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Etat des lieux : La visualisation de la thyroïde foetale présente
essentiellement un intérêt en cas de pathologie thyroïdienne
maternelle. L'existence ou non d'un goître foetal peut conduire alors
à modifier le traitement maternel. La pathologie thyroïdienne
propre du foetus est beaucoup plus exceptionnelle.
La visibilité de la thyroïde en échographie anténatale
est très aléatoire et très dépendante de la
position du foetus dont le cou est le plus souvent fléchi et le dos
antérieur en fin de grossesse. La petite taille de la thyroïde
et son échogénicité très proche de celle des
tissus mous cervicaux rendent très difficile sa mesure en échographie.
Objectifs : Evaluer l'exploration de la thyroïde foetale en IRM
Matériels et méthodes : Chez 20 foetus explorés en IRM pour une pathologie non thyroïdienne (entre 28 et 38 SA), une séquence de coupes axiales en pondération T1 avec saturation de graisse a été effectuée (IRM Philips, 1.5 Tesla).
Résultat : La thyroïde foetale est constamment visible et apparaît en franc hypersignal T1.
Conclusion : Sur cet étude préliminaire, l'IRM paraît être un bon examen pour visualiser la thyroïde foetale. Le coût et la lourdeur de cet examen ne permettent pour l'instant pas de l'utiliser en routine.
Objectifs : présenter l'apport de l'IRM dans l'étude
du rein foetal, discuter ses indications en complément de l'échographie
obstétricale.
Méthodes : - analyse de 7 dossiers : 1 tumeur (néphrome
mésoblastique), 3 uronéphropathies, 2 maladies kystiques,
une maladie de Bourneville.
- IRM pratiquées entre 27 et 35 semaines d'aménorrhée,
sans sédation, en séquences Haste T2.
- confrontation des résultats à ceux de l'échographie
foetale et du bilan néonatal.
Résultats :l'IRM permettait dans tous les cas d'étudier
l'appareil urinaire et de répondre aux questions posées par
l'échographie. L'IRM pouvait différencier dysplasie multikystique
et dilatation 2 fois, confirmer une hypodysplasie sur rein unique 1 fois.
Dans 3 indications de gros reins d'échostructure anormale, l'IRM
démontrait une tumeur rénale, et 2 maladies kystiques bilatérales
ayant conduit à une enquête génétique. Dans le
bilan de la maladie de Bourneville, l'IRM montrait des reins normaux.
Conclusion : l'IRM est complémentaire de l'échographie
pour l'analyse du parenchyme rénal foetal. Elle paraît particulièrement
intéressante pour résoudre la question des reins d'échostructure
anormale, permettant de dépister des maladies kystiques et d'engager
une enquête génétique.
Les auteurs rapportent 3 cas de TSC évalués par IRM foetale
durant les 2è et 3è trimestres. Cette technique apparait particuliérement
utile pour définir l'extension de la tuemur et ses composantes. Elle
évalue également aisément les répercussions
sur les voies urinaires.
Elle compléte favorablement l'échographie qui peut présenter
des " zones aveugles " (autour des crêtes iliaques foetales)
ou encore pour la détermination du diagnostic différentiel.
Le but de cette étude est d'évaluer l'influence du diagnostic anténatal (DAN) sur la morbidité et la mortalité induites par les uro-néphropathies (UNP).
De 1993 à 1997, 453 dossiers d'enfants nés vivants, porteurs
d'une UNP, ont pu être exploités. 13 présentaient une
insuffisance rénale (IR) dans le premier mois :
- 5 sont décédés dont 4 immédiatement après
la naissance et 1 à 7 mois.
- 8 sont encore en vie : 5 avaient une IR précoce transitoire. 3
présentent une IR chronique (IRC) : 2 sans dialyse (recul 4 et 3
ans). Un, hémodyalisé à 5 ans, bénéficie
d'une transplantation rénale depuis 6 mois.
La fréquence de l'IRC est de 0,7 % des enfants vivants de cette série.
Durant cette période, 37 f¦tus sont morts in utero de cause urologique (1 MFIU et 36 ITG). Au total, la mortalité imputable aux UNP est de 8,5 % (42 cas).
Ainsi, le DAN diminue la fréquence des IR néonatales d'une part par les ITG qu'il induit, mais aussi par la prise en charge précoce des UNP, réduisant ainsi l'incidence de l'IR terminale à l'âge pédiatrique.
Objectif : les auteurs rapportent un cas d'atrophie cérébrale majeure entrant dans le cadre d'un syndrome d'Alpers, de diagnostic anténatal par IRM.
Cas clinique : Les parents sont consanguins. Le premier enfant
né à terme présente une microcéphalie, un retard
progressif sévère, des acquisitions psycho-motrices et une
épilepsie réfractaire conduisant au décès à
l'âge de 1 an. L'IRM montre une atrophie corticale majeure. L'ensemble
des explorations biochimiques et métaboliques est négatif.
La deuxième grossesse est marquée par un infléchissement
de la courbe du PC au troisième trimestre. L'IRM cérébrale
foetale réalisée à 32 Sab retrouve les mêmes
anomalies cérébrales que pour l'aîné. L'enfant
présente la même évolution clinique et décède
à 5 mois d'encéphalopathie convulsivante. L'examen neuro-pathologique
confirme une spongionécrose progressive du cortex cérébral
avec atrophie sans marqueur histo-pathologique spécifique.
Conclusion : Le Syndrome d'Alpers est une affection génétique rare et hétérogène ; cette observation montre l'intérêt de l'IRM foetale dans le diagnostic d'anomalies corticales lorsqu'il existe des antécédents familiaux.
Objectif : préciser les difficultés diagnostiques en échographie ante-natale dans certaines formes d'holoprosencéphalies et apprécier les apports de l'IRM foetale.
Matériels et méthodes : nous avons exploré en IRM 3 foetus pour lesquels l'échographie montrait une dilatation ventriculaire avec lésion liquidienne occipitale évoquant une lésion ischémique (1fois), avec défaut de visualisation de la ligne médiane (1 fois), avec kyste du septum non visible (1 fois).
Résultats: L'IRM foetale a permis d'affirmer le diagnostic d'holoprosencéphalie en montrant un défaut de segmentation des hémisphères cérébraux avec scissure interhémisphérique incomplète associée à une dysgénésie calleuse dans 2 cas. L'IRM post mortem a confirmé ces données.
Conclusion: en dehors des formes majeures de diagnostic facile, l'holoprosencéphalie est parfois de diagnostic difficile en échographie anténatale. En échographie, l'absence de kyste du septum, l'aspect "rudimentaire" des cornes frontales, un aspect anormal du corps calleux doivent faire suspecter le diagnostic et réaliser une IRM.
