publication septembre 1999

 Réunion de la SFIP

à Tunis

Communications libres

 

APPORT DE L'IMAGERIE NON INVASIVE DANS LE SYNDROME DE KLIPPEL TRENAUNAY

 

M Oddone, E Biscaldi, P Dalmonte*, GL Bava*, P Toma

Service de Radiologie - Chirurgie Cardio-Vasculaire*

Institut G. Gaslini - L.go G. Gaslini, 5- I-16145 Genova (Italiie)

Rayodd@panet.it

 

Objectif : Les patients porteurs du syndrome de Klippel-Trenaunay (sKT) présentent un ensemble d'anomalies d'un membre, qui comprend, dans la forme typique, une hypertrophie, une malformation cutanée capillaire et un développement anormal des veines superficielles et profondes. Malformations lymphatiques et artérielles sont aussi possibles. Notre but est de rapporter les informations fournies par l'échographie et l'angio-RM veineuse et lymphatique chez 8 patients adressés au Centre des Malformations Vasculaires de notre hôpital avec le soupçon clinique de SkT.

Matériels et méthodes : nous avons exploré par échographie et IRM les membres inférieurs de 8 enfants (7 mois - 9 ans) avec évidence clinique de sKT .

L'échographie (en sédation dans 6 cas) a été réalisée sur un système Acuson ou ATL avec une sonde linéaire de 5-7.5MHz : les veines superficielles et profondes ont été examinées avec leurs connexions. L'IRM (en anesthésie générale dans 6 cas) a été réalisée sur un système Picker à 1.5 T avec séquences DP-T2 fastSE, T2*FE ou fastSTIR, 2D TOF (angioRM veineusee) et 2D-T2 fastSE-fatsat (angioRM lymphatique).

Résultats : L'échographie permet, chez un enfant porteur d'un sKT, d'évaluer l'anatomie des veines profondes et d'exclure la présence d'une malformation artério-veineusee. Une hypoplasie des veines profondes était présente dans 3/8 cas.

L'IRM montre bien l'épaississement des tissus mous sous-cutanés ou la dysmétrie des membres. L'angioRM veineuse montre bien les anomalies veineuses, aussi bien profondes que superficielles, en particulier la veine latérale de Klippel-Trenaunay (3/8). Une dilatation des canaux lymphatiques peut être évidente à l'angioRM lymphatique (4/8).

Conclusion : Il est évident que l'imagerie non invasive (échographie et angioRM) permet de bien préciser les différentes malformations vasculaires qui caractérisent le syndrome de Klippel-Trenaunay, en contribuant à l'approche multidisciplinaire de cette condition.

 

Références bibliographiques :

- Berry SA. Klippel-Trenaunay Syndrome. AJMG 1998 ; 79 : 319-326.

- Laor T. MR lymphangiography in infants, Children, and Young Adults. AJR 1998 ; 171 : 1111-1117.

 

Mots clés : Klippel-Trenaunay syndrome ; vascular malformation ; MRA.


ASPECT ECHOGRAPHIQUE TROMPEUR D'UNE BURSITE DE LA PATTE D'OIE SIMULANT UN ABCES SOUS PERIOSTE

 

M Sayed, M Smida*,F Ben Chehida, N Aloui, I Bellagha, C Jallel*, N Nessib*, C Ammar *, M Ben Ghachem*, A Hammou

Service de radiologie - Hôpital d'Enfants de Tunis

*Service d'Orthopédie infantile - Hôpital d'Enfants de Tunis

 

Objectifs : Montrer un diagnostic différenciel d'un abcès sous-périosté au niveau de la face interne de la jambe.

Matériels et méthodes : Nous rapportons l'observation d'un enfant âgé de 13ans ayant présenté une fièvre avec douleur exquise de la face interne de la jambe gauche, exploré par une échographie des parties molles. L'échographie a été confrontée aux données per-opératoires.

Résultats : Aspect d'abcès sous-périosté à l'échographie.

En per-opératoire, le périoste était sain. En revanche, une Bursite de la patte d'oie a été retrouvée et drainée chirurgicalement.

L'évolution était favorable sous antibiotique.

Conclusion : Devant un syndrome fébrile et douloureux de la face interne de la jambe avec à l'échographie une collection en regard de la face interne du tibia évocatrice d'abcès sous-périosté, il ne faut pas méconnaître le diagnostic de Bursite de patte d'oie dont

la prise en charge thérapeutique et le pronostic sont différents.


MESURE DE L'INDEX DE HEYMAN EN IRM CHEZ L'ENFANT NORMAL AGE DE 4 A 13 ANS.

INTERET DANS LA MALADIE DE LEGG-PERTHES-CALVE

 

B Domenech*, C Baunin*, H Leclet**, C Puget*, JJ Railhac*, C Llanas*, J Sales de Gauzy*, JP Cahuzac*

*Service de radiopédiatrie, Hopital des enfants, 330 avenue de Grande-Bretagne, 31026 Toulouse.

**Unité d'imagerie médicale. Institut Calot. 62600 Berck-sur-mer.

DOMENECH.B@chu-toulouse.fr

 

Objectifs : Définir une valeur normale de référence en IRM de l'index Tête-cotyle ou Acetabular-Head-Index (AHI) de Heyman et Herdon, et comparer cette valeur à celles des patients porteurs d'une maladie de Legg-Perthes-Calve unilatérale.

Matériels et méthodes : Etude prospective sur un an. 36 enfants (72 hanches). Obtention d'images IRM en SE pondéré T1 dans les plans coronal et sagittal. Mesure de l'index de Heyman (AHI) dans ces deux plans avec trois repères différents : osseux, cartilagineux et labral.

Résultats : Plan coronal : AHI osseux :87.4%, AHI cartilagineux :87%, AHI labral :96 %.

Plan sagittal : AHI osseux :106%, AHI cartilagineux :98%, AHI labral :101%. Les valeurs obtenues sont corrélées à l'âge. La couverture acétabulaire apparaît symétrique.

Conclusion : Cette étude montre que l'index de Heyman (AHI) est facilement obtenu en IRM et ceci de façon reproductible. Nous proposons 83% (écart-type -1) comme limite inférieure de la normale pour l'AHI cartilagineux dans le plan coronal. Nous introduisons des valeurs sagittales jamais publiées. Nous pensons que l'IRM qui permet l'étude des surfaces articulaires cartilagineuses, jouera un rôle clé dans la compréhension des véritables relations anatomiques entre la tête fémorale et le cotyle et que ces valeurs de référence du normal peuvent permettre de mieux cerner les indications chirurgicales dans l'ostéochondrite primitive de hanche.


 

LA HERNIE DISCALE CHEZ L'ENFANT : A PROPOS DE 12 CAS

 

H Ben Fredj, N Louati, K Tlili Graiess, H Jemni Gharbi, K. Mrad Dali, H Krifa, M. Jeddi

Service de Radiologie, Hôpital Sahloul de Sousse, 4011 Sousse

 

Objectif : Le but de notre travail est de rapporter les particularités cliniques et radiologiques des hernies discales de l'enfant.

Matériel et méthodes : Douze enfants âgés de moins de 16 ans colligés sur une période de 13 ans ( de janvier 1986 jusqu'à juin 1999), ont été explorés pour radiculalgies.

