évidence d'une ventriculomégalie doit conduire à réaliser une IRM anténatale pour évaluer le retentissement cérébral de la malformation.


 

Kystes para-ventriculaires frontaux (KPVF) chez le nouveau-né : diagnostic échographique, facteurs étiologiques et devenir

M. Saguintaah, M. Binous, C. Veyrac, C. Baud, A. Couture - Service de Radiologie Pédiatrique, Hôpital Arnaud-de-Villeneveuve. 34295 - Montpellier Cédex 5

 

Objectif : étudier chez les nouveau-nés porteurs de KPVF la séméiologie échographique, le contexte clinique et le devenir neurologique.

 

Matériel et méthode : de 1992 à 1998, des KPVF ont été détectés échographiquement chez 35 nouveau-nés. Les données échographiques, les circonstances cliniques pré et péri-natales, le suivi neuropsychomoteur ont été étudiés.

 

Résultats : les KPVF sont des formations anéchogènes, finement cerclées, situées contre la corne frontale ventriculaire, entourées de parenchyme normal. Ils étaient observés dès le premier jour de vie, n'ont pas augmenté de volume, ont disparu en plusieurs mois. Ils étaient uni ou bilatéraux, variés en taille (2-26 mm) et nombre (1-5). Le diagnostic différentiel était facile avec la leucomalacie péri-ventriculaire, les kystes sous-épendymaires, les dilatations de la corne frontale. L'élément clinique déterminant était un pourcentage élevé de grossesses pathologiques (75 %) et notamment de menaces d'accouchement prématuré (40 %). Les pathologies néonatales observées résultaient de la prématurité. 26 enfants ont bénéficié d'un suivi (7 mois à 8 ans). 5 (19,2 %) avaient un retard psychomoteur franc, dont 1 avait pour seule anomalie décelée le KPVF. 6 (23 %) ont présenté des troubles mineurs du tonus, 15 (55,6 %) avaient un développement normal.

 

Conclusion : les KPVF ont une séméiologie échographique spécifique. Leur physiopathologie est incertaine, mais ils sont corrélés avec une incidence élevée de grossesse pathologique. Le devenir neurologique paraît bon si les kystes sont isolés et la recherche attentive de lésions associées est importante pour l'approche pronostique.

 


Pseudo-kystes sous-épendymaires de diagnostic anténatal

S. Launay1, S. Moisan1, P Vaast2, L Devisme 3, P. Mestdagh1, P. Bourgeot2,C Duquennoy4, Y. Robert1,2 - 1 Service d'imagerie, 2 Centre de diagnostic anténatal (Pr Puech), 3 Service d'anatomie-pathologie (Pr Gosselin), 4 Service de néonatologie (Pr Lequien) hôpital Jeanne de Flandre-2, avenue Oscar Lambret, 59037 Lille

 

Objectifs : Nous rapportons 2 observations de " pseudokystes sous-épendymaires "isolés, découverts en période anténatale confirmés à la naissance, afin de rappeler leur bon pronostic.

 

Matériel et méthode : identification de formations liquidiennes bilatérales en regard des cornes frontales au cours de l'échographie du 3ème trimestre. Une IRM foetale a été pratiquée dans les 2 cas comportant une étude dans les 3 plans en T2 et T1. Le diagnostic a été confirmé par une échographie transfontanellaire néonatale. Le recul clinique est respectivement de 2 ans et de 2 mois.

Résultats : l'échographie a permis d'individualiser 2 formations liquidiennes, allongées, symétriques en regard des cornes frontales dont elles étaient difficiles à distinguer dans le 1er cas. Dans le 2ème il s'agissait d'une formation liquidienne unilatérale. L'IRM foetale a permis d'aider à préciser le diagnotic et d'éliminer une pathologie sous-jacente dans les 2 cas. De plus dans le 2ème cas, elle a permis de visualiser le 2ème pseudo-kyste. Le bilan post-natal a permis de confirmer le diagnostic, avec un examen clinique neurologique strictement normal, y compris à 2 ans dans le 1er cas.

Discussion : Ces pseudo-kystes situés entre la couche germinative et la paroi ventriculaire sont classiquement identifiés en période anténatale (5% des cas), le plus souvent en regard de la tête des noyaux caudés. Leur mécanisme d'apparition demeure inconnu, lorsqu'ils sont de découverte fortuite, mais il convient en période anténatale d'éliminer une cause infectieuse, hémorragique, hypoxo-ischémique voire malformative.

Conclusion : les pseudokystes sous-épendymaires peuvent être de découverte fortuite en période anténatale. Après avoir éliminé une pathologie associée, il convient de rassurer les parents en raison de leur bon pronostic.

 

Bibliographie :

Shen EY, Huang FY Subependymal cysts in normal neonates. Archives of disease in child hood 1985 ;60 :1072-74

Larcos G, Gruenewald SM, Lui K. Neonatal subependymal cyst detected by songraphy : prevalence, songraphic findings and clinical significance.

Thun-Hohestein L, Forster I, Kunzle C. Transient bifrontal solitary cysts in terme neonates. Neuroradiology 1994 ;36 :241

Sudakoff GS, Mitchell DG, Stanley C. Frontal periventricular cysts on the firts day of life : one-year clinical follow-up and its significance. J Ultraound Med 1991 ;10 :25-30


Céphalocèles et espaces sous arachnoïdiens (ESA) en IRM foetale

Ch Durand*, F Nugues*, JG Passagia**, M Althuser***, A Asry*, F Schir*, Ph Baudain* *Radiopédiatrie ­ CHU Grenoble, **Neurochirurgie- CHU Grenoble, ***CPDPN Grenoble

 

Objectifs : Etudier les espaces sous arachnoïdiens (ESA) de ftus porteurs d'une céphalocèle sans malformation de Chiari.

 

Matériels et méthodes : 6 ftus ont bénéficié d'au moins une IRM foetale entre 25 et 33 semaines d'aménorrhée pour céphalocèles diagnostiquées en échographie et confirmées en IRM (4 cas), pour BIP inférieur au 2,5ème percentile et dilatation ventriculaire unilatérale (2 cas). Dans ces deux derniers cas, l'IRM foetale a permis de porter le diagnostic de céphalocèles. L'étude cérébrale a permis une analyse des ESA

 

Résultats : L'IRM a montré deux groupes de patients. Le premier groupe (4 cas) présentaient une céphalocèle et une disparition des ESA péricérébraux. La réalisation de radiographies du crâne chez deux des patients a montré l'existence d'un crâne lacunaire. Un enfant est né, a bénéficié d'une chirurgie et a développé en post opératoire une hydrocéphalie. Le deuxième groupe (2 cas) présentaient une céphalocèle et des ESA visibles. Ces deux enfants ont bénéficié d'une chirurgie montrant une méningocèle atrétique.

 

Conclusion : L'IRM ftale montre une disparition des ESA chez certains ftus porteurs de céphalocèles sans malformation de Chiari. Cette constatation soulève plusieurs interrogations : la disparition des ESA constitue- t-elle un signe indirect de défaut de fermeture du tube neural ? Existe-t-il un lien entre le crâne lacunaire et la disparition des ESA ? La visualisation des ESA constitue-t-elle un élément pronostic ?