Bibliographie:
Delazoide AL, Narcy F, Larroche JC : Cerebral midline developmental anomalies:
spectrum and associated features. Genetic counseling 1: 197-210
Oba H, Barkovich AJ. Holoprosencephaly: an analysis of callosal formation
and its relation to development of the interhemispheric fissure. AJNR 1995;
16: 453-60
Peebles DM. Holoprosencephaly. Prenat. Diagn. 1998; 18: 477-80
Rubinstein D, Cajade-Law AG et coll. The development of the corpus callosum
in semilobar and lobar holoprosencephaly. Pediatr Radiol 1996; 26: 839-44.
L'évolution technologique de la tomodensitométrie vers
des temps de rotation plus courts et des détecteurs multibarrette
permet d'obtenir des " acquisitions volumiques " des zones d'exploration.
Les auteurs rapportent les résultats préliminaires obtenus
à partir d'un scanner de dernière génération
Toshiba (temps de rotation de 0,5 seconde et détecteur de 4 multibarrettes)
dans le cadre d'utilisations pédiatriques courantes ORL, médiastinale,
ostéo-articulaire et vasculaire.
Sont en particulier discutés les différents paramètres
d'acquisition des examens (mA, kv, pich, épaisseur de coupes) et
les possibilités de traitement des données brutes en regard
des besoins diagnostiques des différentes pathologies.
Objectifs : déterminer les niveaux de doses d'irradiation délivrées par une technique numérique (DSI-full spine) par rapport à la technique conventionnelle pour l'imagerie des déviations rachidiennes de l'enfant.
Méthode : une étude prospective a inclus 22 enfants
(âgés de 6 à 16 ans , médiane : 12) étudiés
soit par un cliché conventionnel 30x90 cm. du rachis complet de face
en incidence antéro-postérieure (couple film -écran
de classe 400 et distance focale de 4 m.) (groupe I)
soit par acquisition numérique (digital spot imaging - logiciel full
spine - distance focale 1.5 m.) (groupe II).
La mesure de la dose à la surface d'entrée a été réalisée par des dosimètres thermoluminescents (TLD.), placés au niveau du crâne, du cou, du thorax et de la région sous-ombilicale médiane.
Résultats : Groupe I : 11 enfants (6 garçons et
5 filles, poids de 16 à 52 kgs., moy. : 36.14 kgs.)
Doses délivrées au crâne : 0 à 0.1 mGy , moy.
: 0.0173
cou : 0.02 à 0.27 mGy , moy. : 0.135
thorax : 0.15 à 0.62 mGy , moy. : 0.297
abdomen : 0.11 à 0.42 mGy , moy. : 0.265
Groupe II : 11 enfants ( 5 garçons et 6 filles, poids de 21 à
50 kgs., moy. : 35.5 kgs.)
Doses délivrées au crâne : 0 à 0.11 mGy , moy.
: 0.0491
cou : 0.13 à 1.05 mGy , moy. : 0.621
thorax : 0.52 à 1.44 mGy , moy. : 0.915
abdomen : 1.12 à 3.19 mGy , moy. : 1.752
L'application du test statistique t de Student montre une différence significative entre les 2 groupes (p < 0.001 pour cou, thorax et abdomen et p < 0.04 pour le crâne) au détriment de la technique numérique.
Conclusion : Dans les conditions techniques actuelles, le système DSI - full spine destiné à l'imagerie des déviations rachidiennes ne devrait pas être utilisé chez l'enfant en raison d'une irradiation significativement excessive par rapport à la méthode conventionnelle.
Objectif : Présenter le réseau d'images fonctionnant dans notre hôpital et discuter des implications d'un tel système .
Matériel et Méthodes : Nous avons choisi un système utilisant des postes PC, qui nous permet de connecter toutes nos sources quel que soit le constructeur. Le réseau a été testé dans le service d'imagerie puis étendu à l'ensemble de l'hôpital. Un questionnaire de satisfaction a été distribué aux utilisateurs.
Résultats : Le système, relié au HIS, nous permet d'archiver en mode DICOM les sources DICOM ou non. Les clichés sont disponibles sur le réseau dès qu'ils sont validés par le médecin ou le technicien, le compte-rendu radiologique est associé. Tous les clichés effectués depuis l'installation du réseau sont disponibles instantanément. Nous n'éditons plus de films sauf pour les patients extérieurs. Le système permet en outre la gestion du planning du service, et la prise de certains rendez-vous par les prescripteurs sans passer par notre secrétariat.
Conclusion : Le choix d'un système " indépendant " nous a permis d'accéder à un réseau complet, accessible financièrement, améliorant la communication de l'information dans l'ensemble de l'hôpital, mais nécessitant un changement des modes de fonctionnement. L'étape suivante de ce projet est l'exportation à l'extérieur de l'hôpital à nos correspondants qui le souhaitent.
Propos : Signification et pathogénie de la formation de l'os sous-fibulaire de l'enfant.
Matériel et Méthode : Etude rétrospective des dossiers radiologiques des traumatismes indirects de la cheville durant 24 mois, l'examen comprend une incidence de face de la mortaise en rotation interne de 20° pour analyse de la malléole externe. Appel téléphonique afin de déterminer le nombre de récidives et les suites éventuelles.
Résultats : 10 fois une image osseuse sous fibulaire est notée ; à 5 reprises le fragment osseux est linéaire et correspond à ce qui est décrit comme l'os sousfibulaire classique. A 2 reprises la radiographie de contrôle ou réalisée pour écidive a montré le remplacement d'une iamge en écaille pour une image arrondie et plsu volumineuse. L'interrogatoire téléphonique revèle une tendance à la récidive dans 5 observations.
Conclusions : L'os sous malléolaire externe est le plus souvent le résultat d'une fracture ostéochondrale par arrachement de la zone d'insertion du ligament talo-fibulaire et sa découverte doit engager une thérapeutique fonctionnelle de stabilisation afin d'éviter les récidives liées à l'instabilité résiduelle due à l'allongement du ligament.
Références :
- BERG E, The symptomatic os subfibulare : avulsion fracture of the fibula
associated with recurrent instability of the ankle J Bone Joint Surg Am
1991 ; 73-A ; 1251-1254
- GRIFFITHS J, MENELAUS M. Symptomatic Ossicles of the Lateral Malleolus
in Children J Bone Joint Surg (Br) 1987, 69-B : 317-319
- LAWSON J Clinically Significant Radiologic Anatomic Variants of the Skeleton
AJR 1994 ; 163 : 249-255
- OGDEN J, LEE J. Accessory Ossification Patterns and Injuries Of the Malleoli
J Pediat Orthop 1990 ; 10 : 306-316
Objectif : décrire les signes échographique de la LCH néonatale irréductible par hypertrophie du cartilage acétabulaire (CA°.