Les radiographies standard du rachis ont été pratiquées chez tous les malades. La saccoradiculographie 7 fois et la TDM 6 fois.

Résultats : Il s'agissait de 6 garçons et 6 filles, la durée d'évolution a varié de 2 mois à 11 mois. Un facteur déclenchant a été rapporté chez 9 enfants. Tous les malades ont présenté des radiculalgies ou des lombo-radiculalgies, ayant souvent un caractère violent.

Les radiographies standard ont permis d'objectiver une attitude scoliotique dans 7 cas, une rectitude du rachis lombaire dans 8 cas et un détachement du listel marginal chez 3 enfants.

La saccoradiculographie (réalisée dans les années 80) a permis de poser le diagnostic de conflit disco-radiculaire chez les 7 patients, dont 1 cas sur un canal lombaire étroit.

La tomodensitométrie a montré la hernie discale chez les 6 patients, elle découvert en plus une dysplasie d'un récessus latéral chez un enfant et un cas d'étroitesse canalaire.

Tous les malades ont bénéficié d'un traitement médical, 9 parmi eu ont été opérés et 2 ont eu une chimionucléolyse.

Les résultats ont été jugés excellents (9 cas) et bon (2 cas). Le dernier cas de la série est encore sous traitement médical.

Conclusion : Les hernies discales de l'enfant sont très rares mais très symptomatiques. Sur le plan de l'imagerie, elles sont caractérisées par l'importance de signes radiologiques de conflit disco-radiculaire, des lésions destructives (rupture du listel marginal) et la possibilité d'anomalie constitutionnelle sous jacente (CLE, Dysplasie).


 

OSTEOME OSTEOÏDE : PROBLEMES RESOLUS PAR LA RESECTION SOUS CONTROLE TOMODENSITOMETRIQUE

 

M Ben Ghachem, MN Nessib, A Jabri, H Raïes, H Gharbi, M Siala

Hôpital d'Enfants, Clinique Taoufik, Centre de Radiologie Ibn Zohr, Centre Gamma

 

Objectifs : Le forage percutané sous scanner de l'ostéome ostéoïde permet une résection complète et orienté du nidus permettant ainsi une résection limitée évitant toute fragilisation osseuse. Cette technique trouve son triomphe surtout dans les localisations profondes telles que le rachis et la hanche dont l'abord chirurgical est difficile et délabrant

Matériels et méthodes : Notre série comporte 16 résections intéressant 15 patients

L'âge varie de 3 à 28ans, on a presque autant de filles que de garçons.

Les localisations restent classiques dans leur répartition :

- 5 tibia

- 5 fémur

- 2 localisations rachidiennes au niveau des arcs postérieurs

- 2 au niveau de l'os iliaque

- un métatarsien

- un astragale

Résultats : Nos résultats sont évalués avec un recul moyen de un an avec des extrêmes allant de 9 mois à 3 ans et demi.

La plupart des cas, on a une confirmation histologique de l'ostéome ostéoïde.

La douleur a disparu le soir même de l'intervention. Tous les malades ont quitté la clinique le lendemain avec reprise de l'appui avec cannes.

On déplore deux complications, une brûlure cutanée qui a bien évolué et un cas de récidive qui a été repris par la même technique avec guérison définitive

Conclusion : Nous pensons que c'est la technique de choix et la seule qui doit être retenue car :

- Elle permet une résection du nidus

- Contrôlée par des coupes fines au scanner

- Permettant une confirmation histologique

 


 

INTERET DE LA MESURE SYSTEMATIQUE DE L'EPAISSEUR DU FOND COTYLOIDIEN EN PRATIQUE QUOTIDIENNE DE L'ECHOGRAPHIE DE HANCHE DU NOURRISSON

C Tréguier, K Boucher, P Violas, M Chapuis, M Rambeau, Y Gandon, P Darnault

Service de Radiopédiatrie et Chirurgie pédiatrique, CHU Pontchaillou,

Rue Henri Le Guilloux, 35033 Rennes Cedex

catherine.treguier@univ-rennes1.fr

 

Objectifs : Le pourcentage de couverture osseuse épiphysaire (CO), critère de normalité reproductible en milieu radiopédiatrique spécialisé, ne l'est pas en pratique courante de dépistage de la luxation congénitale de hanches (LCH). Notre objectif est de définir une mesure simple, fiable, facilement reproductible : l'épaisseur du fond cotyloïdien(FC). Est-elle nécessaire et suffisante au diagnostic de hanche normale, de bassin asymétrique congténital (BAC) ou de LCH ?

Matériels et méthodes : La coupe de référence est la monocoupe " dynamique " , frontale externe, hanche fléchie en adduction, qui passe par l'aile iliaque horizontale, le limbus et le pubis. Le FC est l'espace qui sépare la limite interne de l'épiphyse du rebord hyperéchogène arciforme du pubis. Sa mesure bilatérale systématique au sein d'une population de nourrisson âgés de 1 à 3 mois (100 témoins, 40 LCH, 49 BAC) a permis d'obtenir les résultats suivants :

FC normal à 1 mois : 3,6 ± 0,9mm, FC normal à 3 mois : 3,5±0,4mm

FC si BAC à 1 mois : 5,6±0,7 mm, FC si BAC à 3 mois : 5,8±0,9mm

FC si LCH à 1 mois : 6 ±0,5mm, FC si LCH à 3 mois : 6,5±0,6mm

Chez les témoins, l'écart D entre chaque hanche est 0±0,5mm

En cas de BAC D = -2,3±1mm(p<0,01) en cas de LCH D = -3,5±1mm

(p<0,01). Ainsi la valeur du D apparaît hautement significative au diagnositc d'une anomalie : la mesure de la CO permet ensuite le diagnostic différentiel entre BAC et LCH.

Conclusion : La mesure du FC, bilatérale et symétrique, £ 4mm est le témoin d'un centrage normal du noyau épiphysaire. Tout écart D > 1,5mm (spécificité 100% sensibilité 85%) doit orienter vers une consultation spécialisée à la recherche d'une limitation d'abduction et/ou d'une instabilité.

 

Bibiliographie : R Seringe. Le bassin asymétrique congénital, étude clinique, radiologique et évolution. Rev Chir Orthop 1992, 78 : 65-73

 

Mots clés : Luxation congénitale de hanche, Bassin asymétrique congénital, Echographie, Nourrisson.


INTERET DE L'UTILISATION EN ROUTINE DU M.E.O.P.A. POUR LA CYSTOGRAPHIE RETROGRADE CHEZ L'ENFANT

 

P. Le Dosseur, C. Ancelot, C. Gaillon, P. Delmon

Radiopédiatrie - CHU Rouen - 76031 Rouen Cedex

Patrick.Le-Dosseur@chu-rouen.fr

 

Objectif : Evaluer l'intérêt de l'utilisation en routine du M.E.O.P.A. (mélange équimoléculaire oxygène / protoxyde d'azote) pour améliorer la prise en charge de la douleur des enfants lors du sondage pour cystographie rétrograde.