 

Bibliographie

Comb Mc JG. Spinal and cranial neural tube defects - Semin Pediatr Neurol 1997 ;4 :156-66

Martinez-Lage JF, Poza M et coll. The child with a cephalocele : etiology, neuroimaging and outcome. Child Nerv Syst 1996 ;12 :540-50


" Pseudotumeurs " rénales et valves de l'urètre postérieur

F. Nugues*, Ch. Durand*, A. Asry*, F. Schir*, G. Bourdat-Michel**, Ph. Baudain*, *Radiopédiatrie, **Néphropédiatrie, CHU-Grenoble

 

Nous rapportons 2 observations de " pseudotumeurs " rénales chez des nourrissons aux antécédents de valves de l'urêthre postérieur révélées par un urinome.

Le diagnostic d'urinome sur valves de l'urethre postérieur avec reflux a été porté en période néonatale immédiate en échographie et cystographie rétrograde.

La surveillance échographique de la croissance rénale a permis de détecter du côté de l'urinome, l'apparition d'une masse centrorénale de 3 cm de diamètre dans un cas et polaire inférieure dans l'autre déformant les contours du rein avec une échostructure rénale conservée mais désorganisée donnant un aspect de " rein dans le rein ". La découverte de ces lésions était concomittente de la disparition de la dilatation pyélocalicielle et d'un changement d'échographe.

Les explorations complémentaires ont été les suivantes : TDM injectée dans le 1er cas, IRM injectée et scintigraphie rénale au Mag 3 dans le second : confirmant l'effet de masse avec déformation des contours du rein surtout dans la 1ère observation mais ne s'accompagnant pas d'anomalie de signal, de densité ou de défect en scintigraphie.

Compte tenu de ces éléments rassurants, du caractère invasif d'une biopsie, et des ATCD d'urinome avec rupture de fornix, une surveillance échographique rapprochée a été instituée, après concertation pluridisciplinaire.

Avec un recul de 3 et 6 ans, l'aspect échographique est stable sans signe d'évolutivité, et la fonction rénale de ces enfants est normale.

Conclusion :

Le diagnostic d'urinome doit classiquement faire rechercher des valves de l'urêthre postérieur et conduire en urgence à réalisation d'une cystographie.

S'il est classique aussi que la rupture de fornix " protège " la fonction rénale de ces enfants, l'apparition d'un aspect pseudotumoral du rein n'a été rapporté à notre connaissance dans la littérature qu'une fois (1984) mais sans imagerie en coupe.

 

Bibliographie :

O. Eklöf, B. Elle and S. Thönel, Pseudotumour of the kidney secondary to posterior urethral valves : the role of renal backflow and perirenal extravasation Ped. Radiology 1984, 14 : 215-219

Donnelly LF, Gylys-Morin VM, Wacksman J, Gelfand MJ, Unilateral vesicoureteral reflux : association with protected renal function and urethral valves AJR 1997, Mar ; 168(3) : 823-826

Ahmed S, Borghol M, Hugosson C, Urinoma and urinary ascites secondary to calyceal perforation in neonate Br. J Urol. 1997 Jun ; 79(6) : 991-992

Balcom AH, Pircon R, Worthington D, Carr M, Spontaneous resolution of an in utero perirenal urinoma Urology 1999, Aug ;(54) : 366-367


Diagnostic anténatal et suivi échographique rénal dans le syndrome de Bardet-Biedl

M. Cassart*, A. Massez*, M. Hall**, D. Vermeylen** et F. Avni* - Service de Radiologie* - Service de Pédiatrie** - ULB - Hôpital Erasme ­ Bruxelles

 

Objectifs :

Décrire l'aspect échographique du Bardet-Biedl (BB) dans la période anté-natale et son évolution post-natale.

Rapporter les anomalies associées.

 

Méthodes:

Nous avons suivi par échographie 4 enfants, 2 dans la période anté-natale et post-natale et

2 jumeaux en post-natal.

 

Résultats:

Dans le syndrôme de BB, les reins ftaux apparaissent augmentés de taille (± 2SD) et diffusément hyperéchogènes, sans différenciation cortico-médullaire (2/2). Ils entrent ainsi dans les diagnostics différentiels des polykystoses rénales récessives et dominantes. Dans 1 cas le diagnostic de BB a été posé en anté-natal du fait de la présence d'anomalies associées (polydactylie) et de l'histoire familiale .

 

Pour les jumeaux, le diagnostic de BB a été établi sur l'apparition progressive de troubles visuels, d'hypogénitalisme, d'obésité et de retard psychomoteur. L'aspect échographique des reins dans le syndrôme de BB change au cours du temps: nous avons observé une normalisation de la taille des reins (3/3), et une échostructure rénale variable (apparition de kystes médullaires et corticaux (1/4), inversion et ensuite normalisation de la différenciation cortico-médullaire (2/4)).

 

Conclusions:

Dans la période anténatale, le syndrôme de BB doit faire partie des diagnostics différentiels des gros reins hyperéchogènes en fonction des anomalies associées et du contexte familial.

Le syndrome de BB présente un aspect échographique polymorphe et évolutif évoquant différents modes d'expression de la pathologie.

 


Hernie hiatale masquée par une malformation adénomatoïde lobaire inférieure gauche en période anténatale.

D. Eurin(*), A. Liard-Zmuda(*), P. Le Dosseur(*) - * Radiopédiatrie, **Chirurgie Infantile, Hôpital Charles Nicolle Rouen

 

La malformation adénomatoïde est une pathologie pulmonaire congénitale kystique de diagnostic échographique facile au deuxième trimestre de la grossesse. Elle communique avec l'arbre bronchique, sa vascularisation artérielle est pulmonaire,. Elle est le plus souvent isolée et de pronostic favorable.

Notre observation est classique par la découverte de la malformation à 22 SA, relativement volumineuse régressive vers 29 SA, avec naissance d'une fille eutrophique à terme sans détresse respiratoire. Le cliché thoracique à J1 montre la présence de bulles dans la base gauche et un scanner systématique à l'âge de six semaines confirme ,au sein d'un parenchyme remanié, la présence de bulles dont l'une est volumineuse avec un niveau liquide. L'opacification oesogastrique met alors en évidence une hernie hiatale volumineuse par glissement, responsable de cette image. Un nouveau scanner après cure de la hernie va retrouver les anomalies pulmonaires propres de la malformation adénomatoïde sous-jacente.

L'association malformation adénomatoïde /hernie hiatale n'a pas été décrite et les formes anténatales de hernie hiatale sont rares. La présence d'une partie de l'estomac sous la coupole et de nombreux kystes malformatifs sus-jacents explique le diagnostic anténatal incomplet et l'importance d'un bilan post-natal.


Evaluation antenatale de la dysostose spondylo-costale : a propos de 4 observations.

M.N. de Milly, C. Garel, M. Hassan.Département d'Imagerie Pédiatrique. Hôpital Robert Debré. Paris

 

Objectifs : A propos de 4 observations personnelles et à la lumière de la littérature, définir les éléments de la prise en charge anténatale de la dysplasie spondylo-costale : diagnostic et recherche de critères de pronostic.

 

Méthode : Relecture des échographies anténatales, des contenus utérins et des IRM anténatales et confrontation aux clichés post-natals et à l'évolution de nos 4 observations (une grossesse interrompue, un décès post-natal immédiat et deux enfants vivants bien portants de 6 mois et 2 ans _).

