publication septembre 1999

 Réunion de la SFIP

à Tunis

Posters

 

APPORT DE LA SCINTIGRAPHIE PULMONAIRE DE PERFUSION DANS L'EVALUATION DU RETENTISSEMENT DE LA DREPANOCYTOSE SUR LE POUMON

 

F Oubich *, F Ben Salah **, S MRAD*, Tchikov** , I Fetni *, S Boukthir *,

S Mtimet **, S Barsaoui*

* Service de Pédiatrie C ­ Hôpital d'Enfants de Tunis

** Service de Medecine Nucléaire - ISA

 

Objectifs : Evaluation de la scintigraphie pulmonaire de perfusion dans le retentissement de la drépanocytose sur le poumon.

Matériel et méthodes : La maladie pulmonaire chronique liée à la drépanocytose, est responsable d'une morbidité et d'une mortalité importante. La détection précoce de cette complication grave est difficile par manque de marqueurs précoces fiables.

Les auteurs rapportent une série de 8 enfants drepanocytaires à l'Hôpital d'Enfants de Tunis suivis sur une période moyenne de 9 ans. Ces malades se repartissent en 3 filles et 5 garçons. L'âge moyen au dernier contrôle et de 9,75 ans (avec des extrêmes de 6 ­ 18 ans). Le régime transfusionnel moyen de ces malades est de 2 transfusions/an.

Résultats : Sur le plan clinique, deux malades se plaignent de dyspnée d'effort au repos. La scintigraphie pulmonaire pratiquée chez ces malades montre des anomalies importantes de la répartition de la vascularisation dans 3 cas, une vascularisation légèrement modifiée dans 2 cas et dans 3 cas la scintigraphie est normale.

Conclusion : Les auteurs font la corrélation entre les différents paramètres épidémiologiques, cliniques et évolutifs de la maladie et des anomalies observées à la scintigraphie.


 

IMAGERIE DU KYSTE HYDATIQUE DU POUMON CHEZ L'ENFANT

(A propos de 232 cas)

 

C Hafsa, M Said, M Golli, M EL Ghanjaoui, J Saad, A Nouri, A Ganouni

Services d'Imagerie Médicale et de Chirurgie Pédiatrique

CHU F. Bourguiba . 5019 Monastir ­ TUNISIE

 

Objectifs : Présenter les différents aspects radiologiques du kyste hydatique du poumon (KHP) chez l'enfant à travers une série de 232 patients et préciser les problèmes diagnostiques rencontrés.

Matériels et méthodes : étude rétrospective de 232 dossiers de KHP colligés au cours de la période allant de Janvier 1982 à mars 1999 : 130 garçons (56 %) et 102 filles (44 %), âgés de 18 mois à 14 ans (âge moyen :7,8 ans).

Tous nos patients ont bénéficié d'une radiographie de thorax.

L'échographie thoracique a été pratiquée dans 156 cas (67%) et l'échographie abdominale dans 212 cas.

La TDM n'a été réalisée que dans 40 cas (17%) des cas. 1 cas a bénéficié d'une bronchographie et 228 cas d'une bronchoscopie. Le diagnostic a été confirmé par la sérologie dans 115 cas (49%).

Résultats : La localisation unilatérale et unique est la plus fréquente, retrouvée dans 201 cas (74 %). L'atteinte droite représente 43 % des cas et gauche 31% des cas.

La localisation bilatérale soit 19 % et l'atteinte multiple dans 9 % des cas. La forme la plus fréquemment rencontrée est celle du kyste hydatique simple soit 75 %. L'aspect radiologique retrouvé dans la majorité des cas (59 %) est celui d'une opacité ronde et homogène. L'aspect d'une opacité ovalaire ou ronde à contours floues était noté dans 16 % des cas.

Les formes compliquées à type de fissuration, rupture et la vomique sont retrouvées dans 39% des cas.

L'aspect en grelot ou nénuphar est retrouvé dans 16,5 %. Ces formes ont posé le diagnostic différentiel avec l'abcès et les malformations pulmonaires surtout chez les petits enfants. Par ailleurs, on a noté chez 9 cas l'aspect d'une opacité hétérogène pleuro-pulmonaire posant le diagnostic différentiel avec une pleurésie purulente.

Conclusion : le kyste hydatique du poumon est fréquent chez l'enfant dans les pays d'endémie. Le diagnostic doit être évoqué devant toute opacité arrondie à la radiographie du thorax. L'échographie permet souvent de confirmer le diagnostic et de rechercher une localisation intra-abdominale.


COMPRESSION MEDULLAIRE CHEZ L'ENFANT : A PROPOS DE 22 CAS

 

L Ben Cherifa, I Hamdi, K Tlili-Graiess, N Arifa, S Abroug, H Krifa, M Jeddi

Service de Radiologie, Hôpital Sahloul de Sousse , 4011 Sousse ­ Tunisie

 

But : Le but de notre travail est de présenter les aspects cliniques et en imagerie d'une série de compression médullaire colligée sur 8 ans au CHU Sahloul de Sousse.

Matériel et méthodes : Vingt deux enfants âgés de 40 jours à 16 ans, dont la moitié est de sexe masculin, ont été explorés dans un tableau de compression médullaire (CM).

Des radiographies standard du rachis ont été pratiquées dans tous les cas, une IRM médullaire et un myélo-scanner 9 fois, une TDM du rachis sans injection intra-techale 6 fois et une myélographie seule 2 fois.

