
Schmit P, Zerah M, Brunelle F
Service de radiologie pédiatrique, Hôpital des Enfants Malades, Paris
schmitp@club-internet.fr
Objectif :
Proposer une nouvelle hypothèse embryologique pour la compréhension du split notochord syndrome (SNCS) reposant sur lanalyse de lanatomie vertébrale.
Matériel et Méthode :
Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de 51 patients porteurs de diastématomyélie-diplomyélie ou SNCS recueillis sur une période de 18 ans. Le critère dinclusion était la présence de deux cordons médullaires. Quatre patients ont eu un diagnostic anténatal de la malformation. Après la naissance, le diagnostic était cliniquement évoqué en raison dune désaxation rachidienne (14/47), dune anomalie neurologique (16/47), dun lésion cutanée siégeant sur la ligne médiane (21/47). Le bilan dimagerie comportait des films simples (51/51), une échographie (14/51), une myélographie (18/51), un scanner (34/51), un myélo-scanner (14/51), une IRM (41/51).
Résultats :
Les deux moelles étaient de siège cervical trois fois, dorsal 12 fois, lombo-sacré 36 fois. La fusion caudale des structures médullaires était présente 24 fois, Un éperon osseux 27 fois. Lanalyse de lanatomie de larc neural et de ses synchondroses a permis de suspecter une duplication de larc postérieur 32 fois.
Conclusion :
La visibilité de léperon osseux résultant de la fusion des lames médiales de larc neural dupliqué est fréquemment observée en cas de SNCS ; celui-ci pourrait donc être considéré plus comme une duplication du tube neural ftal induisant une duplication de larc neural que comme un clivage de la moelle par léperon osseux.
Ferey S, Job Deslandre Ch, Kalifa G
Service de radiologie, hôpital Saint Vincent de Paul, 82 avenue Denfert Rochereau, 75674 Paris cedex 14
Service.radio@svp.ap-hop-paris.fr
Objectif :
Illustrer la signification diagnostique dune minéralisation péri articulaire normale chez lenfant porteur dune polyarthrite chronique.
Résultats et commentaires :
La découverte dune minéralisation normale chez ces 4 enfants atteints darthropathie chronique, malgré une évolution de plusieurs mois de latteinte articulaire a permis de récuser le diagnostic darthrite juvénile inflammatoire quel quen soit le type. Dans 3 cas il sagissait dune sarcoïdose à présentation articulaire initiale, dans le dernier cas le diagnostic retenu est celui de syndrome campodactylie, arthropathie, coxa vara et péricardite (CACP). Ces observations illustrent la permanence de lapport des radiographies simples dans le diagnostic des arthropathies de lenfant et permettent délargir le diagnostic différentiel de ces affections.
Ces techniques simples ne sont en rien supplantées par les autres méthodes diagnostiques dimagerie ou de laboratoire. 105
Kalifa G, Ferey S, Mascard E, Wicart Ph
Service de radiologie, hôpital Saint Vincent de Paul, 82 avenue Denfert Rochereau, 75674 Paris cedex 14
Service.radio@svp.ap-hop-paris.fr
Objectif:
Déterminer la fréquence relative de latteintes sacrée dans lhistiocytose langerhansienne vertébrale. Peut-on considérer cette localisation comme un argument dorientation diagnostique ?
Matériel et méthodes :
Nous avons colligé les tumeurs primitives du sacrum observées chez lenfant depuis 25 ans, avec preuve histologique certaine.
Résultats :
Ont été retrouvées 50 tumeurs sacrées, 42 tumeurs malignes primitives, 7 tumeurs bénignes et 1 seule histiocytose langerhansienne (2%) atteignant la première pièce sacrée chez une enfant de 12 ans.
Discussion et commentaires :
La fréquence élevée des localisations au rachis cervical et dorso lombaire de lhistiocytose langerhansienne contraste avec la rareté de latteinte sacrée. Une atteinte dun corps vertébral sacré doit fortement remettre en cause ce diagnostic dhistiocytose, que latteinte soit isolée ou associée à dautres lésions vertébrales. Nous recommandons donc de disposer dune étude complète du rachis par IRM devant toute vertebra plana ou équivalente car la découverte dune lésion sacrée incite à obtenir une preuve histologique rapide, le diagnostic le plus probable devenant alors celui de lymphome en cas de localisations osseuses multiples.
De Maupeou F, Loustau O, Domenech C, Baunin C, Sales de Gauzy J, Rubie H
Imagerie Pédiatrique Hôpital des Enfants, 330, Avenue de Grande-Bretagne 31026 Toulouse Cedex 3
baunin.c@chu-toulouse.fr
Objectifs :
Evaluer les performances de lIRM corps entier dans le bilan dextension initial des tumeurs osseuses malignes primitives de lenfant.
Matériels et méthodes :
Etude prospective chez 5 enfants âgés de 7 à 14 ans porteurs de 3 tumeurs dEwing et de 2 ostéosarcomes. Réalisation pour le bilan dextension de 3 examens « corps entier » : scintigraphie osseuse au Tc99m, tomographie par émission de positron (TEP) au FDG et IRM corps entier (3 séries de coupes coronales en séquence STIR avec « pasting »). Comparaison des résultats et confrontation avec lhistologie.