 

Résultats : L'échographie anténatale permet de dépister cette malformation. L'atteinte costale et surtout rachidienne est suspectée sur des signes d'appels sans être évaluée précisément. L'échographie permet aussi de rechercher des anomalies associées. Le diagnostic précis repose sur le contenu utérin, réalisé après 28SA. Dans nos observations, les clichés ante et post-natals ont toujours été très bien corrélés. L'IRM est indiquée seulement pour préciser une atteinte médullaire suspectée à l'échographie. Parmi les éléments de mauvais pronostic, on peut retenir l'existence de malformations associées, l'étendue de l'atteinte rachidienne, la brièveté du tronc et l'intensité de l'atteinte costale.

 

Conclusion : Le diagnostic de dysostose spondylo-costale est évoqué en anténatal sur des signes d'appel échographiques mais ne peut être posé précisément que sur un seul examen, le contenu utérin. Chaque cas doit être évalué précisément à la recherche de facteurs de mauvais pronostic.


Hyper-échogénicité médullaire du rein chez le prématuré : sémiologie et valeur diagnostique

P. Bach-Segura, K. Polet, V. Valdes, J. Fresson, F. Didier Maternité Régionale A. Pinard - NANCY

 

But : La découverte d'une hyperéchogénicité de la médullaire du rein chez le prématuré n'est pas rare. Nous rappelons la sémiologie de la néphrocalcinose chez le prématuré ainsi que le support physiopathologique de cette anomalie, puis nous confrontons notre expérience aux données de la littérature.

 

Matériel et méthode : Les prématurés de poids < 1500 grammes, hospitalisés en néonatologie entre 1997 et 2000 pour lesquels le diagnostic de néphrocalcinose a été porté.

 

Résultats, discussion : Sur les 675 prématurés recensés, 180 ont bénéficié d'une exploration échographique de l'abdomen, parmi lesquels 9 cas de néphrocalcinose secondaire à un traitement prolongé par furosémide.

Elle se manifeste le plus souvent par des nodules hyperéchogènes situés à la pointe des pyramides, sans cône d'ombre associé. Dans 8 cas sur 9, cet aspect est observé en l'absence de toute symptomatologie rénale. Dans cette série, il n'a pas été observé de complications ; la disparition progressive des images au bout de plusieurs mois est la règle.

 

Conclusion : L'échographie est utile pour le dépistage et la surveillance de la néphrocalcinose chez le prématuré soumis à un traitement par furosémide. Sa survenue, même si elle est rarement suivie de complication, entraîne la modification du traitement diurétique.


Imagerie de diffusion en résonance magnétique : intérêt et limites en pathologie cérébrale néonatale

Carole Le Manh, Muriel Brun, Olivier Brissaud, Eric Dumas De La Roque, François Diard, Jean-François Chateil - Unité de Radiopédiatrie et Unité de Réanimation Pédiatrique Hôpital Pellegrin Enfants - Place Amélie Raba Léon - 33076 Bordeaux Cédex

 

Objectifs : apprécier les aspects observés en Imagerie de diffusion par rapport aux autres séquences habituellement employées en résonance magnétique dans le cadre de la pathologie cérébrale du nouveau-né.

Matériel et Méthodes : étude rétrospective de 72 dossiers consécutifs sur une période de 3 ans.

Tous les enfants dont 22 prématurés ont été explorés au moins 1 fois pendant les 2 premiers mois de vie (de J1 à J60, moyenne = 15 jours).

L'examen a comporté des coupes pondérées en T1, en T2 et en imagerie de diffusion (séquences single shot ou multi shot, sans synchronisation cardiaque, avec reconstructions d'une image prenant en compte 3 gradients de diffusion orthogonaux). L'interprétation a été faite sur ces images, sans reconstruction de cartes du coefficient apparent de diffusion (ADC). Le résultat a été confronté entre les différentes séquences et le cas échéant aux examens de contrôle (12 patients).

Résultats : la comparaison entre les séquences pondérées T2, habituellement considérées comme les plus sensibles pour le diagnostic des lésions ischémiques, et les séquences de diffusion montre une corrélation dans 62 cas sur 72 : les lésions paraissant " évidentes " en diffusion sont en fait le plus souvent présentes mais moins bien visibles sur les images pondérées T2.

Dans 7 cas sur 72, les séquences pondérées T2 mettaient en évidence des anomalies non retrouvées en imagerie de diffusion. Dans 2 cas, l'imagerie de diffusion montrait des lésions non retrouvées sur les autres séquences.

Discussion et conclusion : les séquences de diffusion permettent une meilleure visualisation des lésions et de mieux apprécier leur extension, mais l'analyse précise des séquences pondérées T2 permet le plus souvent de suspecter ces mêmes lésions.

Cette étude confirme la meilleure sensibilité de ces séquences pour les lésions focales, mais l'interprétation des images dans les lésions diffuses reste plus difficile, en particulier chez les prématurés. La lecture seule des images dites " de diffusion " est vraisemblablement insuffisante et la reconstruction de cartes d'ADC est sûrement utile pour mieux apprécier les lésions.

Références :

Krishnamoorthy KS. et Al. Diffusion-Weighted Imaging in néonatal Cerebral Infarction : Clinical Utility and Follow-Up. J. Child Neurol 2000 ; 15 : 592-602

Kirsten PN. et Al. Néonatal Hypoxic-ischemic Encephalopathy : detection with Diffusion-Weighted MR Imaging. AJNR 2000 ; 21 : 1490-6

Johnson AJ. et Al. Echoplanar Diffusion-Weighted Imaging in neonates and Infants with Suspected Hypoxic-Ischemic Injury : correlation with patient Outcome. AJR 1999 ; 172 ; 219-226

Wolf R.L. et Al. Quantitative Apparent Diffusion Coefficient Measurements in Term Neonates for Early Detection of Hypoxic-Ischemic Brain Injury : Initial Experience. Radiology 2001 ; 218 : 825-833


Intérêt de l'échographie dans la prise en charge du pied convexe congénital

C Tréguier*,M Chapuis**,P Violas**,M Ferry*,M Rambeau*,H Bracq**,P Darnault*. - * Radiopédiatrie, ** Service de Chirurgie pédiatrique CHU Pontchaillou ­35033 Rennes Cédex-

Objectifs :

Le pied convexe congénital (PCC) est une malformation rare. L'élément pathologique essentiel est une luxation dorsale irréductible du naviculaire par rapport à la tête du talus alors que la verticalité du talus est inconstante. A l'exception des formes graves, le diagnostic néonatal est difficile. L'examen clinique peut être pris en défaut par une fausse impression de réductibilité clinique avec restitution d'une voûte plantaire faisant évoquer le diagnostic de pied talus. L'examen radiologique est initialement limité par la forme arrondie du noyau d'ossification du talus et l'absence d'ossification du naviculaire. Le but de ce travail était de rechercher les coupes échographiques utiles au diagnostic de PCC et au suivi de son évolution sous traitement.

Matériels et Méthodes :

Depuis 1996, 9 enfants présentant 15 PCC ont bénéficié d'un bilan échographique. Le diagnostic de PCC a, dans tous les cas, été confirmé par le suivi orthopédique et radiologique.

Résultats :

Dès le premier examen échographique, le diagnostic de PCC a été porté par la mise en évidence, sur une coupe sagittale de la colonne médiale du pied réalisée par voie antérieure, d'une luxation dorsale du naviculaire. Cette luxation n'était pas réductible lors des mouvements de flexion plantaire.

Dans 3 cas, la surveillance échographique a montré la réduction de la luxation talo-naviculaire au cours du traitement orthopédique.

