Publié septembre 2002, mise à jour
|
Réunion de la SFIP Septembre 2002 |
Objectifs : l'atteinte de la substance blanche parfois associée à des lésions des noyaux gris centraux (encéphalite aiguë disséminée) est bien connue dans les encéphalites aiguës virales non réplicatives de l'enfant. Dans ce même cadre clinique des lésions purement limitées à la substance grise sus-tentoriel sont beaucoup moins classiques. Nous présentons 6 patients hospitalisés pour encéphalite aiguë post-infectieuse non réplicative avec atteinte isolée du cortex et/ou des noyaux gris centraux.
Matériel et méthodes : 6 enfants (5 garçons, 1 fille) âgés de 3 ans 6 mois à 12 ans ont été hospitalisés entre 1997 et 2002 pour un tableau neurologique d'apparition brutale. 5 enfants ont eu une tomodensitométrie (TDM) cérébrale dès J1 d'hospitalisation. Tous les enfants ont eu au moins 1 IRM cérébrale au cours des 10 premiers jours avec séquences T1, T2 spin écho et/ou Flair. Une injection de Gadolinium a été réalisée pour 4 enfants. 5 enfants ont eu une IRM de contrôle entre J20 et 1 an de l'épisode aigu.
Résultats : 5 enfants ont eu des troubles de conscience avec parfois coma (3), 4 ont eu des convulsions à point de départ partiel, 2 ont eu un déficit moteur. 5 des enfants ont dû être hospitalisés en réanimation. Dans tous les cas, ces troubles sont survenus au décours d'un épisode infectieux fébrile banal. L'étude du LCR a toujours retrouvé un liquide inflammatoire et tous les enfants ont eu des tracés EEG anormaux. Parmi les 5 enfants explorés initialement par TDM, 4 avaient un examen normal, 1 présentait des anomalies de densité des noyaux gris centraux. Sur les IRM précoces, 3 enfants avaient une atteinte corticale isolée, 2 une atteinte du cortex et des noyaux gris centraux, 1 une atteinte isolée des noyaux gris centraux. Les lésions apparaissaient essentiellement sous forme d'hypersignaux T2 sans prise de Gadolinium. Aucun des enfants n'avaient d'atteinte sous-tentorielle. L'évolution clinique a été bonne avec guérison complète pour 3 enfants, 2 ont conservé des troubles du comportement gênant leur scolarité, 1 a conservé une dystonie. Les IRM réalisées à distance ont montré une régression majeure (2) ou totale (3) des anomalies. L'étiologie virale a été une infection à mycoplasme (2) et à chlamydia pneumoniae (1).
Conclusion : les encéphalites aiguës virales non réplicatives peuvent se manifester en IRM par des lésions isolées de la substance grise. L'atteinte des noyaux gris est facilement reconnaissable. Par contre, le diagnostic des anomalies purement corticales est plus difficile.
Mots-Clés : Encéphalite aiguë post-infectieuse. IRM cérébrale. Substance grise.
Objectifs : A la lumière de la littérature définir les éléments diagnostiques et radiologiques et la recherche de critère de pronostic du rachitisme pseudo-carentiel chez 2 filles(2 ans et 13 mois) et-1 garçon(14 mois)
Méthode : Revoir les études radiologiques. Comparer les examens radiologiques de nos enfants avec les observations radiologiques dans les autres formes de rachitisme. L'évolution radiologique de nos 3 cas durant le traitement.
Résultats : On retrouve deux types différents de rachitisme pseudo-carentiel ,tous deux de transmission probablement autosomique récessif. Dans le type I, le déficit de l'hydroxylation rénale semble en cause. Le type II est très semblable dans ses manifestations, mais il s'accompagne souvent d'une alopécie congénitale totale (notre garçon de 14 mois). D'autre part le déficit semble secondaire non à une anomalie rénale, mais à la résistance des organes cibles au 1,25-dihydroxycholécalciférol.Cliniquement les manifestations de cette forme sont plus sévère et précoce que les autres formes de rachitisme. Comme dans tous nos patients les troubles de la croissance sont accentués. Les malformations du thorax sont très impressionnants, ainsi que les déformations des membres. Les fractures ne sont pas exceptionnelles comme celles que l'on retrouve chez nos deux filles. Le thorax du petit garçon est si déformé qu'il a des difficultés a respirer .Durant plusieurs heures par jour l'enfant est sous respirateur artificiel (BIPAP)
Conclusions : Cette forme, décrite initialement par Prader (1978),fut considérée comme une entité unique (type II sans ou avec alopécie congénitale). Le type II sans alopécie a un pronostoc meilleur .L'examen radiologique montre des images d'un rachitisme sévère avec une déminéralisation importante du squelette, de fractures multiples et de déformations des membres et du thorax.
Finalement l'état général de ces enfants est atteint et surtout ceux de type II avec alopécie sont souvent confinés au lit ou très handicapés.
Objectif :
Présenter une forme particulière d'évolution d'une polyarthrite chronique juvénile.
Observations :
Mélissa, 10 ans, est suivie pour polyarthrite chronique juvénile séro-négative HLA B27 (-).
Devant la recrudescence des douleurs lombaires, une mise au point est réalisée.
La biologie démontre un syndrome inflammatoire, le facteur rhumatoïde restant négatif.
La radiographie met en évidence une lésion ostéocondensante de S3 avec remaniement ostéolytique marginal.
Le CT et l'IRM démontrent une altération diffuse du corps de S3 et des &laqno; disques »adjacents avec prise de contraste antérieure et postérieure.
Evolution favorable sous contrôle thérapeutique tri-moléculaire (Méthotrexate, Sulfasalazine, Méloxicam).
Discussion :
L'ostéomyélite sclérosante aseptique entre dans le cadre du SAPHO.
Ce syndrome, rare chez l'enfant, s'accompagne rarement des manifestations cutanées classiques qui ne surviennent que à l'âge adulte.
Il peut survenir dans le décours d'une polyarthrite rhumatoïde.
Référence : Sugimot H. et al. The SAPHO syndrome : defining the radiologie spectrum of deseases comprising the syndrome. Eur. Radiol 1998; 8(5) : 800-6
Mots Clés : SAPHO
Le premier cas concerne un patient de 19 ans présentant une lésion ostéo-cartilagineuse de petite taille, sous-périostée, située à la face postérieure de la métaphyse inférieure du fémur, révélée par des douleurs du creux poplité. L'IRM mettait en évidence, un petit nodule cartilagineux homogène, évoquant un chondrome sous-périosté banal, et une petite formation en raquette de quelques mm2, située sur le versant endostéal de la tumeur en regard d'une érosion corticale discrète en coup d'ongle. L'os spongieux adjacent présentait un aspect inflammatoire réactionnel suspect. La biopsie porta sur la partie superficielle de la tumeur, et conclut à un chondrome sous-périosté, ce qui conduisit à une résection non carcinologique.