Résultats :
Discordance dans 4 cas où lIRM a montré des lésions non vues à la scintigraphie ou à la TEP : 2 fois il sagit de métastases osseuses confirmées par biopsie et modifiant la prise en charge thérapeutique ; 2 fois il sagit de lésions osseuses bénignes ne modifiant pas le traitement.
Concordance dans 1 cas entre lIRM et la TEP qui ont toutes deux montré des adénopathies inguinales homo latérales non suspectes à la biopsie.
Conclusion :
Ces résultats préliminaires suggèrent que lIRM corps entier pourrait être plus sensible que la scintigraphie et la TEP pour le dépistage des métastases des tumeurs osseuses malignes. Des évaluations complémentaires sont indispensables pour préciser sa sensibilité et sa spécificité avant de lintégrer dans le bilan dextension initial de ces tumeurs.
Brisse H, Assayag-Safar E, Boccon-Gibod L, Fréneaux P, Orbach D, Doz F, Mary P, Philippe-Chomette P, Neuenschwander S
Institut Curie, 26 rue dUlm, Paris
herve.brisse@curie.net
Objectif :
Rapporter deux observations de lipofibromatose rétropéritonéale, tumeur bénigne rare des tissus mous du nourrisson et du nouveau-né, récemment individualisée par les anatomopathologistes et non décrite dans la littérature radiologique dans cette topographie.
Patients et Méthode :
Deux garçons ont été suivis pour des tumeurs diagnostiquées à lâge de 2 mois (patient 1) et en anténatal à 33 SA (patient 2), explorées par échographie, TDM et IRM.
Résultats :
Seul le Pt1 était symptomatique (flessum de hanche). Les deux tumeurs étaient de siège rétropéritonéal, infiltrant le psoas, étendues au muscle crural, au pelvis et/ou aux foramen lombaires. En imagerie, les lésions apparaissaient initialement tissulaires, non spécifiques. Le contingent graisseux était variable dans le temps : initialement absent ou minoritaire, devenant secondairement majoritaire. Les biopsies initiales évoquaient une fibromatose infantile de type desmoïde ou une myofibromatose infantile. Le diagnostic final de lipofibromatose était secondairement porté sur la pièce dexérèse du Pt1 et fortement suggéré sur lévolution IRM identique du Pt2. La lésion du Pt1 a été partiellement réséquée à lâge de 3,5 ans en raison dune luxation de hanche secondaire. La lésion du Pt2 a progressé en volume à 17 mois, est restée stable sous deux lignes de chimiothérapie et reste stable à 15 mois de larrêt du traitement. Les deux enfants sont actuellement non évolutifs avec un recul de 48 et 44 mois.
Conclusion :
Le diagnostic de lipofibromatose fait partie de la gamme diagnostique des tumeurs graisseuses bénignes des tissus mous de lenfant et peut être suggéré par limagerie.
Gauquier N, Dassonville M, Ziereisen F, Christophe C
267, Avenue Général de Gaulle.6180 Courcelles. Belgique
Gauquiernathalie@yahoo.fr
Objectifs:
Labcès du psoas est une pathologie rare chez lenfant. Le but de cet exposé est de montrer la complémentarité des techniques dimagerie pour létablissement du diagnostic et de souligner la diversité de la présentation clinique.
Matériels et méthodes:
Deux enfants (de 3 et 7 ans ), ayant présenté un abcès du psoas ont bénéficié dune échographie suivie dune tomodensitométrie ou dune IRM. Dans le premier cas, la collection entreprenait lintégralité du muscle psoas et fut drainée chirurgicalement. Dans le deuxième cas, il sagissait dune myosite diffuse comportant une petite abcédation, dévolution favorable sous antibiothérapie.
Résultats:
Chez le premier enfant, léchographie na pas déterminé lorigine de la collection et le diagnostic fut suggéré par tomodensitométrie. Ce patient était asymptomatique. Chez le deuxième enfant présentant une impotence douloureuse du membre inférieur, seule léchographie a mis labcédation en évidence et lIRM na apporté aucune information complémentaire.
Conclusion:
Léchographie reste la technique de choix en première intention, en particulier pour la détection de petite plage dabcédation. La tomodensitométrie ou lIRM sont complémentaires pour délimiter et localiser les collections étendues. La présentation clinique peut être frustre.
Montagne J.Ph, Lenoir M, Ducou le Pointe H
Service dImagerie, Hôpital dEnfants Armand-Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold- Netter, 75571 Paris Cédex 12.
Jean-philippe.montagne@trs.aphp.fr
Objectif :
Déterminer la fiabilité et les risques des biopsies percutanées des tumeurs de lenfant.
Patients et Méthodes :
Etude rétrospective de 250 enfants (140 garçons, 110 filles, âge moyen 7 ans 1 mois) sur une période de 19 ans. Les biopsies ont été réalisées avec une aiguille 18 G pour les tissus mous, avec un trocart spécifique pour biopsies osseuses.
Résultats :
Biopsies osseuses. 33 patients. Biopsies positives ou normales 82 %
Tissus mous du thorax 60 patients, résultats positifs et normaux : 85 %
Abdomen 140 patients. Résultats positifs et normaux : 88 %
Tissus mous périphériques 17 patients. Résultats positifs et normaux : 77 %
Incidents Accidents : 1 hémopéritoine après biopsie de foie pour une LAL ayant nécessité un tamponnage chirurgical, 1 hémothorax nayant pas nécessité dintervention chirurgicale.