D'autres coupes échographiques étaient utiles pour apprécier la gravité des déformations :

une coupe sagittale antérieure centrée sur l'articulation talo-crurale pour mettre en évidence la verticalisation du talus par rapport au tibia et étudier sa mobilité lors des mouvements de flexion dorsale et plantaire.

des coupes sagittales réalisées par voie plantaire retrouvant en médial la saillie de la tête du talus et permettant surtout en latéral de rechercher une subluxation dorsale du cuboïde par rapport au calcanéus (5cas). En comparant ces 2 coupes plantaires, il était possible de mesurer la divergence talo-calcanéenne dans le plan sagittal.

Conclusion :

L'échographie permet le diagnostic précoce et simple du PCC en montrant la luxation dorsale irréductible du naviculaire. Elle permet d'apprécier la gravité des déformations et leur évolution au cours du traitement orthopédique.

 

Bibliographie :

Seringe R ; Le pied convexe congénital dans Le pied de l'enfant : chirurgie et orthopédie. Sauramps Médical.


Forme particulière de diastématomyélie : à propos d'une observation

M. Sayed*, M. Smida**, N. Aloui*, A. Salem*, Ch. Ammar*, I. Bellagha*, F. Ben Chehida*, M. Ben Ghachem**, A. Hammou* - *Service de Radiologie - **Service d'Orthopédie - Hôpital d'Enfants de Tunis

Introduction :

Le but de notre travail est de présenter une forme particulière de diastématomyélie partielle n'intéressant que la moitié postérieure du cône terminal, sans division médullaire complète.

Observation :

Patiente âgée de 7 ans, explorée pour scoliose, ayant bénéficié d'un bilan radiologique comportant des radiographies standard, un examen tomodensitometrique du rachis et une IRM médullaire.

L'examen tomodensitometrique a montré un bloc vertébral D4-D5, D7-D8.

L'IRM a montré une fente du cône terminal, médiane et postérieure en regard de D12-L1.

Commentaires

Le terme de diastématomyélie correspond à une division sagittale du cordon spinal en deux hémi-cordes , chacune contenant un canal central, une corne dorsale et une corne vertébrale.

La division peut intéresser toute l'épaisseur du cordon médullaire ou seulement la moitié antérieure ou postérieure du cordon.

Les divisions partielles sont fréquemment observées dans les zones transitionnelles supérieures ou inférieures à une diastématomyélie complète.

La particularité de notre observation est le siège de l'anomalie médullaire à distance des blocs vertébraux. Elle illustre le rôle de l'IRM dans l'exploration systématique des anomalies de segmentation vertébrales.


Interruption du tronc cérébral : une anomalie rarissime

P. Hornoy (1) - C. Adamsbaum (2) ­ H. Gomes (1) Imagerie Pédiatrique ­ A.M.H. 51100-Reims, Radiologie Pédiatrique ­St Vincent de Paul ­75000-Paris

 

Objectif :

Présenter et discuter l'imagerie d'une interruption du tronc cérébral chez deux nouveaux-nés.

Patients et Méthodes :

Les deux patients sont nés à terme après une grossesse sans particularité et l'absence d'anomalie détectée en prénatal. Dès la naissance, ils présentent un tableau neurologique avec hypotonie, somnolence, absence de succion, troubles de la régulation thermique et pauses respiratoires. L'issue est fatale en période néo natale dans les deux cas. L'autopsie a été refusée par les parents.

Résultats :

Chez le premier patient, l'IRM a mis en évidence une hypoplasie sévère du pédoncule cérébral gauche et l'absence de pédoncule droit.

Chez le second patient, le tronc cérébral présente un coup de hache postérieur sous le 4e ventricule.

Dans les deux cas la protubérance est hypoplasique, le vermis est de taille normale et le 4e ventricule est modérément déformé. Il n'y a pas d'anomalie de l'étage sus tentoriel.

Le bilan biologique et le caryotype sont normaux.

Discussion et Conclusion :

Un seul cas similaire d'interruption ponto-médullaire a été publié (Mamourian, AJNR 1994), sans anomalie biologique, sans artériographie et sans étude anatomopathologique. L'interruption du tronc cérébral est un peu plus basse que chez nos deux patients, toutefois, l'aspect de la fosse postérieure est très semblable.

Dans ces trois cas, l'hypothèse vasculaire anténatale est la plus probable même s'il n'est pas possible d'en faire la preuve.


Un cas pédiatrique de syndrome de Brown

D. Allard1, Ch. Gerard2, S. Chabrier2, M. Peix1, S. Depras2 - Unité de Radiologie Mère-Enfant1, Service de Pédiatrie et Génétique2 Hôpital Nord CHU St-Etienne 42055 St-Etienne cedex 2 France

But : Montrer l'intérêt d'un examen IRM orienté pour confirmer l'hypothèse d'un trouble musculo-tendineux de la motricité oculaire.

Cas clinique : Ce garçon de 10 ans, est porteur d'un terrain allergique, avec asthme. Il présente une diplopie, d'apparition soudaine, prédominant dans le regard vers le haut. L'examen neurologique est par ailleurs normal.

Un examen TDM réalisé en urgence ne montre pas d'anomalie encéphalique, en particulier tumorale, pouvant expliquer une paralysie oculo-motrice.

L'examen ophtalmologique approfondi confirme le trouble de motricité de l'il droit (test de Lancaster), et fait évoquer un Syndrome de Brown.

L'étude IRM des orbites permet d'étayer le diagnostic en montrant une anomalie de rehaussement après injection de gadolinium sur la poulie de reflexion du tendon du muscle grand oblique droit.

Discussion : Le Syndrome de Brown ou " click syndrome " est une entité rare, spécialement à l'âge pédiatrique. Ses étiologies sont multiples : congénitale, infectieuse, inflammatoire, iatrogène

Le diagnostic peut être évoqué sur l'examen ophtalmologique.

Sa confirmation par l'IRM demande la réalisation de séquences centrées sur les orbites après injection de gadolinium, avec suppression de signal de la graisse. Il s'agit donc d'un examen qui doit être orienté précisément par les constatations de l'examen ophtalmologique détaillé.

Références :

-Thorne JE, Volpe NJ, Liu GT. Magnetic resonance imaging of acquired Brown syndrome in a patient with psoriasis. Am ; J. ophtalmol 1999 ; 127 (2) : 233 ­ 235

- Can I, Yarangumeli A, Kural G. Brown's syndrome with cyclic characteristic : case report and review of physiopathologic mechanism. J. Pediatr Ophtalmol Strabismus 1995 ; 32 (4) : 243 - 247

- Sener EC, Ozkan SB, Aribal ME, Sanac AS, Aslan B. Evaluation of congenital Brown's syndrome with magnetic resonance imaging. Eye 1996 ; 10 (Pt 4) : 492 ­ 496

 


kyste épidermoïde intracérébral : apport des séquences de diffusion en IRM.

Béatrice Husson, Fernando Sariego,. Moktar Benamara. Hôpital de Bicêtre - Service de Radiopédiatrie - 78 rue du Général Leclerc - 94270 Le Kremlin Bicêtre.

 

Objectifs : Le kyste épidermoïde est une lésion congénitale représentant 0,2 à 1 % des tumeurs intra-crâniennes. Son comportement en tomodensitométrie et sur les séquences classiques d'IRM est proche de celle du LCR posant un problème de diagnostic différentiel avec le kyste arachnoïdien. A partir d'une observation, nous décrirons le comportement spécifique d'un kyste épidermoïde cérébral sur les séquences IRM Flair et de diffusion.