Matériel et méthode : Au cours du mois d'avril 1999, une centaine d'enfants ont bénéficié d'une cystographie rétrograde réalisée après inhalation auto-contrôlée d'un mélange gazeux d'O2 et N2O. La mise en uvre était faite en trois étapes : 1. présentation du matériel à l'enfant puis explication de la procédure et des effets secondaires possibles avec mise en confiance. 2. administration ou au mieux auto-administration du gaz à l'aide d'un masque au débit de 6 à 12 litres par minute. Contrôle de l'étanchéité, contrôle de l'inhalation. Contact verbal permanent avec l'enfant. Surveillance exclusivement clinique. 3. Après trois à dix minutes d'inhalation, sondage dans les conditions habituelles et réalisation de la cystographie avec clichés permictionnels.

Le recueil de données a concerné l'évaluation de la douleur, l'acceptation de la technique, les effets secondaires et l'appréciation de l'opérateur. L'évaluation de la douleur faite au moyen d'une échelle visuelle analogique a été comparée à celle d'une série d'examens réalisés sans prémédication.

Résultats : L'efficacité antalgique de la méthode fait passer le score de douleur de 50-70 sans analgésie à 0-30 avec le M.E.O.P.A. L'acceptation de la méthode est bonne (96%), avec un enthousiasme particulier de la part des enfants ayant déjà subi un sondage rétrograde sans prémédication. Les effets secondaires sont rares (7%), toujours bénins et rapidement réversibles : nausées, vomissements, excitation, sensation de malaise. L'appréciation de l'opérateur est également excellente.

Conclusion : Nous pensons que cette procédure mérite d'être utilisée en routine chez les enfants capables d'auto-administration (à partir de deux ans), en particulier lorsqu'un premier sondage a été mal vécu. Elle doit être protocolée en collaboration avec un médecin réanimateur mais peut être administrée par les manipulateurs , au mieux sous couvert d'une surveillance de la SaO2 par oxymètre de pouls. Le produit fait actuellement l'objet d'une Autorisation Temporaire d'Utilisation, uniquement en milieu hospitalier.

Nous l'avons aujourd'hui utilisée pour plus de trois cents cystographies mais également pour faciliter des ponctions veineuses, des mictions douloureuses ou des mises en place de canules rectales ou de drains. Dans l'efficacité spectaculaire de cette procédure, il reste cependant difficile de mesurer le rôle respectif de l'administration du M.E.O.P.A. et celui de la mise en condition qu'elle requiert car cette dernière entraîne indiscutablement une décontraction, une mise en confiance qui atténuent la perception subjective de la douleur et peut probablement influencer sa mesure.

 


IMAGERIE DES URGENCES PEDIATRIQUES, IMPACT DE LA RELECTURE PAR UN RADIOLOGUE PEDIATRE

 

K Chaumoître, F Lair-Milan, F Portier, V Vidal, I Koné-Paut, T Merrot, M Panuel

- Marseille - France

mpanuel@ap-hm.fr

 

Objectifs : Evaluer l'activité, la rentabilité diagnostique et l'effet de la relecture des examens d'imagerie prescrits dans un service d'urgences pédiatriques sur les patients non hospitalisés.

Matériel et méthodes : Dans ce travail prospectif sur six mois portant sur les examens d'imagerie, les éléments analysés ont été l'âge, le sexe, la ou les régions explorées, le type d'examen, le nombre de clichés réalisés par patient, les données de l'interprétation. L'interprétation radiologique a été réalisée en différé dans les 48 heures suivant l'admission, par un radiologue pédiatre. Une analyse des cas discordants a été faite.

Résultats : Sur 6850 patients admis et non hospitalisés, 1835 patients (moyenne d'âge 8 ans 9 mois, G/F= 1,08) ont eu une exploration d'imagerie (27%). Les régions explorées les plus fréquentes étaient par ordre décroissant : cheville, main-poignet, thorax, pied et genou. Vingt-trois pour cent des explorations étaient pathologiques. Une discordance entre la première lecture par le pédiatre urgentiste et la relecture par un radiologue pédiatre a été observée dans 5% des patients radiographiés, nécessitant une adaptation thérapeutique dans plus d'un tiers des cas.

Conclusion : Malgré la séniorisation des urgences pédiatriques, la lecture des clichés d'urgence par un radiologue pédiatre paraît indispensable.


ECHOGRAPHIE ET SINUSITE MAXILLAIRE DE L'ENFANT

ETUDE PRELIMINAIRE

 

S Hantous, A Zidi, I Mestiri, S Baccar, R Alouini, K Ben Miled M'rad

Service d'Imagerie Médicale, Hôpital A. Mami Ariana

Khaoula.Mrad@ms.tn

 

Objectifs : La recherche d'une sinusite maxillaire chez l'enfant repose sur la pratique d'une radiographie selon l'incidence de Blondeau, parfois de façon répétitive, ce qui expose l'enfant aux risques d'irradiation. Face à ces risques non négligeables, il existe une place pour l'échographie des sinus maxillaires.

Le but de ce travail est de proposer une nouvelle stratégie de l'exploration et du suivi des sinusites maxillaires chez l'enfant

Matériel et méthodes : Notre étude était prospective incluant 20 sinus maxillaires étudiés chez 10 enfants ayant un âge moyen de 8 ans

( 4 ans à 12 ans ) répartis en 2 filles et 8 garçons.

L'exploration a comporté une radiographie des sinus selon l'incidence de Blondeau réalisée de première intention suivie par un examen échographique. Deux types d'images ont été ainsi définis :

-Test négatif en raison d'une barrière acoustique complète

-Test positif définissant un sinusogramme qui peut être :

Complet avec des limites nettes

Incomplet quand les limites sont partiellement visualisées.

Résultats : Quand le sinus était libre sur l'incidence de Blondeau

( n = 5 ) le test échographique était négatif dans tous les cas.

Quand le comblement du sinus sur l'incidence de Blondeau était total

( n = 6) le sinusogramme était complet dans deux cas et incomplet dans 4 cas.

Quand le comblement sur l'incidence de Blondeau était partiel

( n = 9 ) le sinusogramme était incomplet dans tous les cas.

Conclusion : Un test échographique positif est donc spécifique d'une sinusite maxillaire. Ainsi devant la simplicité d'utilisation et la sensibilité de l'échographie celle-ci peut être proposée comme examen de 1ère intention dans le diagnostic positif et la surveillance des sinusites maxillaires chez l'enfant.


SURDITE DE L'ENFANT D'ORIGINE MALFORMATIVE. APPORT DU SCANNER A PROPOS DE 50 ANS

 

E Menif, I Baccouche, S Sahtout, S Baccar, S Hachicha, R Slim

Service de Radiologie, Service ORL - Hôpital La Rabta 1007 Tunis Jabbari

 

Objectifs : Les malformations de l'oreille représentent une des étiologies des surdités de l'enfant. Le but de l'étude est de préciser, en tenant compte du stade embryologique de l'évolution, les différents types de malformations, les associations malformatives possibles et l'apport diagnostique du scanner.

Matériels et méthodes : 50 patients ont été étudiés rétrospectivement. Les patients consultaient pour une surdité de transmission ou de perception ou dans certains cas pour une surdité mixte. Dans des rares cas, un tableau de méningite à répétition était noté. Tous les patients ont bénéficié d'un examen TDM.