Conclusion :
La biopsie percutanée des tumeurs de lenfant est une méthode fiable à risque faible.
Yassi K*, Ziane F*, Bardinet E*, Moinard M**, Chateil JF**
*UFR dodontologie, **Unité Radiopédiatrie, Hôpital Pellegrin Enfants, Place Amélie Raba-Léon, 33076 Bordeaux
jean-francois.chateil@chu-bordeaux.fr
Objectifs :
Lutilisation de prothèses dorthodontie est devenue extrêmement fréquente chez les enfants et les adolescents. La présence de matériel métallique est source dinquiétude lors de la réalisation dune IRM chez ces patients. La diversité des pratiques oblige à adopter si possible une attitude cohérente adaptée aux risques potentiels ou supposés.
Matériel et méthodes :
Les principaux effets en rapport avec du matériel métallique implanté au niveau buccal sont les suivants :
- apparition dartéfacts de voisinage
- risque déchauffement local par dépôt dénergie
- déplacement par effet balistique sur matériel aimanté
Les 2 derniers effets ont été mesurés à 1 T et 1,5 T avec différents types de prothèses orthodontiques (5 fournisseurs différents).
Résultats :
lélévation de température mesurée sur fantôme est très faible, de 0,5° au maximum.
Les aciers utilisés en orthodontie sont ferromagnétiques, à linverse du matériel en titane. Les forces maximales observées sont de lordre de 0,27 N, force inapte à décoller ou déplacer le matériel fixé.
Conclusion :
Lemploi de matériel non ou faiblement ferromagnétique (acier inoxydable 316L, titane) reste préconisé pour éviter les artéfacts de voisinage lors des examens céphaliques. La connaissance des références du matériel est importante. Avant lexamen, la simple dépose du fil et le contrôle du collage sont normalement suffisants pour éviter toute autre complication.
Sirinelli D, Minard C, Sembely C (CHU Tours) - Leflot L (CHU Bordeaux) - Suess C (Siemens Germany)
Introduction :
Le CTDI volumique (CTDI vol) fourni par les différents scanners sont déterminés à partir de deux fantômes de 16 cm (crâne) ou de 32 cm (thorax-abdomen) peu adaptés à la biométrie des enfants.
Les auteurs ont testé sur 250 examens, un logiciel adapté au scanner sensation 16 Siemens qui permet à partir des données DICOM de réévaluer le CTDI vol en tenant compte de la surface de section du patient.
Les CTDI corrigés (CTDI vol.cor) sont comparés au CTDI vol standard et analysés par tranche dâge et de poids et par type dexamens.
Résultats :
- Pour le crâne : les différences sont peu marquées avec un CTDI vol.cor augmenté de 15 % avant six mois et diminué de 15 % après quatre ans. Entre six mois et quatre ans, les deux mesures sont identiques.
- Pour le thorax : le CTDI vol.cor est toujours supérieur au CTDI vol de 100 % pour un poids inférieur à 10 kilos et de 50 à 66 % au dessus de 10 kilos.
- Pour labdomen : la sous estimation est moins marquée puisque le CTDI vol.cor est supérieur au CTDI vol de 50 % au dessous de 30 kilos et de 20 à 25 % au dessus de 50 kilos.
Conclusion :
Le CTDI volumique fourni par les machines sous estime toujours la dose des explorations thoraciques et abdominales ; la différence est moins importante dans les examens crâniens.
Bach-Ségura P, Molho M
Maternité Régionale de Nancy p.bach@maternite.chu-nancy.fr
CHI Poissy-St Germain mmolho@chi-poissy-st-germain.fr
Objectif :
Etude dosimétrique et optimisation des protocoles pour lexploration du squelette ftal en scanner multibarette. Description du post-traitement de limage, comparaison avec la radiologie conventionnelle.
Matériels et méthodes :
Evaluation de protocoles sur un scanner 16 barettes Somatom Sensation 16 de Siemens avec variation de la charge et de la tension du tube
- vérification des données du constructeur (CTDI Volumique), dosimétrie pour les différents protocoles avec chambre dionisation Victoreen.
- évaluation de la qualité de limage sur le fantôme CATPHAN 500
Résultats :

Conclusion
Le meilleur compromis dose/qualité de limage est obtenu avec :100 kV et 120 mAs efficaces (collimation 16 x 0.75 mm) , soit un CTDI volumique de 6 mGy .
La dose moyenne délivrée au ftus est voisine de celle délivrée par le contenu utérin classique avec 2 incidences.
Husson B, Chevret L, Haas V, Bouilleret V
CHU Bicêtre, 78 rue du Gal Leclerc 94275 Kremlin Bicêtre
beatrice.husson@bct.aphp.fr
Objectifs :
Présenter 4 enfants hospitalisés pour état de mal épileptique réfractaire avec en IRM des lésions hippocampiques très précoces
Matériel :
Trois garçons et une fille âgés de 5 à 10ans sans antécédent neurologique ont été hospitalisés entre 2001 et 2004 pour confusion fébrile avec rapidement un état de mal d'emblée réfractaire à toute thérapeutique. Tous ont eu une IRM cérébrale avant J4 d'hospitalisation et 3 ont eu une IRM tardive.