Matériels et méthodes : une fillette de 12 ans a été hospitalisée pour aggravation progressive d'une hémiparésie gauche apparue 12 mois auparavant. Une tomodensitométrie cérébrale sans et avec injection de contraste et une IRM cérébrale avec séquences spin écho T1, T2, Flair et de diffusion ont été réalisées.

Résultats : la tomodensitométrie montrait une formation temporale interne droite arrondie de densité proche de celle du LCR, comprimant le tronc cérébral et remontant jusqu'au niveau du thalamus droit. En IRM, la lésion avait un signal proche de celui du LCR en séquences SE T1 et T2, un signal hétérogène sur la séquence Flair et apparaissait en franc hypersignal sur la séquence de diffusion. Ce comportement IRM est spécifique d'un kyste épidermoïde. Ce diagnostic a été confirmé en per-opératoire.

Conclusion : les nouvelles séquences IRM type Flair et diffusion permettent de différencier un kyste arachnoïdien d'autres lésions pseudo -kystiques comme le kyste épidermoïde.


Interruption proximale de l'artère pulmonaire droite : cas clinique

J Khamis, JF Biquet, A Nchimi - Les cliniques Saint-Joseph ­ Clinique de l'Esperance - 447 rue Saint-Nicolas Saint Nicolas 4420 LIEGE

Introduction :

L'interruption proximale de l'artère pulmonaire droite (IPAPD) est une malformation rare.

Elle est létale tôt dans la petite enfance quand elle est associée à des anomalies cardiovasculaires ou à une hypertension pulmonaire. Isolée, elle est découverte fortuitement à la radiographie ou à l'occasion d'une hémoptysie tant chez l'enfant que chez l'adulte.

Cas clinique :

Nous rapportons le cas d'une fille de 3,5 ans consultant pour infections respiratoires à répétition.

La découverte à la radiographie standard d'un petit poumon droit, de transparence normale sans piégeage d'air, associée à une volumineuse artère pulmonaire gauche sans signe de cimeterre incite à explorer cet enfant par tomodensitométrie et par RMN pour confirmer le diagnostic d'IPAPD.

Discussion :

Le terme interruption proximale est préférable à celui d'absence. Le réseau artériel intra pulmonaire intact, continue à se développer en recevant le sang de vaisseaux systémiques.

La forme gauche plus rare s'accompagne souvent d'une tétralogie de fallot.

Devant un petit poumon avec une artère pulmonaire controlatérale volumineuse et en l'absence de signe de retour veineux pulmonaire anormal, le diagnostic d'IPAP devrait être suggéré.


L'endoscopie virtuelle trachéo-bronchique et oesophagienne : notre expérience en pédiatrie

France Ziereisen, Anne-Laure Mansbach, Samuel Van Steirteghem, Samy Cadranel - Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola Avenue J.J. Crocq, 15 B ­ 1020 Bruxelles

Objectifs : Comparer l'apport de l'endoscopie virtuelle (EV) par rapport aux coupes axiales natives et à l'endoscopie conventionnelle (EC).

Méthodes : 9 EV ont été réalisées chez 7 enfants âgés de 1 mois _ à 13 ans (1 corps étranger non-radio-opaque intra-oesophagien, 1 compression oro-pharyngée par un lymphangiome, 2 sténoses sous-glottiques, 2 sténoses trachéales et 1 sténose

bronchique).

Les scanners (coupes axiales et EV) ont été analysés sans connaître les résultats de l'EC.

Les informations fournies par l'EV ont été comparées à celles obtenues grâce aux coupes axiales.

Enfin, les données de l'EV ont été comparées à celles de l'EC.

Résultats :

Dans tous les cas, l'EV n'a pas apporté d'information supplémentaire par rapport aux coupes axiales.

Dans 7 cas sur 9, la corrélation entre l'EV et l'EC a été parfaite ; dans 2 cas elle a été satisfaisante.

Chez 3 enfants, l'EV a été supérieure à l'EC pour évaluer l'étendue d'une sténose trachéale serrée.

L'EV a permis d'éviter une EC dans 2 cas et à précipiter la réalisation d'une EC (avec acte thérapeutique) dans 2 cas.

Conclusions : l'EV aide le clinicien et le chirurgien, qui sont familiarisés avec les

images endoscopiques. L'EV peut, dans certains cas, remplacer une EC. L'EC nécessite toujours une anesthésie pour explorer la région sous-glottique : l'EV est, dans la plupart

des cas, réalisée sans sédation.


Tuberculose osseuse du genou - à propos de 2 cas

N. Aloui*, E. Ellouze*, N.Nessib**, M. Sayed*, I. Bellagha*, F. Ben Chehida*, M.Ben Ghachem**, A. Hammou* - *Service de Radiologie et **Service d'Orthopédie - Hôpital d'Enfants - Tunis

 

Introduction : L'ostéite tuberculeuse du genou ou tumeur blanche est rare même en pays à forte endémie tuberculeuse. Elle s'observe préférentiellement chez le grand enfant. L'imagerie permet une orientation diagnostique dont la confirmation est apportée par la bactériologie ou l'histologie. Le but de ce travail est de rapporter les aspects IRM de la tumeur blanche du genou à propos de deux observations.

OBSERVATIONS: Cas N°1 : Une petite fille âgée de 1 an consulte pour impotence fonctionnelle fébrile et douloureuse du genou droit. La biologie révèle un syndrome inflammatoire. La radiographie standard est normale. Une échographie trouve un épanchement intra-articulaire associée à une masse échogène à prolongement poplité. Une IRM du genou montre l'absence d'anomalie de signal médullaire avec une collection des parties molles poplitées . L'examen anatomopathologique n'est pas concluant. L'évolution est défavorable avec persistance de la douleur et du syndrome inflammatoire biologique. Le contrôle radiologique montre une lyse osseuse métaphysaire inférieure du fémur . L'IRM de contrôle révèle un odème médullaire de l'extrémité inférieure du fémur, une collection des parties molles, un trajet fistuleux et de multiples adénopathies. L'examen anatomopathologique est en faveur d'une osteo-arthrite tuberculeuse. L'enfant est mise sous traitement antituberculeux. L'évolution est favorable marquée par la disparition de la douleur et normalisation de la VS avec un recule de 3 mois.

Cas N°2 : Un garçon de 2 ans est exploré pour douleur et fébrile du genou gauche. La biologie révèle un syndrome inflammatoire. Les radiographies standards montrent une lacune osseuse metaphyso-epiphysaire de l'extrémité supérieure du tibia. L'IRM permet de mettre en évidence une anomalie de signal médullaire, une collection métaphyso-épiphysaire avec effraction du cartilage de croissance, de la corticale et du cartilage articulaire, une prise de contraste périphérique et une collection des parties molles avec adénopathies péri-vasculaires et un trajet fistuleux. L'examen anatomopathologique conclu à une ostéo-arthrite tuberculeuse. L'enfant est mis sous traitement anti-tuberculeux pendant deux ans avec régression des signes cliniques et radiologiques.