Patients et Méthodes : Cette étude a inclus 15 hanches
pathologiques chez 12 enfants (9 filles, 3 garçons) suivis dans 2
centres pour luxation de hanches irréductible. L'échographie
de hanche a été réalisée au cours du 1er mois
devant un examen clinique pathologique : limitation d'abduction
(n =11), ressaut (n=5), pseudo-raccourcissement d'un membre (n=3). Elle
a été complétée dans 7 cas par une IRM, dans
10 cas par une arthrographie, dans 3 cas par un arthroscanner et dans 6
cas par un scanner. Le caractère luxé irréductible
a été affirmé dans tous les cas sur le suivi clinique,
l'échec du traitement orthopédique, les corrélations
chirurgicales.
Résultats : la coupe échographique frontale externe
dans tous les cas montrait :
- une luxation haute de la tête dans un néo-cotyle échogène
avec inversion du limbus et diminution du diamètre de la tête
fémorale compris entre 10 et 14 mm/
- une hypertrophie du cartilage acétabulaire, mesuré entre
5 et 7 mm d'épaisseur, d'aspect convexe rétrécissant
la chambre acétabulaire et faisant obstacle à toute tentative
de réduction
- un épaississement du fond cotyloïdien mesuré en moyenne
à 14 mm du fait de l'hypertrophie du pulvinar et du ligament rond.
- les signes associés : le défaut de modelage du toit osseux
du cotyle, l'épaississement de la capsule, la déformation
des muscles glutéaux.
Les résultats des autres techniques d'imagerie ont été
corrélés aux données de l'échographie : l'IRM
a confirmé sur les coupes axiales et coronales l'hypertrophie du
CA en hypersignal T2. L'arthroscanner a montré que le rétrécissement
de l'acetabulum est le fait de l'hyperplasie du CA dans sa portion iliaque
mais aussi ischiatique. L'arthrographie a retrouvé l'empreinte de
l'obstacle cartilagineux et le rétrécissement isthmique.
Conclusion : l'échographie permet un diagnostic précoce de la LCH irréductible caractérisée par un cotyle primitif de très petite taille obstrué par une hypertrophie du cartilage acétabulaire. Elle guide précocément les choix thérapeutiques.
Bibliographie : Ponseti I : Morphology of the acetabulum in congenital
dislocation of the hip
J. Bone and Joint Surg, 60 A , 586-599 1978
Objectifs : Répertorier le nombre de radiographie pour dépistage de dysplasie de hanche dans un service de CHU, préciser les circonstances de la demande et la qualification du prescripteur.
Matériel et méthode : Etude prospective menée
de Janvier à Avril 2000 concernant 151 patients.
Les éléments analysés : date du cliché, nom
et date de naissance, identification du prescripteur, indication, résultat
d'une éventuelle échographie antérieure, interprétation
de la radiographie par un radiopédiatre sénior. Les enfants
ayant un résultat pathologique ont été suivis.
Résultats : 74% des clichés sont demandés
par des pédiatres, 22.5% par des généralistes.
84.1% des indications sont systématiques. Les indications exprimées
sont les suivantes : présentation en siège (2.6%), gémellité
(2.6%), examen clinique anormal (1.9%), hypothyroïdie (1.9%), contrôles
d'échographie (1.3%) ou de radiographie (1.3%) anormaux.. L'âge
moyen de réalisation se situe au 4ème mois (88.7%).
Seuls 7 enfants avaient eu une échographie au 1er mois, 4 interprétées
normales et 3 douteuses .
Les radiographies sont normales dans 90.7% des cas. Les 13 bassins anormaux
(talus émoussés dans 10 cas, dysplasie dans 2 cas et MOC dans
1 cas), ont bénéficié d'un avis spécialisé
orthopédique. Les 2 dysplasies, confirmés par échographie,
ont été traitées.
Conclusion : Malgré la Conférence de Consensus de 1991 un certain nombre de pédiatres utilisent la radiographie du bassin comme seul moyen de dépistage. Aucun cliché trop précoce n'a été demandé par contre des parents ont tardé à faire exécuter la prescription dans un certain nombre de cas.
Objectifs : Evaluer de la visibilité de l'image thymus chez l'enfant de 3 ans à 10 ans sur le cliché thoracique de face.
Matériel et méthode : De janvier à avril 2000, tous les clichés du thorax réalisés debout, de face, chez des enfants de 3 à 10 ans dans le cadre des urgences et dans le cadre de l'hôpital de jour (à l'exclusion des enfants suivis pour hémolymphopathie), ont été lus par 2 radiologues. Les éléments étudiés sont les suivants : âge, sexe et motif clinique, existence éventuelle d'une image thymique. Pour celle ci différents éléments sont notés pour chaque lobes : cotés de 0 à 3 (absence de visibilité, visibilité discrète, nette et saillie importante).
Résultats : 355 clichés thoraciques ont pu être étudiés. La concordance entre les 2 lecteurs est bonne (350 interprétations équivalentes). Un thymus est encore visible sur 61% des clichés, discret dans 55% des cas, net ou volumineux dans les autres cas. Il prédomine à gauche. Aucun lien direct avec l'indication clinique n'a pu être établi.
Conclusion : Le thymus est encore visible souvent chez l'enfant entre 3 et 10 ans, surtout son lobe gauche sur un cliché du thorax de face. Cette notion intuitive pour la plupart des radio-pédiatres n'est pas rapportée classiquement dans l'étude du thorax de l'enfant et peut poser des problèmes de diagnostic.
Histoire clinique : Ryan, naissance à la 34ème semaine.
Détresse respiratoire immédiate et assistance respiratoire.
Le traitement au Surfactan est inefficace.
La situation clinique et radiologique se dégrade la première
semaine, puis se stabilise jusqu'au 30ème jour.
Le tableau se dégrade à nouveau dans le courant du 3ème
mois de vie et l'enfant décède.
Diagnostic final d'agénésie des cartilages bronchiques.
Commentaires : Le syndrome de Williams-Campbell représente
un type inhabituel de bronchiectasies caractérisé par l'absence
ou la diminution marquée de la quantité de cartilages des
bronches au-delà des bronches de première division.
Suivant l'importance du déficit, les bronchiectasies peuvent se développer
plus ou moins précocement.
Le développement de cette anomalie est exceptionnel dans la période
néonatale.