Résultats : La clinique était celle d'une CM dorsale moyenne 11 fois, cervicale 5 fois, dorsale haute 2 fois, inférieure 1 fois et dorso-lombaire 3 fois. L'imagerie a conclu à une CM extra-durale 14 fois, une CM intra durale extra médullaire 5 fois et intra médullaire 3 fois. Une concordance radio-pathologique a été obtenue dans 15 cas. Il s'agissait de neuroblastome (4 fois), de neurinome (3 fois), d'angiome (3 fois), de spondylodiscite à germe banal (3 fois) de mal de Pott (1 fois), d'échinococcose (1 fois), d'un méningiome (1 fois), d'un astrocytome (1 fois), d'un épendymome (2 fois), d'une yolk sac tumor (1 fois), d'un kyste épidermoïde sur dysraphisme (1 fois) et d'un hématome extra-dural (1 fois).

L'intervention chirurgicale a permis une décompression de la moelle avec exérèse tumorale complète 10 fois et incomplète 5 fois. Une laminectomie seule a été pratiquée (1 fois), un traitement antituberculeux seul (1 fois) et une chimiothérapie anticancéreuse post opératoire (2 fois). Quatre malades n'ont pas été traités.

L'évolution était favorable 8 fois, défavorable 7 fois, une amélioration clinique transitoire avec extension des images radiologiques 2 fois, une récidive tumorale soldée par un décès une fois. Le suivi évolutif variait de 7 mois à 2 ans.

Conclusion : Les étiologiques des CM restent dominées par des lésions extra-durales d'origine osseuses.

L'IRM permet le meilleure approche de diagnostic positif et de diagnostic de nature.


ANATOMIE IRM NORMALE DU SYSTEME LIMBIQUE

S Nagi, N Hammami, H Megdiche, M Kara, R Sebai, S Touibi

Service de Neuroradiologie. Institut de Neurologie. 1007 Jebari. Rabta. Tunis

 

Objectifs : Le système limbique est une formation complexe comprenant le système limbique proprement dit et les régions en étroite connexion avec lui. Il a un rôle dans l'olfaction, la mémoire, la régulation des émotions et son atteinte peut se révéler par des crises comitiales. Du fait de cette sémiologie riche et complexe ce système a acquis une importance considérablement accrue. C'est pourquoi nous proposons de faire un rappel anatomique de ce système et une corrélation radio-anatomique en imagerie par résonance magnétique(IRM).

Matériel et méthodes : Exploration du système limbique normal d'un enfant âgé de 10ans à l'aide de séquences en spin écho pondérées en T1 et en T2, de séquences en inversion-récupération en T1 et d'une acquisition volumique mpr sagittale selon des plans de coupe adaptés.

Résultats : L'IRM est l'examen de choix dans l'étude morphologique du système limbique. Son rendement est lié à une technique appropriée. L'analyse des séquences dans les différentes incidences permet de repérer les différents éléments du système limbique proprement dit constitué par le cortex limbique (gyrus cingulaire et circonvolution para-hippocampique ), l'appareil olfactif, la formation hippocampique (corne d'Ammon, gyrus dentatus, subiculum),l'amygdale et enfin la région septale.

Conclusion : Une bonne connaissance de la radio-anatomie normale du système limbique à l'aide d'une technique appropriée permet une meilleure approche de sa sémiologie.


APPORT DE L'IRM DANS L'EPILEPSIE SEVERE

ETUDE PROSPECTIVE A PROPOS DE 33 OBSERVATIONS

 

N Aloui, S Mrad*, I Fetni*, M Sayed, I Bellagha, F Ben Chehida, S Barsaoui*, A Hammou

Service de Radiologie Pédiatrique ­ Hôpital d'Enfants de Tunis

*Service de Pédiatrie 2ème étage ­ Hôpital d'Enfants de Tunis

 

Objectifs : L'épilepsie est habituellement considérée comme cryptogénétique. Néanmoins, les épilepsies sévères, rebelles au traitement ou s'accompagnant d'un retard psychomoteur ou d'un trouble du comportement, nécessitent une exploration neuro-radiologique pour rechercher une cause organique.

Dans ce but, nous avons essayé de comparer l'apport de l'IRM et de la TDM dans l'exploration de 33 enfants présentant une épilepsie sévère.

Matériels et méthodes : Les auteurs rapportent une étude prospective concernant 33 enfants âgés de 3 à 15ans, colligés sur une période d'une année de juin 98 à juin 99, dont 17 filles et 16 garçons présentant une épilepsie sévère. Les malades présentent un retard scolaire dans tous les cas, une pharmacorésistance dans 5 cas et des signes déficitaires dans un cas.

La TDM a été pratiquée chez 25 enfants, l'IRM a été faite dans tous les cas ; elle a été réalisée dans un champs de 1 Tesla. L'exploration cérébrale a été faite par des coupes multiplans avec des séquences spin écho T2 et T1 avant et après injection de produit de contraste, et par des coupes coronales sur les lobes temporaux en séquences FLAIR.

Résultats : Le scanner cérébral est normal 18 fois (72%) et pathologique 7 fois (28%). Il a permis de mettre en évidence 6 lésions généralisées : 2 atrophies, 3 malformations cérébrales, 1 ventriculomégalie ; et une lésion localisée à type de lésion ischémique temporale.