L'étude de la pièce opératoire révéla un chondrosarcome de grade II. Une reprise chirurgicale carcinologique dut être effectuée.
Le second cas concerne une jeune fille de 16 ans présentant une lésion ostéocartilagineuse sous-périostée située, à la face postérieure de la métaphyse inférieure du fémur. L'IRM outre la lésion parostéale mettait en évidence un nodule bien limité à contours ostéocondensés sans rapport avec la lésion de surface et n'entraînant pas de réaction de l'os spongieux avoisinant.
En raison du caractère exceptionnel de l'extension intra-médullaire des sarcomes parostéaux et de l'allure rassurante du nodule médullaire, le radiologue demanda une double biopsie, sous-périostée et intra-médullaire.
L'analyse de la lésion spongieuse ne sera pas réalisée, la patiente sera intégrée dans le protocole OS 94 et un remplacement prothétique massif sera effectué au terme de la chimiothérapie.
La pièce opératoire révèlera un ostéosarcome juxta-cortical de bas grade peu modifié par la chimiothérapie et une lésion intra-spongieuse constituée de tissu fibreux dépourvu d'atypie bordé de travées osseuses matures ne correspondant pas à une lésion cicatricielle post- chimiothérapique.
Ces cas illustrent l'intérêt de réaliser une biopsie orientée par une analyse soigneuse des données de l'IRM dans les tumeurs à contingent mixte. Une biopsie portant sur la lésion endostéale aurait permis de faire un diagnostic correct d'emblée et d'éviter ainsi une chirurgie large aux conséquences fonctionnelles lourdes .
Mots clés : biopsie, tumeurs osseuses malignes, IRM
Le PACS permet en principe d'optimiser l'archivage scientifique, mais ce potentiel n'a pas été exploité dans la plupart Des installations.
Objectif : Présenter un serveur d'archives efficace, simple et bon marché.
Matériel et méthodes :
Un micro-ordinateur implémenté d'un "DICOM VIEWER" et d'une base de codage ACR a été intégré au système informatique hospitalier permettant l'accès aux données cliniques et administratives.
Les images sont archivées pour une vingtaine d'années en DICOM dans un serveur sécurisé de 70 GO.
Ces images noir et blanc et couleur, fixes et animées proviennent de toutes les modalités.(RX-CT-US-IRM).
L'intégration dans le système hospitalier permet l'accès aux données administratives et au dossier patient.
Le "software" convertit les images en format BITMAP et JPEG.
Les images archivées peuvent être réimprimées sur films, gravées sur CDRoms ou transmises par Interner.
Des diapositives peuvent être instantanément crées dans powerpoint et retouchées dans Jasc paint shop pro.
Résultats : L'intégration dans le PACS d'un micro-ordinateur dédié permet
un accès instantané au matériel scientifique.
Le format DICOM garantit la qualité des documents.
L'archivage gagne en rapidité et commodité.
L'inclusion d'aides au diagnostic, le partage des informations cliniques
et les échanges sur le web sont de précieuses sources d'enseignement.
Conclusion : L'intégration d'un micro-ordinateur dans le PACS radiologique optimise l'archivage de documents scientifiques de qualité.
INTEGRATOR constitue donc un outil d'archivage scientifique indispensable.
MOTS CLES : Archivage électronique, PACS, Dicom viewer
Objectifs : évaluation économique et évaluation des performances techniques des détecteurs plans (DP) afin de juger de l'opportunité de leur diffusion au sein des hôpitaux de l'AP-HP.
Matériel et méthodes : cette évaluation est basée sur une étude exhaustive de la littérature, ainsi que le recueil d'information par les différents industriels concernés.
Résultats : l'offre industrielle, le parc installé, ainsi que le coût d'investissement de l'équipement, seront détaillés. Une comparaison de leurs performances techniques avec celles de la radiologie conventionnelle analogique et numérique par écrans radio-luminescents, sera présentée. De nouvelles techniques de DP sont évoquées.
Conclusion : un domaine d'application est apparu: la néo-natalogie et la pédiatrie avec des capteurs petit champ placés dans des boîtiers portables . Les développements en imagerie dynamique sont assez lents mais prometteurs ; Enfin aucun nouveau statif de capteur plan innovant n'est à mentionner et aucun constructeur ne parle de s'attaquer dans un avenir proche à la fluoroscopie, ni à la soustraction demandée sur un grand champ par le vasculaire.
Mots clés : imagerie numérique, détecteurs plans, capteurs plans.
Objectif : évaluation clinique des détecteurs plans, comparaison de leurs performances diagnostiques avec celles de la radiologie conventionnelle, afin de juger de l'opportunité de leur diffusion au sein des hôpitaux de l'AP-HP.
Matériel et méthodes : cette évaluation est basée sur d'une part l'expérience propre de services de radiologie, mais également sur la mise à jour de la littérature, et le recueil d'avis d'experts.
Résultats : : les bénéfices attendus pour le patient se résument en une diminution des doses d'irradiations, une amélioration de la qualité des résultats grâce au possibilités de traitement d'image, et aux logiciels d'analyse et d'aide informatisée au diagnostic, ainsi qu'un archivage systématique. Une seule étude portant sur les performances diagnostiques, permet de penser que les DP peuvent se substituer à la technique analogique en apportant en plus les avantages du numérique. Plusieurs études portant sur la qualité d'image avec ou sans réduction de doses montrent que les images obtenues par DP sont à dose égale, meilleures ou au moins équivalentes aux classiques et parfois équivalentes à dose moindre.
Conclusion : la numérisation par détecteurs plans offre de nombreuses possibilités d'évolution pour l'acquisition des images mais aussi pour leur exploitation et leur interprétation.
Mots clés : imagerie numérique, détecteurs plans, capteurs plans.
Le but de ce travail a été d'évaluer l'impact émotionnel des examens d'imagerie conventionnelle sur les enfants de 5 à 13 ans.
Sur une période de 6 semaines, 40 enfants consultants de 5 à 13 ans ont été invités après accord parental, à dessiner leur expérience de l'imagerie médicale conventionnelle. Quinze enfants, (5 garçons, 10 filles) ont rendu 18 dessins. Chacun a été évalué par un radio-pédiatre et une pédopsychiatre selon différents critères : personnages et matériel d'imagerie représentés, évocation du motif de l'examen, cohérence de la scène, proportion relative des différents éléments, utilisation des couleurs, moment choisi, expression d'une détresse ou d'une douleur. Cette analyse a été comparée avec le motif de l'examen, son type et son déroulement.