La mise en évidence de bronchiectasies associées à
une hétérogénéité du recrutement alvéolaire
doit y faire penser.
Références :
V. Faye-Jones et al "Familial congenital bronchiectasis : Williams-Campbell syndrome" Pediatric Pulmonology 1993; 16:263-267.
Objectif : Rapporter trois observations de thromboses portales
asymtomatiques survenues au cours de traitements antinéoplasiques
chez l'enfant.
Matériels et méthodes : Trois enfants âgés
de 7, 13 et 15 ans, traités respectivement pour lymphome de Burkitt
abdominal stade III, rhabdomyosarcome alvéolaire abdominal avec métastases
ganglionnaires et hépatiques et pour tumeur d'Ewing métastatique
de l'aile iliaque. Les patients ont été explorés par
échographie et Doppler.
Résultats : Dans les trois cas, le diagnostic a été
révélé par l'échographie. Le premier enfant
a présenté en cours de chimiothérapie, au décours
d'un 2ième COPADM, une thrombose successive des deux branches portes
principales, évoluant secondairement vers un cavernome fonctionnel.
Le deuxième enfant a présenté, 3 mois après
la fin d'une chimiothérapie intensive et 8 jours après le
début d'une irradiation abdominale, des anomalies transitoires de
flux Doppler en territoire irradié (branche portale gauche) associées
à une ascite et une thrombopénie. Seul le troisième
patient avait une authentique maladie veino-occlusive (MVO) au cours d'une
chimiothérapie intensive et a présenté une thrombose
porte segmentaire régressant, avec la MVO, en 3 semaines sous traitement
symptomatique.
Conclusion : Les thromboses portales ne sont habituellement pas rapportées
au cours des MVO iatrogènes, qui touchent en principe l'endothélium
veinulaire. Ces observations suggèrent une fréquence non négligeable
d'accidents thrombotiques sur les vaisseaux portes, et incitent à
un dépistage plus attentif lors des examens de surveillance sous
traitement.
La lithiase biliaire du nouveau-né est une pathologie maintenant bien connue. En l'absence d'évolution spontanément favorable, l'opacification des voies biliaires par voie trans-hépatique permet de confirmer le diagnostic de lithiase primitive et de mettre en place un drainage. Nous rapportons l'observation d'un nourrisson de trois mois dont la lithiase a pu être traitée grâce à l'utilisation conjointe de N-actélyl-cystéïne et de Glucagon.
Observation : Sofia a été vue à l'âge de 2 mois pour ictère et selles décolorées. Elle n'avait pas d'antécédent. Ses deux symptômes sont apparus à l'âge de 15 jours et ont évolué de manière fluctuante, sans autre signe d'accompagnement qu'une stagnation pondérale. L'examen d'entrée montrait, outre l'ictère, des selles mastic, une hépatomégalie ferme et une splénomégalie. Le bilan biologique montrait des perturbations habituellement rencontrées au cours d'une cholestase ; à l'échographie, une dilatation des voies biliaires intra et extra-hépatiques. La cholangiographie transvésiculaire évoquait un obstacle du bas-cholédoque et montrait des lacunes du canal cystique évocatrices de calculs non visualisés en échographie. Quatre opacifications successives avec lavage au sérum physiologique retrouvaient une dilatation persistante avec lithiase. Finalement, un mois après la mise en place du drain, et après perfusion de produit de contraste, l'adjonction de N-acétyl-cystéïne (Mucomyst Ò) a permis une dissolution et une disparition de certains calculs. L'injection IV simultanée de 0,25mg de Glucagène Ò a montré l'ouverture du sphincter d'Oddi et l'évacuation de tous les calculs.
Discussion : Cette observation est particulière par la
prise en charge tardive probablement responsable des difficultés
à lever l'obstacle et par la difficulté de mettre en évidence
la lithiase cystique en échographie en l'absence de lithiase vésiculaire.
Conclusion : Ce cas suggère que dans la lithiase biliaire du nourrisson,
le traitement percutané avec lavage par Mucomyst et injection de
Glucagène peut aider à résorber les formes difficiles,
en particulier de diagnostic tardif.
Objectifs : La sclérose hépatoportale (ou HTP idiopathique, fibrose portale non cirrhotique, hyperplasie nodulaire régénérative) est une cause rare d'hypertension portale chez l'enfant, définie histologiquement par une fibrose portale et une oblitération des petites veines portes. Des causes toxiques sont décrites et quelques cas familiaux rapportés. Les signes radiologiques sont mal connus.
Matériel et méthodes : Etude rétrospective de 13 cas explorés par échographie et angiographie (11).
Résultats : 3 enfants appartenaient à la même fratrie, 3 avaient des antécédents familiaux analogues, 1 avait un syndrome de Turner et 2 avaient été traités par chimiothérapie. Les premiers signes cliniques (splénomégalie, hémorragie digestive) sont apparus entre 9 mois et 10 ans. Le bilan hépatique était normal ou peu modifié. L'échographie a montré dans tous les cas une hyperéchogénicité péri portale, très marquée chez 3 et un aspect nodulaire du foie chez 7. L'angiographie a montré des duplications des petites branches portes intrahépatiques chez 6 et une opacification sushépatique précoce chez 3. 7 enfants ont eu une dérivation portosystémique chirurgicale et 1 une transplantation hépatique pour syndrome hépatopulmonaire.
Conclusion : Bien que peu spécifiques, les signes radiologiques de la sclérose hépatoportale doivent être connus car ils permettent d'évoquer le diagnostic dans le contexte clinique ou familial correspondant.
Objet : rapporter deux cas de néphroblastome avec extension
urétérale méconnue en imagerie.
Patients, méthodes et résultat : Découverte
chez Théo à l'âge de 20 mois d'un néphroblastome
bilatéral à l'occasion d'une hématurie. L'échographie
et l'examen tomodensitométrique mettent en évidence une tumeur
à prédominance solide du côté gauche, et de nature
kystique au niveau du rein droit. L'intervention chirurgicale après
chimiothérapie découvre un bourgeon intra-pyélique
se prolongeant sur 2 cm dans l'uretère droit. Une chirurgie conservatrice
est cependant décidée en raison du caractère bilatéral
du néphroblastome. Neuf mois après la chirurgie, apparition
d'une métastase hépatique. (chimiothérapée et
opérée). Deux ans après, patient en rémission
.
Hamza, 32 mois, découverte d'une masse abdominale gauche. En imagerie
(échographie et tomodensitométrie), masse kystique du rein
gauche très évocatrice de néphroblastome kystique.
Lors de la chirurgie après chimiothérapie, découverte
d'une extension intra-pyélique se prolongeant sur 7 cm dans l'uretère.