L'IRM est normale 8 fois (24%) et pathologique 25 fois (76%). Elle a montré des lésions généralisées dans 12 cas (36%) dont 9 atrophies et 3 malformations cérébrales. Les anomalies localisées sont visualisées chez 13 enfants (39%) dont 2 tumeurs, une malformation vasculaire, 9 atrophies temporales et 2 scléroses temporales internes.

Conclusion : Cette étude montre que l'IRM permet d'étayer le diagnostic étiologique de l'épilepsie sévère. Ainsi, nous pouvons assurer une meilleure prise en charge thérapeutique et formuler un pronostic.

 


THROMBOSES VEINEUSES CEREBRALES :

UNE STRATEGIE D'EXPLORATION

 

N. Chammakhi, N. Aloui, M. Sayed, F. Ben Chehida, I. Bellagha, A. Hammou

Service de Radiologie Pédiatrique ­ Hôpital d'Enfants de Tunis

 

Objectifs : Les thromboses veineuses cérébrales chez l'enfant sont caractérisées par un grand polymorphisme clinique et étiologique ainsi que des indications thérapeutiques contro-versées.

Le but de ce travail est de préciser la place de l'imagerie et en particulier de l'IRM-ARM dans le diagnostic positif.

Matériels et méthodes : Etude rétrospective de 5 observations de thrombophlébite cérébrale colligées durant les années 1998-1999. Tous nos malades, 3 garçons et 2 filles, 2 nourrissons et 3 grands enfants, ont été explorés par une TDM, une IRM et ARM.

Résultats : Le scanner montre des signes indirects non spécifiques à type de ramollissement (3/5) et des signes directs : signe du delta (2/5). L'IRM et l'ARM sont fondamentaux au diagnostic.

L'IRM montre des signes directs à type d'anomalies de signal des sinus (4/5), et des signes indirects à type de ramollissement cérébral (2/5) et de circulation veineuse de suppléance (3/5).

L'ARM est revenue positive dans tous les cas en montrant une amputation d'un sinus.

Conclusion : L'apport de l'imagerie non invasive est aujourd'hui important. Nous proposons une nouvelle stratégie d'exploration afin de limiter l'irradiation à l'enfant et le coût à la santé publique.

 


KYSTES CEREBRAUX PARA VENTRICULAIRES CHEZ LES PREMATURES :

LESION ISCHEMIQUE ANTENATALE OU VARIANTE ANATOMIQUE

 

Y Sayegh, M Berner, P Huppi, S Jéquier, S Hanquinet

Service de radiodiagnostic et radiologie interventionnelle, hôpital cantonal de Genève, 24 Rue Micheli-du-Crest, 1211 Genève 14

yasmine.sayegh@hcuge.ch

 

Objectifs : L'étiologie et les conséquences des kystes paraventriculaires chez les prématurés sont mal connues. Ils sont habituellement considérés soit comme une variante anatomique sans aucune conséquence clinique, soit comme des séquelles d'ischémie anténatale avec un mauvais pronostic . Le but de ce travail est de déterminer la cause la plus probable de ces kystes et d'évaluer leur influence sur le développement psychomoteur.

Matériel et méthodes : L'étude comprend 14 prématurés nés entre 29 et 39 semaines d'aménorrhée porteurs de lésions kystiques paraventriculaires recensés sur une période de 3 ans. Celles-ci ont été découvertes lors de leur première échographie cérébrale de routine réalisée entre le premier et le troisième jour de vie.

Huit de ces enfants ont bénéficié d'un suivi neurologique régulier avec un recul allant de 5 mois à 2 ans.

Résultats : Parmi ces 14 prématurés, 3 sont issus de grossesses triples, 7 de grossesses gémellaires et 4 de grossesses uniques. Les lésions se situaient toujours dans les régions paraventriculaires et étaient séparées de ventricules par une simple membrane. Elles étaient plus antérieures et plus latérales que les kystes sous épendymaires classiques secondaires à une hémorragie ou une infection anténatale. Dans 5 cas les kystes étaient unilatéraux, dans 9 cas ils étaient bilatéraux et dans 3 cas ils étaient plurilobulés. Nous avons observé leur disparition entre 3 et 4 mois de vie.

Parmi les enfant ayant bénéficié d'un suivi neurologique, 4 avaient un développement psychomoteur normal, les 4 autres ont présenté de légers troubles psychomoteurs.

Discussion et conclusion : La découverte de lésions kystiques paraventriculaires chez les prématurés semble être plus fréquente dans le contexte de grossesse multiple. Par conséquent, nous pensons que leur étiologie est plutôt ischémique sans que cela puisse être formellement démontré. Ces kystes ont une situation relativement typique qui les distingue des lésions kystiques séquellaires d'hémorragie ou d'infection et disparaissent entre 3 et 4 mois de vie. Le suivi neurologique des enfants prématurés porteurs de ces lésions à la naissance n'a démontré aucune conséquence grave sur leur développement psychomoteur.

Les légers troubles psychomoteurs présents chez 4 des 8 enfants suivis pouvant être uniquement la conséquence de leur prématurité.

La découverte de lésions kystiques paraventriculaires chez le prématuré ne nous apparaît pas inquiétante et semble ne pas avoir de conséquence sur le développement neurologique.