L'examen en cause était un transit oesogastroduodénal (1), une cystographie rétrograde (7), une urographie intraveineuse (1), un cliché d'os (4), une échographie (4). L'enfant se représente dans 100 % des cas (18/18), il dessine le parent (8/15), la technicienne (9/15), le médecin (8/14). Le matériel d'imagerie est présent dans 100 % des cas (18/18). Ces éléments sont étroitement corrélés avec le déroulement de l'examen (personnes présentes, &laqno; problème » médical, détresse et/ou douleur). Le problème médical en cause est évoqué dans 12 cas sur 18 (position de l'enfant, larmes, couleurs particulières, bulle). Douleur et stress pouvaient être reconnus dans 9 dessins. L'utilisation d'une sédation a conduit à un dessin &laqno; onirique ». Un enfant a dessiné &laqno; l'après » de l'examen, un autre &laqno; l'avant » et &laqno; l'après ».
De nombreuses situations peuvent être analysées par le dessin de l'enfant, l'imagerie médicale n'y échappe pas. Lors de la réalisation d'un examen d'imagerie pédiatrique, cette méthode permet de préciser les moments chargés émotionnellement et d'y préparer les enfants.
Mots clés : évaluation, pratique professionnelle, enfant, imagerie médicale.
Objectifs : L'appendicite du petit enfant est une pathologie rare de diagnostic clinique très difficile. Une péritonite est fréquemment révélatrice. Les auteurs apportent leur expérience à propos de 32 cas de diagnostic échographique d'appendicite aiguë.
Patients et Méthodes : Il s'agit de 32 enfants (23 garçons et 9 filles) âgés de 3 semaines à 3 ans (moyenne 27 mois). Le tableau clinique est évocateur dans 17 cas et trompeur 15 fois. L'exploration échographique fait suite à une histoire trainante, en particulier une gastroentérite dans 13 cas.
Résultats : Le diagnostic final (chirurgie et anatomopathologie) est composé de 20 cas de péritonite appendiculaire (plastron 18 cas, péritonite généralisée 2 cas), de 10 cas d'appendicite aiguë non compliquée et de 1 cas de diverticule de Meckel infecté. Enfin, dans 1 cas l'amélioration clinique et l'abstention chirurgicale ne permettent pas d'affirmer l'appendicite échographique.
L'exploration ultrasonore se révèle particulièrement fiable : le diagnostic lésionnel exact est posé dans 25 cas (9 cas d'appendicite simple, 16 cas de péritonite) et incomplet dans 5 cas (péritonite sans visualisation de l'appendice dans 3 cas, appendicite sans diagnostic de plastron 2 fois). Il existe une seule erreur (1 cas de Meckel infecté). Enfin, dans 1 cas d'amélioration clinique spontanée le diagnostic d'appendicite catarrhale est évoqué.
Conclusion : L'exploration ultrasonore représente une exploration essentielle dans l'amélioration et la précocité du diagnostic d'appendicite et de ses complications chez le petit enfant de moins de 3 ans.
Nous rapportons le cas d'un enfant âgé de 7 ans, obèse, qui présentait une douleur intense paroxystique du flanc droit, sans fièvre, sans trouble du transit, évoquant un syndrome appendiculaire. Le bilan biologique objectivait un discret syndrome inflammatoire isolé (GB : 15.500 ; VS : 32). L'échographie abdominale mettait en évidence une lésion oblongue bien limitée, hyperéchogène, sous-hépatique, au contact de la paroi colique, douloureuse au passage de la sonde. Une fine lame d'épanchement était associée en périphérie. L'appendice n'a pu être visualisé. Le morphotype de l'enfant et les données échographiques ont fait évoquer le diagnostic d'infarctus d'appendice épiploïque qui a été confirmé par l'intervention réalisée sous coelioscopie. Ce cas clinique est l'occasion de rappeler une cause rare de douleur abdominale pseudo-chirurgicale chez l'enfant. Les appendices épiploïques sont des formations graisseuses pédiculées à partir de la séreuse colique et recouvertes de péritoine pouvant se compliquer d'une ischémie ou d'une torsion entraînant une douleur localisée sans fièvre. Plus fréquente chez l'adulte, cette pathologie est rarement décrite en pédiatrie. Le diagnostic doit être systématiquement évoqué chez un enfant présentant une surcharge pondérale, d'autant qu'il modifie la prise en charge thérapeutique puisque le traitement est médical.
Mots clés : appendice épiploïque, échographie, enfant.
Objectifs : Les duplications digestives sont des malformations rares. La localisation iléale est la plus fréquente. Les auteurs présentent deux observations concernant une duplication so-gastrique et une gastro-duodénale dont le tableau clinique et les données de l'imagerie sont à l'origine de difficultés diagnostiques.
Matériel et méthodes : Deux filles âgées de 5 ans, ont été explorées pour hématémèse et broncho-pneumopathie dans un cas et volumineuse masse épigastrique dans le deuxième cas. L'examen a montré une altération de l'état général et un retard staturo-ponderal à 2DS pour la première patiente.
Résultats : Pour la première patiente, la fibroscopie et le TOGD ont révélé un reflux gastro-oesophagien massif, une sophagite stade II et une &laqno; hernie hiatale ». Le TOGD de contrôle, effectué devant l'aggravation de la symptomatologie, a montré une image d'addition en regard du bord droit du cardia, communiquant avec l'sophage et l'estomac et associée à une fistule. La chirurgie a révélé une duplication digestive so-gastrique fistulisée dans une bronche. Pour la deuxième patiente, l'échographie a montré une volumineuse formation kystique, semblant se développer à partir du foie, et prise pour un kyste hydatique compte tenu de l'endémie dans la région. La chirurgie a révélé une duplication digestive accolée à la grande courbure gastrique et au 1er duodénum.
Conclusion : La rareté de la duplication digestive fait que ce diagnostic n'est généralement pas évoqué devant une symptomatologie non spécifique et des images trompeuses. Le diagnostic est facile si la masse kystique est rattachée au tube digestif avec un aspect de paroi dédoublée type digestive à l'échographie. Dans les autres cas, il faut savoir y penser devant une image d'addition inhabituelle décelée sur une opacification digestive. Il faut aussi s'évertuer à étudier les rapports de toute masse kystique abdominale à l'échographie, ce qui doit être plus aisé avec les nouveaux appareils et les sondes à haute fréquence chez l'enfant.
Mots clés : Duplication digestive-enfant-imagerie
Objectifs : Rapporter les signes radiologiques et histologiques des tumeurs et pseudotumeurs hépatiques associées aux anastomoses portocaves (APC) congénitales et chirurgicales.
Matériel et méthodes : Depuis 1980, 9 enfants présentant cette association ont été explorés dans le service par échographie, scanner et IRM (4 cas). L'histologie de la lésion hépatique a été obtenue dans tous les cas et dans 8 cas par biopsie guidée par échographie.