Une néphro-urétérectomie est effectuée.
Après relecture de l'imagerie, l'extension intraluminale pouvait
être suspectée sur l'augmentation de taille de l'uretère.
Peu de cas sont rapportés dans la littérature. La nature kystique
des lésions n'est pas précisée. Le pronostic serait
moins favorable.
Conclusion : si l'extension intra-urétérale a peu de
conséquence sur l'acte chirurgical (néphro-urétérectomie
au plus près de la vessie), elle comporterait en revanche un pronostic
réservé.
Le sinus pericranii est une malformation vasculaire rare qui consiste en une communication vasculaire anormale entre les réseaux veineux intra et extra-crâniens. A partir de l'observation remarquable d'une jeune enfant de 3 ans présentant une tumeur vasculaire, les différentes techniques radiologiques (radiographie conventionnelle, échographie mode B et Döppler, TDM et IRM) sont illustrées et discutées. L'Imagerie par Résonance Magnètique (IRM) en permettant la mise en évidence de la communication vasculaire de la masse vers le sinus sagittal médian et le bilan complet de l'encéphale apparaît comme l'examen le plus performant.
Objectif : rappeler les signes pouvant faire évoquer le
diagnostic d'hydrosalpinx devant une masse liquidienne pelvienne de la fille.
Matériels et méthodes : 3 adolescentes agées
de 12, 13 et 17 ans ayant des antécédents de chirurgie abdominale
ont bénéficié d'échographies pelviennes à
titre systématique (1fois), pour douleurs abdominales récidivantes
(1 fois), pour douleur abdominale et fièvre (1 fois). Dans 2 cas,
une imagerie complémentaire a été pratiquée:
TDM
(1 fois), IRM (1 fois).
Résultats : l' imagerie a montré une image liquidienne,
latéro utérine, tubulée, non ovarienne permettant de
porter le diagnostic d'hydrosalpinx. Dans 2 cas, la chirurgie a confirmé
le diagnostic.
Conclusion : en dehors de contexte infectieux lié à
une activité sexuelle chez les adolescentes, l'hydrosalpinx est une
pathologie rare de la fillette.
Il faut cependant savoir évoquer le diagnostic d'hydrosalpinx, notamment
en cas d'antécédents chirurgicaux abdomino-pelviens. L'échographie
peut être suffisante pour porter le diagnostic, mais la TDM et l'IRM
permettent une meilleure approche anatomique.
Bibliographie :
Sacher P, Meuli M. Laparoscopic removal of hydrosalpinx in a girl : case
report. Eur J Pediatr Surg 1997; 7: 239-40
Bulas DI, Ahlstrom PA et coll. Pelvic inflammatory disease in the adolescent:
comparison of transabdominal and transvaginal sonographic evaluation. Radiology
1992; 18: 435-39
Objectif : Classiquement, les tumeurs d'Ewing sont de diagnostic
relativement aisé.
Toutefois, il existe des aspects cliniques et radiologiques atypiques (réaction
périostée sans anomalie de la trame osseuse) posant de nombreuse
difficultés
diagnostiques notamment avec l'ostéomyélite aiguë.
Le but de ce travail est de montrer l'intérêt de l'IRM dans
l'une de ces formes particulières.
Matériel et méthodes : Jeune fille âgée
de 14 ans qui présente une tuméfaction douloureuse et fébrile
de l'extrémité supérieure du tibia gauche apparue depuis
2 mois. Des radiographies standard, une TDM et une IRM ont été
pratiquées. Une biopsie avec étude anatomo-pathologique et
immuno-histochimique a été faite à deux reprises.
Résultats : Les radiographies standard ont montré
une réaction périostée antéro-interne métaphyso-diaphysaire
proximale du tibia isolée.
La TDM a montré une réaction périostée unilaméllaire.
L'IRM a montré une lésion sous-périostée isolée,
sans rupture de la corticale avec réhaussement intense après
gadolinium.
Le diagnostic de sarcome d'Ewing a été posé par l'examen
anatomo-pathologique et l'étude immuno-histochimique du prélèvement
biopsique.
Conclusion : Devant un décollement du périoste associé à une lésion tissulaire sous-périostée, il faut penser au sarcome d'Ewing et poser l'indication d'une biopsie chirurgicale même en l'absence d'anomalie de la corticale, de la médullaire et des tissus mous.
Objectifs : Dans cette étude des leucopathies secondaires au traitement de 56 cas leucémies aiguës, nous avons souhaité les évaluer en fin de traitement, en apprécier l'évolution radiologique et la corréler au statut neuropsychologique lors de la guérison.
Patients et résultats : 56 enfants ont eu une IRM cérébrale
en fin de protocole Fralle92-93 pour leucémie lymphoblastique aiguë
(A). 18 ont eu un contrôle à la guérison déclarée
en moyenne 3 ans et 4 mois plus tard (B).
Dans le groupe A, 27 examens étaient normaux, 3 avaient des séquelles
de LMPV ou méningoencéphalite, 26 avaient une leucopathie
( 18 formes franches et 8 formes frustes de LEP).
Dans le groupe B, 7 gardent une IRM normale, 2 lésions séquellaires
sont inchangées. Dans les cas de LEP, les 4 cas de lésions
franches ont nettement régressé en étendue et intensité
; 4 des 5 formes frustes sont normalisées.
Discussion et conclusion :
- 2/3 des enfants présentant des anomalies de signal de la substance
blanche en fin de traitement ont reçu une haute dose de Methotrexate
par voie intra veineuse.
- les images de leucopathie régressent au fil du temps voire se normalisent
pour les plus frustes
- il n'y a pas d'apparition tardive de LEP sur le petit groupe contrôlé.
- aucun enfant porteur d'une leucopathie franche tardive n'a une intégration
scolaire normale mais les troubles sont très polymorphes
- le retard scolaire est, indépendamment d'une LEP, corrélé
à la survenue de rechutes.
Introduction : Le syndrome de Leigh est défini par la triade
clinique : hypotonie, retard psychomoteur et pseudo-détresse respiratoire.
Le déficit enzymatique sous-jacent n'est pas ubiquitaire et les aspects
IRM rapportés sont variables avec prédominance de l'atteinte
au niveau des noyaux gris centraux.
Notre but est de rechercher une corrélation entre les aspects IRM
et les types de déficit enzymatique.
Patients et Méthodes : 13 enfants âgés de
4 mois à 10 ans avec un âge moyen de 3 ans, présentant
un syndrome de Leigh par déficit en complexe I dans 2 cas, en complexe
III dans 2 cas, en complexe IV dans 4 cas, en PDH dans 3 cas et en coenzyme
Q dans 2 cas ont bénéficié d'une IRM au stade aigu
(11cas), sub-aigu (5 cas) et chronique (5 cas).