L'IRM DANS UNE OBSERVATION PARTICULIERE DU SPLIT NOTOCHORD SYNDROME

 

M Khannous, K Ben Mahfoudh, Z Mnif, F Djemel, S Mezghani, K Ayadi, J Mnif, MS Kechaou

Service de Radiologie et d'Imagerie Médicale, Hôpital Habib Bourbuiba, Sfax, Tunisie

 

Objectifs : montrer l'intérêt de l'IRM dans une forme particulière du Split Notochord syndrome en permettant la visualisation d'un cordon fibreux reliant l'sophage à la malformation neuro-vertébrale drosale et qui serait le vestige du canal de Koualeuski.

Matériels et méthodes : tableau de compression médullaire dorsale haute d'installation récente chez un nourrisson de 15mois. Des radiographies standard et une IRM ont été pratiquées.

Résultats : Les radiographies standard ont montré une malformation vertébrale complexe avec élargissement du canal rachidien.

L'IRM a montré une volumineuse tumeur intra-médullaire à double composante kystique et graisseuse, et surtout elle a mis en évidence un fin cordon reliant la lésion médullaire à la paroi postérieure de l''esophage à travers un défect vertébral.

Conclusion : l'intérêt de l'IRM pour un bilan lésionnel complet et précis de ce complexe malformatif et sa performance pour visualiser les petits cordons fibreux entre le tube digestif et le rachis.


ASPECTS CLINIQUES ET RADIOLOGIQUES TROMPEURS DES CORPS ETRANGERS DES PARTIES MOLLES DES MEMBRES

 

M Sayed, M Smida*, E Siala, N Aloui, F Ben Chehida , I Bellagha, C Jallel*, N Nessib*, C Ammar*, M Ben Ghachem*, A Hammou

Service de Radiologie pédiatrique ­ Hôpital d'Enfants de Tunis

*Service d'Orthopédie Infantile ­ Hôpital d'Enfants de Tunis

 

Objectifs : Etudier les pièges diagnostiques que peuvent poser les corps étrangers notamment la réaction des tissus mous et de l'os sous-jacent.

Matériels et méthodes : Nous avons colligé 77 patients victimes de pénétration accidentelle de corps étranger au niveau des membres. Ils ont tous bénéficié d'une radio standard du membre intéressé. Une échographie a été nécessaire chez 19 patients.

Ces corps étrangers ont tous nécessité une ablation chirurgicale sous anesthésie générale.

Résultats :

1- Dans 58cas, le diagnostic a été facile par l'interrogatoire, l'examen clinique et la radio standard.

2- Dans 8 cas, le diagnostic de corps étrangers a été posé à l'échographie.

3- Dans 11 cas, une lésion tumorale a été évoquée 9 fois à la radio standard et 2 fois à l'examen per-opératoire.

Conclusion : Devant une masse des parties molles, une lacune osseuse ou une réaction périostée , il faut penser au corps étranger même si l'enfant ne se rappelle pas de l'accident ou si le corps étranger n'est pas décelable cliniquement et radiologiquement.


SIGNES RADIOLOGIQUES INHABITUELS DE L'ECHINOCOCCOSE OSSEUSE CHEZ L'ENFANT

 

M Smida*, S Bouchoucha*, M Zrig*, C Jalel*, N Nessib*, C Ammar*, M Ben Ghachem*, M Sayed**, O Ben Abdallah**, F Ben Chehida**, I Bellagha**, A Hammou**,K Mrad***, K Ben Romdhane***

*Service d'Orthopédie Infantile - **Service de Radiologie Pédiatrique Hôpital d'Enfants de Tunis; ***Service d'Anatomie Pathologique et de Cytologie, Institut Salah Azaiez

Email : ben ghachem@rns.tn

 

Objectif: Le but de ce travail est d'apporter de nouveaux éléments sémiologiques radiologiques non rencontrés avant, de l'échinococcose osseuse chez l'enfant. Ceci permettra d'aider à l'approche diagnostique et de dépister précocement cette pathologie redoutable.

Matériels et méthodes: Nous avons collecté deux cas d'hydaditose osseuse sur une période de 10ans chez deux enfants âgés respectivement de 11 et 12ans et vivant dans un milieu rural. Cette atteinte osseuse a touché dans les deux cas les os longs au niveau des extrémités proximales: un fémur et un tibia. Dans les deux cas, le motif de consultation était la douleur et dans la localisation tibiale une tuméfaction des parties molles était associée. Le diagnostic a été porté sur une étude histologique. Un bilan radiologique standard et une scintigraphie osseuse ont été faites dans les deux cas et dans la localisation fémorale une étude TDM a été associée.

Résultats: Dans la localisation fémorale, le bilan radiologique standard a montré des lacunes osseuses multiples, mal limitées, groupées au niveau de l'extrémité supérieure avec une réaction périostée. La scintigraphie osseuse a montré une hyperfixation. La tomodensitométrie a montré des lacunes osseuses, une rupture de la corticale avec un envahissement des parties molles prenant le contraste et une réaction périostée.

Dans la localisation tibiale, la radio standard a montré des lacunes osseuses épiphyso-métaphysaires confluantes délimitées avec une condensation périlacunaire. La scintigraphie osseuse a montré une hyperfixation.

Ces aspects radiologiques rencontrés dans ces deux cas pédiatriques ne sont pas habituels et n'orientent pas vers l'échinococcose osseuse. Devant ces constatations, nous allons présenter des explications qui restent spéculatives.

Conclusion: L'échinococcose osseuse est une affection rare dont le diagnostic est souvent tardif par manque de spécificité clinique, biologique et immunologique ce qui rend intéressante la place de l'imagerie. Chez l'enfant, l'echinococcose osseuse peut se manifester radiologiquement par des lacunes délimitées, une ostéocondensation périphérique avec une réaction périostée. L'étude TDM peut montrer une prise de contraste importante au niveau des parties molles juste après l'effraction corticopériostée.