Discussion: Les ostéites tuberculeuses s'observent généralement chez le grand enfant, contrairement à nos deux observations. Elles atteignent le crâne et la métaphyse des os longs ( en dehors des spondylodiscites). Elles se manifestent à la radiographie standard par des images géodiques contenant parfois un séquestre, mais sans ostéocondensation ni réaction périostée associée. Elles s'accompagnent de volumineux abcès des parties molles. En imagerie par résonance magnétique, ces abcès présentent un centre nécrotique et une périphérie hyper vascularisée, prenant intensément le contraste après injection de Gadolinium. La présence d'anomalies de signal médullaire, les abcès intra-osseux et des parties molles, l'effraction du cartilage de croissance et les adénopathies péri-vasculaires, comme pour le cas de nos patients font évoquer le diagnostic de tuberculose osseuse. Le traitement permet une régression lente des abcès et une apparition progressive d'une sclérose cicatricielle effaçant les lacunes osseuses.

CONCLUSION : L'IRM permet d'approcher le diagnostic d'ostéo-arthrite tuberculeuse en visualisant les abcès intra-osseux et des parties molles, l'effraction cartilagineuse et les adénopathies péri-vasculaires. Le diagnostic est porté par l'étude anatomopathologique et bactériologique. Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée sont les seuls garants de séquelles fonctionnelles minimes.


Tumeurs myofibroblastiques inflammatoires : " pseudo-tumeurs " et " pseudo-pseudo-tumeurs"

H Brisse, M Urbieta, P Fréneaux, S Neuenschwander. - Institut Curie, Paris, France.

 

Objectif : Les tumeurs myofibroblastiques inflammatoires (TMI) sont des tumeurs bénignes rares, de topographie très variable, composées de cellules fusiformes myofibroblastiques associées à un infiltrat lympho-plasmocytaire et histiocytaire. Le diagnostic différentiel avec un sarcome est difficile. Nous rapportons les cas traités dans notre institution.

Patients et méthodes : Les dossiers de 9 enfants (3 F / 6 G), âgés de 26 mois à 12,5 ans [moy : 6 ans], traités entre 1987 et 1999, ont été étudiés rétrospectivement.

Résultats : Les localisations initiales étaient : abdominales (5) (2 mésentériques, 2 oeso-gastriques et 1 rétropéritonéale), médiastino-pulmonaires (3) et dans les tissus mous (1). Un syndrome inflammatoire biologique était observé chez 7/7 patients. Un diagnostic de TMI avait été initialement porté chez 8/9 patients par prélèvement cytologique et/ou histologique. Les lésions mesuraient entre 5 et 18 cm au diagnostic [moy 8 cm], 2/9 contenaient des calcifications. Parmi les 4 lésions initialement traitées médicalement (antibiotiques, corticoïdes et/ou chimiothérapie), une a totalement régressé, 2 sont restées stables et une a progressé. Huit patients ont bénéficié d'une exérèse chirurgicale (macroscopiquement complète 7/8). D'importantes adhérences aux structures de voisinages étaient notées chez 7/8 patients. Le diagnostic histologique définitif de TMI a été confirmé pour 6 des 8 patients opérés. Deux patients présentaient un authentique sarcome à l'examen anatomopathologique final : un fibrosarcome oeso-gastrique et un leïomyosarcome pulmonaire primitif. Les deux sont décédés d'évolutivité locale et métastatique (pulmonaire, cérébrale et/ou sous-cutanée) à 16 et 2 mois de l'intervention respectivement. Un enfant a été perdu de vue en post-opératoire. Les 6 autres sont vivants sans récidive avec un recul moyen de 19 mois [9-50 mois].

Conclusion : Le diagnostic de TMI reste un diagnostic d'élimination. L'imagerie est non spécifique. L'interprétation histologique des biopsies doit être très prudente car un aspect de TMI peut être observé en périphérie d'une tumeur mésenchymateuse maligne.


Splendeurs et misères d'un pacs bilan de 5 ans d'utilisation

H. Gomès, P. Hornoy - Imagerie Pédiatrique, AMH, CHU-Reims 51100

 

Objectif : Dresser le bilan de 5 ans d'utilisation d'un PACS.

Matériel et méthodes : Réseau artisanal conçu et réalisé avec l'aide des informaticiens de centre régional d'informatique de la région champagne Ardenne.

Ce réseau comporte trois niveaux :

1-Des stations de travail dédiées aux différentes modalités,

*Rx conventionnelle (amplificateur numérique- plaques phosphore)

*échographe * scanner et IRM

2-Des stations de relecture servant de concentrateur de modalité

3-Des stations d'archivage patient moyenne durée et scientifique.

Résultats :

ORGANISATION Avantages : +++++

Adéquation : parfaite entre les spécificités de notre activité et le choix des solutions informatiques. Convivialité et extrême rapidité du système.

Intégration : dans une informatique hospitalière globale avec liens entre le dossier radiologique, le système administratif (HIS) et le dossier commun partagé, présentant deux avantages majeurs :

*rapidité d'accès à l'information

*Partage des informations avec les correspondants.

Optimisation de la gestion des dossiers radiologiques (relecture systématique par un senior) et de l'archivage scientifique reposant sur l'appel de l'image par le code ACR.

Optimisation de la formation par accès internet et accès 'on-line' des archives scientifiques.

Inconvénients

Contraintes informatiques et compatibilité des différentes stations.

Compréhension du langage informatique et des contraintes informatiques (sous classes DICOM III, storage class user ou provider, adressage, identification patient).

Adaptation des collaborateurs. Risque de surmenage et d'isolement.

IRRADIATION : moins d'avantages que prévu (effets pervers)

COÛT ? probablement élevé. Nécessité d'un matériel dédié à chaque fonction et à chaque opérateur.

Gaspillage possible. La suppression du film radiologique paraît souhaitable.

Conclusion : Le PACS est très rapidement devenu indispensable à notre vie (voire à notre survie professionnelle), nous rendant du même coup tributaires de nos informaticiens.

Après la révolution technologique, cette révolution informatique exige de nous une nième adaptation et l'apprentissage d'une discipline supplémentaire.


Dosimétrie d'un scanner multibarrette pédiatrique : resultats preliminaires

D.Sirinelli, R. Bibi, C. Guilley, C. Minard, M. Boscq

A l'aide de deux fantômes (céphalique et abdominal) en plexiglass et d'une chambre d'ionisation, crayon de 10 cm de long, les auteurs ont évalué les doses d'irradiation délivrées au cours des examens tomodensitométriques recouvrant les principales indications pédiatriques : cérébrales, pétreuses, thoraciques et abdominales. Les protocoles d'examen des différentes zones anatomiques avaient été préalablement déterminés durant 8 mois d'application clinique.

Les résultats obtenus (CTDIW ou Indice de Dose de scanographie pondéré) sont comparés aux calculs théoriques fournis par l'industriel.

Les auteurs évaluent en outre l'influence sur la dose de chacun des paramètres : épaisseur de coupes, kilovoltage, ampérage, FOV, pitch, vitesse de rotation, volume exploré.

Ce travail préliminaire permettra d'une part de comparer les matériels proposés par les industriels, et d'autre part d'envisager, sans perte diagnostique, de modifier nos procédures afin de réduire l'irradiation des patients.


Méthodologie pour la dosimétrie en tomodensitométrie multicoupes chez l'enfant

C Di Bartolo*, G Gaboriaud*, H Brisse*, T Lemoine*, S Neuenschwander*, H Beauvais** - *Insitut Curie, **OPRI - Paris - France

Objectif : La directive Euratom 97/43 impose une optimisation des doses délivrées. L'objectif était de définir une méthodologie de mesure de doses en TDM pédiatrique.