Résultats :
Les états de mal réfractaires ont duré de 20 à 91 jours. Dans les 4 cas, les IRMs précoces montraient des hyper signaux T2 strictement limités aux 2 hippocampes symétriques particulièrement visibles en séquence FLAIR.Les explorations biologiques n'ont trouvé ni syndrome inflammatoire, ni méningite. Les enquêtes virales, bactériologiques, immunologiques et métaboliques sont restées négatives. Les IRMs tardives ont montré une atrophie globale mais plus marquée au niveau hippocampique. L'évolution clinique a été mauvaise avec séquelles neurocognitives importantes. Tous ont encore un traitement antiépileptique lourd.
Conclusion :
Ces 4 formes d'état de mal réfractaires semblent présenter un lien direct avec les lésions précoces des deux hippocampes. Constituent-elles un nouveau syndrome épileptique?
Ziereisen F, Johansson A, De Laet C, Christophe C
Service de radiologie Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola -15 av JJ Crocq B-1020 Bruxelles
France.ziereisen@huderf.be
Objectifs :
Rappeler la présentation classique de la leucinose à lIRM et discuter de lapport de la diffusion.
Matériels et méthodes :
Un nouveau-né de sexe masculin est porteur dune leucinose diagnostiquée au 8ème jour de vie. Il a bénéficié dès ce moment dune hémofiltration puis dun régime adapté. 2 IRM ont été réalisées chez ce patient (à 20 jours de vie et à 40 jours de vie).
Résultats :
LIRM initiale a démontré des hypersignaux anormaux en pondération T2 au niveau des zones normalement myélinisées à la naissance (partie dorsale du tronc, substance blanche cérébelleuse, bras postérieur de la capsule interne, ...). Ces zones apparaissaient hypersignales sur la séquence de diffusion anisotropique et sont accompagnées dune chute du coefficient apparent de diffusion (ADC) comme classiquement décrit dans les zones ddème cytotoxique. LIRM réalisée à 40 jours de vie a paradoxalement démontré une quasi normalisation des séquences conventionnelles (sans perte de substance) et une diminution de létendue et de lanomalie du signal des lésions observées en diffusion et en ADC.
Conclusion :
La diffusion apparaît beaucoup plus sensible que les séquences conventionnelles dans le suivi de lefficacité du traitement.
Dans cette maladie, les lésions présentant un comportement similaire à celui de ldème cytotoxique sur les séquences diffusion et ADC paraissent réversibles.
Tilea B (1), Garel C (1), Menez F (2) , Vuillard E (3), Elmaleh M (1), Sebag G (1)
(1) Service dImagerie Pédiatrique, (2) Service de Biologie du développement, (3) Service de Gynécologie-Obstétrique
Hôpital Robert Debré, Paris
Objectifs :
Rapporter lintérêt de lIRM ftale dans létude des structures de loreille interne.
Matériel et méthodes :
Une IRM a été réalisée chez deux ftus de 32 et 30 SA à la suite de la découverte respectivement chez lun, de malformations multiples en échographie suggérant un syndrome de CHARGE et chez lautre, dune ventriculomégalie avec doute sur une anomalie de la fosse postérieure. Une interruption de grossesse a été réalisée chez ces deux ftus.
Résultats :
Dans les deux cas, lIRM a mis en évidence des anomalies de loreille interne : une hypoplasie vestibulaire avec absence de canaux semi-circulaires chez le ftus présentant un syndrome de CHARGE et un aspect kystique de la cochlée avec volumineux vestibule chez lautre ftus qui présentait par ailleurs une méningocèle occipitale et une agénésie vermienne partielle. La tomodensitométrie réalisée à la suite de linterruption de grossesse et lexamen foetopathologique ont confirmé des données.
Conclusion :
Ces deux observations soulignent lintérêt dexaminer attentivement les structures de loreille interne lors de la réalisation dune IRM cérébrale ftale, une pathologie de loreille interne pouvant sassocier à des anomalies cérébrales.
Durand Ch, Nugues F, Bessaguet S, Alvarez C, Baudain P
Radiopédiatrie CHU-Grenoble
CDurand@chu-grenoble.fr
Objectif :
Rapporter notre expérience en IRM ftale du tube digestif et discuter les données de la littérature concernant
a) les critères diagnostiques des atrésies duodénales,
b) le pronostic des atrésies multiples et des dilatations diffuses du grêle.
Matériels et méthodes :
45 IRM ftales du tube digestif ont été réalisées. 3 ftus présentaient une atrésie duodénale, 2 des atrésies multiples du grêle, 2 des dilatations diffuses du grêle.
Résultats :
Les atrésies duodénales type II avaient un microcolon et le tube digestif d'aval était mal visualisé à la différence de l'atrésie type I qui ne présentait pas ces anomalies. Les atrésies multiples du grêle ont présenté une évolution favorable après 3 à 4 mois d'hospitalisation et un recul de plusieurs années. En postnatal, un ftus porteur d'une dilatation diffuse était asymptomatique et un ftus avait une entérocolite.
Conclusion :
Notre expérience diffère de certaines données de la littérature concernant a) la séméiologie des atrésies duodénales, b) le pronostic des atrésies multiples. Certaines dilatations diffuses antenatales sont régressives et sont en rapport avec une souffrance digestive ftale.