Les IRM ont été réalisées sur une machine à
1,5 tesla en séquences T1 SE, FSE T2 et Flair sans injection de Gadolinium.
Résultats : Les différentes anomalies retrouvées
à l'IRM se répartissent de la manière suivante :
L'atteinte des locus Niger, des thalami et des noyaux vestibulaires est
évocatrice du déficit en complexe I notée. L'association
avec une atteinte de la jonction bulbo-médullaire, de la protubérance,
de la région péri-aquéductale et en périventriculaire
n'était pas constante et paraît non spécifique.
L'atteinte des pallidi retrouvée de façon concomittante dans
3 cas paraît évocatrice du déficit en PDH. A noter la
possibilité d'une association des anomalies des noyaux vestibulaires,
des locus Niger et de la région péri-aquéductale constatée
dans un cas.
L'atrophie cérèbelleuse isolée paraît un élément
spécifique du déficit en Coenzyme Q noté dans 2 cas.
L'association avec une atteinte des putamen retrouvée dans 2 cas
oriente vers un déficit en complexe III.
Les aspects IRM par déficit en complexe IV dans 4 cas étaient
peu spécifiques avec une atteinte des NGC, des noyaux rouges, des
locus Niger et du tronc cérébral de façon variable.
Conclusion : Bien que l'aspect des donnés IRM paraisse un peu hétérogène dans notre série courte, du fait également de la rareté de ces maladies, il semble que l'IRM permet dans certains cas d'orienter vers le type du déficit enzymatique, en fonction des zones touchées.
Nous rapportons l'observation d'un enfant de 11 ans qui à l'âge
de 8 ans a présenté un diabète insulino dépendant
d'installation rapide puis s'est plaint d'enraidissement articulaire et
de spasmes musculaires progressifs conduisant à une certaine rigidité
corporelle.
Le bilan articulaire et rachidien est normal. L'apparition de modifications
du comportement a conduit à pratiquer une IRM qui a révélé
des hypersignaux des lobes temporaux.
L'orientation s'est faite alors soit vers un syndrome paranéoplasique,
soit vers une maladie auto-immune.
La recherche d'une néoplasie est négative mais on a mis en
évidence un mécanisme auto-immun responsable du diabète
et de cette atteinte neuro musculaire connue sous le nom de Stiff-Man Syndrome.
Cette affection est exceptionnelle chez l'enfant, elle se voit parfois chez
l'adulte, combinaison d'un syndrome para néoplasique et d'un processus
auto-immun.
Ce genre d'atteinte temporale qui sera discutée, n'a jamais été
rapportée jusque là.
Objectifs : rappeler les caractéristiques chez l'enfant du syndrome Hémiconvulsion-Hémiplégie-Épilepsie (HHE) et apprécier, à partir de 4 cas, les aspects en imagerie.
Méthodes : étude rétrospective de 4 dossiers d'enfants (3 filles, un garçon) âgés de 16 à 18 mois lors de l'épisode initial, ayant présenté un syndrome HHE. Ces patients ont été explorés à la phase initiale (2) et secondaire (4) de la maladie par tomodensitométrie (4), imagerie par résonance magnétique (2) et scintigraphie cérébrale en spect HMPAO (1).
Résultats : sur le plan clinique, les 4 enfants ont présenté
la séquence suivante : convulsions prolongées, dans un contexte
fébrile, avec crises hémicorporelles dans 2 cas, puis apparition
secondaire d'une hémiplégie (gauche 3 fois/4). Le déficit
a persisté dans tous les cas, avec épilepsie résiduelle.
En imagerie, la TDM initiale ne montrait pas d'anomalie patente dans les
premières heures. Après 48 heures, une hypodensité
hémisphérique apparaissait, avec un oedème responsable
d'un effet de masse. Cet aspect était confirmé par l'IRM,
en particulier sur les séquences pondérées en T2.
Secondairement, une hémiatrophie cérébrale était
mise en évidence, intéressant les différents territoires
vasculaires sus-tentoriels, avec dans tous les cas une hémiatrophie
cérébelleuse controlatérale. L'étude en angiographie
par résonance magnétique ne montrait pas de lésion
artérielle primitive mais une hypoperfusion homolatérale globale,
confirmée par la scintigraphie HMPAO.
Discussion et conclusion : le syndrome HHE correspond à une complication classique des convulsions prolongées, le plus souvent dans un contexte fébrile [1]. Sa fréquence a diminué du fait du traitement précoce et efficace des états de mal. L'imagerie contribue au diagnostic en montrant le caractère aigu de l'atteinte cérébrale avec un dème hémisphérique initial [2-4]. L'IRM de diffusion pourrait aider à la caractérisation de cet oedème et à une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques, incluant l'atteinte cérébelleuse controlatérale.
Références :
1. Gastaut H et al. HHE syndrome: hemiconvulsions-hemiplegia-epilepsy. Epilepsia,
1960; 1 : 418-444.
2. Higuchi T et al. MRI, SPECT and MRS findings in a case of acute hemiplegia
syndrome with a marked hemispheric brain edema. No To Hattatsu, 1998; 30
: 403-9.
3. Kataoka K et al. Cranial computed tomographic and electroencephalographic
abnormalities in children with post-hemiconvulsive hemiplegia. Eur Neurol,
1988; 28 : 279-84.
4. Salih MA et al. Hemiconvulsion-hemiplegia-epilepsy syndrome. A clinical,
electroencephalographic and neuroradiological study. Child Nerv Syst, 1997;
13 : 257-63.
Objectif : Rapporter une observation de neuropathie hypertrophique localisée, et ses aspects IRM.
Méthode : Nous présentons le cas d'une fillette de 10 ans présentant une amyotrophie spontanée, indolore, du deltoïde, avec déficit sensitif. L'EMG confirme et localise l'atteinte neurogène. L'IRM est réalisée dans les 3 plans en T1, T2, T1 Gadolinium Fat Sat.
Résultat : il existe une hypertrophie linéaire d'un
tronc nerveux, sur 5 cm, en discret hypersignal T2 par rapport aux muscles,
en isosignal T1, avec prise de contraste massive. L'intervention (exérèse
et neurogreffe) confirme une hypertrophie régulière du trajet
nerveux sans réponse à l'électrostimulation.
L'anatomopathologie authentifie la neuropathie hypertrophique localisée.