Matériels et méthodes : L'Indice de Dose de Scanographie Pondéré (IDSP = CTDIw) et le Produit Dose Longueur (DLP) ont été redéfinis pour un scanner multidétecteurs. Les mesures ont été effectuées sur CT Light Speed Advantage (GEMS) au moyen d'une chambre crayon (type 30009 de PTW) et un électromètre (UNIDOS-PTW), sur 5 fantômes cylindriques en PMMA adaptés aux morphotypes pédiatriques (critères de Shrimpton et Wall). Les mesures ont été réalisées avec 4 valeurs de haute tension (80, 100, 120 et 140 kV), 5 configurations de détecteurs (2x0.63, 4x1.25, 4x2.5, 4x3.75 et 4x5 mm) et 2 types de filaments. Les valeurs de CTDIw ramenées pour 100mAs ont été comparées aux CTDI affichés par le constructeur. A partir des ces valeurs, le DLP et la Dose Efficace peuvent être calculés pour évaluer des protocoles standardisés.

Conclusions : Une méthodologie de mesure de dose sur fantômes pédiatriques dédiés est proposée. Celle-ci pourra permettre une étude multicentrique des doses délivrées, de façon à établir des niveaux de références en TDM pédiatrique.


Comparaison des doses d'irradiation de 3 techniques radiologiques d'imagerie des déviations rachidiennes chez l'enfant.

Ph. Clapuyt (1), Ch. Saint Martin (1), R. Menten (1), J. Caussin (2) et D.Godechal (3) - Département d'imagerie médicale (1) et service de radioprotection (2) Cliniques universitaires Saint Luc Université Catholique de Louvain ­ 1200 Bruxelles - AIB ­ Vinçotte (3)

Objectifs : optimiser les performances de la technique numérique en terme de radioprotection (résultats présentés à la réunion SFIP 2000 à Reims)

Méthode : une étude prospective a inclus 11 nouveaux enfants étudiés par une acquisition en fluoroscopie pulsée à 3 pulses/sec. (GCF -Philips®) avec reconstruction d'une image du rachis complet.

La mesure de la dose à la surface d'entrée a été réalisée par des dosimètres thermoluminescents (TLD.), placés au niveau du crâne, du cou, du thorax et de la région sous-ombilicale médiane.

Résultats : Les doses mesurées ont été comparées aux résultats de l'étude précédente.

Conclusion : L'utilisation de la fluoroscopie pulsée pour l'imagerie des déviations rachidiennes de l'enfant montre des niveaux de doses sensiblement inférieurs à la technique conventionnelle.


Utilisation du gluconoglucoheptonate de calcium (calscan)* pour l'exploration tomodensitometrique abdomino-pelvienne de l'enfant et de l'adolescent

C. Puget*, S. Molinier*, F. Marson*, L. Molina*, C. Baunin*, E. Gardini**, A. Breton**, JP. Olives** - *Service d'Imagerie Pédiatrique - ** Service de Gastro-Entérologie Pédiatrique ­ Hôpital des Enfants, Toulouse

But : Étudier les avantages et inconvénients du CALSCAN" dans l'exploration des Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) chez l'enfant.

Matériel : Étude prospective chez dix neuf enfants et adolescents (âges : 3 à 17 ans ; moyenne : 12 ans ; sexe ratio F/G : 9/10). Scanners réalisés selon le protocole CALSCAN" du service d'Imagerie Pédiatrique de l'Hôpital A.Trousseau (Paris). Examens interprétés par deux radiologues selon une fiche préétablie, puis corrélés aux données endoscopiques, anatomopathologiques et biologiques.

Résultats : La tolérance est médiocre (nausées, vomissements (45%) ; douleurs abdominales (18%) ; diarrhées (9%)), obligeant à modifier le protocole dans 37% des cas (diminution quantité ingérée, augmentation intervalle entre les prises).

Les résultats TDM sont bien corrélés avec les données endoscopiques et histologiques :

- 9 suspicions de maladie de Crohn confirmées histologiquement dans 7 cas

- 3 suspicions de Recto-Colite Ulcéro-Hémorragique confirmées histologiquement - 7 examens normaux.

Conclusion : Le CALSCAN" permet une bonne analyse du tube digestif et de l'atmosphère péri-digestive, en particulier du colon, avec une bonne corrélation endoscopique et histologique.

Cependant, la tolérance médiocre et le remplissage souvent imparfait du grêle proximal restent en pédiatrie, des facteurs limitants importants.

 


Colite inflammatoire chez un nourrisson de 15 mois révélée par des fissures périneales et anales simulant des sévices sexuels

L. Mainard-Simard (*), J. Cuzzi (**), A. Morali (**), L. Catel (*), M. Claudon (*) - Services de Radiologie (*), de Médecine Infantile III et Génétique Clinique (**), Hôpital d'Enfants CHU Nancy-Brabois, Allée du Morvan, 54511 Vandoeuvre Cedex

 

Les colites inflammatoires sont exceptionnelles chez le nourrisson. Le diagnostic est d'autant plus difficile à cet âge que la présentation est atypique.

 

Nous rapportons l'observation d'une fille de 15 mois adressée pour prise en charge de sévices à caractère sexuel.

L'enfant présente une hypotrophie (P : 7980 g ; T : 72 cm), installée à partir de l'âge de 9 mois, elle est subfébrile et il est noté une diarrhée modérée. Les antécédents familiaux font état d'un abus sexuel sur un frère aîné.

L'examen clinique montre :

des fissures profondes (3 mm) à bord net et tranché, situées à la face externe des grandes lèvres, longues de 3 cm à droite et de 5 cm à gauche,

une béance anale spontanée avec 4 fissures anales larges et profondes, de siège atypique.

L'examen vaginal sous AG est normal, l'hymen est intact. La rectoscopie retrouve les lésions anales, un rectum large avec un aspect de rectite diffuse. Il existe un syndrome inflammatoire majeur (PCR 200 mg/l) avec hyperleucocytose et polynucléose, les plaquettes sont à 628 000/mm3. Les radiographies de squelette sont normales.

L'évolution des lésions cutanées est rapidement favorable sous traitement antibiotique à large spectre. Cinq jours après l'arrêt des antibiotiques, alors que l'enfant est toujours hospitalisée, il apparaît de nouvelles lésions cutanées de même nature, localisées dans les plis inguinaux et au niveau de la fourchette vulvaire, accompagnées d'une fièvre élevée et d'une nouvelle poussée inflammatoire.

Un lavement baryté est alors réalisé montrant une colite segmentaire du transverse et du caecum. L'échographie retrouve un épaississement pariétal superficiel du colon transverse qui est fixé et un mésentère hyperéchogène au sein duquel on retrouve de petites adénopathies.

L'endoscopie confirme l'atteinte bipolaire : sténose colique transverse infranchissable, et lésions aphtoïdes recto-sigmoïdiennes. L'histologie montre des lésions inflammatoires avec un infiltrat lymphocytaire et des polynucléaires éosinophiles, sans granulome épithélioïde giganto-cellulaire.

L'évolution immédiate est favorable sous corticothérapie générale à 2 mg/kg/j. Puis, l'enfant va présenter plusieurs poussées évolutives sévères, devenant cortico-résistantes et nécessitant l'instauration d'un traitement immuno-suppresseur (azathioprime).