Cassart M, Massez A, Lingier P, Absil AS, Donner C, Avni F
Service de radiologie, Hôpital Erasme, 808 route de Lennik, 1070 Bruxelles, Belgique
mcassart@ulb.ac.be
Objectifs:
Les patients porteurs de malrotation sont à risque de volvulus et de lésions intestinales ischémiques. Le diagnostic de malrotation intestinale repose sur ces complications qui apparaissant le plus souvent lors de la première année de vie. Le but de cette présentation est de décrire 2 expériences de malposition gastrique anténatale confirmées comme malrotation en postnatal.
Matériels et méthodes:
Nous avons suivi par échographie 2 patientes à partir du deuxième trimestre de grossesse dont les foetus présentaient une anomalie de position gastrique sans dilatation digestive associée. Après la naissance, nous avons réalisé chez chaque nouveau-né, une échographie, une opacification digestive et chez lun des deux une IRM abdominale et une exploration laparoscopique.
Résultats :
Dans les deux cas, le diagnostic de malrotation suggéré en anténatal sest confirmé. Dans le premier cas, il sagissait dun mésentère commun avec levoposition du foie; dans le second cas, un diagnostic de malrotation grêle a été posé. Ces enfants nont jusquaujourdhui pas présenté de complication (12 et 6 mois de suivi respectivement).
Conclusion :
Nous suggèrons dès lors que la malposition gastrique en anténatal est un signe dappel de malrotation. Cette découverte anténatale peut accélérer le diagnostic en cas de symptomatologie abdominale postnatale et dès lors prévenir déventuelles complications.
Prodhomme O(1), Saguintaah M(1), Baud C(1), Couture C(1), Veyrac C (1), Deschamps F(2)
(1)Service de Radiopédiatrie. Hôpital Arnaud-de-Villeneuve. 34295 Montpellier Cx 5
(2)Fédération de Gynécologie Obstétrique, Unité d'Echographie. Hôpital Arnaud-de-Villeneuve. 34295 Montpellier Cx 5
m-saguintaah@chu-montpellier.fr
Objectif
Rapporter un cas exceptionnel d'hémangiome diaphragmatique néonatal et les données de la littérature.
Observation
Mise en évidence à 32 SA dun hydramnios avec épanchement pleural et tumeur thoracique paraissant vascularisée par lartère hépatique. L'IRM ftale retrouve un volumineux épanchement pleural gauche refoulant le médiastin avec atélectasie du poumon gauche. La masse est en signal intermédiaire, proche du foie en T2 et du poumon en T1. Lenfant naît à 36 SA par césarienne pour souffrance ftale aiguë au décours d'une ponction d'hydramnios et de l'hydrothorax, il présente une détresse respiratoire et une voussure pariétale gauche. Le drainage thoracique ramène un liquide séro-hémorragique. L'échographie montre une masse para cardiaque gauche infiltrant la coupole et les insertions diaphragmatiques à gauche, adhérant au foie et à la rate, richement vascularisée avec pédicule artériel aortique. Au scanner la masse concerne la totalité du diaphragme, se rehausse intensément et précocement après injection, par trois pédicules nourriciers : artère thoracique interne gauche, artère hépatique gauche, artère phrénique. Importante composante de vol vasculaire. L'évolution à trois mois sans traitement, sauf brève corticothérapie, est favorable sans insuffisance cardiaque ni CIVD sans modification de la masse mais récidive de l'épanchement bien toléré.
Discussion
Deux cas sont décrits dans la littérature retrouvant une masse solide ovoïde thoracique avec épanchement pleural ou anasarque et pédicule nourricier dans un cas. Traitement chirurgical dans un cas et embolisation dans l'autre.
Blondiaux E, Ickowicz V, Brasseur M, Laquerrière A, Diguet A, Eurin D
Service de Radiopédiatrie CHU Charles Nicolle 1 rue de Germont 76031 Rouen Cedex
Danielle.Eurin@chu-rouen.fr
Cas clinique anténatal : mise en évidence échographique à 18 SA à l'occasion d'une élévation de l'alpha-foetoprotéine sérique maternelle (protocole HT21) d'une masse du cordon évoquant un tératome; le ftus présente par ailleurs un CAV partiel et des anomalies digestives sans retard de croissance ou anomalie du liquide amniotique. Le caryotype est normal. La grossesse se poursuit normalement avec croissance parallèle du tératome et du ftus sans anomalie doppler. A l'accouchement par césarienne à 37 SA, le ftus et la masse sont de même poids (2500g). L'examen anatomo-pathologique confirme le diagnostic: tératome bénin mature. A J2 l'enfant est opéré d'une occlusion digestive en rapport avec une duplication et des atrésies multiples. La cardiopathie est bien tolérée.
Les tératomes du cordon sont exceptionnels et le volume atteint ici n'a jamais été décrit. Ils sont le plus souvent isolés et l'association ici présente d'anomalies ftales pose le problème de leur physiopathologie.
Brasseur-Daudruy M, Louillet F, Chouchenne S, Labadie G, Eurin D.
Danielle.Eurin@chu-rouen.fr
Objectifs :
Décrire et illustrer une forme inhabituelle de péritonite méconiale diagnostiquée à 12 semaines d'aménorrhée.