La neuropathie hypertrophique localisée (prolifération de cellules périneurales "en lamelles d'oignon") est une cause rare non tumorale de déficit périphérique, quelquefois post-traumatique. La littérature décrit quelques cas en IRM, similaires au nôtre, le T2 et l'injection Fat Sat sont les plus informatifs et l'étude comparative avec le côté sain très utile. La récupération post-opératoire est lente, souvent incomplète.
Conclusion : Devant une atteinte neurogène, la neuropathie hypertrophique localisée doit être recherchée en IRM au même titre qu'une compression, une tumeur nerveuse, l'atteinte post-virale (IRM normale) restant un diagnostic d'élimination.
Réf. Bibliographique
Z. Simmons, Z.I. Mahadeen, M. J. Kothary, S. Powers, S. Wise, and J. Towfighi
- Localized hypertrophic neuropathy : magnetic resonance imaging findings
and long-term follow-up. 1999 John Wiley & Sons, Inc. Muscle Nerve.
22 : 28 à 36.
Objectif : Des lésions des noyaux gris centraux se constituent lors d'atteintes post infectieuses, toxiques, ischémiques ou métaboliques. En dehors de ces causes, de rares cas familiaux ont été rapportés. Nous présentons l'exploration TDM et IRM d'un cas supplémentaire de ces atteintes familiales.
Méthode : Un garçon de 2 ans et sa soeur de 13 mois ont été hospitalisés à 2 ans et demi d'intervalle pour apparition brutale de mouvements anormaux en dehors de tout contexte pathologique aigu. Tous 2 ont eu une tomodensitométrie (TDM) et une IRM cérébrales en période aigue. Une IRM à 3 ans d'évolution a été faite chez le frère.
Résultats : La TDM était normale chez le garçon et montrait des hypodensités lenticulaires discrètes chez sa soeur. Les IRM ont montré des hypersignaux T2 symétriques limités aux noyaux gris centraux. Le frère avait une atteinte des têtes des noyaux caudés et lenticulaires, la soeur ayant une atteinte des globes pâles. Tous les examens biologiques en particulier métaboliques étaient normaux. Le frère a conservé des troubles cliniques importants mais stables avec des lésions IRM inchangées à 3 ans d'évolution. La soeur semble guérie.
Conclusion : La dégénérescence familiale des noyaux gris centraux est un diagnostic différentiel à évoquer devant un syndrome athétosique associé à un bilan biologique normal avec des lésions lenticulo-caudées isolées bien explorées en IRM.
Objectif : Evaluer la réduction de l'invagination intestinale aigue dans un groupe hétérogène de radiologues.
Matériel et Méthode : Notre staff constitué
de 20 radiologues (parmi eux 2 radiopédiatres) assure en intra-muros
le service de garde.
Nous avons revu les dossiers de 44 enfants (1 à 74 mois) ayant présente
49 épisodes d'invagination intestinale aiguë entre janvier 1996
et décembre 1999. Le diagnostic a été obtenu dans tous
les cas (100 %) par l'échographie.
Les tentatives de réduction ont été réalisées
soit par lavement (baryté ou aux hydrosolubles) soit par insufflation
à l'air.
Résultats : 49 réductions ont été
tentées : 22 par les radio-pédiatres est 27 par les radiologues
non pédiatres.
Les radiopédiatres réussissent la réduction 18 fois
sur 22 (82 %) : deux fois sur 4 (50%) en utilisant le lavement liquide et
16 fois sur 18 cas (89 %) par insufflation. Les radiologues non pédiatriques
réussissent la réduction dans 12 invaginations sur 27 (45
%) en utilisant le lavement liquide dans 13 cas avec un taux de réussite
de 53 %, et l'insufflation à l'air dans les 14 autres avec un taux
de réussite de 36%
Conclusion : Les radiologues non pédiatriques manifestent un intérêt certain pour la réduction par insufflation (14/27) mais dominent mal cette technique. Leur taux de réussite (36 %) reste inférieur à celui généralement publié dans la littérature (70 à 95.6 %). Pendant cette période de transition du lavement liquide à l'insufflation d'air, le rôle des radiopédiatres est d'assister leurs collègues afin de mieux maîtriser cette technique et de diminuer le nombre de laparotomies injustifiées.
La désinvagination par insufflation présente des avantages
qui l'ont fait adopter par de nombreuses équipes. Elle reste cependant
une technique un peu difficile à mettre en oeuvre compte tenu de
l'absence de matériel homologué et de la nécessité
de contrôler de façon rigoureuse la pression d'air insufflé.
Différents types de matériels ont été décrits.
La législation qui impose le retrait du mercure pose des problèmes
à certaines équipes qui utilisaient ce liquide pour assurer
une maîtrise en valeur absolue de la pression.
Nous avons abandonné le mercure pour réaliser un contrôle
de la pression à l'aide d'une colonne d'eau. Nous présentons
ce matériel simple et peu onéreux qui permet à notre
avis un contrôle facile et rigoureux de la pression d'insufflation.
But :
Analyser les images IRM précoces des douleurs osseuses fébriles
chez le malade drépanocytaire et non drépanocytaire en vue
d'approcher les signes évocateurs d'une crise vaso-occlusive ou d'une
ostéomyélite aiguë.
Matériel et méthodes : 16 enfants (8filles, 8 garçons)
âgés de 3 à 15 ans dont 8 drépanocytaires, sont
explorés pour douleurs osseuses fébriles. Le syndrome inflammatoire
est constant (hyperleucocytose, VS accélérée).
Tous les malades ont bénéficié d'une radiographie standard,
d'une échographie au cours des premières 24 heures et d'une
IRM au cours de la première semaine. L'exploration est réalisée
par coupes multiplans avec des séquences T2 +/- T2FS et T1, T1FS
avant et après injection de gadolinium.
Résultats : Chez les malades drépanocytaires, la
radiographie standard montre des remaniements osseux et un épaississement
périosté dans 4 cas, l'échographie visualise un oedème
des parties molles dans 4 cas et une collection dans un cas. L'IRM est pathologique
chez tous les malades. Elle montre des anomalies de signal médullaire,
étendues en nappe en hypersignal T2 et T1 en rapport avec des produits
de dégradation de l'hémoglobine. La prise de contraste est
constante, elle est périphérique hétérogène
réalisant un aspect bigarré. Un épaississement périosté
stratifié est noté dans tous les cas. L'oedème des
parties molles est constant et discret, une petite collection est notée
dans uns. Un épanchement articulaire discret est noté dans
3 cas. L'évolution est favorable dans tous les cas sous simple traitement
symptomatique (hydratation et vasodilatateurs).