Résultats : La plupart des patients présentaient des malformations de l'oreille moyenne et/ou externe. Une malformation isolée ou associée de l'oreille interne était plus rare et quatre oreilles Geyser étaient retrouvées.

Conclusion : Le scanner est un outil indispensable dans le bilan des surdités de l'enfant afin d'établir une éventuelle étiologie malformative.


 

THROMBOSE DU SINUS CAVERNEUX : 1 CAS PEDIATRIQUE

 

B Husson, S Müller, B Bader-Meunier, V Bonnerot, D Pariente

Radiopédiatrie, Fédération de Pédiatrie CHU Bicêtre 78 Rue du Général Leclerc. 94270 Kremlin Bicêtre.

Danielle.pariente@bct.ap-hop-paris.fr

 

Objectifs : rapporter les explorations IRM et TDM d'un cas de thrombose du sinus caverneux avec ostéïte de la base du crâne secondaire à une infection ORL.

Matériel et méthodess : un garçon de 5 ans est hospitalisé pour altération de l'état général et syndrome méningé fébrile apparus 4 jours après une rhinopharyngite traitée par antibiotiques. 2 IRM cérébrales avec contraste et 2 TDM (1 cervicale, 1 base du crâne) sont réalisées en période aiguë. Ces examens seront ensuite refaits dans le suivi de l'enfant.

Résultats : La première IRM faite à J1 d'hospitalisation pour apparition de violentes douleurs basi-cérébrales, un torticolis droit et une paralysie du VI droit est considérée normale. A J2, une TDM cervicale faite devant l'apparition d'une masse cervicale conclut à des adénopathies multiples sans collection. Une opacité des mastoïdes, caisses du tympan et du sinus sphénoïdal est notée. L'absence d'amélioration clinique avec signes neurologiques persistants conduit à refaire une IRM à J10. Elle montre des lésions parenchymateuses ischémiques frontales droites, une absence de prise de contraste du sinus caverneux droit en rapport avec une thrombose de celui-ci avec à l'angio-IRM une nette diminution du calibre de la carotide interne homolatérale . Un signal très hétérogène du clivus fait suspecter une ostéite de la base du crâne qui est confirmée en TDM. Tous les signes cliniques et radiologiques vont régresser après une antibiothérapie prolongée plusieurs mois.

Discussion : les thrombophlébites du sinus caverneux sont rares. Les signes cliniques sont un syndrome septique et algique associé à une ophtalmoplégie et un dème orbitaire. Le diagnostic est confirmé par la TDM ou au mieux par l'IRM avec contraste qui montrent soit un réhaussement hétérogène du sinus caverneux pathologique, soit au maximum une absence complète d'opacification correspondant aux veines thrombosées Les complications peuvent être une méningite, un empyème, des accidents ischémiques, une extension de la thrombose aux autres sinuss intra-cérébraux. L'ostéïte de la base du crâne vue chez notre patient peut être à la fois une complication exceptionnelle ou le point de départ de cette thrombose. Le pronostic est réservé (13-20% des décès et 5O% de séquelles). Le traitement repose sur l'antibiothérapiee, l'anti-coagulation restant discutée.

 

Mots clés : cavernouss sinus - thrombosis - skull - bone infection - MRI

 


 

ACCIDENTS VASCULAIRES ISCHEMIQUES D'ORIGINE ARTERIELLE CHEZ L'ENFANT : ETIOLOGIES ET CONDUITE A TENIR

 

Al Baggio Guibal, C Rousselle, JP Pracros, A V Tran Minh

Centre Hospitalier Lyon Sud, Hôpital Debrousse, Lyon -

albaggio@hotmail .com

 

Patients et méthodes : 37 enfants ayant présenté un AVC ischémique d'origine artérielle ont été explorés entre 1979 et 1999.

22 ont bénéficié d'une IRM initiale depuis 1995 avec AngioMR artérielle et 15 d'une artériographie cérébrale conventionnelle.

L'IRM fait le diagnostic d'AVC ischémique sur les séquences classiques en pondération T1 T2 et FLAIR

Résultat : Les étiologies de ces AVC étaient :

24 artériopathies dont

10 post-infectieuses, par vascularite transitoire d'origine virale en particulier

le virus de la varicelle(4) et l'entérovirus(2).

1 par dissection artérielle post-traumatique.

10 dans le cadre d'un syndrome de Moya Moya.

3 autres (Trisomie 21, retard de croissance intra utérin avec artériopathie associée, un cas de périartérite noueuse).

6 formes idiopathiques.

3 cas de thrombophilie.

4 de migraine compliquée.

L'AVC ischémique de l'enfant est une pathologie rare.

La topographie de ces AVC est le plus souvent carotidienne (28 cas) dont 26 dans le territoire sylvien. Leur particularité pédiatrique est de se situer le plus souvent dans le territoire lenticulaire profond.

Ils peuvent également prendre un aspect pseudotumoral.

L'angioMR artérielle montre bien les sténoses ou les thromboses sur les gros troncs artériels ainsi que le développement du réseau de dérivation dans le cadre d'un syndrome de Moya Moya.

L'artériographie conventionnelle montre les lésion artérielles en distalité.

Le pronostic est bon avec absence de récidive sauf dans le cas de Moya Moya.

L'évolution à l'IRM montre une nécrose avec liquéfaction des zones ishémiées plus ou moins associée à une atrophie cérébrale en fonction de l'étendue des lésions.

Le traitement comporte des anticoagulants en général sauf dans le Moya Moya où une chirurgie doit être réalisée le plus tôt possible.

Conclusion :Le diagnostic d'AVC ischémique artériel de l'enfant doit être fait par l'IRM toujours associée à une angioMR artérielle.

L'artériographie conventionnelle n'est plus réalisée systématiquement sauf dans le cas du syndrome de Moya Moya en pré opératoire de la chirurgie de revascularisation.


DIAGNOSTIC DE L'EXTENSION MENINGEE DES TUMEURS CEREBRALES PEDIATRIQUES : CORRELATION ENTRE L'IRM ET LA CYTOLOGIE DU LCR

 

H. Brisse, E. Maissiat, C. Plancher, F. Doz, P. Vielh, B. Asselain, S. Neuenschwander

Institut Curie, 26 rue d'Ulm, 75005 Paris, France

herve.brisse@curie.fr

 

Objectifs : Etudier la corrélation entre les résultats de la cytologie du LCR et de l'IRM cérébrale et axiale pour le diagnostic d'envahissement méningé des tumeurs cérébrales pédiatriques.

Matériels et méthodes: Etude rétrospective (1990-1998) portant sur 49 enfants (33 garçons/16 filles) âgés au diagnostic de 8 mois à 17 ans (moy=8,5 ans), traités pour médulloblastome (35), PNET (6), épendymome (5), pinéaloblastome (2), et germinome (1), par chirurgie (48), chimiothérapie (44), radiothérapie (44), et intensification avec greffe de moelle (5). 159 IRM cérébrales et 130 IRM axiales incluant au minimum des séquences pondérées T1 avec injection de gadolinium ont été relues par 3 radiologues, sans connaissance des résultats cytologiques. L'imagerie était dite "positive" si une prise de contraste méningée était observée sur le crâne ou l'axe, "négative" si aucune prise de contraste méningée n'était observée sur le crâne et l'axe, et "douteuse" lorsqu'il était impossible de trancher. Ces résultats ont été corrélés à la cytologie du LCR, réalisée dans un délai de 0 à 28 jours (moy=6 jours) par rapport à l'IRM. La corrélation a pu être réalisée avec les deux examens (crâne et axe) dans 104/164 cas. Le suivi médian de la série est de 52 mois (4-101 mois), 16/49 ont rechuté localement, 14/49 enfants sont décédés.