Résultats : Pour 4 enfants (âgés de 10 à 19 ans) l'APC était congénitale et a été découverte dans 2 cas lors de l'exploration de masse(s) hépatique(s). Pour les 5 autres enfants (âgés de 5 à 14 ans) une APC chirurgicale a été pratiquée pour traiter l'hypertension portale secondaire à une obstruction porte avec cavernome porte et les lésions ont été découvertes dans le contrôle systématique de ces enfants 1 à 7 ans après la chirurgie. Le diagnostic histologique des lésions hépatiques a été celui d'hyperplasie nodulaire régénérative (HNR) dans 4 cas avec des lésions multiples, mesurant de 1 à 6 cm et d'aspect variable en imagerie. Dans 4 cas le diagnostic d'adénome a été posé avec des lésions multiples dans 2 cas, de 3 à 10 cm et d'aspect typique en imagerie. Dans 1 cas un hépatocarcinome diffus est survenu chez une jeune fille de 19 ans compliquant un adénome retrouvé à l'autopsie. Une régression évidente des lésions a été observée dans les 2 cas d'APC congénitale fermée chirurgicalement et /ou radiologiquement et chez un enfant pour lequel une nouvelle intervention chirurgicale a transformé l'APC en anastomose mésentérico-rex redirigeant le flux portal vers le foie.
Conclusion : Il y a vraisemblablement un continuum de la lésion hépatique régénérative à la lésion dysplasique et néoplasique et leur physiopathologie est probablement l'absence de flux portal intra hépatique. On peut donc conclure :1- il faut rechercher une APC congénitale dans le bilan d'une tumeur hépatique, 2- le suivi à long terme des APC est recommandé, 3- la chirurgie de l'hypertension portale doit éviter si possible la dérivation complète du flux portal, 4- les lésions hépatiques bénignes peuvent régresser après fermeture de l'APC.
Mots clés : tumeur hépatique, malformation vasculaire hépatique, hypertension portale
A propos de 4 cas de tumeurs à révélation périnéale, nous discutons :
la voie d'abord biopsique, dans les 4 cas chirurgicale, au niveau du périnée ou par vaginoscopie
la nature histologique des tumeurs
l'intérêt de l'IRM pour le bilan d'extension locale en pré-opératoire et en surveillance.
Mots-clés : Tumeur périnéale, rhabdomyosarcome, IRM
Mise en évidence chez une enfant de 4 ans lors d'une échographie pour suspicion de pyelonéphrite d'anomalies rénales bilatérales (calcifications corticales cernant la médullaire rénale) et secondairement d'une masse médiane faiblement calcifiée volumineuse s'avérant être un ganglioneuroblastome non sécrétant NMyc non amplifié (biopsie chirurgicale).
Au cours du bilan radiologique réalisé : échographie abdominale, tomodensitométrie abdominale avant / après injection intraveineuse de contraste, IRM, mise en évidence d'une calcification dans la veine cave inférieure et d'une circulation veineuse collatérale développée aux dépens du rein droit.
Les auteurs envisagerons la gamme des étiologies possibles des calcifications rénales bilatérales et leur éventuelle association avec une masse abdominale et surtout la question simple à poser au sujet des antécédents de l'enfant permettant de faire le diagnostic.
Mots clés : Calcifications rénales, ganglioneuroblastome, enfant
Objectifs : redéfinir la place de l'imagerie moderne dans la prise en charge des traumatisme intestino-mésentériques en pédiatrie.
Matériel et méthodes : étude rétrospective de 6 dossiers pour lesquels le diagnostic de lésions intestino-mésentériques a été retenu lors de l'intervention chirurgicale. Tous les moyens d'explorations radiologiques utilisés dans la prise en charge de ces malades (abdomen sans préparation, échographie et tomodensitométrie abdomino-pelvienne) ont été relus afin de préciser l'apport de ces différentes techniques.
Résultats : Les clichés d'abdomen sans préparation restent utiles pour la mise en évidence d'un pneumopéritoine à condition d'être correctement réalisés. L'échographie abdomino-pelvienne recherche les lésions traumatiques des viscères pleins de l'étage sus-mésocolique et des reins associés. L'échographie peut reconnaître un pneumopéritoine, une anomalie pariétale digestive ou mésentérique. La tomodensitométrie sans puis avec injection de produit de contraste iodé reste l'examen de choix dans les traumatismes abdominaux chez l'enfant en particulier pour la mise en évidence de lésions intestino-mésentériques.
Conclusion : l'imagerie moderne des traumatismes abdominaux de l'enfant doit permettre la mise en évidence des traumatismes intestino-mésentériques. Ne pas méconnaître une lésion hémorragique intestino-mésentérique et à surtout une perforation digestive est une priorité qui conditionne la prise en charge et le pronostic des malades. La tomodensitométrie est l'outil de choix du radio-pédiatre afin d'aider le chirurgien dans ses choix thérapeutiques.
Mots clés : traumatismes intestino- mésentériques, tomodensitométrie
Objectif : rappeler les complications de la ceftriaxone.
Résultats : la Ceftriaxone est de plus en plus utilisée dans le traitement des infections urinaires et pulmonaires dans notre institution. Une surveillance échographique est classiquement réalisée en cas de pyélonéphrite mais pas en cas de pneumopathie.
Les pseudo lithiases biliaires ont été largement rapportées dans la littérature. Classiquement, elles disparaissent à l'arrêt du traitement. Dans notre expérience, certaines de ces lithiases persistent au delà de l'arrêt du traitement.
Par ailleurs, les complications urinaires sont moins connues. Nous rapportons l'observation d'un enfant de 7 ans et demi hospitalisé pour pleuro pneumopathie sévère traitée par Ceftriaxone. Dans l'évolution, cet enfant a développé une lithiase rénale obstructive ayant nécessité la mise en place d'une sonde urétérale. L'analyse du calcul a montré qu'il s'agissait d'une lithiase de Ceftriaxone de calcium. L'évolution s'est faite vers la destruction du rein. Les lithiases rénales sont exceptionnelles mais elles méritent d'être connues. Elles sont favorisées par des doses élevées de Ceftriaxone, la déshydratation et l'alitement.
Conclusion : les traitements par Ceftriaxone peuvent être responsables de complications biliaires et rénales graves
Mots clés : Ceftriaxone, complications rénales, complications biliaires
Objectif : Evaluer le rôle de l'échographie (US) dans l'indication, le guidage et le suivi de la fibrinolyse pleurale (FP) par urokinase (UK) en cas d'épanchement parapneumonique (EP)
Matériel et méthodes :
Etude rétrospective de quatre dossiers couvrant la période de janvier 2001 à avril 2002.
Il s'agit de trois garçons et une fille (âge moyen 4,6 ans) présentant un EP compliqué à l'US.
Trois de ces enfants ont bénéficié d'une FP par UK. Les indications étaient : un EP compliqué fibrineux et cloisonné, répondant mal à l'antibiothérapie (n =3), avec une concentration de glucose >40mg/dl(n = 1), et un LDH >500 (n =3) au niveau du liquide pleural. Le pH n'a pas été évalué(n = 0). Des drains de 8F étaient introduits dans la cavité pleurale sous guidage échographique. 25000 à 50000 UI d'UK étaient injectés trois fois par jour pendant trois jours via le drain.