Matériel et méthode :
Etude rétrospective : 5 ftus explorés en échographie de dépistage (12 semaines d'aménorrhée) pour lesquels a été retrouvée une anomalie périgastrique. Tous ont bénéficié d'une surveillance échographique après bilan infectieux (CMV) et génétique caryotype (ftus) et bilan de mucoviscidose (parents).
Résultats :
L'anomalie a été retrouvée à l'échographie de 12 SA pour tous les ftus (n=5) par mise en évidence d'une ascite (2/5) ou d'une image para gastrique anéchogène à paroi fine (3/5), associées à une calcification périphérique (5/5). Les échographies de contrôle ont montré une régression, puis une disparition de l'image liquidienne (5/5) et/ou des calcification (2/5). Il n'a pas été retrouvé d'autre anomalie (pas de dilatation digestive). Nous proposons l'hypothèse d'une perforation gastrique précoce devant l'aspect échographique et l'embryologie, l'estomac étant la seule structure digestive vacuolisée susceptible de se perforer à ce terme. Le diagnostic différentiel est l'entérolithiase colique évoquant une fistule uro-digestive avec une calcification centrale au sein d'une dilatation digestive, sans ascite.
Conclusion :
La péritonite méconiale précoce, d'évolution spontanément favorable, mérite d'être connue.
Docx MKF(1), Hoskens C(2), Desimpelaere J (2), Vandenberghe Ph (1),Van Caillie-Bertrand M(3), Mertens L(4)
(1)Service de Cardiologie Pédiatrique,(2)Service de Radiologie Pédiatrique, (3)Service de Gastroenterologie Pédiatrique et Nutrition,Koningin Paola kinderziekenhuis Antwerpen (4) Service Universitaire de Cardiologie Pédiatrique Gasthuisberg Leuven Koningin Paola Kinderziekenhuis Lindendreef 1 2020 Anvers Belgique
martine.docx@zna.be
Objectifs:
Des anomalies cardiaques asymptomatiques comme un prolapsus de la valve mitrale et une diminution de la masse musculaire de la chambre gauche sont très fréquentes chez les adolescent(e)s souffrant dune anorexie mentale (AM). Moins connu est la survenue dépanchements péricardiques.
Matériel et méthodes:
Depuis le début de lannée 2002 jusquà mai 2005 nous étudions 68 filles souffrant dune AM. Tous les patientes ont subi une échocardiographie complète à ladmission (et à intervalles réguliers).Lage moyen est 14,87 ans avec un IMC moyen de 15,62 kg/m2.
Résultats:
Le LVM/taille à la puissance 2,7 moyenne est de 29,77 grammes/m puis.2,7. 13 filles (20%) ont un prolapsus mitral et 4 filles (6%) présentent un épanchement. Une IRM consécutive du cur montre plus en détail les épanchements situés à lapex du cur. On voit une disparition des épanchements après une ré alimentation chez 3&Mac218;4 filles.
Conclusion:
4 filles anorexiques (6%) ont un épanchement péricardique. La perte de poids de ces 4 patientes est sévère (37%,40%,51% et 35%) , IMC (11,4,12,2,12,7 et 12 kg/m2).Ces résultats soulignent que lanorexie avec survenue dépanchement péricardique doit être suivi de très près parce que selon la littérature cest un signe annonciateur dune insuffisance cardiaque. Létiologie de ces épanchements est encore inconnue.
Docx MKF1, Hoskens C2, Symons A3, Deboutte D3, Van Caillie-Bertrand M1
1 Service de Pédiatrie, 2 Service de Radiologie Pédiatrique et 3 Service de Psychiatrie Pédiatrique Koningin Paola Kinderziekenhuis Lindendreef 1 2020 Anvers Belgique
martine.docx@zna.be
Objectifs:
Lostéopénie de lanorexie a plusieurs origines: nutritionnelle avec diminution de la production dIGF1 et hormonale par carence oestrogénique.
Matériel et méthodes:
30 adolescentes anorexiques (age: 11,3-17 ans) sont divisées dans 2 groupes : 12 du type purgatif et 18 du type restrictif , ceci sur base de lingestion journalière deau et de losmolarité urinaire. Dans les deux groupes, lage de début de la ménarche, lâge osseux, loccurence de fractures, la biométrie, le calcium et la 25- OH vitamine D sont notées. 23 filles subissent un examen dostéodensitométrie.
Résultats:

Conclusions
Il ny a pas de différence significative entre des deux groupes pour ce qui concerne lâge de la ménarche, le taux de calcium et de la vitamine D . Les résultats soulignent par contre que les patientes souffrant dAM du type restrictif sont plus jeunes que celles souffrant dAM du type purgatif et que dans le groupe restrictif on trouve plus dostéopénie (76% versus 60%) que dans la groupe purgatif ( probablement parce que la perte de poids et des tissus est plus importante ).
Pariente D, Franchi-Abella S, Waguet J, Riou JY, Gauthier F, Debray D
Service de Radiologie Pédiatrique, CHU de Bicêtre APHP, 75 rue du Général Leclerc, 94275 Le Kremlin-Bicêtre
daniele.pariente@bct.ap-hop-paris.fr
Objectifs
Le syndrome de Budd-Chiari après transplantation hépatique est une complication rare. Nous rapportons 10 cas pour définir le rôle de limagerie.