Résultats: 23/49 enfants ont présenté un envahissement méningé, dont 6/23 au diagnostic. 164 corrélations ont pu être réalisées entre l'IRM et la cytologie. L'indice Kappa sur l'ensemble des corrélations - formes "douteuses" exclues - est moyen (0,33), mais meilleur au diagnostic (0,46) que dans le suivi (0,24). Sur les 39 IRM positives, la cytologie était négative dans 69% des cas. Sur les 8 IRM dites "douteuses", la cytologie était positive dans 5 cas. Sur les 117 IRM négatives, la cytologie n'était positive que dans 4% des cas. Les discordances n'étaient significativement liées ni au délai entre les deux techniques, ni à l'histologie de la tumeur primitive, ni à l'âge de l'enfant. Les 5 "faux négatifs" de l'imagerie ont été observés chez 3 patients, 2 en récidive locale, et 1 dont l'atteinte méningée était symptomatique; les examens IRM étaient partiellement artéfactés dans 4 cas/5, et dans 1 cas, seule l'exploration cérébrale était disponible.

Conclusion: Cette étude confirme la grande sensibilité de l'IRM pour le diagnostic d'envahissement méningé des tumeurs cérébrales pédiatriques, et ouvre la discussion quant à la nécessité de poursuivre ou non l'étude systématique du LCR chez ces patients.


ETUDE DESCRIPTIVE DES MYELOMENINGOCELES DIAGNOSTIQUEES AVANT ET APRES LA NAISSANCE DANS UNE VILLE UNIVERSITAIRE SUR UNE PERIODE DE 5 ANS

 

N. Boddaert, C. Sembely-Taveau, F.Perrotin, J. Maheut, Claude Moraine, D. Sirinelli.

Service de radiopédiatrie, C.H.U de Tours Hôpital Clocheville, 49 bd Béranger 37000 Tours

Sirinelli @med.univ-tours.fr

 

Objectifs : Les auteurs étudient de façon rétrospective dans quelles conditions le diagnostic de myéloméningocèle a été porté en anté et post-natal dans une ville universitaire française.

Matériels et méthodes : l'étude porte sur l'analyse rétrospective des archives des services de gynéco-obstétrique, d'échographie et imagerie médicale, génétique, pédiatrie, et neurochirurgie pédiatrique de notre CHU.

Résultats : de 1994 à 1998 ont été pris en charge, 37 foetus ou enfants porteurs d'une myéloméningocèle. Ce diagnostic a été porté dans 25 cas en anténatal et 12 fois après la naissance. Tous les diagnostics ont été confirmés par un examen anatomopathologique ou clinique.

Tous les cas de diagnostic anténatal (DAN) ont été discutés au sein d'une consultation pluridisciplinaire spécialisée. Les signes d'appel ont été la visibilité d'une masse lombo-sacrée (96%), un signe du citron (60%), et une anomalie de la fosse postérieure (80%),une dilatation ventriculaire (64%). Une seule des 25 grossesses a été volontairement poursuivie, dans les 24 autres cas une interruption thérapeutique de grossesse a été réalisée. Durant la même période il n'existe aucun faux positif échographique.

En ce qui concerne les 13 enfants nés avec une myéloméningocèle, outre le cas diagnostiqué en anténatal, on note une grossesse non suivie et 11 échecs du dépistage échographique systématique (dont 42% proviennent d'une seule et même ville de la région). Après la naissance, _ des enfants ont bénéficié d'une dérivation ventriculo-péritonéale ; à court et moyen terme, on note dans _ des cas, un éveil normal pour l'âge mais également dans _ des cas une incontinence urinaire et anale.

Discussion : les auteurs discutent les différents facteurs pouvant expliquer, dans leur région sanitaire l'échec relatif du diagnostic anténatal de cette malformation grave du système nerveux central. Ils rapportent l'évolution des enfants nés avec la malformation.

Conclusion : malgré les données de la littérature, le dépistage échographique anténatal des myéloméningocèles reste encore insuffisant.


 

APPORT ANTENATAL DE L'EXAMEN TOMODENSITOMETRIQUE ET DE L'IRM DANS LA PATHOLOGIE NON NEUROLOGIQUE

 

MP Quéré, V Lenoir, F Moussally

Service de radiopédiatrie, Hôpital de la mère et de l'enfant, 9 quai Moncousu 44093 Nantes cedex 1

mariepierre.quere@chu-nantes.fr

 

Objectifs : Montrer l'intérêt de la TDM avec reconstruction 3D et de l'IRM foetales dans la pathologie non neurologique.

Matériels et méthodes : 4 examens TDM spiralés ont été réalisés pour des pathologies osseuses mal étiquetées à l'échographie anténatale, 6 examens IRM après suspicion d'anomalies digestives.

Résultats : Dans tous les cas la TDM ou l'IRM ont permis de porter un diagnostic précis et d'apporter un élément pronostic. Il s'agissait pour les anomalies osseuses : 2 fois d'hémi-vertèbres, d'une diastématomyélie, d'un syndrome de Cornélia de Lange. Les anomalies digestives étaient diverses, atrésies de l'oesophage, occlusions du grêle terminal, hémachromatose.

Conclusion : TDM et IRM foetales peuvent apporter des renseignements morphologiques importants et préciser des diagnostics incertains à l'échographie anténatale.


DIAGNOSTIC ANTENATAL DES KYSTES INTRA-ABDOMINAUX

A PROPOS DE 68 CAS

 

F Didier, P Droullé, P Bach-Segura, M Schmitt

Fédération d'Imagerie, Maternité Régionale " A. Pinard ", 10 Rue du Docteur Heydenreich,

BP. 4213, 54042 Nancy

f.didier@maternite.chu-nancy.fr

 

Objectif : Evaluer la pertinence du diagnostic des images kystiques intra-abdominales (IKIA) découvertes chez le ftus en vue de son impact sur la conduite à tenir.

Matériel et méthodes : Les kystes rénaux sont exclus de cette étude. Sur une période de 14 ans(1984 à 1997), 68 dossiers ont été collectés. Pour chacun, l'âge gestationnel de dépistage (sa), la taille, la forme, l'aspect de la paroi, le contenu, la localisation, l'évolution durant la grossesse et après la naissance ont été analysés.

Résultats : Dans cette série, la prévalence des IKIA est estimée à 0.20% des grossesses soit un kyste pour 488 grossesses. Arrondies ou ovoïdes, leur diamètre varie de 5 à 67 mm et leur contenu est le plus souvent liquidien pur.