IRM DYNAMIQUE AVEC SOUSTRACTION EN PATHOLOGIE OSSEUSE DE L'ENFANT : REVUE ICONOGRAPHIQUE

 

L Harzallah, S Lamer, Dr Khairouni, G Segab, M Hassan

Service d'imagerie pédiatrique, Hôpital Robert Debré, 48 bd Sérurier, 75019 Paris

guy.sebag@rdb.ap-hop-paris.fr

 

Objectifs : Illustrer l'apport de l'IRM dynamique avec soustraction d'images dans l'exploration de la pathologie osseuse de l'enfant, rendue parfois difficile en séquence IRM conventionnelle en raison des phénomènes de conversion moelle hématopoïétique/moelle graisseuse.

Matériels et méthodes : A partir d'une serie de 100 dossiers, diverses pathologies sont présentées : ostéochondrite primitive de hanche, lésions ischémiques osseuses sur terrains à risque (drépanocytose, traitement par corticoïdes...), lésions atteignant le cartilage de croissance (épiphysiodèse, Maladie de Blount...), pathologies infectieuses, tumorales. IRM dynamique : séquence en spin écho T1 conventionnelle sans et après injection dynamique de Gadolinium ; acquisitions à 1, 2, 3, 4 et 5 minutes. Post-traitement avec soustraction d'images.

Résultats : Les anomalies de la perfusion médullaire osseuse sont parfaitement démontrées, que ce soit les défauts de perfusion en cas d'ischémie ou au contraire les phénomènes d'hypervascularisation mal détectés sur une moelle de signal graisseux. Les anomalies de perfusion du cartilage de croissance sont également mieux analysées.

Conclusion : L'IRM dynamique avec soustraction d'images combine l'avantage de la scintigraphie par l'étude de la perfusion et une excellente résolution spatiale.


L'URO IRM DANS L'EXPLORATION DE L'APPAREIL URINAIRE CHEZ L'ENFANT

 

D Loisel, F Mancel, E Anglade, S Flunker, C Caron-Poitreau

Radiologie B (U.F. Radio-Pédiatrie) - C.H.U. Angers - France

 

Objectif : Déterminer l'apport de l'uro-IRM chez l'enfant à propos de 25 explorations.

Matériel et méthodes : 25 enfants âgés de 1 mois à 15 ans ont été explorés sur un appareil G.E 1,5 tesla en technique single shot FSE T2 (SSFSE) en mode monocoupe frontale et sagittale de 5 à 30 mm d'épaisseur, associées à des séquences SPGR dynamiques après injection de Gadolinium dans 16 cas. 4 enfants présentaient un syndrome de la jonction pyélo-urétérale , 5 méga-uretères, 8 systèmes doubles urinaires , 1 ectopie rénale, 1 rein en fer à cheval, 6 enfants ayant une insuffisance rénale modérée.

Résultats : les séquences hydrographiques ont toujours apporté des informations morphologiques complémentaires dans les 19 cas d'uropathie dilatée. Les séquences après injection de Gadolinium ont apporté des informations qualitatives sur la fonction rénale. Dans les 6 cas d'insuffisance rénale chronique, seules les séquences d'Uro-MR ont apporté des informations morphologiques exploitables.

Conclusion : l'Uro-IRM en séquence SSFSE est facilement réalisable chez l'enfant quelque soit son âge. Cet examen apporte rapidement à la fois des informations complémentaires morphologiques et fonctionnelles (SPGR Gado) au bilan urologique habituel et apparait essentiel dans le cadre des uropathies malformatives complexes et quand la fonction rénale est altérée.

 

Mots clés : IRM - Reins - Pédiatrie.


HYPERTENSION ARTERIELLE NEO-NATALE :

UN CAS DE DYSPLASIE FIBROMUSCULAIRE

 

L Rausin, J Khamis, A Nchimi, JP Langhendries, O Battisti, T Khuc, JP Latour,

P Magotteaux

Clinique de l'Espérance, 447, rue Saint Nicolas, 4420 Montegnée, Belgique

 

Objectifs : Illustrer le rôle de l'imagerie dans la mise au point d'une HTA néonatale qui est rarement essentielle et où habituellement la pathologie vasculaire et rénovasculaire prédomine.

Cas clinique : Elisa née, à 38 semaines, en anasarque, présente une hypertension artérielle sévère ne répondant pas au traitement médical. L'exploration en échographie- doppler couleur démontre une double dilatation anévrysmale d'une artère rénale. Le diagnostic de dysplasie fibromusculaire de type Perimedia est confirmé par l'examen histologique. La néphrectomie normalise la TA.

Discussion : Différentes étiologies, notamment cardio-vasculaires, rénovasculaires, et rénales, sont à soulever devant une HTA néonatale .

En cas d'atteinte d'artère rénale et en dehors de la thrombose artérielle secondaire à un cathétérisme d'artère ombilicale, on doit évoquer essentiellement la dysplasie fibromusculaire et la neurofibromatose.

Conclusion : L'échograhie-doppler couleur est l'examen de choix dans le diagnostic étiologique d'une HTA. Si parfois, cet examen est techniquement difficile, il convient de le répéter avant d'envisager l'aortographie.