Chez le quatrième enfant, en l'absence d'anomalie chimique du liquide pleural, et en présence d'une bonne réponse au traitement médical, la FP n'a pas été préconisée.
Résultats :
Avant traitement par UK (n=4) :
Aucun germe n'était cultivé au sein de l'épanchement. L'échographie démontrait chez tous les patients un volumineux épanchement pleural trouble, cloisonné, avec épaississements des feuillets pleuraux.
Après traitement par UK (n=3) :
Aucune complication locale ou générale n'a été observée. La CRP et l'état général s'amélioraient après 48 heures de traitement. Le volume moyen de liquide drainé au premier jour était 253cc et diminuait rapidement jusqu'au 3éme jour. L'évolution échographique était concordante avec l'amélioration clinique. Seuls les feuillets pleuraux restaient épaissis à la fin de l'hospitalisation.
Chez le quatrième enfant traité sans FP, on notait une résolution incomplète de l'EP avant son retour à domicile.
Conclusion : La FP est un traitement simple, efficace, peu invasif, réduisant probablement la durée d'hospitalisation des patients présentant un EP compliqué. Son indication est basée sur des critères cliniques, biologiques, et échographique. L'imagerie intervient dans l'évaluation pré et post thérapeutique de la cavité pleurale, et le guidage du drainage.
Mots clés : Fibrinolyse pleurale, épanchement parapneumonique, échographie
Objectif : évaluation à long terme du traitement percutané par Ethibloc des lymphangiomes kystiques superficiels de l'enfant.
Patients et méthode : étude rétrospective de 28 patients : 16 garçons et 12 filles, âgés de 6 mois à 19 ans (âge moyen 4 ans 9 mois) porteurs d'un lymphangiome kystique dont 10 étaient cervicaux, 8 faciaux, 4 cervico-faciaux, 2 cervico-médiastinaux, 3 sus-claviculaires, 1 au niveau du membre supérieur et 1 au niveau de la paroi abdominale. La taille de la lésion était déterminée par échographie et/ou tomodensitométrie. 6 lésions avaient un diamètre compris entre 1 et 3 cm, 9 entre 3 et 5 cm et 8 supérieurs à 5 cm. 6 cas n'ont pas été précisés. La découverte des lésions a été faite en anténatal chez 2 patients, à la naissance chez 11 patients, avant 2 ans chez 7 patients et après 2 ans chez 8 patients. L'indication thérapeutique était la gêne fonctionnelle et/ou esthétique, les poussées inflammatoires et les hémorragies intra-kystiques. Ces lésions étaient traitées par injection percutanée d'Ethibloc à une dose comprise entre 1 et 5 ml. 34 scléroses ont été réalisées. La durée d'hospitalisation était de 1 à 5 jours pour 28 cas (81 %) et supérieure à 5 jours dans 5 cas (15 %). Les anti-inflammatoires n'ont été administrés que dans 6 cas ayant présenté des complications inflammatoires importantes.
Résultat : la résorption totale des lésions a été observée dans 19 cas, soit 56 % et partielle dans 8 cas soit 23 %, qui est jugée satisfaisante. 5 cas, soit 15 %, ont eu un échec de ce traitement. L'évolution n'a pas été précisée dans 2 cas. Le suivi évolutif était entre 4 mois et 8 ans (moyenne de 2 ans). 7 cas ont eu une extériorisation d'Ethibloc avec une bonne évolution et régression totale des lésions.
Conclusion : la réduction importante du volume dans 80 % des cas incite à l'utilisation de cette méthode qui est une approche thérapeutique efficace et facilement répétitive, et doit être envisagée en première intention dans le traitement des lymphangiomes kystiques superficiels de l'enfant.
Objectifs : les critères pronostiques dans la souffrance neurologique chez le nouveau-né à terme sont multiples et font en particulier appel à la résonance magnétique. La séméiologie en IRM est bien connue, la spectroscopie localisée peut apporter des arguments complémentaires. Le but de ce travail est d'apprécier l'apport de l'imagerie spectroscopique permettant l'étude de l'ensemble d'un plan de coupe par rapport à la spectroscopie localisée et à l'imagerie de diffusion.
Matériel et méthodes : 8 nouveau-nés à terme ont été explorés entre J2 et J4. Tous ces enfants ont présenté une souffrance neurologique néonatale avec prise en charge initiale en Réanimation.
L'examen par résonance magnétique a comporté des coupes axiales pondérées en T1, T2 et imagerie de diffusion. Une spectroscopie monovoxel a été réalisée au niveau des noyaux gris centraux et complétée par une imagerie spectroscopique sur l'ensemble de ce plan de coupe (CSI). L'ensemble de l'examen a duré entre 30 et 45 mn.
Le post traitement a été réalisé à l'aide d'un logiciel spécifique (PIMS, Christophe Rubin, CHU Grenoble). Ces différentes explorations ont été comparées entre elles.
Résultats : l'étude CSI est comparable au niveau des noyaux gris centraux à ce qui est observé en spectroscopie monovoxel.
La présence de lactate est en particulier assez bien corrélée entre les 2 techniques.
La reconstruction des images à partir de l'acquisition CSI permet d'obtenir des cartes des principaux métabolites (choline, créatine, NAA, lactate). Les cartes de créatine sont difficilement interprétables.
La comparaison entre les cartes de NAA et de lactate d'une part et l'imagerie de diffusion d'autre part montre une faible corrélation dans la topographie des lésions. Ceci peut correspondre à une faible sensibilité de l'imagerie de type CSI ou à l'expression de phénomènes physiopathologiques différents par les 2 techniques employées.
Conclusion : l'imagerie spectroscopique demande à être confrontée à l'évolution clinique ultérieure de ces nouveau-nés pour apprécier sa valeur respective par rapport aux autres techniques.
Mots clés : souffrance neurologique néonatale, IRM, spectroscopie par résonance magnétique, imagerie métabolique.
Objectifs : Evaluer l'incidence des complications thrombotiques artérielles au cours de l'utilisation des cathéters en période néonatale.
Préciser la place de l'imagerie dans le diagnostic et la surveillance de ce type de complication.
Patients et méthodes : Etude rétrospective réalisée dans un centre de néonatologie de niveau III. Un cathéter central, tout type confondu, est posé chez 23 % environ des nouveau-nés hospitalisés.
La proportion de cathéter artériel ombilical varie au cours des années, selon l'évolution du recrutement des patients et des pratiques des cliniciens. Elle a tendance à diminuer ces dernières années.
Résultats : Sur 10 ans, au cours de 11 518 séjours de nouveau-né, 3 935 cathéters ont été mis en place (34 %) dont 660 cathéters artériels ombilicaux (16 % de l'ensemble des cathéters posés).