- Les kystes de l'ovaire 45 cas (66%), 1.3 %° grossesses. Touchant les ftus de sexe féminin, ils sont dépistés au 3° trimestre (entre 27 et 38 sa). Leur paroi est fine, leur changement d'aspect fait évoquer une complication. Antérieurs et parfois mobiles, ils peuvent augmenter de taille durant la grossesse, régresser spontanément (25/35) et se compliquer (40%).

- Les duplications digestives : 12 cas (18%), 0,7%° grossesses, sans prédominance pour le sexe. Apparaissant plus tôt (20 à 34 sa), elles sont localisées au sein des anses digestives et sont souvent animées de mouvements péristaltiques ; leur paroi est de type " digestif ". Elles augmentent peu durant la grossesse mais n'ont aucune tendance à régresser. La forme tubulaire est beaucoup plus rare.

- Les kystes hépatiques : 3 cas chez des garçons, dépistés à 13,32 et 36 sa. Les deux plus petits ont régressé spontanément ; le plus gros a du être opéré en raison de sa taille (67mm) et de sa localisation.

- Les kystes spléniques : 3 cas (2 garçons, 1 fille diagnostiqués à 27, 31 et 33 sa. Situés en plein parenchyme splénique , ils régressent spontanément.

- Les kystes du cholédoque : 2 cas chez des filles, dépistés à 32 et 34 semaines ; leur localisation au bord inférieur du foie n'est pas facile à affirmer. Augmentant progressivement de volume mais totalement asymptomatique après la naissance, ils ont été opérés dans la première année.

- Les kystes surrénaliens : 2 cas diagnostiqués à 21 et 23 sa chez des garçons, ayant régressé spontanément. L'étiologie n'a pu être précisée : séquestrations pulmonaires extra-thoraciques, lymphangiomes régressifs ou autre ?

- Un exceptionnel kyste du pancréas a été dépisté à 15,5 sa dans un contexte malformatif syndrome d'Ivemark II).

Conclusion : La connaissance de ces IKIA chez le ftus permet d'orienter la conduite à tenir postnatale : asymptomatiques pour la plupart, la prise en charge dépend des risques de complication qui varient selon la nature du kyste : abstention avec surveillance pour les kystes de l'ovaire de petite taille, les kystes spléniques et les kystes hépatiques ( ?) ; intervention (chirurgicale sous coelioscopie ou à ciel ouvert) plutôt que simple ponction pour les kystes de l'ovaire de grande taille, les duplications digestives, les kystes du cholédoque. La place des explorations complémentaires après la naissance est assez réduite.

Mots clé : Diagnostic anténatal, échographie ftale, kystes abdominaux, ovaires, duplication digestive.


 

QUATRE KYSTES MESOTHELIAUX JUXTA-HEPATIQUES

 

P Bach-Segura, H Ben Romdhane, V Devaussuzenet, S Prédent, H Ducou le Pointe, J Ph Montagne

Service de Radiologie, Hôpital d'Enfants Armand-Trousseau, 75571 PARIS CEDEX 12

 

Objectifs : rapporter quatre cas de kystes mésothéliaux et en rappeler les caractéristiques échographiques et tomodensitométriques.

Patients et méthode : quatre enfants de sexe masculin, âgés de 4 ans _, 5 ans _,

6 ans _, 17 ans lors du diagnostic. Tous ont été explorés par tomodensitométrie et trois enfants sur quatre par échographie.

Les circonstances diagnostiques ont été des douleurs abdominales dans un cas, la perception d'une masse hépatique au cours d'un examen clinique systématique pour pneumopathie dans un cas, la découverte fortuite dans deux cas : une fois lors d'un bilan échographique de traumatisme abdominal, une fois lors du bilan abdominal d'un syndrome de Wiedeman-Beckwith.

Trois enfants sur quatre ont été opérés, 3 fois avec un diagnostic de lymphangiome kystique. Le diagnostic a été redressé avec le diagnostic anatomo-pathologique de la lésion. Pour le quatrième, une surveillance échographique de la lésion a été proposée du fait d'un aspect radiologique évocateur.

Résultats : en échographie, les lésions étaient hypoéchogènes à parois fines. En tomodensitométrie, la nature kystique des lésions étaient confirmée et la topographie était précisée. Dans trois cas sur quatre, la lésion marquait une empreinte sur le parenchyme hépatique, dans une zone d'accolement du péritoine. Dans un cas, la lésion volumineuse est située dans la région sous hépatique dans le mésentère.

Conclusion : le kyste mésothélial, lésion rare chez l'enfant, est caractérisé par une cavité bordée de cellules mésothéliales qui tapissent une paroi formée de tissu conjonctif. Cette lésion se développe dans des zones de réflexion du péritoine. Le diagnostic est évoqué sur la présence d'une lésion kystique qui réalise une empreinte extrinsèque sur le parenchyme hépatique.


 

ASPECTS RADIOLOGIQUES DE L'ATTEINTE BILIAIRE DE L'HISTIOCYTOSE X : A PROPOS DE 2 CAS

 

Ph Clapuyt, Ch Saint-Martin, D Poelaert, E Sokal, B Brichard

Service de Radiologie, Cliniques Universitaires Saint-Luc, avenue Hippocrate 10, 1200 Bruxelles

clapuyt@rdgn.ucl.ac.be

 

Objectif : présenter l'aspect radiologique (échographique et cholangiographique) d'une atteinte biliaire sévère dans 2 cas d'histiocytose X.

Matériel et méthodes : deux enfants de 31 mois et 9 mois au moment du diagnostic sont investigués par échographie pour les 2 et cholangiographie pour un des deux. Le diagnostic d'histiocytose X est posé par biopsie percutanée de la paroi biliaire chez le premier et biopsie d'une lésion cutanée chez le second.

Résultats : le premier enfant est investigué pour hépatomégalie et tests hépatiques perturbés dans le contexte d'une " furonculose " à répétition. L'échographie révèle une importante dilatation des voies biliaires avec épaississement pariétal et concrétions biliaires. La biopsie hépatique montre une cholangite inflammatoire. Le bilan immunitaire est normal et le prélèvement de bile est stérile. Après placement d'un drain biliaire, l'opacification montre une dilatation très importante à contours irréguliers des voies biliaires intra- et extrahépatiques. Le diagnostic d'histiocytose X hépatique est obtenu par un prélèvement percutané de la paroi biliaire.

Chez le second enfant, une atteinte biliaire similaire est observée, un mois après le diagnostic histologique d'histiocytose X cutanée.

Conclusion : en l'absence d'autre atteinte organique, l'imagerie médicale permet de poser le diagnostic d'histiocytose X hépatique par un pattern biliaire particulier en échographie et la possibilité de réaliser un prélèvement percutané de la voie biliaire.


 

FISTULE PORTO-CAVE CONGENITALE = A PROPOS DE 8 CAS

 

D Pariente, J Waguet, JY Riou, B Husson, F Gauthier, O Bernard

Radiopédiatrie Fédération de Pédiatrie CHU Bicêtre 78 rue du Général Leclerc 94270

Le Kremlin Bicêtre France

daniele.pariente@bct.ap-hop-paris.fr

 

Objectifs : La fistule porto-cave (FPC) congénitale, souvent dénommée " absence congénitale de la veine porte " est une malformation rare, avec environ 18 cas rapportés. Classiquement, elle survient plus souvent chez la fille (15/18), isolée ou associée à des syndromes malformatifs et à des tumeurs hépatiques. Nous rapportons l'expérience de notre service avec 8 cas de FPC dont 7 cas non encore rapportés.