 

Mots clefs : HTA néonatale, anévrysme d'artère rénale, dysplasie fibromusculaire.


REVELATION PARTICULIERE D'UN NEUROBLASTOME SURRENALIEN PAR DES METASTASES MAMMAIRES : A PROPOS D'UN CAS

 

Z Mnif, M Khannous, S Mezghani, S Zouari, J Mnif, K Ayadi, MS Kechaou

Service de Radiologie et d'Imagerie Médicale, Hôpital Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie

 

Objectif : rapporter un cas de neuroblastome surrénalien chez une fillette de 3 ans découvert à l'occasion d'une hypertrophie multinodulaire du sein droit

Matériel et méthodes : apparition récente d'une gynécomastie unilatérale droite chez une fille de 3 ans, avec un aspect multinodulaire du sein et une circulation collatérale sous cutanée.

Elle a bénéficié d'une échographie mammaire, d'une échographie abdominale concomitante et d'un scanner thoraco-abdominal.

Résultat : l'échographie mammaire du sein droit a objectivé la présence de multiples nodules solides, de taille variable, bien circonscrits, d'échostructure hypoéchgène.

L'échographie abdominale réalisée en même temps à révélé la présence d'une masse solide surrénalienne gauche hétérogène avec deux petits nodules hépatiques hypoéchogènes.

Devant ces données échographiques, un neuroblastome surrénalien avec métastases mammaires et hépatiques est évoqué.

Une ponction biopsie des nodules mammaires a confirmé le diagnostic.

Le bilan d'extension par TDM thoraco-abdominale a mis en évidence une masse médiastinale postérieure occupant la gouttière costo-vertébrale droite

Conclusion : la pathologie nodulaire du sein chez l'enfant est rare. L'origine métastatique en particulier du neuroblastome doit être évoqué.

L'imagerie cherchera la localisation primitive en particulier surrénalienne et précisera le bilan d'extension.


IMAGERIE ANTE ET POST-NATALE DE JUMELLES JOINTES OMPHALO-XIPHOPAGES

 

K. Chaumoitre, T. Pascal, T. Merrot, F Portier, P. Alessandrini, M. Panuel

­ Marseille - France

mpanuel@ap-hm.fr

 

Les auteurs rapportent une observation de jumelles jointes omphalo-xiphopages dont le diagnostic de fusion a été porté au 4ème mois in utero. La naissance par césarienne a eu lieu à la 34ème semaine. Le bilan préchirurgical a consisté en une échographie, des clichés simples et une IRM. La continuité hépatique clairement définie en antenatal a été confirmée à la naissance. L'une des jumelles présentait en outre une anomalie de segmentation rachidienne cervico-thoracique et une communication inter-ventriculaire bien tolérée. La séparation chirurgicale a été réalisée au 45ème jour de vie. Les suites ont été simples. Dans ce type de fusion, l'échographie avec exploration Doppler paraît suffisante au bilan préchirurgical.


MUCOCELE OESOPHAGIENNE APRES EXCLUSION DE L'OESOPHAGE :

A PROPOS DE DEUX OBSERVATIONS

 

N Arifa, M Allani, K Tlili-Graiess, N Louati, MT Yacoubi, R Letaief, M Jeddi

Service de radiologie, Hôpital Sahloul de Sousse, 4011 Sousse

 

Objectif : Rapporter l'aspect en imagerie tomodensitométrique des mucocèles oesophagiennes survenant après exclusion oesophagienne.

Matériels et résultats : Deux observations de mucocèle oesophagienne ont été diagnostiquées chez 2 enfants âgés de 5 et 8 ans ayant subi une double exclusion oesophagienne suite à une ingestion accidentelle de produit caustique. Dans les deux cas, les enfants se sont présentés avec un problème de masse inflammatoire cervicale fistulisée partiellement à la peau. La tomodensitométrie thoracique a permis de poser le diagnostic positif de la maladie en montrant une dilatation kystique de l'sophage restant avec rehaussement de sa paroi.

Conclusion : La mucocèle oesophagienne est une complication de la double exclusion oesophagienne considérée auparavant comme une complication rare, plusieurs cas sont actuellement décrits dans la littérature.

La mucocèle oesophagienne peut être segmentaire ou totale, son diamètre dépend de la pression intra-luminale. En général asymptomatique , elle devient parlante quand elle devient compressive ou bien quand elle s'infecte suite à une fistule avec les voies digestives.

La radiographie de thorax peut être utile en montrant l'élargissement médiastinal avec ou sans niveau hydroaérique. La tomodensitométrie thoracique est l'examen le plus performant dans le diagnostic positif montrant la dilatation kystique de l'sophage restant, l'extension de la mucocèle et la présence ou non d'air. Le traitement repose sur l'exérèse chirurgicale.


 

KYSTE CHOLEDOCIEN DE DIAGNOSTIC ANTENATAL PRECOCE

 

D Eurin, V Ickowicz, I Fauquet, JN Dacher, B Bachy, P Le Dosseur

Radiopédiatrie Hôpital Charles Nicolle Rouen

Danielle.Eurin@chu-rouen.fr

 

Objectifs: Evaluation séméiologique des kystes pédiculaires du foie à visée diagnostique et pronostique

Matériel et méthodes: Suivi anténatal et postnatal d'une image kystique sous-hépatique droite mise en évidence dès 13 semaines d'aménorrhée. Les échographies ont été répétées une fois par mois jusqu'à la fin de la grossesse. L'enfant a été pris en charge en pédiatrie dès sa naissance et opéré à l'âge de sept jours.