Chez les malades non drépanocytaires, la radiographie standard et
l'échographie sont normales dans tous les cas. L'IRM est pathologique
dans 6 cas. Elle montre des anomalies de signal médullaire métaphysaire
localisé avec un signal intense en T2 et intermédiaire en
T1. Le réhaussement après injection de gadolinium est harmonieux.
Aucun décollement périosté n'a été noté.
L'oedème des parties molles et l'épanchement articulaire sont
notés dans deux cas. L'évolution est favorable sous traitement
antibiotique.
Conclusion : L'atteinte médullaire étendue en hypersignal
T1 et T2, la prise de contraste hétérogène et périphérique,
l'épaississement périosté stratifié et bigarrée
et la multifocalité des lésions sont des signes évocateurs
d'une crise vaso-occlusive chez les malades drépanocytaires. D'autre
part, l'atteinte médullaire localisée et la prise de contraste
harmonieuse orientent vers une ostéomyélite aiguë.
Objectifs : Etudier l'intérêt de l'IRM dans le diagnostic
des Granulomes Eosinophiles du squelette de l'enfant.
Méthodes : Etude rétrospective chez 11 enfants âgés
de 2 à 11 ans de 12 Granulomes Eosinophiles : 6 diaphysaires et 6
pelviens. Examens IRM par séquences multiplanaires en T1 (9/12),
T2 (12/12), avec injection IV de Gadolinium (2/12). Analyse de la sémiologie
IRM : limites tumorales, signal, prise de contraste, extension osseuse et
dans les parties molles.
Résultats : - limites toujours bien définies en T1
et T2.
- signal : en T1 il était supérieur à celui du muscle
et égal à celui de la moelle dans 9 cas/9. En T2 il était
hyperintense, hétérogène dans 7 cas/12. L'injection
de Gadolinium rehaussait la lésion.
- extension : la réaction oedémateuse osseuse était
variable, l'atteinte inflammatoire des parties molles était toujours
limitée aux fascias et muscles en contact avec l'os.
Conclusion : l'IRM montre des signes évocateurs bien que non
spécifiques : lésion circonscrite de signal élevé
en T1 et T2, avec une réaction limitée de contact dans les
parties molles. Son intérêt est de permettre de prévoir
la prise en charge thérapeutique des Granulomes Eosinophiles symptomatiques
de l'enfant.
Objectifs: Etudier les anomalies tomodensitométriques digestives
les plus fréquemment retrouvées chez les enfants mucoviscidosiques.
Matériels et méthodes : Etude prospective de trente
huit enfants régulièrement suivis pour mucoviscidose. Scanners
réalisés sans préparation digestive, ni injection de
produit de contraste iodé, en acquisition hélicoïdale
par coupes jointives de 5 à 7 mm. Ces scanners ont été
interprétés par deux radiologues selon une fiche préétablie.
Résultats : Onze enfants présentaient une stéatose
hépatique (29%). Deux patients avaient un foie dysmorphique, multihétéronodulaire
de contours irréguliers (5%). Trente quatre enfants avaient un pancréas
atrophique avec involution graisseuse de la loge pancréatique (89%),
quatre des petites calcifications intrapancréatiques multiples (7%)
et trois des kystes pancréatiques (4%).
Tous les enfants présentaient une stase stercorale recto-colique.
Des anomalies coliques (épaississement pariétal, hyperdensité
pariétale, striation murale) étaient fréquemment retrouvées
(74%) atteignant préférentiellement le cæcum. L'iléon
terminal était anormal chez vingt six patients (68%) (ectasie, épaississement
mural, hyperdensité pariétale, stase stercorale et impaction
dans la valvule de Bauhin). Vingt sept patients avaient une appendicocèle
(71%) et deux enfants un stercolithe appendiculaire (5%). Un scanner de
contrôle mettait en évidence une régression des anomalies
iléo-cæcales avec disparition de l'appendicocèle.
Conclusion :Les anomalies digestives tomodensitométriques
sont fréquentes chez les enfants mucoviscidosiques. Le but de cette
étude est de décrire et d'illustrer ces anomalies afin d'améliorer
la prise en charge de ces enfants.
L'uroIRM est un bon examen pour les voies urinaires dilatées des
uropathies malformatives (1).
On utilise les séquences " RARE " ou hybrides RARE.
Mais le tube digestif se superpose et peut gêner l'analyse des voies
urinaires (fig 1 : fille de 6 semaines)
Le jus de myrtille qui est naturellement riche en manganèse (Mn ++) donne un hypersignal T1 (contraste positif) et un hyposignal T2 (contraste négatif), qui permet de supprimer les images digestives (2).
Après observation " in vitro " de l'effet du jus de myrtille sur une séquence RARE (fig 2), nous avons testé des dilutions successives pour mettre au point un protocole.
Le protocole est le suivant : une heure avant l'examen on donne au nourrisson à jeun un biberon contenant 3/4 de lait et 1/4 de jus de myrtille. (fig 4). En plus de l'effet de contraste négatif recherché, ce protocole apaise l'enfant, entraîne un bon état d'hydratation et par conséquent une augmentation de la diurèse.
Fig 3 : garçon de 6 semaines. Après biberon myrtillé,
les images digestives ont disparu, il reste le LCR, les voies biliaires,
et les voies urinaires. La qualité de l'image est améliorée
: le rein gauche normal est visible (comparer avec la figure 1).
Fig 5 : garçon, 13 ans. Toutes les images kystiques sont urinaires.
Il n'y a aucune image digestive résiduelle.
Fig 6 : Homme adulte. a) sans préparation : le grêle peut masquer
le rein droit.
b) après myrtille : il n'y a pas de rein à droite, le rein
droit est siège d'une ectopie croisée, on le trouve sous le
rein gauche dilaté.
Conclusion : le jus de myrtille est naturel, non toxique, disponible, bien accepté, bon marché et efficace.
PS : Pour les nourrissons au sein, donner le jus de myrtille un peu dilué
et sucré, avant la tétée.
Pour les grands enfants, donner des tartines de confiture de myrtille sur
du pain de seigle, le seigle est également naturellement riche en
Mn ++ (3)
Bibliographie :
Borthne A, Nordshus T, Reiseter T and all (1999) MR urography : the future
gold standard in Paediatric urogenital imaging ? Pediatr Radiol 29 : 694-701
Hiraishi K, Narabayashi I, Fujita O and all (1995) Blueberry juice : preliminary
evaluation as an oral contrast agent in gastrointestinal MR imaging. Radiology
Jan ; 1 94 (1) : 119-23
Randoin L, Table de composition des aliments. Institut scientifique d'hygiène
alimentaire. Editions Jacques Lanore, 12 rue Oudinot Paris VII