Matériel et méthodes : Depuis 1976, une FPC a été diagnostiquée chez 8 enfants explorés par échographie (8), scanner (6), IRM (3) et angiographie (5). Une étude rétrospective des dossiers cliniques et radiologiques est présentée.

Résultats : La série comprend 5 garçons et 3 filles, âgés de 0 à 11 ans au moment du diagnostic. Le diagnostic a été fait en échographie dans tous les cas, devant une large communication porto-cave intra ou extra hépatique , avec absence de visibilité des branches portes intra hépatiques et dilatation de l'artère hépatique. La FPC était isolée dans 3 cas, associée à d'autres malformations dans 3 cas (Sd de Goldenhar, malformation artério-veineuse cérébrale, atrésie de l'oesophage avec cardiopathie congénitale), et associée à une tumeur hépatique dans 3 cas (kyste simple, adénome, hépatocarcinome). Elle s'est compliquée d'hypoxie dans 2 cas, due à une hypertension artérielle pulmonaire à 8 ans et à des shunts artério-veineux pulmonaires à 9 ans. Ces 2 derniers patients ont été opérés avec amélioration des signes cliniques et développement d'un système porte intra hépatique normal en imagerie.

Conclusion : La FPC congénitale est de diagnostic échographique. Sa découverte impose une surveillance à long terme pour dépister non seulement la survenue de tumeur hépatique parfois maligne, mais également de complications pulmonaires. La correction de la malformation semble possible avec développement d'un système porte intra hépatique normal.

 

E Khoda. Congenital absence of the portal vein in a boy. Pediatr Radiol, 1999 ; 29: 235-237

 

Mots clés : portal vein, abnormality, infant, child


 

RELEVES DE PRATIQUES EN RADIOPEDIATRIE

 

P Schmit, G Sebag, P Le Dosseur

Centre Chirurgical de l'Enfant, 105 Avenue Victor Hugo, F-92100 Boulogne

Service de Radiologie Pédiatrique, Hôpital Necker Enfants Malades, 149, Rue de Sèvres, F-75743 Paris Cedex 15

schmitp@club-internet.fr

 

 

Objectifs : Fournir un canevas des différents points à envisager et des pièges à éviter lors d'une enquête touchant aux aspects pratiques de la radiopédiatrie.

Matériels et méthodes : Rétrospectivement nous avons analysé plusieurs enquêtes portant sur la pratique de la radiopédiatrie auxquelles les auteurs ont participé : sujet de l'étude, population étudiée, réalisation du questionnaire, support financier, taux de réponse, analyse statistique des données, présentation et diffusion de celles-ci.

Résultats : Le coût humain et financier est important. Le sujet même de l'enquête influe sur le taux de réponse et le mode de présentation des résultats. La comparaison avec des études identiques ou voisines est souvent délicate car elles peuvent être absentes ou différer quant aux points étudiés. Enfin, la diffusion des résultats est un élément essentielle (communication, article), car seule garante d'un débat et d'une éventuelle modification de la pratique analysée. Le sujet de l'étude, les liens personnels entre les auteurs et les personnes interrogées influent grandement sur le taux et le type de réponse.

Conclusion : La réalisation d'une enquête analysant les pratiques en radioipédiatrie est un outil efficace pour connaître la réalité de la pratique analysée et la modifier. Des biais méthodologiques doivent cependant être connus pour une analyse pertinente.

 

Mots clés : pratique médicale, enquête.


LESION TRAUMATIQUE DE L'ARTERE RENALE CHEZ L'ENFANT : TRAITEMENT PERCUTANE

 

F Portier, T Merrot, K Chaumoître, PO Guillon, V Vidal, P Alessandrini, M Panuel - Marseille - France

mpanuel@ap-hm.fr

 

Objectifs : Rapporter une observation d'occlusion complète de l'artère rénale chez un enfant de 6 ans traitée par radiologie interventionnelle.

Matériel et méthodes : Un enfant de six ans admis pour accident de la voie publique a présenté à la 24ème heure, une douleur lombaire et une hématurie microscopique. L'exploration TDM a mis en évidence un rein droit muet avec opacification d'un moignon de l'artère. Une artériographie a confirmé le diagnostic d'occlusion artérielle par dissection. Malgré le délai, une recanalisation endovasculaire a été réalisée avec mise en place d'un stent ACS de 3,5 mm - 13 mm.

Résultats : Le contrôle après procédure a mis en évidence une perfusion parenchymateuse avec retour veineux, sans excrétion. Un traitement anti-coagulant puis anti-aggrégant a été instauré. L'évolution clinique a été favorable (pas d'hypertension, pas d'hématurie et créatinine sanguine normale). Un contrôle TDM a été réalisé à un mois : vascularisation des 2/3 inf du rein et excrétion ; la scintigraphie, par contre, a révélé une fonction inférieure à 10%.

Conclusion : Malgré un résultat fonctionnel médiocre et l'absence de connaissance de l'évolution à long terme, ce type de procédure paraît pouvoir être appliqué à l'enfant en raison de la très faible performance du traitement chirurgical.


 

MALAISES GRAVES DU NOURRISSON ET DYSMOTILITE OESOPHAGIENNE

 

H Gomes

Service de Radiopédiatrie, A.M.H, CHU REIMS 51100 FRANCE

 

Objectifs : Analyse de la dynamique oeso-gastro duodenale de nourrissons ayant présenté un ou plusieurs épisodes de malaises graves au décours d'un biberon.

Population: 112 enfants agés de 15 jours à 4 mois ayant bénéficié d'un enregistrement vidéo du transit oeso-gastro-duodénal.

Résultats :84 enfants, soit 75% de notre population avaient une dysmotilité oesophagienne :

 

-Dysmotilité limitée au carrefour pharyngo-laryngé dans 32 cas

Dues essentiellement d'anomalies de la commande nerveuse ,soit d'anomalies anatomiques loco-régionales.:

*anomalies de succion-déglutition par retard de maturation (9 prématurés-2 enfants

à terme)

*souffrances cérébrales néonatales (6 cas)

*anomalies anatomiques (tumeurs,malformations laryngées,anneaux vasculaires)

(5 cas)

*laryngomalacie(6cas)

Les épisodes aigus ont comporté des accès de pâleur, de suffocation et de bradycardies.

 

-Dysmotilité étendue à l'ensemble du tractus digestif dans 52 cas, de deux types

*Un type hyperkinétique,souvent douloureux,associé de façon spécifique à des manifestations extra-digestives (laryngospasmes,tachycardie,arythmie,accès de sueur,erythrose) et affectant spécifiquement des enfants souffrant d'hypoxie chronique et chez des enfants ayant reçu ou nés de mères ayant reçu des beta mimétiques.(20 cas)

*Un type hypokinétique,associé de façon spécifique à des anomalies extra digestives (fausses routes bradycardie,pâleur,hypotonie) et affectant spécifiquement des prématurés,des enfants opérés d'une atrésie de l'oesophage ,de retardés psycho-moteurs, d'enfants nés de mères ayant reçu des béta-bloquants.(32 cas)

L'association de désordres spécifiques digestifs et extra digestifs à des populations spécifiques suggère une dystonie neuro-végétative

Les épisodes aigus ont pu être rapportés à des réactions laryngées anormales, à type de laryngospasme ou d'inondation trachéale avec suffocation, déclenchées :

*soit par des fausses routes ou des reflux.