Résultats: A 18 semaines d'aménorrhée le diagnostic de kyste du cholédoque pouvait être affirmé sur sa proximité avec les vaisseaux hilaires hépatiques et la vésicule ainsi que sur la visualisation de dilatations canalaires communiquantes. L'absence d'anomalie associée, de retentissement biliaire plus important malgré une forte croissance volumétrique du kyste étaient en faveur d'une pathologie obstructive basse et non d'une forme kystique d'atrésie des voies biliaires.

A la naissance l'enfant parfaitement asymptomatique et anictérique présentait des selles normalement colorées et une bilirubinémie à 41mg/l. On retrouvait sous le foie un kyste mesurant 42 mm de diamètre, anéchogène en dehors d'un petit sédiment déclive, avec dilatation des canaux biliaires proximaux sans anomalie hépatique distale, sans anomalie pancréatique. La bili-IRM confirmait l'image kystique moulée par le foie et le duodénum.

L'intervention ne retrouvait aucune perméabilité papillaire et une dissection complète du kyste et de la vésicule était suivie d'une dérivation biliodigestive, avec suites opératoires favorables.

Conclusion: La découverte précoce avec augmentation régulière de volume du kyste dont la nature biliaire était certaine dès 18 semaines d'aménorrhée, atteste de la bonne sécrétion biliaire et écarte le diagnostic de forme kystique d'une atrésie des voies biliaires. La forte compliance du cholédoque permet l'absence de décompensation hépatique au moins anténatale et assure un bon pronostic. Le diagnostic anténatal permet une prise en charge rapide.


KYSTE DU CHOLEDOQUE A PROPOS DE 2 CAS

 

R Braham , A Omri, N Sfar, K Zaag, H Soua, H Hamouda, MT Sfar, A Nouri,

H Hamza

Service de Radiologie, Hôpital Tahar Sfar, 5100 Mahdia

 

Objectifs:- Rapporter 2 cas de kyste du cholédoque : l'un de type I chez une fille de 3M découvert au stade de cirrhose. L'autre est de type IV associé à une anomalie de la jonction biliopancréatique, chez un garçon de 20M.

- Insister sur l'apport de l'US dans le diagnostic précoce afin de prévenir les complications / cirrhose biliaire.

Matériels et méthodes : Observation n° 1 : fille de 3M qui présente depuis l'âge de 3 semaines un ictère retentionnel, HSM, cholestase biologique.

Observation n° 2 : garçon de 20M qui présente un ictère retentionnel clinique et biologique+fiévre + masse de l'HCD.

Imagerie : Echo + TDM abdominale + cholangiographie peropératoire.

Ana-path postopératoire pour les 2 cas.

Résultats : 1ére observation : Echo + TDM : dilatation kystique sphérique de 22 mm

du cholédoque + dilatation des voies VBIEH + HSM + ascite.

Cholangiographie peropératoire : kyste du cholédoque avec dilatation microkystique des VBIH.

Ana-path : kyste du cholédoque avec cirrhose biliaire secondaire.

2éme observation : Echo + TDM : énorme masse kystique de 7 cm en avant du TP avec dilatation des VBIEH.

Ana-path : confirme le diagnostic.

Conclusion : Le kyste du cholédoque est une affection congénitale rare touchant une naissance sur 100 à 150 000. La symptomatologie clinique est souvent non spécifique : l'association ictère + masse abdominale + fièvre est rare ( 6% ). L'échographie permet souvent de poser le diagnostic. Cet examen doit être demandé systématiquement devant tout syndrome douloureux abdominal récidivant chez l'enfant afin d'assurer une prise en charge précoce pour éviter les complications (pancréatite, perforation, HTP, cirrhose biliaire secondaire, cholangite, dégénérescence ...).

 

Mots clés : Kyste du cholédoque, imagerie, complications.


TRAUMATISME VESICULAIRE CHEZ L'ENFANT : PRESENTATION DE 3 OBSERVATIONS RADIO-CLINIQUES

 

I Hasni, H Gharbi Jemni, M Allani, I Hachicha, M Mhiri Souei, K Tlili Graiess, M Jeddi

Service de Radiologie, Hôpital Sahloul de Sousse, 4011 Sousse

 

Objectif : Rapporter les aspects échographiques des traumatismes de la vésicule biliaire chez 3 enfants et mettre en exergue l'importance d'un diagnostic pré-opératoire qui permettrait une prise en charge thérapeutique adéquate.

Observations : *1er cas : enfant âgé de 8 ans victime d'un accident en milieu scolaire (coup de pied dans le ventre), et présentant une défense épigastrique. L'examen échographique a trouvé un épanchement liquidien péri-vésiculaire et tout autour du pédicule hépatique avec un contenu vésiculaire échogène. L'exploration chirurgicale a retrouvé une infiltration hémorragique à la fois de la vésicule et du pédicule hépatique associés à un dème duodéno pancréatique. La cholécystectomie antégrade a permis d'individualiser une rupture du collet. Les suites opératoires ont été simples.

*2ème cas : Enfant âgé de 5 ans, vue 5 jours après un accident en milieu scolaire (traumatisme de l'hypochondre droit par une chaîne de balançoire) et chez qui l'examen échographique a montré un important épaississement pariétal vésiculaire sans épanchement péritonéal. La décision était pour une surveillance clinique. Le contrôle échographique à J10 a montré la disparition complète de l'épaississement avec reprise d'un aspect normal de la vésicule biliaire.