Matériel et méthodes
Sur une série de 756 transplantations hépatiques suivies depuis 1986, 10 enfants (2 à 15 ans) ont présenté un obstacle au drainage veineux sus-hépatique dans un délai de 2 mois à 8 ans. La greffe avait été effectuée avec un foie entier (1) ou réduit (4) ou partagé (5 dont 1 don parental), avec une anastomose cavo- sushépatique (7) ou cavo-cave (3). Les modalités dimagerie ont été léchographie- doppler (10), le scanner (4 dont 2 multibarettes) et la cavographie et phlébographie sushépatique avec tentative dangioplastie (10).
Résultats
Tous les enfants ont présenté une ascite et une hypoalbuminémie. Léchographie- doppler na été diagnostique que dans 6 cas, le scanner dans tous les cas (4), langiographie dans les 10 cas et thérapeutique dans 9 cas. 5 enfants ont récidivé (1 après chirurgie) et 2 ont eu la pose dun stent mais ont du être retranplantés 1 et 4 ans après.
Conclusion
Le diagnostic de syndrome de Budd-Chiari après transplantation est difficile en échographie-doppler. Il bénéficie du scanner multibarette. Malgré la possibilité de récidives le traitement par angioplastie reste le meilleur.
Saguintaah M, Baud C, Couture A, Flunker S, Veyrac C
Service de Radiologie Pédiatrique, Hôpital Arnaud-de-Villeneuve, 34295 MONTPELLIER Cédex 5
m-saguintaah@chu-montpellier.fr
Objectifs :
Rappeler la sémiologie radiologique des traumatismes digestifs, intégrer lapport de léchographie dans le bilan initial et la surveillance.
Matériels et méthodes :
Etude rétrospective de 23 cas de traumatismes digestifs étudiés en échographie, initiale (15) et/ou de surveillance (22). Diagnostic final posé selon les cas sur échographie et évolution clinique, scanner, chirurgie.
Résultats :
Le traumatisme était : guidon de vélo (9), ceinture de sécurité (7), chutes (2), maltraitance (1), fibroscopie (1), non précisé (3). L'échographie initiale visualisait :
- épaississement, collection de paroi digestive sans/avec distension sus-jacente et hypopéristaltisme (8 hématomes duodénaux, 5 hématomes/contusions grêles/coliques)
- 2 hématomes mésentériques
- épaississement intestinomésentérique localisé (2 contusions)
- épanchement échogène avec anses épaissies, atones (1 péritonite sur désinsertion mésentérique)
- épanchement échogène isolé se majorant (1 désinsertion mésentérique avec perforation)
- épanchement avec bulles et pneumopéritoine préhépatique (1 perforation jéjunale)
- portogramme aérique (perforations multiples)
L'échographie a participé au dépistage des complications précoces (abcès, occlusion, pancréatite) ou secondaires : occlusion sur bride, sténoses iléales longues sur désinsertion mésentérique (épaississement hypoéchogène, lumière virtuelle), 2 sténoses courtes sur perforation iléomésentérique suturée, et sur perforation bouchée, (distension liquidienne et stercorale d'amont).
Conclusion :
Même si limagerie des lésions digestives traumatiques relève du scanner, la sémiologie échographique est utile pour nombre de traumatismes mineurs ou intermédiaires de lenfant, ainsi que pour les complications à dépister.
Mennesson N, Saguintaah M, Suau A, Baud C, Veyrac C, Flunker S, Couture A, Ferran JL
Service de Radiologie Pédiatrique. Hôpital Arnaud-de-Villeneuve. 34295 Montpellier Cx 5
m-saguintaah@chu-montpellier.fr
Objectifs
Exposer le diagnostic TDM et le traitement endovasculaire dhémorragies retardées après traitement conservateur de 2 fractures hépatiques.
Matériels et méthodes
Deux enfants ont été admis en urgence après traumatisme abdominal avec hémodynamique stable. Le scanner initial retrouvait une fracture hépatique sans saignement actif. Un traitement conservateur a été appliqué, avec drainage différé des collections bilieuses secondaires ( J10 et J 13). A distance du traumatisme initial (J 25 et J 26), survenue dun choc hémorragique brutal, dont lun immédiatement après nouveau drainage.
Résultats
Dans les deux cas, le scanner identifiait un pseudo-anévrisme avec saignement actif justifiant une artériographie avec embolisation sélective stabilisant lhémodynamique.
Conclusion
Le traitement conservateur des traumatismes hépatiques de lenfant, est actuellement la référence. Des complications retardées peuvent apparaître, la plus fréquente est lhémorragie, (2,4 à 5 %). La présence dun biliome favorise lapparition de pseudo-anévrysmes hépatiques qui, contrairement aux pseudo- anévrysmes spléniques, sont à haut risque de rupture et nécessitent une embolisation. Ils peuvent se rompre en intra-péritonéal, sous-capsulaire ou dans les voies biliaires avec hémorragie digestive. Un scanner avec coupes fines et temps artériel est requis. Nous reverrons également les autres complications retardées des traumatismes hépatiques
Lefevre H, Bouvattier C, Lahlou N, Carel JC, Adamsbaum C
Service de Radiopédiatrie, Hôpital St Vincent de Paul 82 avenue Denfert Rochereau 75674 Paris Cedex 14
svp.radio@svp.ap-hop-paris.fr
Objectifs :
Le syndrome de Peutz Jeghers (SPJ), de transmission autosomique dominante, est caractérisé par des polypes gastro intestinaux, une pigmentation cutanée et une prédisposition au cancer. La présence dune gynécomastie dans ce contexte fait rechercher une tumeur testiculaire à cellules de Sertoli, marquée par des micro ou des macrocalcifications.