 

Dans la littérature, les cas de maladies inflammatoires chroniques intestinales débutant très précocement sont rares, d'évolution extrêmement péjorative, nécessitant le recours à des traitements lourds.

L'atteinte cutanée comme dans notre cas est parfois au premier plan et la confusion avec des sévices sexuels a déjà été rapportée.

Enfin, les formes colorectales sont les plus fréquentes, nécessitant parfois le recours à une iléostomie pour permettre une croissance normale de l'enfant.

 


Drainage trans rectal guidé par échographie des abcès pelviens chez l'enfant : à propos de 3 cas

D Pariente, C Thibaud, M Ait Benamara, R Taleb, B Husson - Service de Radiopédiatrie, CHU de Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre, France

 

Objectif :Le drainage trans rectal guidé par échographie des abcès pelviens a été récemment rapporté dans la littérature, mais il reste encore mal connu des Radiopédiatres. Nous rapportons notre expérience de 3 cas pour insister sur la simplicité et l'efficacité de la technique.

Matériel et méthode :

3 enfants âgés de 7, 12 et 13 ans ont constitué un abcès pelvien dans le cul de sac de Douglas dans les suites d'une péritonite appendiculaire pour 2 d'entre eux et d'un traumatisme de l'abdomen pour le 3ème. Le drainage a été effectué sous anesthésie générale et sous contrôle échographique sus pubien. Un cathéter 8 French a été inséré dans l'abcès par voie anale au travers de la paroi antérieure du rectum.

Résultats :

L'échographie a permis de bien guider le drainage même dans les 2 cas où l'abcès était de situation haute et latéralisée. L'amélioration clinique et biologique a été rapide et le drain s'est spontanément éliminé dans les jours suivants.

Conclusion :

Le drainage trans rectal guidé par échographie des abcès pelviens est une technique simple qui permet d'éviter un geste chirurgical ou l'attente prolongée de l'évacuation spontanée de l'abcès par le rectum après lavements tièdes répétés.


Utilisation rationnelle de l'échographie et de la scintigraphie au DMSA dans la pyelonéphrite aiguë de l'enfant

Jean-Paul Van Nieuwenhuyse (1), Wilfrid Pilloy (2), Gérard Tshibuabua(3), Roland Seligmann (3), Jean Bottu (3), Christiane Degremont (3) Paul Philippe (4). (1) Département d'Imagerie Médicale. (2) Service de Médecine Nucléaire, (3) Département de Pédiatrie, (4) Service de Chirurgie Pédiatrique ; Clinique Pédiatrique, Centre Hospitalier de Luxembourg, rue Barblé, 4, L-1210 Luxembourg.

 

Objectif : Evaluer la valeur de l'échographie rénale (US) par rapport à la scintigraphie rénale à l'acide dimercaptosuccinique (DMSA), considérée comme méthode de référence, dans la prise en charge des enfants présentant des signes cliniques et/ou biologiques de pyélonéphrite aiguë (PNA).

Matériel et méthode : Etude rétrospective (mai 1999-décembre 2000) de 88 enfants consécutifs (34 garçons, 54 filles ; 10 j à 14 ans ; âge médian = 8 mois) ayant un diagnostic d'infection urinaire documenté et des signes cliniques et/ou biologiques de PNA. L'US rénale et le DMSA ont été réalisés dans un intervalle moyen de 1.8 jour (0 à 5 jours).

Résultats :

 

 US +

 US -
 DMSA +

 27 (31 %)

 10 (11 %)
 DMSA -

 6 (7 %)

 45 (51 %)

Trente-trois enfants (38%) ont une US positive et 37 un DMSA positif (42 %).

L'US est peu sensible (73 %), mais relativement spécifique (88 %) avec de bonnes VPN et VPP (82 %). Un nombre élevé d'enfants ont une US et un DMSA normaux (45, soit 51 %).

 

Conclusion : Si l'US découvre une PNA, le DMSA est inutile pour confirmer le diagnostic clinique de PNA. Par contre, si l'échographie est normale, la nécessité de réaliser le DMSA reste à discuter, vu le nombre élevé d'enfants présentant une US et un DMSA négatifs (51 %). Les résultats de notre étude seront comparés à ceux de la littérature et discutés dans le cadre des recommandations thérapeutiques récentes de la PNA.

 


Echographie doppler énergie et pyélonéphrite aiguë de l'enfant : comparaison avec la scintigraphie au DMSA-Tc

M. El Hajjar1, S. Launay2, P. Mestdagh2, S. Moisan2, C. Hossein-Foucher3, N. Rocourt2, M. Foulard1, Y. Robert2 - 1 Clinique de pédiatrie, 2 Service d'imagerie, hôpital Jeanne de Flandre-2, avenue Oscar Lambret, 59037 Lille ; 3 Service de médecine nucléaire, hôpital Roger Salengro-59037 Lille cedex, France

 

Objectifs : comparer l'échographie-Doppler à la scintigraphie à l'acide dimercaptosuccinique afin d'évaluer l'apport de l'échographie-Doppler dans le diagnostic de pyélonéphrite

Matériels et méthodes : Etude prospective comportant 49 enfants hospitalisés pour suspicion de pyélonéphrite aiguë (infection urinaire fébrile). Ils ont bénéficié d'une échographie-Doppler et d'une scintigraphie rénale dans les 48 premières heures.

Les signes de pyélonéphrite à l'échographie-Doppler étaient une augmentation globale de volume rénal, un foyer hyper ou hypoéchogène, une hyper-échogénicité rénale diffuse, un épaississement des parois pyéliques ou un défect vasculaire en Doppler couleur.

Résultats : La scintigraphie était positive dans 28 cas et l'échographie dans 15 de ces 28 cas (sensibilité 54 %). Dans 21 cas où la scintigraphie était négative, le résultat de l'échographie concordait dans 20 cas (spécificité 95%).

Conclusion :

L 'excellente spécificité de l'échographie-Doppler énergie rend inutile la scintigraphie en cas de positivité de l'examen ultrasonographique.

 


Echographie doppler couleur et pneumopathies de l'enfant

J F. Biquet, J. Khamis, A.Nchimi - Les Cliniques Saint-Joseph-Clinique de l'Espérance, 442 rue Saint-Nicolas 4420 Montegnée - Belgique

 

Objectif :

Décrire un nouveau signe de sémiologie échographique complémentaire au bronchogramme aérique dans les pneumopathies.

Méthodes :

30 enfants porteurs d'une pneumopathie diagnostiquée cliniquement et par radiographie standard ont subi une échographie couplée au doppler couleur.

Résultat :

Un bronchogramme aérique est identifié chez 29 enfants (96%)

Un signal doppler est démontré 28 fois(93%) au sein de la condensation.

Les vaisseaux se développent parallèlement aux bronches et émergent à la limite du parenchyme normal avoisinant l'hépatisation. Ce caractère dichotomique pratiquement constant (27/28 ) est retrouvé parfois même en position sous- pleurale ou para-cardiaque.

Dans un cas de pneumonie ronde le doppler élimine d'emblée un faux diagnostic de neuroblastome.

Dans un autre cas l'absence de signal doppler confirme la nature pleurale des anomalies.

Conclusion :

Grâce à l'aspect dichotomique des vaisseaux, le Doppler couleur, seul ou associé au bronchogramme, permet une identification formelle du parenchyme pulmonaire condensé.


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