Durant cette période, 10 complications à type de thrombose aortique ont été observées, soit 1,5 % des cathéters artériels ombilicaux ou 0,1 % des nouveau-nés hospitalisés. Sur les 10 cas, 8 ont régressé spontanément sans séquelle et 3 ont fait l'objet de complications : 1 hypoplasie rénale séquellaire isolée, 1 hypoplasie rénale avec hypertension artérielle et 1 hypertension artérielle isolée.
Discussion Conclusion : Dans notre expérience et en accord avec les données de la littérature, quelque soit le type de cathéter utilisé, les complications infectieuses sont de loin les plus fréquentes et sont directement liées à la durée de la présence du cathéter. Le diagnostic est avant tout clinique et biologique. Les autres complications sont plus rares.
Les thromboses artérielles ou veineuses :
- peuvent survenir à bas bruit et passer inaperçues ou être de découverte fortuite,
- être révelées par une symptomatologie précoce à type d'HTA, de troubles rénaux, d'ischémie des extrémités ou, à distance, d'hypertension portale, par exemple.
Dans ce contexte, la place de l'imagerie se situe à 3 niveaux :
- contrôle radiographique de la position du cathéter,
- devant une symptomatologie évocatrice, recherche de complications par échographie,
- surveillance échographique systématique des vaisseaux après la mise en place du cathéter et après son retrait.
On peut discuter de l'intérêt du contrôle échoghraphique systématique des vaisseaux après la mise en place du cathéter et après son retrait.
Mots clés : cathéter artériel, thrombose aortique, prématuré.
Objectifs. Le relief d'un petit poumon sur un cliché standard du thorax est plus fréquemment du à une obstruction des voies aériennes. Une éventuelle anomalie vasculaire pulmonaire peut être difficilement mise en évidence : une angiographie traditionnelle est souvent nécessaire. On présente notre expérience angio-RM, présentant 4 dossiers de pathologie congénitale ou acquise d'une artère pulmonaire.
Matériels et méthodes. Une angio-RM (ARM) a été réalisée chez 4 patients en âge pédiatrique porteurs: d'une atrésie de l'artère pulmonaire droite et d'une agénesie pulmonaire (1 dossier), d'une atrésie d'une artère pulmonaire e d'une hypoplasie pulmonaire (2 dossiers), d'une sténose distale acquise de l'artère pulmonaire gauche et d'une hypoplasie pulmonaire après correction cardio-chirurgicale d'une transposition des gros vaisseaux (1 dossier). L'IRM (1,5 T Marconi-Picker) nous a permis une évaluation soit morphologique (coupes coronales et sagittales T1 pondérées), soit ARM (CE 3D ultrafast ARM). Le traitement d'image a inclu la soustraction et les reconstructions MPR et MIP.
Résultats et conclusion. L'absence congénitale d'une artère pulmonaire est probablement due à une interruption du sixième arc aortique : l'ARM montre bien cette anomalie et l'agénésie, l'aplasie ou l'hypoplasie du poumon correspondant. On confirme également la bonne justification d'une étude IRM dans l'évaluation des vaisseaux pulmonaires chez les patients cardiaque opérés.
Mots clés : MRA, Cardiac Heart Diseases
Objectifs : le &laqno; Pulmonary sling » est une malformation vasculaire rare, dans laquelle l'artère pulmonaire gauche naît de l'artère pulmonaire droite avec un trajet aberrant, crochetant la bronche souche droite, puis inter trachéo-oesophagien. Sa gravité est variable, notamment en fonction des anomalies associées (trachéales, cardiaques). Nous rappelons la séméiologie radio-clinique à partir de 2 cas de présentation et pronostic très différents.
Patients et méthodes : il s'agit de deux nouveau-nés nés à terme d'une grossesse normale, ayant présenté une détresse respiratoire néonatale, modérée dans un cas, sévère dans l'autre. Les résultats du bilan d'imagerie et de fibroscopie sont présentés.
Résultats : dans le premier cas, la radiographie thoracique montre une distension pulmonaire droite, le scanner thoracique, malheureusement non injecté, ne montre qu'un emphysème droit diffus compressif. L'endoscopie met en évidence une sténose complète de l'origine de la bronche souche droite, le TOGD est très suggestif du &laqno; Pulmonary sling » avec empreinte vasculaire oesophagienne antérieure. L'enfant est opéré à 1 mois avec une évolution favorable.
Dans le deuxième cas, la détresse respiratoire majeure motive une fibroscopie, retrouvant une sténose infranchissable, trachéale haute. La radiographie thoracique montre une densité pulmonaire augmentée à droite, sans déviation médiastinale. Le scanner injecté confirme la sténose trachéale étendue, découvre l'artère pulmonaire gauche rétro-trachéale avec hypoventilation pulmonaire droite et hyperclarté relative gauche. L'enfant est opéré à J5 (plastie trachéale et réimplantation artérielle pulmonaire) et décède en post-opératoire.
Conclusion : le &laqno; Pulmonary sling » peut être évoqué en période néonatale devant une détresse respiratoire avec typiquement un emphysème droit et une encoche antérieure sur le TOGD. Les formes atypiques sont nombreuses et le bilan d'imagerie (scanner précédé d'une endoscopie) doit faire le diagnostic et le bilan des anomalies, notamment trachéales, souvent associées, afin de préparer au mieux le geste chirurgical.
Mots clés : Pulmonary sling. Ring sling.
Objectif : Illustrer et discuter le spectre des malformations congénitales rachidiennes dans le cadre du syndrome de régression caudale chez le ftus.
Observations : Les données iconographiques (échographie, IRM, TDM et clichés standards) de 7 ftus, âgés de 22 à 33 semaines d'aménorrhée, sont rassemblées et confrontées aux observations cliniques et aux explorations radiologiques réalisées en période post-natale ou après expulsion.
Le segment vertébral souffrant d'agénésie est de longueur variable : dans 4 cas, l'atteinte s'étendait au rachis dorsal et dans 3 cas, seule la région lombaire basse et sacrée était affectée.
Les associations malformatives urogénitales et digestives sont répertoriées : agénésie rénale unilatérale ou bilatérale, absence d'organes génitaux externes, absence de vessie, imperforation anale
Discussion : En période prénatale, le couple écho-IRM s'est révélé efficace dans le diagnostic du syndrome de régression caudale.
Rèf : RAJ Nielvestein, J Valk, LME Smith and C Vermeij-Keers MR of the Caudal Regression Syndrome : Embryologic Implications ANJR Am J Neuroradio 15 : 1021-1029, Jun 1994
Mots Clés : foetus, régression caudale, vertèbre.
Objectif : Evaluer l'apport de l'échographie dans l'analyse des anomalies morphologiques de la thyroïde dans l'hypothyroïdie congénitale (HC) en période néonatale.
Matériel et méthodes : 73 enfants (47 filles, 26 garçons) présentant une HC confirmée ont été évalués en échographie haute résolution entre 1996 et 2002 avant la fin de la deuxième semaine de vie. 69 enfants ont eu une scintigraphie thyroïdienne.