*soit par déversement dans le larynx du trop plein d'un oesophage stagnant

*soit par des phénomènes réflexes déclenchés par une distension oesophagienne brutale.

Conclusion : les malaises graves du nourrisson d'origine digestive relèvent de mécanismes physiopathologiques variables, voire diamétralement opposés. Seule la compréhension de ces mécanismes peut permettre la mise au point de traitements spécifiques.


MASSES COLIQUES ENDOLUMINALES :

INTERET DE L'ECHOGRAPHIE COUPLEE AU LAVEMENT

 

R Perez, C Baud, C. Veyrac, M Saguintaah, A Couture

Service de radiologie pédiatrique, Hôpital Arnauld de Villeneuve, 371 av. doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier Cedex 5

a-couture@chu-montpellier.fr

 

Objectif : dégager l'apport de l'échographie-doppler couleur dans le diagnostic des masses coliques endoluminales et l'intérêt de coupler un lavement hydrique aux ultrasons pour leur bilan pré-thérapeutique.

Matériel et méthodes : les auteurs rapportent 3 observations de masses coliques endoluminales diagnostiquées par l'échographie, dont 2 sont étudiées par les ultrasons après réplétion coliques aux hydrosolubles.

Il s'agit de 3 garçons, âgés de 2 à 4 anss, explorés 2 fois pour douleurs abdominales paroxystiques, précédées de rectorragies (l'un quelques jours auparavant, l'autre quelques mois plus tôt), une fois pour un melena isolé.

Résultat : Dans les 3 cas l'échographie découvre une masse arrondie, de 15 à 25 mm de diamètre, bien limitée, occupant toute la lumière colique, finement cerclée d'air et accompagnée d'une paroi colique normale. Les lésions sont d'échogénicité intermédiaire et contiennent des microkystes, très nombreux dans un cas. En doppler couleur, elles apparaissent vasculariséess par un pédicule qui se distribue de façon arborescente dans un cas, de façon périphérique dans les 2 autres cas.

Chez un enfant la masse est compliquée d'une invagination colo-colique : l'enfant est désinvaginé par lavement à l'air puis d'emblée opéré d'un polype juvénile.

Dans les 2 autres cas, les ultrasons, après réplétion hydrique du colon, confirment le caractère pédiculé des tumeurs et permettent l'analyse de leur base d'implantation. L'un des pédicules est fin et long, l'autre est court et large. La coloscopie ne met pas en évidence d'autre lésion. La résection endoscopique n'est possible que dans un cas, ramenant un polype de type juvénile, contenant de nombreuses glandes kystiques remplies de mucus.

Dans l'autre cas, en raison d'une base d'implantation large, une exérèse chirurgicale est réalisée. L'anatomopathologie montre une tumeur neuroendocrine, le bilan d'extension est négatif, mais le traitement est complété par une hémicolectomie droite.

Conclusion : L'étude du cadre colique doit faire partie intégrante de l'examen échographique abdominal. Les ultrasons contribuent au diagnostic positif et topographique des masses coliques endoluminales. Associés au lavement, ils renseignent sur leur base d'implantation et orientent la thérapeutique.


ECHOGRAPHIE DES TUMEURS DES TESTICULES CHEZ L'ENFANT :

QUELLE SPECIFICITE ?

 

C Le Manh, JF Chateil, M. Brun, Y Pérel, P Vergnes, F Diard

Unité de radiopédiatrie, Hôpital Pellegrin, Place A Raba Léon 33076 Bordeaux cedex

jean-francois.chateil@chu-aquitaine.fr

 

Objectifs : Les tumeurs testiculaires sont rares chez l'enfant. Le but de ce travail est de revoir 4 tumeurs testiculaires pour analyser les signes échographiques.

Matériel et Méthodes : Cette étude rétrospective inclut 4 patients ayant présenté une tumeur testiculaire entre mars 94 et novembre 98. Les enfants étaient âgés de 1 jour à 10 mois.

La présentation clinique a été la même pour tous, celle d'une grosse bourse indolore.

Une échographie scrotale a été effectuée pour chacun en mode B et en doppler couleur avec une sonde linéaire de haute fréquence de 10 Mhz.

Un dosage sanguin de l'alphafoetoprotéine, de l'HCG totale et de sa sous-unité Beta HCG a été réalisé avant tout traitement, ainsi qu'une radiographie du thorax et une échographie abdominale.

Tous les enfants ont été traités par orchidectomie, l'examen anatomo-pathologique permettant le diagnostic précis.

Résultats : Le 1er enfant était âgé de 10 mois et présentait une lésion testiculaire droite, kystique, bi-lobée avec 2 images tissulaires appendues à sa paroi, sans calcification, en rapport avec un tératome bénin.

Le 2e enfant âgé de 10 mois présentait une masse hétérogène hypoechogène du testicule droit sans calcification, sans modification de la vascularisation, en rapport avec une tumeur du stroma-gonadique.

Le 3e âgé de 7 mois et demi présentait une formation tissulaire sus-testiculaire gauche, hétérogène avec de multiples zones hyperechogènes, en rapport avec un progonome mélanotique épididymaire.

Le dernier garçon, âgé de 1 jour , présentait à la naissance un gros testicule gauche hétérogène, hypervascularisé, en rapport avec une tumeur mixte des cordons sexuels et du stroma gonadique.

Discussion : Les tumeurs testiculaires sont rares chez l'enfant avec un pic d'incidence à l'âge de 2 ans et une incidence entre 0,5 à 2 pour 100 000. Elles représentent 0,5 à 4% des tumeurs solides de l'enfant. Elles sont classées en tumeurs germinales et non germinales.

Devant une grosse bourse indolore, il n'est pas toujours aisé, cliniquement de faire le diagnostic de tumeur . L'échographie scrotale complète l'examen clinique dans le but de différencier l'origine intra ou extra-testiculaire de la masse et essaie de caractériser l'aspect tissulaire. La détermination de l'origine testiculaire de la tumeur est le plus souvent possible. Par contre, la caractérisation tissulaire est plus difficile (nécrose tumorale versus composante kystique, ou au contraire aspect échogène du liquide kystique et composante tissulaire de la lésion. Dans notre série, les lésions étaient le plus souvent hypoéchogènes, hétérogènes avec dans un cas une composante kystique. L'hypervascularisation visible en doppler a également peu de spécificité.

Il ne semble donc pas exister de spécificité échographique concernant la nature des tumeurs testiculaires. Elles doivent toutes être opérées avec un diagnostic anatomo-pathologique pour préciser les modalités de traitement complémentaire éventuel.

 


/ Accueil / Statuts / Espace Membres / Congrès / EPU / Prix / Forum / Bibliographie/ Ailleurs