*3ème cas : Enfant âgé de 2 ans, victime d'une chute dans un puits de 1 mètre de profondeur et chez qui l'examen échographique a objectivé un épanchement péritonéal avec contusion du segment V du foie.

A l'intervention il s'agissait d'une désinsertion partielle de la vésicule biliaire au niveau de la partie moyenne de son lit. Le patient a bénéficié d'un traitement conservateur avec une simple électrocoagulation et tamponnement.

Conclusion : Les traumatismes de la vésicule biliaire restent rares même en contexte d'accidents de la voie publique particulièrement fréquents. Leur diagnostic est souvent opératoire.

L'échographie et la TDM permettraient un diagnostic préopératoire plus précis guidant ainsi un traitement qui peu être soit chirurgical, conservateur ou non, soit consister en une simple surveillance si l'état clinique est rassurant.


THROMBOSE PORTALE SEPTIQUE COMPLIQUANT UNE APPENDICITE AIGUË

 

F Rabérin, R Baulieu, M Cuilleron, D Tardieu, D Allard, C Veyret

Service de radiologie mère-enfant - Hôpital Nord - 42055 Saint-Etienne cedex 02

florence.raberin@lemel.fr

 

Objectif : décrire une complication rare de l'appendicite aiguë.

Observation : Suite à une intervention chirurgicale pour péritonite appendiculaire, une fillette de 12 ans a bénéficié d'un scanner abdominal pour des douleurs abdominales persistantes. Celui-ci a objectivé des troubles de la perfusion hépatique en rapport avec une thrombose de la branche portale gauche. Un traitement anticoagulant a été entrepris et les contrôles écho-doppler ultérieurs ont montré une reperméabilisation partielle de la branche portale.

Discussion : Les péritonites généralisées et les abcès péritonéaux sont les complications les plus fréquentes des appendicites aiguës. La thrombose portale septique (pyléphlébite) est une complication rare, pouvant entraîner la formation d'abcès hépatiques (rares depuis l'ère des antibiotiques) ou d'un cavernome avec hypertension portale secondaire. Les causes de pyléphlébite sont les infections abdominales et pelviennes. Le traitement, hormis l'antibiothérapie, est la décoagulation.

Conclusion : La thrombose portale septique est une complication rare de l'appendicite aiguë, qui doit être recherchée et traitée en raison du risque de développement secondaire d'hypertension portale.

 

Mots clés : appendicite aiguë - thrombose portale - écho-doppler - scanner


 

SARCOIDOSE INTESTINALE : A PROPOS D'UN CAS CLINIQUE.

 

J Khamis, A Nchimi, L Rausin, N Francotte, F Lebrun, F Sambon, T Khuc,

B Massart

Clinique de l'Espérance , 447, Rue Saint Nicolas, 4420 Montegnée, Belgique

khamisjamil@hotmail.com

 

Objectif : l'exploration d'une sarcoïdose pulmonaire est complétée par une échographie/doppler couleur d'une localisation grêle, colique, et ganglionnaire mésentérique chez un garçon de huit ans.

Cas clinique : Lors d'un examen de routine, on note chez Thibaut une dyspnée et une toux à l'effort justifiant une exploration par imagerie. Cet examen révèle un infiltrat alvéolaire diffus à profusion hétérogène des 2 poumons avec épaississement des parois bronchiques, des micronodules péribroncho-vasculaires, et des adénopathies paratrachéales et hilaires. L'échographie abdominale systématique démontre une adénite et périadénite mésentérique avec des anomalies intestinales par épaississement des différentes couches qui restent différenciées au niveau du colon droit, du grêle terminal, et une hyperhémie colique périphérique sous séreuse, et interne probablement muqueuse. L'anamnèse retrouve une douleur abdominale et une diarrhée remontant à 2 mois auparavant.

L'histologie d'un prélèvement ganglionnaire mésentérique montre une granulomatose compatible avec une sarcoïdose.

L'hypercalciurie, l'hyperfixation parotidienne à la scintigraphie, et à posteriori la réduction de l'ACE après corticothérapie, confirment ce diagnostic.

Discussion : La sarcoïdose est une granulomatose non caséeuse chronique systémique rarement diagnostiquée chez l'enfant avant l'adolescence. Souvent asymptomatique, sa fréquence en pédiatrie varie de 1 à 64/100 000 selon les pays.

Les atteintes pulmonaires, ganglionnaires hilaires et périphériques, oculaires, hépato-spléniques, et osseuse prédominent chez l'enfant. L'atteinte du tube digestif est rare, sa fréquence pédiatrique n'est pas connue. Chez l'adulte, les lésions du tube digestif représentent de 0.7 à 2,5% des localisations qui sont dominées par l'atteinte gastrique. Les quelques cas d'atteinte intestinale rapportés dans la littérature sont rarement documentés en imagerie et notamment par échographie.

Conclusion : Le diagnostic de sarcoïdose est souvent porté par la convergence d'éléments cliniques, biologiques, radiologiques, et histologiques. Le diagnostic différentiel avec une autre granulomatose systémique peu s'avérer parfois difficile.

Dans notre présentation, la préservation de la différenciation des couches intestinales à l'échographie est un élément supplémentaire pouvant écarter le diagnostic d'un lymphome ou d'une maladie de Crohn.

 

Mots clefs : Sarcoidose intestinale.



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