Résultats : 53 enfants ont une loge thyroïdienne vide (43 ectopies, 10 athyréoses) et 20 enfants ont une glande en place [9 goîtres, 6 thyroïdes normales, 5 glandes en place de morphologie anormale (1 hémilobe, 2 hémithyroïdes, 1 hypoplasie et 1 asymétrie)].
La scintigraphie a conclu dans 12 cas à une athyréose et dans 43 cas à une ectopie. Chez 9 de ces 43 enfants, l'échographie a visualisé l'ectopie (dont 1 double sus et sous-hyoïdienne ), toujours hypervascularisée en doppler et chez 10 des 12 enfants avec athyréose à la scintigraphie, l'échographie a vu une loge vide isolée. L' échographie a permis de redresser le diagnostic scintigraphique d'athyréose dans 2 cas en montrant une glande en place en rapport avec une surcharge iodée et une anomalie du transporteur de l'iodure qui donnent toutes deux une scintigraphie blanche.
Par ailleurs, l'échographie a permis d'analyser le contenu de la loge vide (dont l'aspect échographique est caractéristique : la taille est semblable à celle d'une thyroïde de nouveau-né mais la loge vide est isoéchogène à la graisse sous-cutanée) : il a été noté chez 6 enfants des kystes et chez 4 autres, la présence d'un tissu de même échostructure que le thymus au sein de cette loge.
Conclusion : L'échographie permet de reconnaître une loge thyroïdienne vide dans tous les cas d'ectopie et d'athyréose et de mettre en évidence une ectopie dans 21% des cas. Différentes anomalies morphologiques de la thyroïde ont été observées dans les glandes en place. De plus, la présence de kystes ou de thymus au sein de la loge thyroïdienne vide peut conduire à l'hypothèse d'anomalies associées du tractus thyréoglosse et/ou du thymus.
Mots-clés : Hypothyroïdie congénitale ; nouveau-né ; échographie
Objectif : rapporter notre expérience dans l'évaluation et le suivi de certaines malformations broncho-pulmonaires diagnostiquées en antenatal par échographie et explorées en IRM.
Matériel et méthodes : 25 ftus porteurs de lésions hyperéchogènes et (ou) kystiques ont été explorés en IRM ftale sur une période de 6 ans et suivis en post natal. 21 enfants sont nés, 2 ont été perdu de vue, 2 grossesses ont été interrompues. 13 enfants ont été opérés avec un diagnostic anatomo-pathologique.
Résultats : En présence de lésions kystiques, l'IRM a été plus performante que l'échographie pour différencier une atrésie laryngo trachéale ou un kyste bronchogénique d'une malformation adénomatoïde. En présence de lésions hyperéchogènes, l'IRM a été plus performante que l'échographie pour différencier un emphysème obstructif ou une atrésie laryngo trachéale d'une séquestration ou d'une maladie adénomatoïde. Soulignons que dans ce groupe, il n'a pas été retrouvé en post natal de malformation adénomatoïde isolée. L'existence d'un effet de masse sur le médiastin n'a jamais été notée en cas de séquestration isolée. A la naissance, un seul enfant, porteur d'une maladie adénomatoïde, a présenté une détresse respiratoire nécessitant une prise en charge chirurgicale. L'IRM tardive à 35 SA chez cet enfant montrait l'existence d'un effet de masse important. La radiographie thoracique néonatale était normale dans 8 cas, montrait une anomalie difficile à visualiser dans 7 cas, et était très pathologique dans 6 cas. L'échographie a permis de retrouver un pédicule artériel anormal dans 5 des 6 cas de séquestrations. La tomodensitométrie était toujours anormale et permettait de faire un bilan lésionnel précis.
Conclusion : l'IRM ftale aide au diagnostic positif et différentiel des malformations broncho pulmonaires. La persistance d'un effet de masse sur le médiastin en fin de grossesse semble avoir une valeur prédictive sur le risque de détresse respiratoire à la naissance. Le bilan postnatal doit comporter une échographie et une tomodensitométrie en complément de la radiographie thoracique.
Mots clés : malformations broncho pulmonaires, IRM ftale, devenir post natal
Objectifs : présenter une observation de carence en acide folique responsable d'une épilepsie et s'accompagnant de calcifications intra-cérébrales.
Observation : Rose, âgée de 3 ans, est admise aux urgences de l'hôpital pour un état de mal convulsif partiel de l'hémicorps gauche, sans fièvre. Cette enfant présente comme antécédent un autisme sévère avec retard de développement psychomoteur et des troubles du comportement alimentaire. A l'examen clinique, il n'existe pas de déficit moteur post-critique ; par contre on constate une pâleur importante, ainsi qu'une aphtose buccale. Le bilan biologique révèle une anémie à 6g d'Hb, macrocytaire. L'EEG montre une activité à ondes lentes prédominant en région postérieure droite sans élément paroxystique.
Le scanner cérébral montre des calcifications pariétales postérieures droites, à la face profonde du cortex. L'IRM retrouve une zone de signal anormal en hyposignal T1, en hyposignal T2 en écho de gradient, correspondant vraisemblablement aux calcifications corticales, associée à une atteinte de la substance blanche adjacente en hypersignal sur les séquences T2 et Flair.
L'exploration de l'anémie est complétée par une biopsie ostéo-médullaire qui met en évidence une moelle dystrophique avec dysérythropoïèse. Un dosage sérique des folates et de la vitamine B12 confirme le diagnostic de carence en folates.
Discussion : de rares cas sont décrits dans la littérature, où le déficit en acide folique est secondaire à une maladie cliaque ou à un traitement intra-thécal par méthotrexate.
Dans cette observation, il s'agissait d'une carence nutritionnelle due aux troubles du comportement alimentaire (alimentation uniquement à base de produits laitiers). Après traitement par supplémentation en acide folique, l'anémie et le taux sérique de folates se sont corrigés. De telles calcifications sont également retrouvées dans d'autres maladies métaboliques, comme le déficit en dihydroptéridine reductase.
Les diagnostics différentiels à évoquer devant l'aspect radiologique de ces calcifications cérébrales sont une phacomatose, et notamment le syndrome de Sturge Weber ou des lésions séquellaires ischémiques.
Mots clés : calcifications intra-cérébrales, épilepsie, anémie, carence en folates
Une polydactylie du pied droit et une brièveté fémorale sont dépistées chez un ftus à l'échographie de 22 SA et seront confirmées par la suite.
Le caryotype réalisé sur liquide amniotique est normal : 46, XY.
A 33 SA, apparaît un hydramnios et on met en évidence une macroglossie, une néphromégalie, une verge courte avec hypospadias probable et une brachymélie rhizomélique relative.