Matériels et méthodes :
Les auteurs rapportent le cas de deux frères atteints de SPJ avec microcalcifications testiculaires bilatérales. Un seul des patients avait une gynécomastie, le dépistage du second était systématique.
Résultats :
Laspect échographique chez les 2 patients était celui de microlithiase testiculaire : microcalcifications (0.5- 1mm) multifocales, bilatérales isolées, sans masse ni augmentation du volume testiculaire (2.5 x 1.5 cm). Des anomalies biologiques originales témoignant de lactivation anormale de la cellule de Sertoli ont été mises en évidence : augmentation de lhormone anti mullérienne et de linhibine alpha. Le suivi de ces marqueurs a permis de proposer un traitement médical, au lieu de lorchidectomie habituellement pratiquée dans ce contexte fortement suspect de tumeur.
Conclusion :
La découverte fortuite de microcalcifications testiculaires doit faire évoquer le syndrome de Peutz Jeghers. Létude systématique des marqueurs des cellules de Sertoli lors de la découverte de microcalcifications testiculaires pourrait permettre didentifier des enfants à risque de tumeur.
Couture A, Baud C, Saguintaah M, Flunker S, Ferran JL, Veyrac C
Service de Radiologie Pédiatrique. Hôpital Arnaud-de-Villeneuve. 34295 Montpellier Cx 5
a-couture@chu-montpellier.fr
Objectifs
Proposer une séméiologie ultrasonore diagnostique dans l'ileus méconial de mucoviscidose.
Matériels et méthodes
L'étude repose sur 12 cas d'occlusion néonatale. Sur le plan clinique, il existe dans 11 cas un ballonnement abdominal, dans 6 cas des vomissements bilieux et dans 6 cas une absence d'émission méconiale. La radiographie du l'abdomen sans préparation est évocatrice dans 3 cas. La séméiologie ultrasonore (dilatation d'amont dans 10 cas, zone transitionnelle dans 9 cas, microcolon dans 9 cas, contenu hyperéchogène dans 8 cas, signe du granité échographique dans 7 cas, pseudo-épaississement de la paroi dans 6 cas, billes méconiales impactées dans 2 cas) permet un diagnostic formel d'ileus méconial dans 9 cas (75 %). Dans 6 cas d'ileus méconial compliqué (kyste méconial : 2 cas, volvulus : 2 cas, atrésie : 1 cas, hernie interne associée : 1 cas), l'échographie dépiste 3 complications : 2 cas de kyste méconial et 1 cas de volvulus.
Un lavement thérapeutique est réalisé dans 8 cas avec une désobstruction efficace dans 1 cas.
Conclusion
Savoir proposer un diagnostic échographique d'ileus méconial sur mucoviscidose est important pour trois raisons :
- améliorer le dépistage ftal,
- gérer au mieux les indications du lavement,
- proposer un diagnostic différentiel ultrasonore dans les nombreuses autres étiologies d'occlusion basse : atrésie du grêle, maladie de Hirschsprung, petit colon gauche et bouchon méconial.
Chateil JF, Borocco A, Leflot L, Brun M, Pietrera P
Unité Radiopédiatrie, Hôpital Pellegrin Enfants, Place Amélie Raba-Léon, 33076 Bordeaux
jean-francois.chateil@chu-bordeaux.fr
Objectifs :
La numérisation des images, la mise en place annoncée du dossier médical personnel, qui devrait également concerner lenfant, nécessitent de nouveaux modes de fonctionnement et de communication entre le pédiatre en cabinet et la structure dimagerie.
Matériel et méthodes :
Un webmail a été ouvert par les instances régionales pour permettre des échanges de courriel sécurisé entre médecins. Cet outil permet à partir dun navigateur Web daccéder à un espace protégé déchanges. Une expérimentation est menée sur 2 hôpitaux et 2 centres de radiologie libérale, chacun choisissant ses correspondants cliniciens, incluant des pédiatres. La démarche complète comprend lenvoi dune demande standardisée dexamen et le retour du compte rendu illustré de quelques images significatives.
Résultats :
La mise en place technique, bien que simple, oblige à une manipulation complémentaire consommatrice de temps pour chacun des acteurs. Le libre choix du patient doit être anticipé. La gestion des rendez-vous, actuellement non intégrée à la démarche, complique le circuit de linformation. La mise à disposition du compte-rendu et des images sur lordinateur du pédiatre constitue un avantage reconnu, mais oblige à ordonner ces informations dans le dossier patient informatisé.
Conclusion :
Cette expérience préliminaire permet de mettre en avant tous les obstacles à contourner pour envisager un déploiement plus large. Lusage doit comporter de nombreux automatismes pour être utilisable de façon transparente.