L'enfant né par césarienne à 37 SA, mesure 47 cm et pèse 2690 grammes. L'examen clinique confirme la macroglossie, l'hypospadias ainsi que la polydactylie du pied droit et révèle une hernie ombilicale. L'enfant présente des épisodes d'hypoglycémie nécessitant un traitement glucosé substitutif.
L'échographie postnatale immédiate confirme la néphromégalie avec un doute sur une masse tumorale au niveau du rein gauche ; le foie est d'échostructure normale. Le bilan radiologique montre une avance de la maturation osseuse et précise les anomalies du pied droit : polydactylie préaxiale avec duplicité partielle de l'avant-pied et bifidité du pouce (7 orteils).
L'échographie de suivi à 4 mois retrouve la néphromégalie avec hétérogénéité du parenchyme pouvant évoquer une néphroblastomatose mais sans masse individualisée et met alors en évidence une masse hépatique de 30 mm.
L'absence d'anomalie familiale et l'association de ces différents éléments font évoquer deux entités dont les phénotypes peuvent se chevaucher : les syndromes de Wiedemann Beckwith et de Golabi Rosen. Une étude génétique complémentaire est en cours pour approcher le diagnostic. Nous exposons ici les anomalies parfois similaires retrouvées dans ces deux syndromes dont les limites peuvent partiellement se superposer.
Mots-clé : syndrome de Widemann Beckwith, syndrome de Golabi Rosen, polydactylie, macroglossie, néphromégalie, tumeur hépatique.
Objectifs : Présenter et discuter l'imagerie d'une encéphalite contemporaine d'une infection à virus influenza de type A.
Matériel et méthodes : L. deux ans et demi, sans antécédents, présente une angine fébrile traitée à domicile par antibiotiques. Deux jours plus tard elle est adressée aux urgences devant l'apparition de signes digestifs. A l'arrivée elle est fébrile, peu réactive, déshydratée puis rapidement en état de choc. Un scanner et une IRM ont été réalisés à l'entrée puis au cours de la surveillance. Dix jours après le début de la maladie on observe une atteinte hémorragique du tronc cérébral qui évolue ensuite vers la cavitation. L'enfant est toujours en coma peu réactif et ne récupère pas.
Résultats : A l'admission, le scanner montre une hypodensité marquée de la substance blanche sus et sous tentorielle, des thalami, des putamens et du tronc cérébral. Les séquences d'IRM pondérées en T1 et T2 confirment la présence de ces anomalies mais c'est la séquence en diffusion qui les montre de façon spectaculaire car elle met en évidence l'dème cytotoxique cérébral.
Conclusion : Cette pathologie est très fréquente au Japon où elle est à l'origine du décès d'une centaine d'enfants par an. Dans le reste du monde elle est rarissime. Il n'y a, dans la littérature, qu'un autre cas décrit d'hémorragie secondaire du tronc cérébral. La reconnaissance précoce de cette encéphalite permet de mettre l'enfant sous corticoïdes et hypothermie au stade de lésions démateuses et avant la confirmation sérologique de la grippe. En effet, le froid permettrait de faire régresser la reaction immunitaire due à la production de cytokine et donc de prévenir l'apparition de lésions cérébrales irréversibles.
Mots clés : encéphalite, influenza, imagerie en diffusion.
Nous rapportons 3 cas de néphroblastome dont la présentation initiale est atypique
- par l'âge et le symptôme révélateur pour le premier
- par la sémiologie radiologique pour le second
- par le degré d'extension pour le troisième
Mots clés : Tumeur rénale, néphroblastome
Objectifs : L'oreille Geyser est une malformation de l'oreille interne qui fait communiquer anormalement le LCR et le liquide péri et endolymphatique. Le but de ce travail est d'illustrer l'aspect TDM et IRM de cette malformation.
Matériel et méthodes : Il s'agit d'un nourrisson âgé de 10 mois qui a été exploré pour des méningites à répétition. L'examen ORL a décelé à une surdité profonde droite. Le transit isotopique du LCR a été normal. L'enfant a été exploré par TDM et IRM.
Résultats : L'IRM a trouvé une malformation de l'oreille interne avec un conduit auditif interne hypoplasique et une communication inhabituelle avec le LCR. La TDM a montré les anomalies de la cochlée, du vestibule, des canaux semi-circulaires et du conduit auditif interne. Elle a mis également en évidence un élargissement du canal du nerf cochléaire et de la première portion du facial, une fenêtre ovale élargie et une ouverture de l'angle entre la première et la deuxième portion du facial.
Conclusion : L'oreille Geyser est une cause rare de surdité chez l'enfant qui doit être évoquée devant des méningites à répétition. L'imagerie reposant sur la TDM et l'IRM, joue un rôle important pour affirmer le diagnostic et évaluer les possibilités chirurgicales
Mots clés : Malformation-oreille-TDM-IRM
Cas clinique didactique :
Garçon de 14 ans, sans antécédent, avec dysurie récente. Echographie : lésion kystique périnéale en regard de l'urètre bulbaire. Cystographie : compression extrinsèque de l'urètre bulbaire avec image lacunaire.
Nous abordons dans la discussion les diagnostics différentiels possibles et détaillons le diagnostic retenu : kyste des glandes de Cowper ou syringocèle. Un rappel anatomique est fait. Un film de l'endoscopie diagnostique et thérapeutique (résection du dôme saillant) est intégré à la présentation.
Mots clés : Urètre, Kyste, Glandes para-urétrales.
Objectif : Rapporter une cause rare de tumeur gastrique bénigne de l'enfant.
Observation : Nous rapportons le cas d'une enfant de 12 ans ayant présenté 1 mois avant l'hospitalisation des douleurs abdominales, un amaigrissement et des troubles de l'appétit. Ces symptômes avaient motivé une échographie et un bilan biologique. L'échographie n'avait montré que des adénopathies banales du mésentère et les examens biologiques avaient mis en évidence un syndrome inflammatoire. Devant la persistance des douleurs un mois plus tard est réalisée une nouvelle échographie. Celle-ci met en évidence une masse hypoéchogène, située au niveau de la grande courbure de l'estomac, mieux précisée par la tomodensitométrie. L'intervention confirme l'origine gastrique de la tumeur , qui est totalement enlevée au cours d'une gastrectomie partielle. Il s'agit sur le plan anatomo-pathologique d'une prolifération inflammatoire myofibroblastique. Les suites opératoires sont simples et l'enfant sort au bout de 10 jours avec une alimentation fractionnée.
Discussion : Cette observation est l'occasion de rappeler l'incidence et la place des pseudotumeurs inflammatoires au sein des tumeurs gastriques pédiatriques. Ces tumeurs bénignes, qui simulent la malignité, doivent être incluses dans la gamme diagnostic des masses gastriques de l'enfant, ce d'autant qu'un ulcère ou un autre processus inflammatoire (fibrose rétropéritonéale ou cholangite sclérosante) sont associés.
Mots clés : pseudotumeurs inflammatoires gastriques pédiatriques, prolifération myofibroblastique.